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THE LIBRARY
OF THE
CLASS 905
BOOK S O | 3 |
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ANNALES
DE LA
i
POUR L’ÉTUDE
DE L’HISTOIRE & DES ANTIQUITÉS
DE LA FLANDRE.
5' SÉRIE
TOME II, XXXIXe VOLUME DE LA COLLECTION
LIVRAISONS 1-2.
1889
BRUGES
IMPRIMERIE DE PLANCKE, FRÈRES
1890.
i. ^ 6
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NUHOFF
LISTE DES MEMBRES
DE LA
SOCIÉTÉ D’ÉMULATION
pour l’étude de
L’HISTOIRE ET DES ANTIQUITÉS
DE LA FLANDRE.
Membres Effectifs.
Messieurs :
1. Auguste DE MAERE-LIMNANDER, ingénieur-hydrographe, à G and.
2. Alfred RONSE, membre de la Chambre des Représentants, échevin
de la ville de Bruges, membre du Comité.
3. L’abbé CLAERHOUT, vicaire à St. Génois.
4
5. Jules BROUCKAERT, bibliophile, à Courtrai.
6. L’abbé A. C. E. J. DE SCHREVEL, licencié en théologie, directeur du
séminaire, à Bruges, membre du Comité.
7. Godefroid KURTH, professeur à l’Université, à Liège.
8. Monseigneur H. LAM BRECHT, docteur en théologie, évêque de
Gand.
9. Le baron Arthur SURMONT DE VOLSBERGHE, sénateur, à son
château, à Voormezeele-lez-Ypres.
10. Jean VAN RUYMBEKE, bibliophile, membre correspondant de
la Commission royale des monuments, à Courtrai.
11. Le baron Ernest VAN CALOEN, docteur en droit, décoré de la croix
de Léon XIII “ Pro ecclesia et Pontifice ”, secrétaire particulier
de M. le Gouverneur de la Flandre occidentale, à Bruges.
12. Le baron BETHUNE-D’YDEWALLE, membre correspondant de la
Commission royale des monuments, président de la Gilde de
S. Thomas et S. Luc, à Gand.
13. Le chevalier Gustave VAN HAVRE, ancien sénateur, bourgmestre
de Wyneghem, près d’Anvers.
<0 14. Jules VANDENPEEREBOOM, Ministre des Chemins de fer, postes
g et télégraphes de Belgique, à Bruxelles.
"* 15. Ernest LEFÈVRE- VAN DEN BERGHE, archéologue, à Gand.
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Messieurs :
16. J. VAN CALOEN DE BASSEGHEM, conseiller provincial, membre
de la Commission administrative des Hospices civils, à Brnges.
17* Désiré VAN DE CASTEELE, conservateur des archives de l’État
à Liège, chevalier de l’Ordre de Charles III d'Espagne, secrétaire
de l'Institut archéologique liégeois, membre de rAoadémie d’arché-
ologie d’Anvers, de la Sooiété historique, archéologique et littéraire
de la ville d’Ypreset de l’ancienne West-Flandre, de la Société
de littérature néerlandaise de Leide, de la Société zélandaise des
sciences etc. membre du Comité.
18. Le chanoine Ad. DUCLOS, curé à Pervyse, membre de la Gilde de
Ste-Lutgarde pour l’étude de la langue et des antiquités flamandes,
rédacteur du Rond den Heerd , membre du comité directeur de la
Société archéologique et du Musée de Bruges.
19. A. DIEGERICK, conservateur-adjoint des archives de l’État, à G and.
20. Mgr. le baron F. BETHUNE, chanoine de la cathédrale de Bruges ,
décoré de la croix do Léon XIII “ Pro ecclesia et Pontifioe ”,
membre correspondant de la Commission royale des monuments
président de la Société archéologique, à Bruges.
21
22. L’abbé FERRANT, curé de St François, à Menin.
23. Gustave CARTON, chevalier de l’Ordre de Léopold, docteur en méde-
cine, à Wynghene.
24. Monseigneur Jean- Joseph FAICT, docteur en théologie, en philosophie
et lettres, officier de l’Ordre de Léopold, évêque de Bruges, prélat
domestique de S. S. et évêque assistant au trône pontifical.
25. Le vicomte Albéric DE MONTBLANC, membre de la Chambre des
Représentants, chevalier de l’Ordre de Léopold, à Ingelmnnster.
26. Le baron KERVYN DE LETTENHOVE, docteur en philosophie et
lettres, membre de la Chambre des Représentants, commandeur
de l'Ordre de Léopold, chevalier des Ordres de François-Joseph
d’Autriche et de l’Étoile Polaire, membre de l’Académie royale
de Belgique, président de la Commission royale d’Histoire eto.,
à St. Michel lez-Bruges, Président.
27. Jules LAMMENS, sénateur, à Gand.
28. Léon DE FOERE, docteur en droit, membre correspondant de la
Société paléontologique et archéologique de Charleroi, à Bruges,
Secrétaire-Trésorier.
29. Le comte Amédée VISART DE BOCARMÉ, membre de la Chambre
des Représentants, bourgmestre de la ville de Bruges, chevalier
de l’Ordre de Léopold.
80. Le comte Thierry DE LIMBÜRG STIRUM-DE THIBNNES, séna-
teur, membre de la Commission royale pour la publication des
anciennes lois et ordonnances etc., à Gand, memb&b du Comité.
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Messieurs :
81. Édouard NEELEMANS, chevalier de l'Ordre de la Couronne de
Chêne et ancien bourgmestre d’Eecloo, membre du Comité.
82. Le Père Supérieur de la résidence des BR. PP. Jésuites, à Bruges.
83. L'abbé J. D. M. ROMMEL, principal du collège St-Louis, décoré de
la croix de Léon XIII “ Pro eoclesia et Pontifice ", à Bruges,
MEMBRE DU COMITÉ.
84. René CHALON, commandeur de l'Ordre de Léopold et de l'Ordre
du Christ de Portugal, etc. président dé la Société des Bibliophiles
belges, membre de l'Académie royale de Belgique, vice-président
de la Commission royale des monuments etc., à Bruxelles.
85. Le chanoine Alphonse DE LEYN, docteur en droit, membre dd
Comité.
9& J. M. E. FEYS, chevalier de l'Ordre de Léopold, membre correspon.
dant de l'Académie héraldique italienne de Pise, professeur hono-
raire d'athénée, à Bruges, Vice-Président.
37. Le Docteur Aimé REMBRY-BARTH, chevalier de l’Ordre de Léopold^
membre correspondant de la Société historique et littéraire du
Tournai, du Cercle archéologique de Mons, de la Société paléon-
tologiqne et archéologique de Charleroi, de la Commission historique
du département du Nord, de la Société académique d’agriculture,
sciences et arts de Douai, de la Société des antiquaire» de la
Morinie, de la Société littéraire, historique et archéologique de
Lyon, membre du Conseil provincial de la Flandre occidentale,
archiviste de la ville de Menin.
88
39. Ignace DE COUSSEMAKER, archéologue, membre de plusieurs
sociétés savantes, à Bailleul.
40. Ferdinand VAN DER HAEGHEN, chevalier des Ordres de Léopold
de Belgique, de l’Étoile Polaire et de la Couronne royale de
Prusse etc., membre correspondant de la Commission royale des
monuments, bibliothécaire de l’Université, à G and.
41. L'abbé Aug. VAN SPEYBROUCK, décoré de la croix de Léon XIII
“ Pro ecclesia et Pontifice ", membre correspondant de la Société
littéraire et historique u De Vriendschap ” de Roulers, membre
du Comité flamand de France, membre de l'académie pontificale
“ Gli Arcadi" de Rome, à Bruges, bibliothécaire.
42. L'abbé A. VAN DER MEERSCH, directeur des Hospices civils à
Wervicq, membre du Comité flamand de France etc.,
43
44. Adile MULLE DE TERSCHUEREN, sénateur, à Thielt.
45. Alphonse ROELS, bibliophile, à Bruges.
46. WITTERYCK, instituteur, à Ste Croix.lez-Bruges.
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Messieurs :
47. Le baron DE CONINCK DE MERCKEM, sénateur, à son château,
à Merokem.
48. Arthub MERGHELYNCK, membre tîtnlaire dn Comité flamand de
France, de la Société historique, archéologique et littéraire de la
ville d’Ypres, membre suppléant du conseil héraldique de Belgique,
à Ypres.
49. L. J. MESSIAEN, curé, à Reckem.
60. .
51. Le Baron Jean BETHUNE-DE VILLERS, membre du conseil pro-
vincial de la Flandre occidentale, bourgmestre d’Oost-Roosebeke,
membre du Comité de la Gilde de S. Thomas et S. Lnc.
52. Le Baron Albert VAN CALOEN-VAN OCKERHOUT, docteur en
droit, conseiller provincial de la Flandre occidentale, à Lophem,
MEMBRE DU COMITÉ.
68. Wilfrid C. ROBINSON, ancien zouave pontifical, homme de lettres,
à Bruges.
54. Victor MAELFAIT, littérateur, membre de la Société “ De Vriend-
schap ", à Roulers.
55
56. Le chevalier Amàüry-Joseph-Charles DE GHELLINCK D’ELSE-
GHEM, membre de la Société des Bibliophiles flamands à Gand,
de la Société des Bibliophiles belges, de la Société archéologique
de Mous et du Cerole archéologique d’Enghien, à Bruxelles.
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Membres honoraires.
1. Mgr. A. NAMÈCHE, recteur émérite de l’université catholique de
Louvain, prélat domestique de S. S., docteur en théologie, chanoine
honoraire de l’église métropolitaine de Malines, officier de l’Ordre
de Léopold, professeur émérite à la faculté de philosophie et lettres,
à Parck-lez-Louvain.
2. Louis DE BACKER, inspecteur des monuments historiques, chevalier
des Ordres de la Couronne de Chêne et de Henri-le-Lion de Bruns*
wick, officier d’Académie, membre de la Commission historique
du département du Nord, de la Société des Arts et des Sciences
de Douai, des antiquaires de la Morinie, de la Société d’ Émulation
de Cambrai, etc., à Noordpeene.
3. Le R. Père Henri-Marie IWEINS, de l’ordre des Frères-Prêoheurs,
membre de l’Académie d’archéologie de Belgique, membre cor-
respondant de la Société des antiquaires de la Morinie et du
Comité flamand de France, à Louvain.
4. Édouard VAN CAUWENERGHE, littérateur, échevin de la ville
d’Audenarde.
5. Alphonse-Philippe -Ghisl a in Comte VAN DE WALLE, homme de
lettres, chevalier de l’Ordre de St Grégoire- le- Grand, comman-
deur et chevalier de divers autres Ordres, décoré de la croix de
Léon XIII “ Pro ecclesia et Pontifice ”, administrateur de la
Banque de la Flandre Occidentale, membre de l’Académie d’ar-
chéologie de Belgique, du Comité flamand de France, de la Société
des antiquaires de la Morinie, etc., à Bruges.
6. Ch. PIOT. officier de l’Ordre de Léopold, chevalier de l’Ordre de
François-Joseph d’Autriche, archiviste-général du Royaume, mem-
bre de l’Académie royale de Belgique, et de la Commission royale
d’Histoire, etc., à Bruxelles.
7. N. DE PAUW, avocat général à la Cour d’appel de Gand, chevalier
de l’Ordre de Léopold, membre de l’Académie royale flamande,
membre de la Commission des archives et de celle des monuments
de la ville de Gand, du Cercle archéologique de Termonde etc.,
à Gand.
8. Mgr. le chanoine Chrétien DE HAISNES, secrétaire-général des
Facultés catholiques de Lille, ancien archiviste- général du dépar-
tement du Nord, à Lille.
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Messieurs
9. Le B. P. Hüb.* Prosper VAN DEB SPEETEN, de la Compagnie de
Jésus, à Bruxelles.
10. Alphonse DE SCHODT, directeur-général de l'enregistrement et
des domaines, officier de l’Ordre de Léopold, président de la
Société royale belge de numismatique, membre de la Société des
antiquaires de Suède, à Bruxelles.
11. Alb. MATTHIEU, juge au tribunal de première instance, à Bruxelles.
12. Le B. P. J. VAN DEN GHEYN, de la compagnie de Jésus, membre
de la Société d'anthropologie et de la Sooiété de géographie
d'AuyerS| à Bruxelles.
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LES DÉPUTÉS
DE LA
FLANDRE A MADRID
en 1572.
Les nombreux travaux historiques et les volu-
mineux documents publiés, surtout depuis quelques
années, concernant la Belgique pendant le règne
de Philippe II, mentionnent à plusieurs reprises
des députations envoyées de notre pays au roi d’Es-
pagne, afin de lui présenter des remontrances et
de porter jusqu’à lui les doléances de ses sujets. Il
y est question principalement de celles que les
Etats du Hainaut, du Brabant, de la Flandre, de
l’Artois et des villes de Lille, Douai et Orchies
firent partir pour Madrid en 1572, l’une des
années les plus tourmentées du gouvernement du
duc d’Albe. Ces députations étaient chargées
spécialement de réclamer la suppression du 10e et
du 20e denier, cet impôt odieux aux populations,
qu’il ruinait, et aux États, qu’il privait du droit
d’accorder ou de refuser les subsides, mais néces-
saire au duc d’Albe, qui en tirait les ressources
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2
indispensables à l’entretien des troupes qu’il
maintenait dans les Pays-Bas (1).
L’envoi de ces mandataires, décidé sinon contre
la défense du moins contre le gré du gouverneur,
lui fut particulièrement désagréable. Aussi s’em-
pressa-t-il d’écrire à Philippe II avant leur arrivée
en Espagne, le priant de leur montrer mauvais
visage et de les renvoyer au plus vite sans les
entendre, ou même de les faire arrêter (2). Il fallait
donc un certain courage pour se décider à accepter
une telle mission, pour oser braver la colère du
gouverneur et le mécontentement du souverain.
Heureusement l’influence du duc d’Albe sur
Philippe II était contre-balancée par des influences
contraires.
Les députés partirent successivement pour
Madrid : deux envoyés du Hainaut y étaient déjà
le 28 mars. Ceux de Lille, Douai et Orchies y
arrivèrent le 17 avril, ceux du Brabant et de l’Artois
le 13 ou le 14 mai, et ceux de la Flandre le 16 et le
18 juin.
A mesure qu’ils se présentèrent, le Roi se
conformant au désir du duc d’Albe leur fit aussitôt
donner uno verte semonce, “ une bonne frater-
ne ” (3), parce qu’ils venaient sans son congé et
(') Voir dans Kervyn de Letteniiove, Les TInguenots et les Gueux ,
t. II, p. 392, le chapitre intitulé Le divieme denier.
(2) Gacüard, Con'espondance de Philippe TT, t. Il, lettre du duc
d’Albe à Philippe II, 2 février 1572, p. 224. — Comparer la lettre
du 11 mars, p. 230, dans laquelle le duc ne pousse plus aussi loin
ses exigences.
(3) Piot, Correspondance de Granvelle , t. IV. Lettre de Morillon,
du 3 juin, p. 234.
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3
sans l’autorisation du gouverneur général. Mais
bientôt les événements modifièrent ses dispositions,
et finalement le Roi supporta sans trop de peine
la venue et le séjour à Madrid des députés. Il
comprit que l’on pourrait tirer d’eux des rensei-
gnements utiles sur les dispositions des esprits aux
Pays-Bas, et sur les subsides que les États consen-
tiraient à fournir. Aussi accepta-t-il avec empres-
sement une idée qui lui fut soumise par son fidèle
conseiller Hopperus. Celui-ci devait, dans des
entretiens intimes n’ayant rien d’officiel, question-
ner, comme en son propre nom, chaque députation
séparément sur les divers points que le Roi
désirait connaître, et transmettre les réponses à
son maître (1). Le Roi du reste leur accorda à tous
“ fort bénigne audience ” (2); il entendit la lecture
de leurs remontrances, promit de les examiner et
de leur donner bonne et prompte réponse. Cette ré-
ponse leur fut lue dans une audience finale accordée
à toutes les députations réunies, et fut accompagnée
“ d’un fort bon adieu avec de bien amiables paroles
et asseurances”(3). Puis on la leur délivra par écrit
(') Piot, o. c. Lettre de Hopperus au Roi, 17 juin 1572, p. 631.
(*) Piot, o. c. Lettre de Morillon, 3 juin 1572, p. 234.
(s) Piot, o. c. Lettre de Morillon, 10 août 1572, p. 352. Les dépu-
tez des Estatz ont heu assez bénigne réponse de Sa Majesté, etung
fort bon adieu avec des bien amiables paroles et asseurance. Mais
ceulx qui sont icy plus agutz notent que icelles sont seullement
esté dictes en présence de Sa Majesté par Monsr Hopperus, sans
en avoir donné aulcun escript. Ce que Ton at faict touchant ladicte
réponce que porte surcéance soubz aulcunes conditions du xe et
xxe, de laquelle il apperrera tousiours par escript, mais non pas
dudict adieu et asséurances.
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4
avec la signature de Philippe II, de sorte que les
députés s’en retournèrent à peu près satisfaits. Tou-
tefois ils avaient obtenu seulement surséance mais
non abolition du 10e et du 20e denier, de sorte que
cet impôt, comme une épée de Damoclès, resta
suspendu sur les États, pour le cas où ils n’accor-
deraient pas les subsides exigés par la situation.
Il existe sans doute assez de documents concer-
nant ces députations ; mais la plupart dorment
dans les archives. Quelques-uns cependant ont été
imprimés par la Commission royale de l’Académie
de Belgique. Nous citerons en particulier la Rela-
tion de ce qui s’est passé depuis l’arrivée des
députés du Hainaut, et de Lille, Douai et Orchies,
à partir du 25 mars jusqu’au 20 avril 1572, relation
envoyée au duc d’Albe par Philippe II (*); le
Rapport des députés des États de Lille, Douai et
Orchies sur leur mission en Espagne, rapport qui va
du 20 avril au 20 juin 1572 (2); une Lettre du Roi
au duc d’Albe, écrite de Madrid le 29 juin 1572,
et rendant compte de l’audience accordée aux
députés de la Flandre, des délibérations à la suite
desquelles le Roi suspendit la levée du 10e, et de la
séance dans laquelle il fit connaître sa décision à
tous les députés réunis puis les congédia (3).
On trouvera dans Hoynck van Papendreoht (4)
0) Gachard, Gorresp. de Philippe II, t. II, p. 241.
(2) Piot, Corresp. de Granvelle , t. IY, p. 607.
(s) Gachard, Corresp. de Philippe IJ, t. II, p. 264.
(4) Analecta Belgica , 1. 1, p. 334 et suiv. Oet ouvrage ainsi que la
correspondance de Philippe II et celle de Granvelle renferment
quantité de détails épars dans différentes lettres ; nous y avons
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5
les lettres royales remises, en réponse aux remon-
trances des députés, par Philippe II, en date du
26 juin 1572, et les recommandations verbales
qu’y joignit Hopperus au nom du Roi.
Nous pouvons aujourd’hui ajouter à ces rensei-
gnements, en publiant ici quelques documents
inédits qui les confirment ou les complètent ou en
font mieux saisir l’esprit et le caractère.
M. Jules Cordonnier, archiviste de la ville
d’Ypres, nous a signalé récemment dans son dépôt
plusieurs pièces émanant de la députation envoyée
à Madrid, en 1572, par les quatre Membres de
Flandre, avec mission de présenter à Philippe II
la remontrance des États ainsi qu’une lettre des
évêques de Flandre^), relativement à l’impôt du 10e
et <lu 20e denier. La députation était composée de
six personnes, savoir : Gaspard de Bovincourt, abbé
d’Oudenbourg, Jean de la Thieuloye, curé de Saint-
Jacques à Douai, Jean Pardo, premier échevin de
la ville de Bruges, François Y an der Haeghe, pen-
sionnaire de la ville de Gand, Guillaume Keignaert,
pensionnaire de la ville d’Ypres, et Laurent de
Aula, pensionnaire du pays et terroir du Franc.
Partis de la Flandre vers le 25 avril, ceux-ci
pris ceux qui convenaient à notre travail. Au lecteur qui désire se
faire une idée exacte des hommes et de faits de cette époque, nous
recommandons le beau livre de Mr. Kervyn de Lettenhove, Les
Huguenots et les Gueux ; les tomes II et III se rapportent particu-
lièrement à notre sujet.
(*) Il s’agit, pensons-nous, de la lettre adressée à Philippe II
par les évêques d’Ypres, de Gand et de Bruges. Elle est datée du
24 mars 1572 (Gachard, Corr. de Philippe J/, t. II, p. 236), et fut
remise au Boi par l’abbé d’Oudenbourg, dans l’audience du 21 juin.
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6
prirent leur route par Paris, Bordeaux, Burgos, et
le 18 juin ils étaient tous à Madrid. Assez mal
accueillis d’abord, comme l’avaient été avant eux
les autres députés, ils n’en firent pas moins dans
la capitale un séjour de plus de trois semaines,
s’acquittant le mieux possible de la mission dont
on les avait chargés. Ils quittèrent Madrid vers le
12 juillet, et sur le désir du Roi, auquel la situation
en France causait des appréhensions, ils revinrent
par Gênes et rentrèrent en Flandre vers le milieu
d’octobre. Leur absence avait été d’environ six
mois.
Les pièces que nous publions, offrent beaucoup
d’intérêt : outre qu’elles ajoutent quelques traits à
la biographie de l’un des chefs de la députation,
l’abbé Gaspard de Bovincourt, dont nous avons
esquissé la vie dans notre Histoire de la ville
d’Oudenbourg (*), elles fournissent des renseigne-
ments précis et parfois très détaillés sur les dépu-
tations envoyées en Espagne et sur la manière dont
elles remplissaient leur mandat, ou surmontaient
les difficultés qu’elles rencontraient à la cour.
Nos documents sont de deux sortes. La pièce
principale est le rapport ou procès-verbal rédigé
partie en français, partie en flamand, dans lequel
les députés ont noté à peu près jour par jour tout ce
qu’ils ont fait ou dit ou entendu dans les sphères
officielles, pendant leur séjour à Madrid. Ils y racon-
tent leur arrivée, la manière dont ils furent reçus,
leurs entretiens préliminaires avec Hopperus et la
(') Feys et Van de Oasteele, Histoire d'Oudenbourg , t. I, p. 397.
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7
réprimande que celui-ci leur adressa, au nom de
Philippe II, l’audience particulière dans laquelle
ils remirent au Roi la remontrance des États de
Flandre et les lettres épiscopales, l’audience finale
accordée par le souverain à toutes les députations
présentes à Madrid, la discussion avec Hopperus
de la réponse écrite du Roi et les explications
données par lui à ce sujet, la remise aux députés
des lettres royales, enfin les adresses présentées
au Roi et à la Reine par la députation de la Flandre
au moment de prendre congé. On y voit assez
souvent le bon sens, la franchise et la ténacité
propres aux Flamands en conflit avec les finesses
et les sous-entendus de la chancellerie espagnole.
A tout prendre, nos députés furent accueillis
beaucoup mieux qu’ils n’eussent osé l’espérer; le
duc d’Albe, aux prises avec des difficultés de plus
d’un genre, avait rabattu de ses prétentions, et les
remontrances des autres États avaient fait de
l’impression sur Philippe II. D’un autre côté ils
furent presque toujours en rapport avec Hopperus,
qui était conseiller et garde des sceaux, et avait
dans ses attributions toutes les affaires con-
cernant les Pays-Bas. Au fond, Hopperus ne pou-
vait que leur être sympathique; originaire de
Sneek en Frise, il avait fait à Louvain de longues
et brillantes études, il avait rempli à Malines et à
Bruxelles, sous Marguerite de Parme, les charges
les plus importantes et n’avait pas oublié ses
compatriotes (1). Si, pour remplir son rôle dans
(*) Hoynck van Papbndrecht, Anàlecta Belgica, Vita Joachimi
Hopperi , t. II, 2e partie, p. 5 et suiv.
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8
cette espèce de comédie que le Roi lui fait jouer
par condescendance pour le duc d’Albe, il doit
réprimander les députés parce qu’ils se présentent
sans autorisation, le reproche, on le sent, est devenu
dans sa bouche une pure formalité, l’exécution
machinale d’un ordre donné antérieurement, et dans
toute autre circonstance, il se montre à leur égard
bienveillant et serviable. Il va même jusqu’à les
recevoir et les traiter chez lui(1). Et comme, dans
leur rapport, la partie rédigée en flamand contient
spécialement leurs entretiens avec Hopperus, tout
porte à croire qu’il se servit, dans ses relations avec
eux, de l’idiome national.
Les députés auraient beaucoup désiré baiser les
mains à la jeune reine. En les voyant elle se serait
sans doute rappelé la brillante réception qui lui fut
faite, l’admiration universelle et l’amour qu’elle
excita (2), lorsque, moins de deux ans auparavant,
elle traversa les Pays-Bas pour aller en Espagne
0) C’est sans doute à cette bonne réception qu’il faut attribuer
le don de mille livres de Flandre fait à Madame la Présidente, fem-
me de Hopperus, par les députés. Hopperus avait épousé à Louvain
Christine Bertholff, une flamande comme lui, dont le père, Grégoire
Bertholff, s’était distingué à Bruxelles par ses plaidoiries, ce qui
l’avait fait nommer par Charles-Quint président des États provin-
ciaux en Frise. Le cuisinier lui-même, un autre flamand sans
doute, ne fut pas oublié ; il reçut 18 fb 11 s. “ pour une chaîne d’or
avec les armes de Flandre. ” Il est fait mention également d’une
somme de 35 & donnée au Fou du Roi. Hopperus l’a-t-il par hasard
fait venir chez lui pour divertir les députés? — Voir ci-après le
compte de Jean de la Thieuloye.
(2) Hoynck van Papendrecht, Anal. Belg. t. I, p. 580, lettre de
Yiglius à Hopperus, datée d’Anvers, le 28 août 1570: Regina ante
biduum hue advenit , quae modestia ac Majestate quadam omnes in
admtraUonem amoremque eui jpertraxif.
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9
épouser Philippe II, et s’enfermer dans le sombre
palais d’Aranjuez ('). D’abord Hopperus s’était
chargé de leur faire obtenir une audience, et même
il avait fixé le jour; mais finalement il retira ses
offres de service, de sorte que les députés quittè-
rent Madrid sans avoir vu leur souveraine. Appa-
remment la volonté de Philippe II était intervenue:
deux fois déjà les députations précédentes avaient
manqué gravement à l’étiquette, et le Roi ne voulait
plus exposer la Reine et son fils aux élans par trop
naïfs de l’affection de ses sujets des Pays-Bas (a).
Au rapport que nous venons d’analyser, sont
annexés les comptes présentés aux quatre Membres
de Flandre par les députés, avec l’énonciation des
recettes et des dépenses faites par eux dans cette
mission. On y trouve des renseignements assez
curieux sur ce que coûtaient alors les voyages, sur
la manière de voyager, à cheval, par étapes, sur
le prix des costumes exigés par l’étiquette pour se
O M. Kervyn de Lettenhove, les Huguenots et les Queux , t. II,
p. 232, expose dans un récit fort gracieux le passage d’Anne d’Au-
triche à travers les Pays-Bas.
(*) Plusieurs députés étaient venus précédemment à Madrid, pour
réclamer contre le 10e et le 20e denier. “ Comme ces députés, dit
Hopperus dans un rapport au Roi du 20 mars, seroient allés vers
la Royne, le prince et les infantes sans congé de Y. M. dont elle
estoit fort esbahie, et est en vérité très grande raison, je m’en suis
informé et trouve que c’est advenu par pure simplesse et inadver-
tance... Et m’a dict l’abbé de Gembloux que, venant vers le prince,
lecœurluy attendrit d’amour et joye de telle sorte que les larmes
lui vindrent aux yeux, et qu’après avoir baissé les mains, il ne
povoit laisser de luy donner la bénédiction et baisser au visage, ce
qufil prie luy estre pardonné, comme advenu par pur amour, comme
dict est, ” Piot, Oorresp . de Qranvelle , t. IY, p. 618, note 2.
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10
présenter à la cour, sur la valeur et le cours des
monnaies, sur les banquiers etleurs correspondants,
enfin sur les présents qu’il était d’usage d’offrir à
certaines personnes de l’entourage du Roi.
Les députés rendent des comptes fort sommaires.
Toutefois quelques-uns d’entre eux ont tenu,
disent-ils, une note détaillée de leurs recettes et de
leurs dépenses, et sont prêts à la fournir, si on le
demande. Une note de ce genre, si on pouvait la
retrouver, éclaircirait davantage plusieurs des
points indiqués ci-dessus.
Les manuscrits des pièces que nous donnons,
sont en écriture de l’époque, ils ne portent pas de
signature. Celui du rapport est en fort mauvais
état et n’a pas de titre. Les comptes sont bien
conservés. Tous ces documents, paraissent être des
copies plus ou moins soignées, remises à chaque
député pour être présentées à ses mandants. Nous
aurions donc ici les pièces destinées à la ville
d’Ypres.
Avant d’aller plus loin, il sera bon, pour l’intel-
ligence de ce qui va suivre, de revenir un peu sur
les membres de la députation, choisis, on peut le
croire, parmi les plus capables de mener à bonne fin
les négociations.
Dom Gaspard de Bovincourt, abbé ou, comme
on disait alors, prélat du monastère d’Oudenbourg,
jouissait d’une grande considération. Issu d’une
famille noble, à Bapaume en Artois, chevalier
de Saint- Jean de Jérusalem, il était fort aimé
de la noblesse belge, avec laquelle il entretenait
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11
des relations suivies. Ses biographes lui attribuent
de la sagesse, une piété sincère, beaucoup d’érudi-
tion, une figure remarquable, le talent de la parole,
une grande habileté dans les négociations, des
manières distinguées, un goût prononcé pour la
magnificence. Il avait été nommé à Oudenbourg en
1569, et avait environ quarante-trois ans lorsqu’il
se rendit en Espagne. Au moment de partir, il
prit congé des magistrats d’Oudenbourg, qui lui
offrirent le vin d’honneur et lui soumirent leurs
doléances (*). Il quitta sa résidence le 12 avril,
mais s’occupa encore apparemment de différentes
affaires avant de s’éloigner du pays.
Maître Jean de la Thieuloye, licencié en théolo-
gie, curé de Saint-Jacques en la ville et université
de Douai, appartenait aussi, son nom l’indique, à la
noblesse de l’Artois. Il fut nommé delà députation
seulement le 14 avril, à la demande peut-être de
Gaspard de Bovincourt, qui désirait s’en faire
accompagner et l’avoir pour chapelain.
Jean Pardo, seigneur de Frémicourt, Bencourt,
Bilandrie, bourgmestre des échevins de Bruges,
membre de la société de Saint-Georges, descendait
d’une très noble famille espagnole. Son aïeul Sil-
vestre Pardo vint de Burgos s’établir à Bruges en
1480. Jean épousa en 1565 Anne Ingenieulant, et
0) Histoire d' Oudenbourg, t. I, pp. 397 et 293. Gaspard de Bovin-
conrt était instruit et composa plusieurs ouvrages qui n’ont pas
été publiés, voir p. 449. Il mourut le 11 février 1577.
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12
pouvait avoir trente-six ans quand il fut nommé
député 0).
Maître François Yan der Haeghe, pensionnaire
de la ville de Gand, était licencié ès droictz. C’est
lui qui fut chargé de lire la remontrance à Philippe
11 <*).
Maître Guillaume Keignaert, pensionnaire de
la ville d’Ypres, était également licencié ès droictz.
Avant d’être pensionnaire, il avait fait partie, au
mois d’avril 1567, d’une députation onvoyée par
la ville d’Ypres à Marguerite de Parme, et d’une
autre députation chargée d’avoir une entrevue avec
les gens du conseil de Flandre (3).
Maître Laurent de Aula, premier pensionnaire
du pays et terroir du Franc, aussi licencié ès
droictz, était, croyons-nous, le fils de Laurent de
Aula, conseiller pensionnaire de la ville de Bruges,
et d’Antoinette de la Costa (4).
Ces députés, en supposant qu’ils soient partis
tous ensemble, ne purent guère se mettre en voya-
0) Gailuard, Bruges et le Franc , t. II, p. 30. Après son retour
de l’Espagne, Jean Pardo remplit encore huit fois à Bruges les
fonctions de bourgmestre des échevins ou d’échevin. Après la
mort de sa femme, en 1581, il épousa Marie Anchemant, qui tré-
passa en 1595. Lui-même mourut le 8 mai de l’année suivante, plus
que sexagénaire. Il fut enterré à Saint-Donat, dans la dernière
chapelle de la nef du Nord. Gailliard donne son épitaphe et ses
armoiries.
(*) Après avoir été pensionnaire, Van der Haeghe fut à Gand
échevin de la keure en 1575 et 1576. Ph. de Kempenare, Vlaemsche
Krontfh , pp. 143 et 156.
(8) Diegerick, Documents du XVIe siècle , t. II, pp. 297, 299.
(4) En 1580, Laurent de Aula obtint la place de greffier du
Franc. Il mourut le 4 juillet 1582.
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13
ge avant le 25 avril. Le 17, Pardo est encore à
Bruges, et le 23, Yan der Haeghe n’a pas quitté
Gand. Quoi qu’il en soit, le 5 mai ils sont à Paris
et partent pour Bordeaux, où nous les retrouvons
le 18. Enfin le 4 juin, veille de la fête du Saint-
Sacrement, ils sont arrivés à Burgos, où ils firent
un séjour d’une semaine au moins, soit pour se
remettre de la fatigue et de la maladie, soit pour se
faire confectionner des costumes de cour, soit pour
permettre à Jean Pardo de voir ceux auxquels il
était lié par la parenté. C’est là qu’ils sont, le jour
où commence le rapport. Il leur reste à faire 54
lieues pour être à Madrid.
Rapport des députés de Flandre.
De ghedeputeerde yan de vier Leden wesende tsamen
te Bargos, ende verstaen hebbende de nieumaren van
Berghen in Henegauwe ende der stede van Valen-
cijne P), hadden gbeadvijseert drije ende drije te
commen in Madrid verscbeeden. Ende alzoo zommighe
van hemlieden, te wetene mijn heere den prelaet van
Oudenburch, La Thieuloye ende Pardo vertrocken, ende
dat de andere ghedeputeerde een halfven dach verschee-
den volchden, onderwegbe belet zijnde zoo duer ziecte
als anderssins, zommigbe ghedeputeerde zijn ghearriveert
te Madrid den xvjtn junij. TVelcke ghecommen zijnde ter
kennesse van mijn heere den president Hopperus ende
ooc van zijne M1., dewelcke tsondaechs den xven der zelver
maent van Escurial te Madrid ghecommen was, heeft den
(‘) Valenciennes fut prise le 23 mai, et Mons le 24 mai.
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n
zelven president twee mael ghezonden, om te wetene of
de ghedeputeerde al commen waren. Ten welcken fijne
de voornoemde prelaet ende La Thieuloye zijn ghegaen
groeten den voornoemde president Hopperus (l), dewelcke
hemliedon ghezeijb heeft dat meu debvoir doen zoude ten
fijne de andere ghedeputeerde commen zouden, ende te
Madrid zijn swoensdaechs den xviijen junij, ten zeven
haeren voor de noene. Midswelcken alzoo de pensionaris
van den Yrijen de Aula, die met de anderen noch achter
was, bij ghemeenen advijse te Aranda (2) liet den
pensionaris Yan der Haeghe onghedisponeert, ende ooc
den pensionaris Keignaert met hem, wiens knecht ooc
zieck was. Reijsende alleene vooren met de munimenten
ende papieren, heeft de voornoemde de Aula ontmoet den
messagier dien de voornoemde prelaet ende Pardo om de
andere ghedeputeerde zonden, vier mijlen van Madrid
in den avontstont, den zelven voorts noch zendende aen
de voornoemde pensionarissen, om van huerlieden
indispositie gheadverteert te wesen ende doen debvoir
van hem te vindene tsanderdaechs in den morghenstont
tusschen den zes ende zeven hueren te Madrid. Ende
(*) Hopperus écrit au Roi le 17 juin: “ Des depputez de Flandres
arriva hyer au soir l’abbé d’Audembourg avec Jan Pardo, et a ce matin
esté vers moy, disant que ce soir doibveut venir les pensionnaires de
Gand, Ypre et du Francq; ce qu’a esté cause que m’a samblé mieulx
de différer la répréhention jnsques à demain, quant ilz seront icy tous
ensemble. Et néantmoins ay demandé audict abbé par charge de quy
il vient, et s’il a commission à part. Sur quoy il m’a respondu qu’il
vient de la part de tous les quatre membres, et anssy des évesqnes ;
disant que retournant demain avec les aultres, ilz apporteront leurs
pouvoirs, lesquelz veuz pourra alhors Vostre Majesté regarder ce qu’elle
sera servye de faire pour aultant que luy touche. ” (Piot, Corresp. de
Qranvelle, t. IV, p, 632).
(2) Aranda, ville située entre Bnrgos et Madrid, à environ 20 lieues
de Burgos, et 34 lieues de Madrid.
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15
naer dien Hopperus bij den secretaris Denaitiers (2)
gheadverteert was van zijader compste, heeft de ghede-
puteerde ghenoot jeghens snoens tzijuen huuse, ende
hebben ooc advertencie ghehadt ten aclib hueren van den
zelven morghenstont, duer bet zenden bij nachte, dat de
voornoemde pensionarissen altoos voorts ghecommen
waren ; dat zij ten zelven daghe te wetene swoendaechs
savonts te Madrid zijn zouden. Commende de voornoemde
ghedeputeerde bij den voorseit Hopperus, heeft bli jdelijck
wellecomme gheheeten ende tzelve ooc ghetoocht. Ende
naer maeltijt, sprekende met den voornoemden prelaet
a part, ende vermanende dat de andere staten huerlieden
commissie ghetoocht hadden ende meer dierghelijcke
propoosten, riep den voornoemden pensionaris de Aula
bij hemlieden, vraghende of de commissie hier was, ende
of hij de zelve hem niet en zoude cunnen tooghen eer hij
bij zijne M*. gaen zoude, om daer of rapport te doene
ende de zake tadvanchieren. Daerup hij hem inandwoorde
gaf dat ja, ende halende ende exhiberende de voornoemde
commissie, vertreckende de zelve Hopperus in zijn comp-
toir ende de zelve lesende, zeijde dat se goet was, vra-
ghende of zij gheen copie authentijeque en hadden.
Zeijde dat neen, nemaer datter nog andere waeren, ende
dat die commissie voor hem de Aula diende, daer hij
hem mede contenteerde. Ende oirlof van de ghedepu-
teerde nemende, behielt de voornoemde commissie om
tvoornoemde rapport te doene, begheerende dat zoo
wanneer de andere ghedeputeerde commen waeren, men
(*) Arnouldt Dennetières, “ Secrétaire da Roy auprès le Garde des
Seaulz et Conseiller de sa Majesté Messire Joachim Hopperus. ” But-
kens le nomme “ Seigneur de la Plaigne, pourvu de l’État de Secrétaire
du Roy en ses Conseils d’État et Privé. ” (Hoynck van Papendrecht,
Anal. Belgica, t. I, p. 354).
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16
hem tzelve zonde adverteren, wanfc hij van zijne M4. weghe
hemlieden zommige zaken in laste hadde te segghen, eer
anderstont zij audientie hebben zouden.
Ende tsavonts sendende omme tzelve te vernemen, ende
wesende dandere ghedeputeerde ghearriveert, bescheede
hemlieden huere tsanderdaechs den xix. junij, ten thien
hueren voor middach. Alwaer commende, naer dien zij
ledewijs den voornoemde president ghesalueert hadden,
hem in genere te kennen ghegheven de cause van huer-
liden compste, ende biddende dat hij de affairen van den
lande zonde willen houden voor gherecommaçdeert,
wierdt hemlieden bij den voornoemde president vertoocht,
dat ten eersten commende de ghedeputeerde van den
andere staten zonder tconsent van zijne M*. ofte van zijnen
gouverneur staetwijs, tzelve zijne M4. niet aenghenaem en
was nochte goet en vant, om niet te commen in treine
telcken an zijne M4., te commene zoo wanneer een ijeghe-
lijck goet dochte, daer hij zijnen gouverneur ghestelt
hadde, ende dat daer duere de bevelen van zijne M4. ver-
achtert waeren ende niet gheobediert, zegghende ooc
tzelve bij rechte verboden te zijne, hoewel zijne M4. naer-
maels de zake int beste ghekeert heeft (1). Yerstaende de
redenen van de voornoemde ghedeputeerde, vraghende
de voorn. Hopperus of de ghedeputeerde eenich consent
hadden van den voorn. gouverneur, daerup zij zeijden dat
de Leden zijne Sge. gheadverteert hadden vau intentie te
zijne huerlieden ghedeputeerde te zendene an zijne M4.
van voor paesschen laetstleden, zonder dat up tzelve
advertissement de voorn. gouverneur hemlieden ijet heeft
(*) Le même jour, 19 juin, Hopperus tient un langage à peu près
identique aux députés de Lille, Douai et Orchies. Voir leur Rapport,
Piot, Corresp. de Granvelle> t. IV, p. 610.
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17
laten wefcen ; hebbende ooo in septembre te vooren hem
ghenouch te kennen ghegheven, dab zij zulcx begheerden
te doene. Zeijde ooc de voorn. president dat zijne Mfc.
begheerde te wetene de cause van de compste van de
voorn. ghedeputeerde. Daerup hem gheandwoort wiert dat
alzoo zijne Sgie. gheproponeert hadde den xen ende xxen
penn., ende dat hem diveerssche inconvenienten ghealle-
giert ende gheproponeert waeren, ende ooc diveerssche
debvoiren ghedaen, om de executie van dien te belettene,
te dien fijne ooc an hem ghezonden hebbende de drie
busschoppen van Vlaendren, ende dat zijne Sgie. tôt gheen
van allen en wilde verstaen, was bij den leden gheadviseert
gheweest daar over an zijne Mfc. te zendene. Zeijde oock
de voorn. president dat zijne Ml. verstaen hebbende
de quade nieumaren uut de Nederlanden, de zelve zeere
ter herte nam, ja, dat hij zijn slapen daeromme ghelaten
hadde, duer de affectie die hij den landen draghende was;
duer de welck, hij van gheen intentie en was het minste
dorp van den zelven lande te laten verliesen, al zoude hij
de halfve stadb van Se ville, ja, van Spaigne moeten
vercoopen; zegghende dat zichten het ^ertrecken van
den hertoghe uut Spaigne, ghesonden waeren ter bewa-
renesse van den lande wel acht millionen gulden, willende
eenighe wel zegghen wel acht miliioenen ducaten; beghee-
rende de voorn. Hopperus dab alzoo zijne Mfc. ooc betraude
zijne ondersaten, ende dat wetende ende kennende de
nature van den landen, zij wel zouden weten eenighe
middele van pacificatie van den zelven landen; dat zij
daerup zouden willen peinsen, ende alsmorghen, ten
thien hueren, hem andwoordt gheven, alwaert bij ghe-
scrifte. Ende naer andere pabiculiere divisen van dher-
toghe van Médina, van zijn zoeticheijt, ende voorts van
2
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18
zijn reijsen ende waer hij zoude moghen arriveren, zoo
uuijt cause van Vlissinghen als ooo dat die van Enck-
huusen hem ghekeert hadden, waerduere beede de porten
van oostwaert ende westwaert benomen waeren, ende dat
hij wel zoude moghen landt nemen in Vlaendren, te Nieu-
poort, Dunckercke ofte Sluus, ende dat men nieumaren
hadde dat hij in Bretaigne was, ende niet wel dispost
ende dierghelijck, zijn van hem vertrocken.
Ende tsvrijdaechs den xxen junij, met elcanderen advi-
serende up dandwoorde de welcke men hem zoude moghen
gheven, dochte de voorn. ghedeputeerde dat zij niet en
behoorde bij ghescrifte te gheven, ende dat huerlieder
commissie tôt zulcke vraghe haer niet en bestrect,
alleenelijck ghezonden wesende omme zij ne Mfc. zeker
ghescrifte te presenterene, t welcke bij zij ne Mfc. ghezien
zijnde, daer uuijt eenighe middelen ende redenen ghemerct
zouden mueghen werden. Ende dien volghende, hebben
de voorn. ghedeputeerde hemlieden ten voorseit daghe
ghevonden ten huuse van den voorn. Hopperus, ende
gheseijt tpoinct bij hem ghoproponeert te wesen buuten
huerlieden laste, ende dat zij als ghedeputeerde van den
lande niet en hadden om daerup te proponeren ende
verandwoorden, maer dat men als particulière daerup wel
zoude mueghen spreken. Ghelijck de zelve Hopperus
zeijde warachtich te zijne, ende dat zijn intentie anders
niet en was dan ons an te spreken als goede ondersaten
ende vasallen van zijne MK; volghende welcken, zeijden
de voorn. ghedeputeerde dat totter pacificatie bij hem
gheproponeert vele doen zoude, indien zijne M*. hem liete
dienen bij andere middelen dan bij den xcn ende xxen penn.
ter cause van welcke xett ende xxen penn. tvolck alomme
zeere ghedecorageert was, duer de inconvenienten die
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19
eenijeghelijck uuijt de executie van dien vreesende was,
ende zonder faulte een groot appaisement zijn zoude,
indien zij danof ontsleghen werden, deducerende over
een ende andere zijden diveerssche redenen van huerlieden
vertooch, ooc allegierende ende deducerende de foulen
ende oncosten van de spaensschen soldaten, annegaende
de servicies (*) ende anderssins, de contrerolle van ceupenn.,
ende tdefault van justitie in den criminelen Raedt, nopende
derenten ende schulden upde gheconfisquierde goederen.
Ende up elck discourerende zeijde onder andere de
voorn. Hopperus, dat van de 15000 processen daer
hanghende, zij maer ghedepeschiert en hadden 300(2), ende
dat over zulcx ghecommen zijnde diveerssche clachten
an zij ne M4. ende ooc ghezien hebbende de copie van de
briefven bij den busschop van Ruremonde ghesonden an
Vargas, bijde welcke hem dochte dat uuijt oirsake dat de
goddelicke dienst bezet ende ghefundeert up ende bij
ghelijcke renten, niet betaelt en wierd ende alzoo niet
vulcommen of ghedaen, Yargas niet en zoude connen
ontgaen de excoinmunicatie ende ban, welcke brieven bij
den Cardinael ande Co. Mfc. ghezonden waeren ; ende ooc
dat de Keysere dies an den Coninck ghescreven hadde,
zoo hadde de Coninck an den Hertoghe geschreven, ende
naermaels niet gheschiedende zonderlinghe, zoo verre alst
(') (Le duc d’Albe) outre le logement, ordonna estre furny aux sol-
dats licts, linges, estaing, table, feu, luminaire, sel, buille, vinaigre,
lavement de chemises et eaue, affranchissement de la maltotte et imposts
des vins et bière, outre pour la cavallerie establez, fourraiges, foing et
avoisne à bas pris : lequel furnissement at depuis esté appelle Service
et mis à la charge de la ville et communaultez où les garnisons ont esté
envoyées. Renon, t. I, p. 308.
(2) C’est ce que Hopperus avait appris par une lettre de Viglius, du
2 avril 1572. Analecta Belgica, t. I, p. 677. Viglius ajoute d’autres détails
Ù ce sujet.
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de kerckelicke goederen aenghi jnck, ende dab de president
zeijde jeghens den Co. dat zijne Mt8. conscientie daermede
ghelasb was, heefb de Co. an den Hertoglie gbescreven dat
men aile de processen de kercken aengaende zenden zoude
an den provincialen Raden, scheedende alzoo naer vrien-
delijcke communicatie van elcanderen. Naer dien de vooru.
Hopperus de ghedeputeerde bedanct van huerlieden
andwoorde, hemlieden te kennen ghevende dat zommighe
van de andere staten van eenighe van de voorn. poincten
gheclaecht badden bij huerlieden Remonstrautien.
' Le xxjc de juing 1572, eurent les dessusdictz députez
audience vers sa Ma^ environ les quatre heures après
disner; et après la Remonstrance faicte par la bouche du
pensionnaire Yan der Haghe, sa Maté fist respondre par le
président Hopperus, qui seul avoit esté présent à la dicte
Remonstrance, ce que s’ensuyb en substance : Sa Ma1*5
ayant entendu ce que de la part des quatre Membres de
Flandres luy avez remonstré, m’a commandé vous res-
pondre en la mesme sorte et manière qu’elle a faict
respondre aux députez de tous les aultres estatz estans
icy venuz pour le mesme faict : Assçavoir, que luy desplaist
fort vostre venue, non que l’affection qu’il porte au pays
soit moindre, mais à cause que estes icy venuz sans son
commandement ou congié de son gouverneur; néant-
moings fera visiter et visitera mesmes voz escriptz, et
enaprès vous fera doner bone et briefve response, telle
quil conviendra, affin que bien tost eussiez à retourner au
pays, car telle est son intention. Avant laquelle response,
fusrent par Monsr le prélat d’Oudenbourg présentez à sa
Ma^ lettres closes des évesques de Flandres, après avoir
luy de bouche remonstré la perplexité et scrupule de
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conscience auxquelz se retrouvoient lesdicfcz évesques,
pour les périlz et dangiers qu'ilz prévoyoent aux âmes
à eulx soubzmises, en cas que lesdictz xe et xxe denier
se misissent en exécution, avecq aultres propos tendans
à ce que sa Maté se voulsist laisser contenter d'aultres
moyens. Sur quoy sa Maw respondist qu'il feroit visiter
lesdictes lettres (1).
Le susdict xxj au soir, Monsr le président Hopperus
mandist aux députez que s'ilz vouloient baiser les mains
à la Royne, que il leur signifieroit le temps à ce conve-
nable ; et depuis mandist que le temps pouroit estre mardy
prochain, jour de S1 Jehan.
Dimenche au soir mandist ausdictz députez que le
lendemain, sur les neuf heures, auroient à venir vers luy
deux ou trois desdictz députez, et suyvant ce, y sommes
allés, Monsr d'Oudenbourg, la Thienloÿe, Van der Haghe,
Pardo et de Aula. Entrant dist ausd. députez que le Roy
luy avoit commandé de conférer les escripts parensemble,
ce qu'il avoit faict, et les trouvoit quasi tous semblables,
usans des mesmes raisons : premier, qu'il n'avoit accord
(*) Après avoir donné audience aux députés de Flandre le 21 juin,
le Roi ayant bien réfléchi et bien pesé les raisons alléguées dans les
Remontrances, résolut d’accepter, au lieu du 10e denier, les deux mil-
lions proposés par tous les États. Le 24 juin, jour de la Saint- Jean, il
réunit son conseil d’État. Hopperus assista à la séance sur l’ordre du
Roi, et y fit rapport de ce que contenaient les requêtes et écrits des
députés. Comme on lui demandait son avis, il répondit qu’il convenait
de suspendre la levée du 10e, et d’accepter les deux millions, en attendant
d’autres arrangements. Le conseil instruit des intentions du Roi fut
bientôt d’accord avec Hopperus. Le Roi donna son approbation, puis il
ordonna que la réponse à faire aux députés fut rédigée d’abord en
espagnol, ensuite en français. Après avoir examiné les deux rédac-
tions, il fit convoquer, le 26 juin, à quatre heures de l’après-dinée, tous
les députés présents à Madrid. Gachard, ouvr. c. Lettre du Roi au
duo d’Albe, du 29 juin 1672, p. 261.
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vaillable, ains faict par menaces, inductions et promesses;
secondement, et encoires qu'il y eust accord, toutesfois
les conditions n'estoient purifiéez; tiercement, que le
moyen n'estoit convenable pour le service de sa Maté et
bien du pays ny des subiectz; quartement, que tous
abhorroyent ce moyen, mais se trou voit quelque différent
en la présentation, sur laquelle il désiroit entendre l'in-
tention des Membres, puis que les aultres ont faict
semblablement leurs présentations, aulcuns de trouver les
deux millions pour quatre ans, aultres pour deux ans, par
cotisation, et ceulx de Brabant par moyens généraulx.
Surquoy disoyent lesdictz députez estre l'intention de
ceulx de Flandres d'accorder par an vjc lm Ib p. et ce peur
le terme de quatre ans, payables en six ans, en la forme
et manière et soubz conditions contenues en leur Remon-
strance, à trouver par telz moyens qu'ilz trouveroient
convenir, par communication de notables et aggréation de
sa Ma^. Surquoy venant en propos de la communication
générale, sembloit audict Hopperus que icelle communi-
cation se polroit faire en présence de quelque commis de
sa Matô comme du passé, et demandoit si les estatz
n'avoient jamais sur ce parlé parensemble. Surquoy fust
respondu que non. Et venant aussy à parler comme l'ung
pays estoit plus chargé que l'aultre, et que toutes villes
estoientplus chargéez que leur revenu ne portoit, sembloit
le mesme audict Hopperus ; mais bien quant au pays en
général, soustenoient lesdictz députez que le pays de
Flandres estoit plus chargé que celluy de Brabant.
Le xxvje de juing 1572 du matyn, sont Van der
Haghe et de Àula allé vers Monsr le président Hopperus,
affîn de lui requérir et entendre quant les députez des
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quatre Membres pouroient avoir opportunité et accès
pour baiser les mains à la Maté de la Royne. Sur quoy il
dist que sa Maté avoit dict que après disner iceulx députez
pouroient avoir audience et response de sa Ma^, après
laquelle se polroit présenter l'occasion de baiser les mains
à la dicte Maté de la Royne; à quoy luy Hopperus polroit
vacquer, n'ayant jusques à présent eu aulcun loysier pour
les grands empescbemens qu'il avoit.
Ledict aprèsdisner, sont les députez de tous les estatz
ensemble esté mandez pour les quatie heures vers sa
Maté, où comparans, pour ceulx de Braband, Sr Loys
Van der Linde, frère au prélat de Parcq, Sr Erard de
Schorre, Mre Cornille Welemans, licentié ès droictz et
greffier desdictz estatz, Mre Bartholomé Keyffel, docteur
ès loix (7); — pour ceulx de Flandres, le Révérend père en
Dieu le prélat d'Oudenbourg, Mre Jehan de la Thieuloye,
licentié en théologie, Mre François Van der Haghe, licentié
ès droictz, pensionaire de la ville de Gand, Sr Jehan
Pardo, premier eschevin de la ville de Bruges, Mre Guil-
laume Keignaert, licentié ès droictz, pensionaire de la
ville d'Ypre, et Mre Leurens de Aula, aussy licentié ès
droictz, premier pensionaire du pays et teroir du Francq;
— pour ceulx d’Arthois, Mre Nicole Lengaigne, licentié
en théologie et ès droictz, grand doyen de Notre Dame
d'Aras, Mre Philippe le Provost, licentié ès droictz, Sr de
P) Étaient absents Charles Van der Linden, abbé de Parc, pour les
prélats, et Lambert Hinckaert, abbé de Gembloux, pour l’état noble.
Tous les deux étaient atteints de la fièvre et ne purent s’en retourner
avec les autres députés. — Louis Van der Linden, écuyer. — Érard de
Schore, seigneur de Zuerbempde, Kerbeke et Wvneghem, créé chevalier
par lettres patentes du 7 juillet 1572, bourgmestre de Louvain de
1592 à 1597» (Piot, Çorreap. de Qranv p. 221).
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Souleye, mayeur de la ville d’Aras; — pour ceulx
d’Haynault, Révérend père en Dieu l’abbé de Sfc Ghylainf1),
Loys de Bloys, escuir, Sr de Tourlon, Jehan de Pottes,
escuir, Sr d’Avroint, Estienne Massien, pensionaire de
Mous; — et pour ceulx de Lille, Douay et Orchies,
Mie Jehan Rubus, docteur en théologie, provost de Sainct
Pierre à Douay, François de Hennyn, escuir, SrdeBruecq,
Augustin des Prez, escuir, eschevin de la ville de Douay,
Mm Jehan Mussart, licentié ès droictz, pensionaire de
Lille, et Mre Fontaine, procureur de ladicte ville,
lesquelz dessusdictz entrans selon leur ordre en la chambre
de sa May, où estoient présens ledict Hopperus, ung
chevalier de la croix blance, viellart nommé don Antonio
de Toledo, grand prieur d’Espaigne et grand escuir de sa
Maté, ung aultre à croix rouge potencée, nommé don
Rodrigo de Mendoza, après la révérence faicte, sa Mfcë
parlant secrètement au dict Hopperus, l’enchargea de ce
que lui convenoit dire. Suyvant quoy, ledict Hopperus
commença en ceste sorte : Ayant sa Maté entendu la
Remonstrance faicte par vous, qui estez députez an nom
des estatz lesquelz représentez, et aussy examiné les
escriptz joinctz, et sur le tout meurement délibéré pour
la bonne affection qu’il porte au pays, m’a enchargé de
vous douer response conforme à ce que vous sera leu par
escript, en faisant lecture. Laquelle achevée, et que le
greffier des estatz Wellemans parloit desià aux députez
desdictz estatz de Brabant et de Flandres, pour sçavoir
quelle response ilz donneroient, sa Maté parloit aultresfois
(!) Don Mathieu Monlart on Monillart, abbé de Saint- Ghislain, venait
d’arriver de Eome à Madrid, et avait eu audience du Roi le 21 juin. —
Un des députés du Hainaut est absent, Eustache de la Salle, chanoine
de Soignies.
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25
audict Hopperus, lequel avant la response des estatz
adjoustoit que sa May recommandoit en espécial que les
députez et ceulx qui les avoient envoyez, tiendroient
la bone main affin que la sainote foy catholicque romaine
fust entretenue et oonservée. Sur quoy ledict Wellemaus
respondist, ayant premièrement communicqué avecq tous
les députez, que les commis des estatz y assemblez
remerchioient sa Maté de la response qu'il leur avait
doné, et de la bonne dépesche, ensemble du soing et
sollicitude qu'elle portoit pour le bien du pays; dont et
de la response de sa Maté ilz ne fauldroient de faire bon
et loyal rapport, et porteroient soin que sa Maw seroit
servie et obéye comme appertient, et que la saincte foy
catholicque seroit entretenue et maintenue. Surquoy sa
Ma^ fist autresfois réplycquer et dire qu’il recommandoit
aultrefois la saincte foy catholicque, enehargeant à ce
les députez et aussy adjoustant qu'elle donneroit tel
ordre à ses affaires, qu'elle polroit venir veoir et visiter
ses pays de pardelà, comme ses prédécesseurs avoient
faict (1).
Vendredy 27 de juing 1572. Ainsy que Monsr le
président Hopperus mandist aux députez de Flandres
que deux ou trois d'eux vinsent parler à luypour l'après-
disner, y ail ans tous, leur dist qu'il n'estoit besoing qu'ilz
y fussent venuz, et que c'estoit seullement pour leur
signifier que le soir, environ les dix heures, sa Maw
dépeschoit ung courier vers Flandres, si d'adventure ifo
vouloient escripvre quelque chose et advertir cenlx qui
(*) Snr cette séance comparez an rapport des députés de Flandre
celai que le Boi envoya ao doc d’Albe le 29 jnin. (Gàchàbd, o. e. t. IJ,
p. 264.)
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26
les ont député icy, de la response de sa Ma^. Surquoy
estant respondu par lesdictz députez qu'ilz ne sça voient
riens escripre d'asseuré, sans avoir la response par escript,
fust diet par ledict Hopperus que, estans les escripts tous
prestz, endedens ung jour ou deux on les livreroit à
chascun, signez par sa Maté, et qu'ilz pouroient tousiours
bien escripvre que sa Mw avoit ordonné que on ne
prooéderoit oultre aveo l'exécution du x® et xxe denier ;
et que, ayant ledict esoript, ilz pouroient aultresfois
escripvre avecq ung aultre courier, qui parteroit dedens
ung jour ou deux, le remectant toutesfois à la discrétion
desdictz députez. Et comme lesdictz députez venant en
propos dudict escript, dont ilz eussent voluntiers eu
copie, disoient qu'il leur sembloit qu'il n'estoit si ample
qu'ilz avoient espéré, ni conforme à la Requeste des
Membres, par laquelle ilz supplioient que lesdictz xe et xx®
fussent entièrement annichilez, ledict Hopperus respondist
que, quant iceulx députez auroient bien regardé et estu-
dié ledict escript, qu'ilz le trouveroient plus substantiel
et plus ample qu'ilz ne pensoient ; disant aussy que sa
Mté avoit advisé sur leur retour après qu'ilz auroient
prins congié de luy, et qu'il ne trouvoit expédient qu'ilz
retournassent par la France, en ceste diversité du temps,
mais qu'ilz prinsent leur chemin par Italie sur Genua ou
Nice ; qu'il lesseroit addrescher à Carthagena quatre
galères, et que ceulx qui vouldroient prendre la poste,
qu'ilz pouroient aller par Barcelona, et qu'il leur donne-
rait lettres d'addresche au gouverneur de Milan et au
duc de Savoye (l). Entendirent aussy lesdictz députez
(*) Comme il y aurait de l'inconvénient à ce que les députés retour-
nassent par la France, et que le passage par la mer d’Occident leur
serait incommode, quatre galères destinées pour l’Italie étant à Cartha*
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27
dudict Hopperus que sa Maté avoit receu certaines
nouvelles du Pays Bas : que le duc de Médina Cœli estoit
arrivé en Flandres et descendu à PEscluse le xe de
ce mois.
Lundy le dernier de juing sont allez Monsr d’Ouden-
bourg, Yan der Haeghe, Pardo et de Aula doner le bon
jour audict Hopperus, luy recommandant P expédition des
dessusdictz escriptz. Sur quoy il leur respondist qu’ilz
seroient tous prestz pour ce soir et que demain il déli-
vreroit à chascun des estatz le sien, pour le visiter et
examiner pour jeudy, auquel jour ilz polroient prendre
congié de sa Ma^ et partir vendredy ou sabmedy.
Martis le premier jour de juillet, les susdictz députez
de Flandres estantz mandez par Monsr le président
Hopperus pour les neuf heures du devant disner, et y
comparans tous ensemble, leur fust remonstré par ledict
Hopperus que sa Maté lui avoit commandé de leur
délivrer Pacte de la response de sa Maté, et déclairé,
en tout ce que par icelle sa Ma16 avoit esté faict,
il n’avoit prétendu ny prétendoit aultre chose que le
bien du pays et la conservation de la saincte foy
catholycque, sans respecter son intérest, se confiant que
ses subiectz considérantz sa bénignité et l’affection qu’il
porte au pays, ne fauldroient de leur costé de luy faire
toute assistence requise pour Pentretenement de Pestât
dudict pays, comme ilz ont faict jusques à présent. Et
comme il y a plusieurs qui pouroient entendre les choses
gène, le Boi a donné des ordres pour qu'ils puissent s'y embarquer : ce
dont ils ont témoigné beaucoup de reconnaissance (Gachard, o. c. p. 265).
Déjà Morillon écrivait à Granvelle, le 2L avril, que le mieux serait de
faire retourner leB députés par Barcelone, Gênes, la Savoie et la Bour*
gogne (Pïot, o. e. p. 189).
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aultremeni, sa Mw se confie que ferez bon rapport. Et
quant à ce que Pacte ne contient expresse abolition
dudict x® et xxe, qu’on ne trouvait convenable pour
Pauthorité de sa Maté d’user de telz termes préciz, mais
que Pintention d’icelle estoit entièrement qu’on ne procé-
deroit point à l’exécution d’iceulx. Et venant à parler de
la communication dont est faicte mention par*ledict acte,
disoit que les estatz polroient dénommer jusques à dix
ou douze persones ; desquelz sa Maté pourroit députer de
sa part, pour icelle communication, telz et en tel nombre
que bon luy sembleroit ; et que, si en ladicte communi-
cation survenoit quelque difficulté, à cause que le Gou-
verneur n’a puissance absolute, que les estatz luy en
polroient faire l’advertence et tenir bone correspondence
avecq luy, et que luy, qui estoit tousiours prez de sa Mté,
en toutes choses mectroit le bien; avecq ce, délivrant ès
mains de MonsT d’Oudenburg ledict acte en parchemin,
signé Philippe, paraphé H. v1. et plus bas signé Dannen-
tieres, et plus bas “ Pour ceulx de Flandres. ”
Mercurij ijcn julij, alzoo de ghedeputeerde van den
vier Leden van Vlaendren overzien hadden de acte van
den andwoorde van zijne Ml. ghepresenteert de generale
ghedeputeerde van den vier Leden bijzondere examine-
rende de zelve acte, ghevonden hadden diveerssche
zwaricheden; ende de zelve met elcanderen handelende,
al wast bij al dien dat hemlieden wel dochte dat zijne Ml.
niet veranderen en zoude inde zelve acte, hct heeft
nochtans hemlieden goet ghedocht de zelve te proponeren
den voorn. president Hopperus, omme te tooghene het
debvoir by hemlieden ghedaen. Ende alvooren alzoo zij
de voorn. Hopperus zeijde dat zij niet gheauthoriseert en
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waeren omme de voors. acte te debaterene ofte accep-
terez nochtans om dat int beghinsel van den zelve acte
stonden zeker woorden: Remectans etc . jusques au der-
nier denier et goûte de leur sang (1)J by de welcke
scheen dat de voors. vier Leden hemlieden geheel ghe-
submitteert zouden bebben ende zulcke presentatie
gedaen, daer nochtans danof noch int ghescrifte nochte
int mondelinghe vertooch gheen mentie ghemaect en was,
hoewel de affectie van die van Vlaendren totten dienste
van zijne M*. ende donderdanicheijt die zij hem begheer-
den te betooghene, niet minder en was, dochte de voorn.
ghedeputeerde dat men, thuerlieder ontlastinghe, als zulcx
niet vertoocht hebbende, wel hadde moghen de voorn.
clausule achter laten ; zulcx als gheschiet hadde, indien
men eenighe particulière acte ghegheven hadde. And-
woorde de voorn. Hopperus dat alzoo zijne M*. delibere-
rende omme andwoorde te gheven, ghedisputeert wierd
of de zelve generael zijn zoude of particulier, men ghere-
solveert hadde ende beter ghevonden de zelve te gheven
int generale, nemende de premissen uut deen ende
dandere van de Remonstrantien; ende want zommighe van
den anderen staten znlcke presentatie ghedaen hadden,
was tzelve alzoo gheinsereert, ende niet omme dandere
te verbijndene. Commende oick te zegghene, que sa Md u
(’) On lit dans la réponse du Roi : lesEstats... remectanfc neantmoings
le tout, comme bons et loyaulx Vassaulx, à la bonne volonté et ordon-
nance de sa Majesté, et se monstrantz promptz et prestz, ponr y satis-
faire, et d'employer aa service d’icelle, corps et biens, jusqu’au dernier
denier et goutte de leur sang (Hoynck van Papendrecht, Anal. Belg.
t. I, p. 334). — Lettre d’Hopperus au Roi, 17 juin 1572 : “ Lesdictz
députez ont tousionrs en bouche qne lesdictz pays désirent servir à
Vostre Majesté avec la dernière maille de leur bien et dernière goutte dç
leorsang. ” (Piot, o. c. p. 631.)
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30
auroit à députer persones 0), wierd ghevraecht of de
zelve commissarissen zouden eenighe authoriteijt hebben
om te concluderen of decideren. Zeijde dat neen, maer
présent zijo, ende dat men met hemlieden zoude mogben
adviseren. Aengaende van te adviserene up den xen ende
xxtn pen. of andere generale middelen, daarbij dat
schijnct dat zijne M*. noch persisteren wilt bij den zelven
xcn pen., bij den welcken de ghemeenten vreese bebbende
dat men de zelve middele naermaels zoude mueghen erne-
men, niet zoo vrijelijck ende openelijck en zullen durfven
advijseren, zeijde dat stont in de wille van den staten
omme zulcx te proponeren als zij goet vijnden zouden,
ende dat de M*. niet en verstont de zelve middele te
ghebruuckene, ten ware dat de staten den zelven goet
vonden ende zelve amplecteerden ; ende indien de zelve
staten, advijserende up de generale middelen, niet en
consten accorderen, dat zij zijne M*. mochten dieuen bij
particulière middelen, te wetene elck bij zijne quote
particulierelijck up te brijnghen. Ende alzoo ghevraecht
wierdt of eenighe van de staten niet en accorderen
eenighe middelen ofte somme tôt twee millioenen eude
den tweeden hondersten pen., zijne M1. verstont voorts
te procederene met den xen ende xxeu pen., zeijde dat
dierghelijcke zwaricheden ghetracteert zouden werden
wesende inde communicatie, ende ooc dat zommighe
van den staten hier wesende hadden ghepresenteert tcourt
van den ghuenen die niet en zouden connen furuieren
(l) On lit dans la lettre royale : Sa Majesté... a eu et a pour agréable
que avecq les personnes et Comissaires, qne de sa part seront nommez,
se joignent les Députez desdits Estats, et des aultres ausquels ceste
matière concerne, pour traicter et communicquer sur ledit moyen et
aultres generaulx et particuliers (Analecta Belg ., t. I, p. 335).
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31
huerlieder quote, ghelijck die van Brabant altijts susti-
neerden dat zij huerlieder quote niet en cunnen furnie-
ren, nemaer altijts zochten de generale middelen. Ende
voorfcs ghevraecht zijnde of midts den Herfcoghe nu
gheadverfceert was vander intentie ende andwoorde van
zijne M\, hij de staten convoceren zoude ende procederen
in de communiçatie, ende heesschen somme ofte obliga-
tion, zeijde dat neen, nemaer dat hij verbeijden zoude de
compste van den ghedeputeerde hier wesende. Noch ghe-
yraechtup de somme die men zijne M*. accord eren zoude,
ende ooc den tijt omme tzelve niet eeuwelijck te makene,
zeijde dat men al tzelve handelen zoude inde commu-
nicatie, ende dat de staten zouden mueghen aîlesins
conditioneren zoo up de somme als up den tijt. Aengaende
of die van Geldren, Vrijeslant ende andere zijn zouden
inde communicatie, zeijde dat men verstont alleene de
ghuene die ghecontribueert hebben in de twee millioenen,
ende die pleghen met elckanderen te contribueren. Aen-
gaende wat men verstont met armée formele (1), zeijde
dat men tzelve disputeren zoude, niet verstaende dat de
surprinsen van de stedèn ende tghuene tôt noch toe
geschiet, zoude te verstaen zijn voor armée formele ;
sluutende aile zijn andwoorden dat zoo wanneer zij, in
eenighe zaken, zwarichede vijnden zouden, dat men
zoude corresponde» tie bij brieven met hem Hopperus
houdfen, ende zoude in als goet debvoir doen.
(l) Nous ne trouvons pas l’expression armée formelle dans la réponse
du Roi. Il y a seulement qne les États doivent fournir “ l’impôt du
centiesme en cas d’invasion (selen qne ja a esté promi et consenty). ” —
Hopperus écrivant au Roi le 17 juin emploie le terme de camp formé:
“ oultre l’obligation qu’il y a désià d’ung aultre centiesme eu cas d’inva-
sion avec camp formé ...” (Piot, Ouvr. c. p. 631.)
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32
Le vij july 1572.
Sire, Les députez des quatre Membres de vostre pays
et conté de Flandres ayantz veu l'escript de la response
de vostre Ma^ sur la Remonstrance desdictz Membres,
remerchient très humblement vostre May premièrement
de ce qu'il a pieu à icelle, selon sa singulière clémence
et bénignité, patiemment entendre et ouyr ce que de
la part desdictz Membres luy a esté remonstré, ensemble
de la briefve expédition et dépesche, enaprès de la
bone affection que vostre Maté a tousiours monstré et
monstre journelement audict pays, et du soing et solli-
citude que icelle prend journelement pour le repos, paix
et tranquillité d'icelluy, avecq la conservation et entretè-
nement de la religion cathoücque; dont lesdictz députez
ne fauldront faire bon rapport à ceulx qui les ont icy
envoyé, et tiendront en leur endroict la main tant à la
conservation de la dicte religion que le service de vostre
Maté et le repos dudict pays; supplians très humblement
qu'il plaise à vostre Maté d'avoir ceste opinion de ceulx
de Flandres qu'ilz ne désirent riens plus que demeurer
tousiours et continuer au service et en l'obéyssance de
vostre Maté, leur prince et Sr naturel, comme bons et
loyaulx subiectz, et assister icelle en tous sas nécessitez
selon leur possibilité, s'asseurant que vostre Ma^ aura
lesdictz pays réciproquement en favorable recommen-
dation. Et avecq ce, lesdictz députez prenant congié
de vostre Maté prient qu'il plaise à Dieu tout puissant
conserver ung tel si bénin et honoré prince pour longues
années, luy donant l'accomplissement de ses haultes
et vertueuses emprinses, et à ceulx de Flandres l'heur
et foelicité de pouvoir bien tost joyr de sa présence.
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33
Surquoy le Roy fist respondre par Hopperüs qu'il âvoit
pour aggréable le remerchiement des députez, et qu'il
se confioit entièrement que eulx et leurs principaulx
tiendroient la main à ce qu'ilz avoient récité, les enchar-
geant trèsacertes de ainsy le faire tant alendroict l'obser-
vance de Tanchienne religion catholycque romaine, que
le repos, paix et tranquillité du pays.
Madame (1), Comme les quatre Membres du pays et
conté de Flandres ont envoyé vers le Roy, nostre Sire,
leurs députez pour aulcuns urgens affaires et négoces
du pays, dont il a pieu à sa Ma1*5, selon sa royale ét
naturele clémence, leur faire briefve expédition et leur
doner congié pour retourner pardelà, iceulx députez
n'ayantz jusques orez eu Inopportunité pour se présenter
à vostre Ma1*5 Réginale, se retrennent présentement vers
icelle, pour en toutte révérence luy baiser les mains de
congratuler à voz Ma1*58 le grand bénéfice qu'il a pieu
à nostre Seigr faire à icelles, pour le premier fruict de la
bénédiction du mariage, les douer d'ung filz, dont ceux
de FJandres ont grandement esté réjouyz ; supplians
lesdictz députez Dieu le Créateur qu’il le veulle faire
croistre en toutes vertus royalles, et pryans à vous,
Madame, que le plaisir de vostre Maté soit, selon sa
singulière et naturele bénignité, d’avoir ledict pays de
Flandres tousiours en favorable recommendation.
(’) Anne-Marie d’Autriche, fille aînée de l’empereur Maximilien II,
quatrième femme de Philippe II. Leur mariage fut célébré à Madrid, le
12 novembre 1570. Elle avait alors 21 ans. Elle mit au monde, le
4 décembre 1571, don Ferdinand, qui mourut le 9 juillet 1574. Ses autres
enfants moururent aussi en bas âge ; un seul survécut, Philippe IV, né
le 14 avril 15Ÿ8. La reine décéda en 1580.
3
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34
Surquoy la Reyne par Hopperus fisfc respondre qu’elle
remerchioit les députez de leur congratulation, et qu’elle
ne lairoit de tousiours avoir en favorable recommendation
ledict pays de Flandres.
Den xen van julius 1572, hebben de ghedeputeerde, voor
huerlieden vertrecken, gheweest salueren mijn heere de
Cardinael van Siguença f1) en de den socre taris Sayas (2),
oirlof an hemlieden nemende ende biddende dat zij bet
lant van Ylaendren zouden willen houden over ghere-
commandeert. Daerup deen ende dander makende dis-
cours van de goede affectie die de Coninck draghende
was totten zelven lande, beloofden van huerlieden weghe
aile jonste ende faveur inde affectie van dien te bewijsene.
Den xjen van julius, hebben de zelve ghedeputeerde
insghelijcx oirlof gheweest nemen aen mijn heere de
president Hopperus, hem bedanckende van zij ne addre-
sche ende de goede affectie die hij betoocht hadde den
lande te draghene, biddende dat hem zoude believen
daerin te continuerene ende tzelve lant altijts te houdene
over gherecommandeert. Daertoe hij beloofd insghelijcx
te verstaene.
La mission des députés flamands était terminée.
Dès lors ils ne songèrent plus qu’à faire leurs pré-
paratifs de départ. Le seigneur Jean Pardo paraît
(1) Diego Spinosa, espagnol, président du conseil de Castille et évêque
de Signença, prêtre cardinal de Saint-Étienne in Cœlio Monte, de la
seconde promotion en mars 1568. Il faisait partie du conseil d’État et
mourut le 5 septembre 1572.
(2) Gabriel de Çayas, secrétaire de Philippe II.
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35
avoir pris la voie de terre et être revenu par la
poste; sans doute afin d’annoncer plus vite, selon
le désir du Roi, les concessions qu’on avait obte-
nues. Pardo en effet est le premier dont Yiglius
signale le retour, dans une lettre à Hopperus
datée de Bruxelles le 10 novembre ('). Les autres
députés s’embarquèrent sur une galère royale, qui
les transporta à Gênes. Là, munis des lettres que
Jean Pardo leur avait données sur des banquiers
de la localité, ils prirent des fonds pour continuer
leur voyage. Nous n’avons aucune indication rela-
tivement à la route qu’ils ont suivie. Yiglius
annonce à Hopperus leur arrivée en Flandre neuf
jours après avoir annoncé celle de Pardo (a). Ses
informations paraissent tardives: le compte de
Gaspard de Bovincourt indique clairement, ce
semble, qu’ils étaient rentrés chez eux vers le
milieu d’octobre. Le pensionnaire d’Ypres seul ne
revint, d’après son compte, que le 23 novembre.
A la nouvelle de leur retour, trois échevins
d’Oudenbourg accoururent à Bruges pour appren-
dre de Gaspard de Bovincourt le résultat de son
voyage. Puis lorsqu’il rentra dans son abbaye,
les magistrats lui firent fête, au nom de la ville,
et lui offrirent un tonneau de vin coûtant 30
(1) Deputati , qui apud vos fuerunt, nondum rediere , praeter Bru •
gensem Senatorem et Decanum Atrebatensem (Nicolas Lengaigne),
sed antequamreliqui advenerint, frustra eorum relationem exposcemus .
Hoynck van Papendrecht, Anal Belgica , t. I, p. 711.
(2) Legatorum qui in Hispania fuere aliquot rediere , Abbas vide -
licet SancU Gisleni ac Oudenburgensi s, Pensionariique Flandriae ,
sed caeteri adhuc expectantur. Ibid. p. 715. Lettre datée de Bruxelles,
19 nov. 1572.
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36
livres (*). Il est à supposer que les autres députés
furent également bien reçus. Les hautes fonctions
auxquelles plusieurs d’entre eux ont été élevés
dans la suite, ou les emplois honorables qu’ils
continuèrent à remplir, montrent assez qu’ils
avaient bien mérité de la patrie, au jugement de
leurs concitoyens.
Nous passons maintenant aux déclarations de
recette et de dépense présentées par les députés
aux quatre Membres de Flandre. Ces comptes
rédigés les uns en français, les autres en flamand,
se trouvent tous sur des feuilles distinctes et sont
d’écritures différentes. Jean de la Thieuloye accom-
pagne le sien d’une requête, à l’effet d’obtenir une
indemnité d’environ deux cents florins, en compen-
sation des pertes qu’une longue absence de sa cure
lui a occasionnées.
Les recettes et les dépenses ne sont pas calculées
par tous de la même manière: Jean Pardo et
François Yan der Haeghe ramènent tout à la livre
de gros ou livre de Flandre; les quatre autres
prennent pour unité la livre de quarante gros,
d’une valeur six fois moindre que la précédente.
(*) Histoire cTOudenbourg, t. I, p. 293. Gaspard de Bovincourt
reprit aussitôt son train de vie et ses travaux habituels. Son traité
de la Prédestination se termine par les vers suivants, dont
on remarquera la date (Ibid. p. 450) :
Au cabinet d’Oudenbourg bien estroit
En cet an mil cincq cent septante trois
Ce discours (lors que febvrier en fin court)
Faisoit Vàhbê JàspaRt de Bovincourt.
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37
Comptes présentés par les Députés.
I.
Estât de Vàbbé d’Âudenburg au voiage d’Espaigne tant
des deniers par luy receuz de la part des quatre Membres
de Flandres , que de mises et despens sur ce faictz , le tout
en monoye de xl gr . chascun livre .
PREMIERS.
Ledict abbé a reeeu de Mre. Josse de Yedeghem, son
recepveur, à son partement pour ledict voyage, la somme
de vjc. ïb. p.
Item a reeeu du Sr. Jehan Pardo dix ducatz pistoletz,
de xx ÏÏ5. p.
Item encoires dudict cent demy réaux d'or, de xxxvj s.
chascun, faisantz c. iiijxx H>.
Item encoires dudict reeeu le nombre de xvj*. huict
cens trente quatre réaux, de vij gr. chascun, faisants
ijm. ixc. xlv Ib. xix s.
Item, en la ville de Grenua, reeeu de ceulx de la maison
et compaignie de Paul... (*) quinze cens ducatz pistoletz,
faisantz iijm. Ib.
Sa de la recepte vjm. vijc. xlv Ib. xix s. p.
Allencontre de laquelle somme, sont esté faictes les
mises qui s'ensuyvent.
PREMIERS.
Délivré à Mre. Jehan de la Thieuloye, prebstre et curé
de Sfc. Jacques en Douay, pour furnir à ses provisions pour
se joindre audict voyage, le nombre de iiijxx, demy réaux
d'or, de xxxvj s. chascun, faisantz c. xliiij Ib.
(!) Paul de Griinaldo. Voir le compte de Jean Pardo.
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38
Item payé pour ung cheval, pour la monture dudict de
la Thieuloye, xxxvij escuz, comprins ung escu donné au
coultier, faisantz lxxiiij Ib.
Item encoires délivré audict, pour furnir aux mises et
despens de bouche, depuis le xij de juillet 1572 jusques
au xvij d’octobre ensuyvant, ijra. iijc. lxviij Ib. xviij s.
Item encoires délivré audict, en la ville de Genua, cent
lxvij ducatz pistoletz, faisantz iijc. xxxiiij Ib.
Item délivré illecq au pensionaire de Gand, Mre. Fran-
çois Van der Haeghe, cent ducatz semblables de ijc. Ib.
Item au pensionaire d’ Ypre, Mre. Guillaume Keignaert,
délivré illecq cent et vingt cincq ducatz de ijc. 1 Ib. p.
Item au pensionaire du pays et terroir du Francq,
Mre. Leurens de Aula, délivré illecq aultres cent ducatz
ijc. Ib. p.
Et ledict abbé a despendu, tant depuis sa maison
jusques à son département de Paris, depuis le xij d’avril
jusques au cincquiesme de may, accompaigné dudict de
la Thieuloye et de son train, et depuis ledict Genua
jusques en sa maison, que par ledict voyaige, change et
vente de chevaulx etc. sans toucher à ce qu’il polroit
avoir frayé à ses particuliers affaires, la somme de
jm. vc. xxxiiij Ib.
Sa. tol®. desd. mises porte à
vm. iiijc. iiij Ib. xviij s. (1).
Et la recepte porte vjm. vijc. xlv H>. xix s.
Partant doibt la somme, tant en deniers que baghues (2)
par lui achetez et en despens faietz pour ses particuliers
affaires, la somme de jm. vjc. xij Ib. j s.
(*) Erreur de copie* Lisez 5104 livres 18 sons.
(8) Baghues , paquets, bagages, tout ce qu’on peut porter.
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39
Sur laquelle somme il doibt à sou recepveur les
susdictes vjc. Ib.
Et pour deux cbevaulx grisons et un du poil de castaine,
qui jà longtemps estoient audict abbé, et lesquelz sont
esté venduz et l'argent dispensé audict voyage, sont deuz
audict abbé, pour l'estime desd. cbevaulx, iiijc. Ib. p.
Partant debvroit ledict abbé encoires vjc xlj Ib. j s.
Et au regard des six cents livrez que sondict recepveur
auroit receu en son nom et absence de mesdictz Srs., ledict
recepveur luy a porté en mises en ses comptes, pour toutes
préparations par luy faictes pour ledict voyage, comprins
l'achapt de deux cbevaulx l'ung rouen, acbapté à Gand,
et ung grison, acbapté du Sr. de Provene, la somme de
iiijxx. xviij Ib. xvij s. et xij d. faisantz, à la monnoye
susdicte, vc. iiijxx. xiij Ib. ij s. iij d.
Parquoy ledict abbé debvroit de ceste somme
vj Ib. xvij s. ix d.
Partant debvroit ensemble la somme de
vjc. xlvij Ib. xviij s. ix d.
Sur laquelle somme il plaira à Mess”, considérer qu'il
s’est résolu doner à sondict recepveur, en mercède et
recognoissance de ses vacations et services qu'il a faict
aux affaires de sa maison oultre ses services ordinaires,
la somme de c. Ib. p.
Et il a délivré au susdict de la Thieuloye, pour son
voyaige et retour de Bruges à Douay, xvj Ib.
Et de plus ledict abbé donne certification que ledict
Sr. Pardo a desboursé et payé pour ses vestemens, en la
ville de Burgos, la somme de sept cens quatre vingtz
quatre réaulx, faisantz c» xxxvij Ib iiij s*
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40
De laquelle somme il ne faict mention par ce rensei-
gnement, pour non avoir passé par ses mains, mais ceste
certification doibt seullement servir pour la décharge
dudict Pardo.
Et encoires ledict abbé donne advertence à mesdictz
S”, les quatre Membres, que de la Thieuloye, entre ses
mises depuis Grenua jusques en Bruges, couche Fachapt de
deux chevaulx, qui ont cousté ensemble trente sept escuz,
faisant lxxiiij îb., lesquelz deux chevaulx ledict abbé rend
à mesdictz Srs. les quatre Membres, pour en faire leur bon
plaisir.
II.
Briefve déclaration des recettes et mises f aides par maistre
Jehan de la Thieuloye , prebstre, pour les despens de
Messrs. les députez de Flandres au voyaige d’Espaigne,
le tout reduict à monoye de xl gr .
PREMIERS.
Receu à plusieurs fois de Monsr. Pardo, en tout la
somme de trois mil six cens soixante trois livres dix sept
solz, partant icy en recepte ladicte somme de
iijm. vjc. lxiij B), xvij s.
Item receu de Révérend père en Dieu Monsr. F abbé
d'Audenbourg, à plusieurs fois, la somme de deux mil
six cens quatre vingtz neuf livres quatorze solz, partant
icy en recepte ladicte somme de ijm. vjc. iijxx. ix Ib. xiiij s.
Somme totale desdictes deux receptes est six mil
trois cens cincquante trois livres unze solz.
Allencontre desquelles receptes les mises contenues
par le menu aux (l) et estans rendus par icelluy maistre
P) Laissé en blanc par le copiste.
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41
Jehan de la Thieuloye audict Sp. abbé et réduites à
mesme monoye, portant en tout la somme de six mil trois
cens soixante et six livres quinze solz, partant icy en
tontes mises ladicte somme de vjm. iijc. lxvj îb. xv s.
Et la recepte est de vjm. iijc. liij Ib. xj s.
Par ainsy est deu audict compteur la somme de treize
livres quatre solz, quy luy ont esté satisfaictz par ledict
Sr. abbé. Et ce sans touchier aux despens dudict de la
Thieuloye depuis Bruges jusques à Douay, pour son retour.
Esquelles mises sont comprins les dons que l’on a faict
aux personnes que sensuy vent.
A scavoir :
A Madame la Présidente, la somme de jm. Ib.
Au secrétaire Denentieres c. Jxxv Ib.
Aux huissiers du Boy xxvj Ib. v s.
Aux huissieurs du Président xxvj Ib. v s.
Au cuisinier dudict Président, pour ung chaîne d’or
avecq les armes de Flandres, xviij H). xj s.
Au fol du Roy xxxv Ib.
Au patron de nostre galère xl IB.
Aux officiers d’icelle viij Ib.
Aux serviteurs d’icelle aussy viij Ib.
Somme desdictz dons mil trois cens trente six
livres xij deniers (*).
Toutes les mises receptes c y dessus par les mains de
Monsr. Pardo, sont sans touchier à trois cens soixante
huict réaulx d’Espaigne et xij malvedyz, qui ont cousté
mes accoustremens, qui depuis ont esté revenduz à fort
petit prys à Gênes.
(*) En additionnant on trouve 1337 livres 12 deniers.
/
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42
A Mess M. les quatre Membres de Flandres .
Remonsfcre humblement Mre. Jehan de la Thieuloye,
prebstre et pasteur de S1. Jacques eh la ville et université
de Douay, comme il ait esté par vous, mesditz Sr8., évoqué
et dénomé avecq et au nombre de mes honorables Sre. voz
députez vers la Réale Ma^. en Espaigne, le xiiije jour d’avril
dernier passé; pour lequel voyaige par luy accomplir
selon vostre désir et pour faire service à la patrie, luy
auroit convenu commectre et dénommer à Monsr. le
Révérendissime évesque d’Arras, son prélat, chapelain
idoine pour deservir sadicte cure durant son absence,
avecq lequel il auroit accordé lever la pluspart des profictz
et émolumens procédez en icelle cure, parquoy n’auroit,
durant le temps de son absence, profficté peu ou rien
dudict bénéfice, mesmes que les xxiiij rasières de bled de
cense annuele, qui appertiennent à icelle cure, il soit
apparant n’en pouoir, pour ceste année, avoir proufict,
attendu qne le donateur et fondateur, par môtz exprès,
les a donné à l’usaige du curé propriétaire lors qu’il sera
résident sur le lieu et non aultrement, substituant en son
lieu, au proufict et à la collection dudict bled, en cas
d’absence du curé propriétaire, la fabricquè dudict S*.
Jacques; partant icelluy remonstrant est en apparence,
à raison des choses dictes, pour cause de son absence,
porter perte et dommaige plus de deux cens florins. A
quoy il vous plaira avoir regard. Si ferez bien.
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43
XII.
Relceninghe ende bewijs van al tghelt dat Jan Pardo
ontfaen ende ghelicht heift , in tvoyage dat hij9 in
compaignie van den Eerweerdighen vadere damp Gaspar
de Bovincourt , abt van Oudenburgh, meester Jan de la
Thicaloye , pasteur te Buay , meester Franchois Yan der
Haghe, pensionaris van Ohendt, meester Willem Keig -
naert, pensionaris van Ypre , ende meester Laureins de
Aula, pensionaris van tVrije, bij last van de vier
Ledenvan Vlaendren , al te saemen ghedaen hebben ande
persoone van onsen gheduchte heeren den Goninck van
Spaigne, wesende als doen in zijne stadt van Madril,
in trijcke van Castille , in de • maendt van april ævc.
tweentseventich .
Ende eerst.
Ontfaen.
Den zevenfehiensten april, van dheer Jan Peras, per
ordonnantie van mijn heeren van tcollegie van Brugghe,
jc. îb. grooten jc. îb. gr.
Den vierden meije, par een zijn cedulle van Parijs
gheaddresseirt an Sor. Adriaen de Boodt, om betaelt te
worden tAndwerpen an Jacques Coste Blanche, de somme
van jc. vijfenvijftich ponden x s. gr. jc. lv Ib. x s. gr.
Den 18 maij, par een zijn cedulle van Burdeus ghad-
dresseirt an den zelven de Boodt, om betaelt te werden
tAndwerpen an Jacques Coste Blanche, de somme van
drientachtentich ponden zes scell. acht penninghen
grooten lxxxiij Ib. vj s. viij gr.
Den vijen junij, par een zijn cedulle van de stadt van
Burgos, in Spaigne, gheaddresseirt an Sor Christoffels
Pasqueres, van 600 croonen van zes scell. gr. tstick, om
betaelt te werdene tAndwerpen an Jan Ortega de la
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44
Torre ende Gregorio Ruijz Veramendy, de somme van
180 ÏÏ>. gr. jc. lxxx Ib.
Den 10 junij, par een zijn cedulle van de zelve stadt,
gheaddreschiert an den zelven Pasquer, van 305 croonen,
te vj s. gr., te betalene tAndwerpen an Ferdinando de
Foias Zenallos, de somme van eenentneghentich ponden
x s. gr. xcj îb. x s. gr.
Den 20 junij, par een zijn cedulle van de zelve stadt van
Burgos, gheaddresscheirt an den zelven Pasquer, van 450
croonen, te vj s. gr. tstick, te betaelene tAndwerpen an Jan
Ortega de la Torre ende Gregorio Ruyz de Yeramendy,
makende 135 Ib. s. g. jc. xxxv Ib. gr.
De 27 junij, par een zijn cedulle van MadriJ, ghead-
dresscheirt an den zelven Pasquier, van 1011 croonen te
vj s. gr. tstick, te betaelene tAndwerpen an Hieronimus
de Cunnenas, makende 303 Ib. 6 s. gr. iijc. iij Ib. vj s. gr.
Den 8 julij, par een zijn cedulle van de stadt van
Madril, gheaddresscheirt an den zelven Pasquer, van
1500 croonen te vj s. gr. tstick, te betaelene tAndwerpen
an Jan de Cuniel de la Torre ende Alonso Diez d'Aguila,
compt ter somme van 450 Ib. iiijc. 1 Ib.
Den 9 julij, par een zijn cedulle gheaddresscheirt
an den zelven Pasquer, van 1000 croonen te vj s. gr.
tstick, te betaelene tAndtwerpen an Jan de Cuniel de la
Torre ende Alonso Diez de Guitar, compt ter somme van
300 Ib. gr. iijc. Ib. gr.
Den 16 jullij, par een zijn cedulle gheaddresscheirt
an den zelven Pasquer, van 300 croonen te vj s. gr. tstick,
te betaelene tAndwerpen an Jan Ortega de la Torre ende
Gregorio Ruyz de Yerramendy, compt ter somme van
90 1b. gr. xc Ib. gr.
Somme van al desen ontfanck
xviijc. lxxxviij ib. xij s. viij gr.
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45
Item den zelven Pardo heift ghegheven an mijn heere
den abt van Oudenburgh briefven gbeaddresseirt an
Jacome Lercaro, Paulo de Grimaldo ende Augustin
Palamsin te Genona, om aldaer hem ghetelt te worden
tôt xvc goude croonen in specie, zoo zij hem die ghetelt
hebben, ende daervooren ghedepeschert wisselbrieven
van 1505 croonen te lxxxj g r. tstick, an Jan Pardo, te
betalene tAndwerpen an Babtista Lommelyn, bedrae-
ghende ter somme van vc. vij Ib. xviij s. xj gr., hier
alleene par memorie m.
UüTGHEVEN ENDE BETALINGHE JEGHENS DEN
VOORGAENDEN ONTFANCK.
Jeghens den voorgaenden ontfanck
Betaelt in handen van mijn heere den abt van Ouden-
burgh, in Yranckrijck, ten twee stonden, 247 Ib. tournois,
makende xxxiij Ib. vj s. iij gr. xxxiij Ib. vj s. iij gr.
Item in handen van meester Willem Keingnaert, te
Paris, 280 Ib. tournois, makende achtendertich ponden
xvij s. x gr. xxxviij Ib. xvij s. x gr.
Item in handen van meester Jan de la Thieuloye, te
thien diveersche stonden, van tgelt van Vranckerijcke,
1105 1b. 10 s. tornois, makende jc. liij Ib. x s. x gr.
jc. liij Ib. x s. x gr.
Item in handen van meester Franchois Van der Haeghe,
te Burdeus, ghetelt 135 1b. tournois, makende
xviij 1b. xv s. gr.
Item in handen van meester Laureins de Aula, 32 îb.
8 s. tournois, makende iiij 1b. x s. gr. iiij 1b. x s. gr.
Item ghetelt in Spaigne, in handen van mijn heere
den abt van Oudenburgh, te zeve stonden, 17628 realen
vaü 7 gr. tstick ende twee grooten, makende tsamen
514 Ib. 3 s. 2 gr. vc. xiiij îb. iij â. ij gr.
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46
Item ghetelt in Spaegne, in handen van Mer Jan de la
Thieuloye, te fcwaelf stonden, 16140 realen te 7 gr. tatick
ende ij gr., makende 470 R). 15 s. 2 gr.
iiijc. lxx ïb. xv s. ij gr.
Item ghetelt in Spaigne, in handen van raeester
Pranchois Yan der Haeghe, te zes stonden, 2617 realen
ende 4 gr. makende Ixxvj Rj. vj s. xj gr.
Item ghetelt in Hispaignen, in hauden van meester
Willem Keignaert, te zes stonden, 3091 (realen) van
vij gr. tatick ende een groote, makende 90 îb. 3 s. 2 gr.
xc R). iij s. ij gr.
Item ghetelt in Spaignen, in hauden van meester
Laureins de Aula, te zove stonden, 3387 realen van 7 gr.
tatick ende zes grooten, makende 98 1b. 16 s. 3 gr.
xcviij ÏÏ). xvj s. iij gr.
Item bij zeker erreur in tellen, tusschen de caissiers
van den banquier te Madril ende dese rekenaers dienaers,
midsgaders noch een Courier es bevonden thienhondert
reaelen van zeve groote stick te cort ontfaen inde
penultiesme somme vanden ontfanck, makende de somme
van xxix ïô. iij s. iiij gr. xxix 1b. iij s. iiij gr.
Somme van dit uutgheven
xvc. xxix îb. vij s. xj grooten.
Item de zelve Pardo bevijndt iu tparticulier verteert
te hebben, daerin begrepen tverlies an vier peerden, ende
te poste eerst wederomme ghecommen de somme van
ijc. xlij R. j s. vj gr. ijc. xlij îb. j s. vj gr.
Totalis somme van uutgheven
xvijc. lxxj Ib. ix s. v gr.
Ende den ontfanck hiervooren bedraeght
xviijc. lxxxviij Ib. xij s. viij gr.
Dus rest meer bij den zelven Pardo ontfaen dan
uutghegheven de some je. xvij Ib. iij s. iij gr.
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47
IV\
Ontfanck ende uutgheven van mij François Van der Haeghe,
pensionaris van der stede van Ghend , ende een van de
ghedeputeerde bij commissie van den vier Leden slandts
van Vlaendren gheweest hebbende bij zijne M\ in Spaigne,
omme te vercryghene abolitie van den xtn ende xæen penn.
Berst ontfaen, xxiij aprilis 1572 naer paesschen, uut
handen van mijn heere van Oomberghe, aldaer voorsce-
pene van der voors. stede van Ghend, de somme van
c. j ïb. viij gr.
Item ontfaen, xviij meije 1572, binnen der stede van
Bordeaux, midts dat de angeloten ende realen die ic te
Ghend ontfaen hadde, niet voorder ganckbaer en waeren,
uuyt handen van dheer Jan Pardo, voorscepene van der
stede vanBrugghe ende een van de voorn. ghedeputeerde,
vijftich pistoletten, ten advenant van jc. xxxv francquen,
makende xviij ïb. xv s. gr.
Item noch ontfaen van den voorn. Jan Pardo, binnen
der stede van Burgos, up Sacraménts avont wesende den
iiij juny, iiijc. zelvere realen van vij gr., makende xj H),
xiij s. iiij gr., dus hier xj ïb. xiij s. iiij gr.
Item noch ontfaen van den voorn. Pardo, binnen de
voorn. stede, den xen der voors. maent, ghelijcke iiije.
realen, bedraghende ghelijcke xj ïb. xiij s. iiij gr.
Item noch heeft de voorn. Pardo, binnen de voors.
stede, verschoten ende ghedebourseert, voor de stoffe van
mijn accoustrementen, vc. xxiij realen, makende xv Ïb. v s.
iiij gr., dus hier voor memorie
Noch ontfaen van den voorn. Jan Pardo, biunen der
stede van Madrid, den xxvij van junius, iiijc. realen als
boven, bedraghende xj ïb. xiij s. iiij gr.
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43
Item noch ontfaen van den voorn. Pardo, binnen der
voor. stede, den viijen van julius, vjc. realen van vij gr.,
makende xvij ÏÏ>. x s. gr.
Item noch ontfaen uut handen alsvooren, binnen der
voors. stede, den ix der voors. maent, xxv pistoletten ten
prijse van viij ib. xj s. vij gr.
Item ontfaen, binnen der stede van Genua, uut handen
van mijn hoere den prelaet van Oudenburch, naer den
ganck aldaer ten prijse van xxxiij 1b. vj s. viij gr.
Somma van den voorn. onfanck, boven de vc.
xxiij realen en half van den accoustrementen
ijc. xiiij 1b. iij s. xj gr.
Jeghens welcken voorn. ontfanck, bij mij pensionaris
voorn. uutghegheven es, zoo van verlies van peerden,
bedraghende ij Ib. xviij s. xj gr., als verteerde costen ter
cause van tvoors. voyage, volghende de particulière
notitie ende rekeninghe danof bij mij ghehouden, ende
dies ic bereet bem exhibitie te doene, de somme van
c. j ib. vij s. ij gr.
Dus meer ontfaen dan uutghegheven de somme
van c. xij ib. xiij s. ix d. gr. (*)
(l) Il faut lire sans doute 112 livres 16 s. 9 d. gr.
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49
■v.
Verclaers van aile de penninghen ontfaen bij Guillaume
Kaignaert, pensionaris der stede van Ipre, thulpe van
den voyaige naer Spaignen, zoo wel binnen den lande
van Vlaendren als daerbuuten , metgaders vanden onco -
sten ende theeringhen daeruppe ghedaen , twelcke hij
overgheeft mijnen heeren de ghedeputeerde vande vier
Leden vanden lande ende graefscepe van Vlaendren .
Ontfaen van Jan van Dixmude, commis van den XXe11
ende xlen penn. in tquartier van Ipre, par quictance de
somme van iiijc. Ib. p.
Item ontfaen van Sr Jan Pardo, binnen der stede van
Paris, de somme van hondert franssche croonen, makende
ijc. xxxiij B. vj s. viij d. p.
Item noch ontfaen vanden voorn. Sr Jan Pardo, in
Spaignen, te diveersschen stonden, de somme van iijm.
iiijxx. xj realen van vij gr. tstick ende een gr., daerinne
begrepen znlcx als de voorn. Pardo voor mij verschoten
heeft, ter cause vande cleederen ghemaect te Burgos in
Castillien, bedraghende in Ib. s. ende d. p. ter somme
van vc. xl Ib. xix s. p.
Item noeb ontfaen, binnen der stede van Genoa, van
mijn heere den prelaet van Oudenburch, de somme van
ije. 1 Ib. p.
Noch heeft de voorn. pensionaris ontfaen, over tver-
coopen van zijn peerden in Spaignen ende tYpre, de
somme van c. lxv Ib. ij s. p.
Noch heeft de voors. pensionaris twee peerden ghecocht
te Genoa' die alsnoch niet vercocht en zijn, dus hier
me.
4
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50
Somma totale van den ontfanck bedreecht
xvc. iiijxx. ix Rj. vij s. viij d. p.
Up welcken ontfanck de voors. pensionaris bevijndt
bij slote van rekeninghe, dat de costen bij hem ghedaen
hanghende tvoorseijde voyaige tôt zijnder compste binnen
Ipre, wesende den xxiij novembris 1572, zouden bedra-
ghen ter somme van xc. x ïb. iiij s. vj d. p.
Dns zoude resten onder den zelfven pensionaris
de somme van vc. lxxix R>. iij s. ij d. p.
YI.
Sommier receul de la recepte et mise faicte par Leurens do
Aula, pensionaire du pays et terroir du Francq, député
avecq aultres au voyaige vers la Ma en Espaigne .
Receu en la ville de Bruges, en deux chevaulx, la
somme de c. lxix R). x s. p.
Receu en argent comptant ijc. Iiij R), xix s. p.
ja Somma iiijc. xxiij R>. ix s.
Item receu en Espaigne, à Bourgos, au regard que
l'argent receu à Bruges n'y avoit cours, et aussy à
Madrid pour parfaire le reste du voyaige, tant pour le
séjour que le retour, en argent comptant en diverses
fois iiijc. Ixiij R>. ix s. vj d.
Item receu en valeur d'accoustremens pour se présenter
vers sa Maw c. lvij R>. xvj s. viij d.
ija Sa vjc. xxj R>. vj s. ij d.
Item receu en la ville de Genua, tant pour l'achapt des
chevaulx que aultres nécessitez qui se pouroient présenter
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51
au chemin, cent escuz pistolez, revient à la somme de
ijc. Ib.
iija Sa par soy.
Extraordinaire recepte procédant de la vendition tant
des chevaulx que aultres nécessitez achaptez de l'argent
susdict, venduz tant en Espaigne que au retour de
pardeçà c. lxxviij Ib. xvj s. vj d.
iiija Sa par soy.
Totalis de la recepte, tant en valeur que espèce
d'argent xiiijc. xxiij Ib. xj s. viij d. p.
Sur ce a déboursé en chevaulx, tant à Bruges que à
Genua ijc. lvij Ib.
En accoustremens comme dessus, en Bourgos et Madrid
c. lvij Ib. xvj s. viij d.
En aultres despenses, tant de bouche en cheminant que
estant en attente, item de chevaulx et ce qui faloit pour
leur équipaige et aultrement iijc. lxxxj Ib. xxij s. ij d.
Item remect icy de ce qu'il a eu à son service et prins
à cest effect tant seulement Pierre Wauerans, au respect
duquel service chiet quelque récompense, sicomme les
anltres le peuvent avoir porté en despense de leurs
comptes, partant icy Mémoire
Somme de la mise vijc. iiijxx xvj Ib. xviij s. x d. p.
Et la susdicte recepte, y comprins ledict extraor-
dinaire xiiijc. xxiij Ib. xj s. viij d.
Ainsy plus receu vjc. xxvj Ib. xij s, x d. p.
Ledict Laureins de Aula présente exhiber en particulier
les particuliers comptes de recepte et mise, contenant la
spécification.
E. Feys.
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GoogI
■VEI^Z^^ÆEXjIIT œ
VAN
WESTYLAAMSCHE VOLKSSPREUKEN.
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57
Volksspreuken.
’t la zoo effen als een ijs.
Hij heeffc hem ’ne krak gegeven: hem gekwetst ; — zijn
zeiven beschadigd.
De dood heeffc alfcijd een oorzake : men vindt altijd
redens,
’t Sohitterfc lijk de Zunne.
Hij zal koelen zonder blazen: beteren uit zijn eigen .
Hij is zoo verduldig als Job : zeer verduldig.
Hij heeffc de schole geblaud : is uit de schole gebleven.
Men moefc van aile honfc pijlen wefcen te maken : uit
ailes weten voordeel te trekken.
't Zal al om zeepe gaan : al te kwiste gaan .
Er op gebekfc zijn : er goeste naar hebben ; — er op
gevierd , gemunt y verluimd, verlekkerd zijn .
De steenen vragen er geld : H is er zeer kostelijk.
Het rosfceel ( alias kribbe, spinde) hangfc er nog al
hooge : *t is er slecht van de kost.
Dat en zal naar de rook niefc smaken : niet slecht
bevallen .
Hij ziet aile dingen deur een vergrootglas : hij overdnjft
ailes •
Al op den arm, en niets in den darm : hij is schoone
gckleed, maar heeft weinig te eten.
Hij zal te korfc schiefcen ( alias bollen) : hij en zal er niet
toe geraken.
Hij stond te bloênlijk een zwijn: geweldig.
Hij weet wel de groote appels uit de kleene te rapen :
goed de zalten scheiden voor zijn projijt .
Ik hoor hem al komen op zijn zokken : gevoel al wat
hij wilt.
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58
Hij is zoo krom als 'ne zikkel : zeer hrom.
Hij peisfc dat hij 'nen arend is : dat hij wijs is.
Ze loopen er zoo dikke als de blaue honden: ze zijn zeer
zeldzaam.
Apen doen alfcijd apewerken : dwaze doen altijd dwaze
werhen.
Hij piept lijk 'ne muis: schreeut geweldig en fijn.
Ge en moogt er den aap niet meê houden : niet meê
spotten .
Hij is lijk van den dunder geslegen : hij is zeer
verwonderd .
'Nen appel voor een ei geven : weinig geven voor vele .
't Is zoo zachte als zijde.
't Is 'ne man met twee aanzichfcen: yne valschaard.
'k Hebbe hem wat op zijn kneukels geklopt: een
berispinge gegeven.
't Zal uitkomen, al moesten't de kraaien uitbrengen :
H zal alleszins bekend worden .
Met beloften en vorte appels en kwetst men niemand :
met te beloven en beschadigt men niemand .
Zijn ooren en staan op zijne rugge niet : hij hoort geheel
weL
Hij zal van 't zelfste laken een broek krijgen : hij zal
ook alzoo varen.
't Is zoo dunne als papier.
Die voor de blanke geboren is, en zal tôt de stuiver niet
geraken : die niet fortuinig en is, en zal nooit rijke worden .
Hij heeft u blaue doekskes opgehangen : u valschheid
wijs gemaakt.
Hij peist dat de keizers katte zijn nichte is, en hij en
is geen familie van de steert: hij is zeer hooveerdig .
Hij kan loopen lijk 'nen hert.
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59
Aile dingen zijn maar een wete: doen is gemakkelijk , ah
men weet hoe te werke gegaan .
9t Is zoo scherp als 'nen elsen.
Den boge en kan niet altijd gespannen zijn : men en kan
niet altijd werken.
9t Is zoo waar als twee en twee is viere.
Hij heeft u daar bij *t vier gezet: bedrogen .
Men kent den boom aan zijn vracbten : men kent 9 ne
mensch aan 9t gene dat hij voortbrengt .
Men zou zeggen 9t is den duivel en zijn moere : 9t zijn
moeilijke menschen.
Zijn redens en daken niet: zijn redens en bewijzen niets.
Ik heb er kort spel meê gemaakt : 9k heb het haastig
ejjen gemaakt.
Men hangt de kleene dieven op, en de groote laat men
loopen.
Brugge en G-ent en zijn niet op éénen dag gemaakt :
dat en kan al zoo haastig niet gaan.
Ge voelt dat met uwen elleboge : dat is gemakkelijk om
verstaan.
Op den doove man zijn deure kloppen : niet verhoord
worden.
Hij was zoo wit als de meur.
Die doet dat bij kan, is eerlijk man.
Hij is zoo koppig als 'nen ezel.
Hij boudt zijn duimke in zijn band: hij houdt hem
verzekerd, en is gierig.
Hij is opgeblazen lijk een padde.
Wiens brood men eet, wiens woord men spreekt: men
doet met deze waarvan men betaald wordt.
Hij maakt van Jne wind 'nen dunderslag, — van een
wiege een scbip, — van een bieze een balko : hij maakt
van een kleenigheid een groote zake.
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60
Hij tiert lijk een die vermoord wordt : geweldig.
Hij zou 'ne cent in tweeën bijten : hij is zeer gierig .
't Is zoo zwarfc als 'ne moor.
Ik heb bem liever verloren ale gevonden: }k helbe
liever in zijn gezelschap niet te zijn.
Hij slaat ernaar, lijk 'nen blenden naar een ei: hij raadt
er verkeerd naar .
Hij komt uit met de vleêremuizen : hij gaat 'a navonds
uit .
Een kwâ jaar en is geen kwâ eeue : *t ongeluk en blijft
niet deuren.
Hij is opgestaan met zijne rugge vooren : hij is slecht
van gemoed.
Nood en kent geen wetten.
't Is zoo drooge als 'nen hoorn.
Hij spreekt ervan lijk 'nen blenden van de kleuren :
zonder kennisse .
Hij is zoo onnoozel als een schaap: gansch onnoozel.
Hij slaat ernevens : is mis .
Hij heeft een blau peerd : hij en heeft geen peerd.
't Is een spie in 't water slaan : ’t is verloren moeite .
Hij en verdient het zout niet dat hij in zijne pap doet:
hij en verdient niets .
Hij ziet af lijk een peerd : hij lijdt vele .
't Staat lijk een tange op een zwijn : yt misstaat leelijk .
Broodvrienden zijn zelden noodvrienden.
't Is lijk een van driemaal zeven : hij ziet er jong uit.
Hij zoekt hoeken en kanten : tracht de zake te ontwijken.
Ze enzullen u niet opetea : ge en moet niet benaud zijn.
Ik heb er mijaen buik van vol : }t veroeelt mij.
Van verzet komt er belet : een zake die uitgesteld is, moet
dikwijls achtergelaten worden .
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61
Hij heeft hem op de strate geboerd : hij heeft hem arm
gemaaht ; — hij heeft hem doen wegzenden.
Hij zal er komen met tijd en boterhammen : met geduld
zal het gaan.
Het was hoog water bij hem : hij hreesch .
Hij stond te blazen lijk een oud peerd : hij was buiten
asem .
Men zou dat naar de mane zenden : dat steekt tegen.
Die zake staat op goê voet : die zake staat om wel te
lukken .
Hij is zoo kloek als 'nen beer:
Hij heeft oogen lijk lanteerns: hij heeft groote (of
glinsterendej oogen.
Men is maar geleerd, als me van schole komt : men kent
maar hoe de zake is, als men ze ondervonden heeft.
Hij heeft tanden lijk een peerd: hij heeft een fel gebit.
De veugel zingt lijk dat hij gebekt is: de mensch
spreekt volgens dat hij gezind is.
’t Is zoo zeur als azijn.
Hij is er met schande van t'huis gekomen : hij heeft er
schande van gehaald.
’t ls zoo zwart als inkte.
Hij is altijd den eersten aan de teele : den haastigsten
naar ’t eten .
Hoe nader de kerke, hoe grooter geuzen : die tegen de
kerke weunen, gaan er minât naartoe.
Dat is entwat van ’t patersvatje : zeer goed.
Hij heeft de kappe over d'hage gesmeten: de geestelijke
staat verlaten.
Hij heeft in de schole ( alias de schaliën) gelegen : hij
heeft in ’t gevang gezeten.
’t Is lijk ’t vijfde wiel aau 'ne wagen ; dat is er te vele.
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62
Het zal wel aan den dag komen: dat zal wel geweten
worden .
Zijnen gang gaan : voortgaan.
Hij drinkt lijk 'ne snoek: drinkt gretig.
Hij naait met blauen twijn : yt is ’nen bedrieger .
Hij heeft zooveel honger als de zee dorst : geen honger.
't Is 'n en engel op strate, en 'nen duivel in huis : hij is
brave als hij gezien wordt, maar anders is hij boos .
't Is lijk 'ne verhongerde wulf : eet geweldig .
Hij is deur aile waters gewasschen : heeft van ailes
tegengekomen,
Hij ligt lijk een zwijn: op een onbeschofte wijze.
Hij steekt overal zijnen neuze in : moeit hem met ailes .
Hij is zoo rost als 'ne vos ( alias koe).
't Zal er spannen : moeilijk gaan .
Hij is zoo vet als een molleke.
Zijn fortuine springt op krukken : hij is op het punt van
arm te worden .
Het haar zou ervan deur zijn mutse groeien : men zou
ervan arm worden .
't Is 'ne pekbroek : waar dat hij zit3 geraalct hij moeilijk
weg.
Hij staat scherp: hij heeft grooten honger; of : hij is wel
bereid.
Hij zal er zijn katte van spreken : hij en zal het niet
doen.
't Is zoo wit als de sneeu.
Zijn garen is vernesteld : hij zit in moeilijke omstan -
digheden.
Hij geeft lijk een verwe koei : geeft vele.
't Is 'ne kerel van zijn eerste broek: hij en is nog maar
in dienst gegaan .
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63
*t Klinkfc lijk een belle.
Men mag geen doorns handelen zonder handschoen :
men moet voorzorgen nemen met aardige menschen.
Hij is zoo nuchter als een kalf : hij en heeft nog geen
voedsel genomen .
Niet en weefc niefc en deert : men zal geen verdriet
hebben in iets dat men niet en weet.
Hij is zoo stijf als ’ne stok.
Hij slaat overal zi jnen haak in : hij moeit hem met ailes .
’t Is zoo zoete als zeem.
’b Is beter geëfcen als ’t bedde versleten : H is beter tcel
eten als ziek worden .
Loontje komt om zijn boontje : men ontvangt loon naar
werk.
Hij wierd den ni j per op de steert gezet : hij wierd
gedwongen.
Hij heeft u van Caïphas naar Pilatus gezonden : hij
heeft u van den eenen naar den anderen gezonden .
Me zou }b naar de weêrlicht zenden : dat verveelt .
Noord, Oost, Zuid, West, Phuis best.
Hij is zoo hooveerdig als ;ne pau: zeer hooveerdig.
Yan den osse op den ezel springen ; plotselmgs van
onderwerp veranderen .
't ls zoo juiste als goud : zeer juiste.
Zulk *nen tronk ( alias ei), zulk een jong: zulke ouders ,
zulke kinders.
Hij luistert lijk eën vinke : aandachtig .
Hij heeft de kost voor }t knabbelen : hij eet en drinkt
kosteloos .
Hij schreeut lijk me zou zeggen hij wordt het vel
afgedaan : schreeut geweldig .
Zoo verre als dat zijn oogen dragen kunnen : zoo verre
als dat men kan zien.
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64
Mefc het fluitje gewonnen, en met het trommelke ver-
teerd: gemakkelijk gewonnen, is gaue verteerd .
Het is tôt op den draad versleten : naar versleten .
Aile bout en is geen timmerhout: niet iedereen , of: niet
ailes en dient voor die zake.
Hij zit bachten de grendel : in ’t gevang .
Hij wilt vele op zijn hoofd zetten : vele te zeggen hebben.
’t Is een van 'fc rechter bedde: ne rechtschapene mensch.
Eigen lof stinkt.
Hooge van gemoed, maar leege van goed: hooveerdig
zijn y en niets bezitten.
Hij stond te beven lijk een jufvroubondje : hij beefde
geweldig.
Veel handen maken licht werk : als er veel arbeiders
zijn , }t werk wordt gemakkelijk .
Hij heeft vingers lijk spellewerkstokskes: dunne vingers.
Haast en spoed zijn zelden goed.
’t Brandde lijk vlas : geweldig.
Goê ware prijst heur zelven : goê ware en moet niet
geprezen worden.
’t Is zoo groene als gras.
*t Is musschegoed : ’t zijn kwâ gasten.
Groote huizen zijne groote kruisen : in de grootste
huizeny is er dikwijls meest tegenspoed.
Hij krinkelt hem lijk een slange.
Aangeboden goed en is maar half geld weerd.
’t Is zoo plat als een zeske.
Hij is er van t'huis gekomen : hij is ervan uitgescheiden .
Hij heeft een stemme lijk *nen dunder: een zware
stemme .
Twee honden aan een been, komen zelden overeen :
twee persoonen die op de zelfste zalce begocst zijn, komen
dikwijls in twist f
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65
Een goed peerd wordt op stal bezocht : goê zaken, of
per80onen komt men vragen.
Dat is een ander paar mouen : dat is iets anders.
Hij is zoo frisch als *nen bliek : hij is zeer fnsch.
Hij gaat lijk op eiers : voorzichtig.
Hij is zoo hooveerdig als een katte die derms sleept :
zeer hooveerdig .
Ze komen overeen lijk honden en katten : slecht overeen.
Hij is zoo gelukkig als ’nen engel : zeer gelnkkig.
Een beetje geven en een beetje beloven : iets maar
half doen .
Iemand den duivel aandoen: tergen.
Hij speelt kaarte op tafel : hij toont de zahe lijk dat
ze is .
Een kermesse is een geeselinge weerd : men mag wel
iets lijden voor wat vermaak.
}t Snijdt lijk een vliem : ’t snijdt geheel wel .
Hij krijgt zooveel slagen als dat hij haren op zijn
hoofd heeffc: geweldig veel slagen .
Ge mengt op aile twee uw ooren slapen : gerast slapen.
’fc Is zoo waar als dat ik het z egge : zeer waar.
Iemand het mes op de kele zetten: iemand dwingen .
Hij heeft laten in zijnen nekke schippen : met hem
laten spotten .
Ik heb hem vaste : ik versta wat hij wilt ; of : ik heh
hem bedrogen .
Hij stond te kijken lijk *nen uil vôor een ankergat :
dom te zien.
Hij is deur de mande gevallen : hij en heeft niet gelukt .
*t Is zoo diepe àls de zee : zeer diepe.
Ik zie liever zijn hielen als zijn teên : }k zie hem liever
vertrekken als komen .
5
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66
Hij is zoo guizig als een zwijn : zeer guhig.
Hij is zoo lang als 'nen boom : zeer lang.
Zoo rap als tellen : seffens ; — zeer rap.
’k Zal hem spreken tusschen vier oogen : hem aleene
spreken.
Hij zit lijk 'ne kater op een werkene sargie : zit sterh .
Hij heeft zijnen tijd gehad lijk de braambeziën : hij
heeft zijnen tijd gehad van werken en genieten.
Zijne wagen is in 't slijk gezonken : hij zit in groote
moeilijkheden.
Hij zwelt lijk een padde.
Drinken lijk 'nen tempelier : vele drinken .
Dat ze al in ééne zak zaten, 'k en zou niet weten wien
bovenschudden : en vind er g een verschil in.
Kaarten en is geen ganzen wachten: Jcaarten is een
werk van oplettendheid.
’t Is zoo fijn als zijde.
't En is 't kleed niet dat de pater maakt : aan H uit -
wendig en kent men de menschen niet .
Hij is zoo mager als een kraaie {alias een grate) : zeer
mager.
Kleene veugelkes maken kleene nestjes : elk handelt
volgens zijn vermogen .
Ik schuw hem lijk de peste ( alias de dood) : vluchte
hem als een groot kwaad.
Hij is zoo vet als een slekke.
't En is al die vijffcien stuirers niet: ’t en is om die
reden niet.
Daar zijn nog al koeien die Blare heeten : daar zijn
nog al zulke menschen (of : zulke voorwerpen).
Hij is grootsch in zijn wapens : zeer hooveerdig.
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67
Boven zijn meester kraaien: meer willen te zeggen
hebben dan zijn meester.
’t Is nu op ’nen nieuwe kerf : ’t is nu t’herbeginnen.
’t Geld en heeft geene steert ( alias meester) : men
geraakt het geld gemakkelijk kwijt.
’t Is gemakkelijk in een anders laken ( alias vleesch)
te sniên : een ander beschaden is gemakkelijk .
Hij babbelt lijk een vischwijf : babbelt geweldig.
Hij stond te brieschen lijk ne leeu: s tond in groote
gramschap.
Die een kruis ontloopt, komt er twee tegen : die eene
moeilijkheid tracht te ontwijken, komt nog meer tegen .
Het gloeit lijk ’nen oven : ’t is zeer heet.
Ze komen overeen lijk Manten en Kalle ( aliàs twee
trommelstokken) : komen goed overeen .
Hij komt van Caneghem : hij is geheel onnoozel.
Hij is zoo kwaad als een mussche : zeer kwaad.
Hij wilt hooger reiken als dat zijnen arm lang is : meer
doen dan hij kan.
Hij kweekt een katte in zijne kelder : hij gceft gelegen -
heid aan de booze van kwaad te doen .
Hij is zoo sterk als 'ne leeu.
Hij zit lijk een die gebakken heeft : zit lui.
Met ’t katjes pootje kastanjen uit ’t vier halen : een
winste trachten te bekomen, bij middel van een ander.
Wij zullen het God en de meulenare laten scheên :
wij zullen die zake gerust laten.
Die komt van niet tôt iet, en kent zijn zelven niet.
’t Is kattemuziek: leelijk muziek.
Hij heeft de klokke hooren luiden, maar hij en weet
niet waar dat de klepel hangt : hij heeft de zake hooren
vertellen , maar hij en verstaat er niets van .
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68
Hij heeft zijn kanse verkeken : hij heeft de gelegenheid
laten voorbij gaan.
Hij heeft een hoofd lijk 'ne kobbejager : zijn haav is
vernesteld.
Hij laat zijn ooren hangen: hij is vemederd.
Katten in zakken koopen : iets koopen zonder het te
hennen .
Hij is zoo gerust als een lammeke.
't Is een kruideke roer mij niet : hij is teer.
Hij klapt lijk een kalf : klapt dwaas.
Hij heeft 'ne kop lijk 'nen olifant : een groot hoofd.
Hij heeft 'nen nekke lijk een vet zwijn: zijnen nekke
is zeer vet.
Hij en weet niet van wat oud pijlen gemaakt: hij is
doodarm.
Hij snakt ernaar lijk 'ne visch naar 't water: hij
verlangt ernaar.
Hij is zoo wreed als 'nen tijger : zeer wreed.
Hij wordt gemeten met de zelfste mate waarmeâ dat
hij een ander gemeten heeft: hij wordt hehandeld lijk
of hij een ander behandeld heeft.
Men zou een huis op die man geboud hebben : die man
zag er geheel sterk uit.
Hij laat hem verkoopen waar dat hij bij staat: hij laat
hem bedriegen binst dat hij erbij is.
Hij is zoo arm als Job : hij is zeer arm.
Hij legt Sinte Pieter boven Ons Heere: neemt eerst
het beste en dan het slechtste .
Hij ging uit lijk een keerske : stierf zachtjes.
't Stond zoo dikke als 't haar op den hond ; }t stond
geheel dtlcke •
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69
Als er ’nen bond hooi uit de lucht valt, hij valt voor
*nen ezel zijn mnile : ’t zijn gemeenlijk de deze die het
minet verdienen, die best varen.
’t Is zoo hart als ardnin.
Hij is lijk van kwik gemaakt : hij en is nooit gerust.
’t Rekt lijk een kouse : rekt geweldig.
Hij viel op zijn pooten lijk een katte : wist wel wat ’
geantwoord.
Hij heeffc er den ezel gemolken : heeft niets bekomen .
’t Viel hem harfe op de mage : ’t was hem geheel
onaangenaam.
’k Hebbe zijne pois gevoeld: ’k heb trachten zijn
gedacht te kennen.
Hij is er van een kwalijke reize t’huis gekomen: hij en
heeft er niet wel gevaren .
Ze gelijken malkaâr lijk twee druppels water: gelijken
malkaâr zeer goed.
’t Is zoo breed als dat ’t lang is : ’t is gelijk.
Zijn koekebrood ( aliàs wittebrood) vooren eten.
Ge moet van den nood een dengd maken : ge moet altijd
tevreden zijn .
Hij is gekleed lijk ne rouen ajuin : warm gekleed.
Hij kijkt lijk me zou zeggen hij heeft azijn gedronken :
hij ziet er mistevreden uit ,
Ge moet het pakken van waar dat ’t komt : ge moet de
meneeh aanzien die ’t zegt, of die ’t doet .
Hij heeft ’ne mond lijk een scheurdenre (aliàs schenr-
poorte) : ’ne groote mond .
Hij heeft a blaue blommekes opgevest: hij heeft u
leugens verteld.
’t Is met zijn mutse naar de mane smijten : ’t onmoge •
lijke willen •
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70
Hij gaat er deure met vuile voeten : hij werkt er stout
deure.
’t Slait lijk een peperbusse : }t sluit dichte.
’t Is dikwijis overtrokken lucht bij hem: hij isdikwijls
mistevreden.
Hij weent lijk een kind : weent geweldig.
Die te schepe is moet varen : die iets begint moet eraan
voort doen.
’t Is moeilijk van ’nen ouden boom te rechten: men
kan moeilijk oude menschen verbeteren.
Hij heef t daar een mondje gedaan : vele geëten .
Ik zie ze vliegen : ik heb honger.
Hij zit met zijn duimen in ’t vet: hij vaart wel.
’t Loopt af lijk een bobijntje: H gaat gemakkelijk .
Hij is zoo dom als een kalf.
De paster en doet geen twee messen voor êen geld :
men zegt niet geern tweemaal H zelfste.
Hij is zoo doof als ’nen erpel ( alias moor) : zeer doof.
Hij zit lijk op doorns : hij en zit op zijn gemak niet .
Hij heeft haar lijk ’nen das.
’k Zal wat aan de karre steken: *k zal een weinig
meêhelpen ,
Hij leeft lijk ’ne visch in ’t water : gerust .
’k Vage dat aan de zeule van mijnschoen: daarvoor
en ben ik niet ontsteld.
Iemand uitschelden lijk een vischwijf ( alias voor stin-
kende visch) : geweldig uitschelden .
Hij kreeg zooveel appels als peren : hij heeft zonder
voordeel voort gezonden geweest .
De winter staat v6or de deure : de winter is aanstaande.
Twee vliegen met ééne lap slaan : twee zaken te gelijk doen •
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71
Hij zal er zijn kleeren aan sohenren : hij zal er schâ
aan doen .
Ze zijn op de zelfste kam gesobor en (aliàs in de zelfste
kanne gekweekt) : ze zijn in *t zelfste gcval.
Hij zit tusschen twee vieren : hij zit al beide Icanten in
moeilijlcheden.
Hij is gekleed lijk 'ne schooier.
Hij kan klemmen lijk een katte : goed klemmen.
Zijn hoedje naar de wind draaien : iemand trachten te
behagen .
Hij heeft een neuze lijk 'ne kloef : een groote neuze.
't Is potje met pollepelke : ze zijn aile twee çven slecht •
Hij speelt lijk een kattejong : hij speelt vroolijk.
'k Zal hem op den hekel zetten : ’k zal hem straffen .
Hij wroet lijk 'ne mol : hij schart in de grond.
Zijn hennen leggen met hunne steert naar de markt:
hij verkoopt al zijn eiers.
'k hebbe er genoeg mijn hoofd op gebroken : }k heb het
genoeg overlegd.
Hij verlangt ernaar lijk den duivel naar een ziele.
Hij zou voor u deur 't vier loopen : hij bemint u zeer.
Hij peist dat hij het is : hij is hooveerdig .
Geheel de zake is in duigen gevallen : de zake blijft
steken .
Hij heeft een meske in zijn moue : hij is hooveerdig .
't En is geen katte om zonder handschoen te pakken :
hij is moeilijk te behandelen .
Hij is gekortvlerkt : hij en is zoo vrij niet meer .
Hij zit lijk op vier ( aliàs distels) : hij en zit op zijn
gemak niet .
't Zijn geleende broodjes : ’t zijn verdiende straffen .
Ge zit in zijn rechter moue : ge zijt zijne vriend .
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72
Hij heeft *nen hais lijk *ne reiger : ’ne langen dunnen
hah.
Hij wordfc van zijn eigen vlooien gebeten : zijn eigen
werken benadeelen hem .
't Zijn aardappels lijk dorren van eiers: zeer goede
aardappels.
't En zijn niet al ezels, die lange ooren hebben: ze en
zijn niet al dwaas, die er dwaas uitzien .
't Is zoo donker als in d'helle ( alias helledonker).
Hij is zoo dom als de zeule van mijne schoe : zeer dom .
't Is ne veugel voor de katte : hij is verlvren .
Geeft hem een sneê in zijn oore : doet hem maar vele
betalen .
Hij zweet lijk 'nen das : geweldig.
’t Vervliegt lijk 'ne rook deur de kave : ’t gaat liaastig
voorbij .
’t Is zoo licht als een pluimke : zeer licht.
Hij en is zoo zot niet als dat zijn mutse staat : hij is
slimmer als dat hij er uit ziet.
’t Is ne vint lijk 'nen boom : }ne streusche vint .
*t Is *k wille en *k en kan niet : ’t is willen groot doen
met kleene middels .
Hij liet zijne stok in den brand : hij liep weg zonder
zijne stok meê te nemen.
’t Is 'ne warme veugel : hij is rijke .
Hij heeft beenen lijk 'ne reiger : lange dunne beenen .
Hij keerde zijne wagen : hij ging ervan deure.
’t Is een mngge van een vintje : een deerlijk vintje .
Hij beeft veel wind onder zijn sleppen : hij is zeer
hooveerdig .
Hij trekt zijn ooren in : hij zwijgt .
Hij is zoo gran als een padde.
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73
’t Draait lijk Jnen top.
Potje breekt, potje betaalt : wat men breelct moet men
betalen.
Hij heeft een herte lijk 'ne steen : hij is zeer ongevoelig.
De oude liedjes zijn de beste (men voegt er soms bij :
Sint-Rochus tegen de peste) : de ' oude gebruiken zijn de
beste .
Hij liegt lijk 'ne kwakzalver : hij liegt vfile.
Hij loopfc rond lijk een henne die moet leggen : hij en
staat nooit stille.
Hij is zoo venijnig als een slange : }t is ne groote
kwaadspreker.
Hij geeft appels voor citroenen : hij is 9nen bedrieger.
Hij zal van 't bedde op 't strooi geraken : hij zal arm
worden.
Dat zal hij moeten uitzweeten : dat zal hij boeten.
Hij gaat stap en half : hij neemt groote stappen.
Hij is gekleed lijk 'nen baron: prachtig gekleed.
Die niet besnot en is en moet zijn neuze niet vagen :
die niet plichtig en is, en moet hem niet verontschuldigen.
Hij is zoo net als 'ne perel.
Hij heeft d'hand boven 't water : hij is uit de moeilijk -
heden.
't Is soepe lijk olie : zeer vette soepe.
Hij is de zot van de bende ( alias gilde) : elk spot met
hem.
Hij wringt hem lijk een wisse ( alias paling): hij wringt
hem langs aile kanten.
Dat is troef in zijn kaarte : dat is hem voordeelig.
Hij heeft er een handje van : hij kan het zeer goed.
Men zou er zijn oogen op uitkijken : H is machtig schoone .
Hij mocht opkramen : hij mocht vertrekken.
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74
’t Is: soepke ziefc ge mij : vette soepe.
’t Hangt aan een draadje : ’t is gevaarlijk.
Àlzoo niet geboerd : alzoo niet gehandeld.
Hij ziet af lijk 'ne martelare ( aliàs peerd): hij lijdt vele.
Geen boomen zonder knuisten : geen menschen zonder
gebreken.
Hij zit op 't kantje van den nest : hij is op het puni
van arm te worden.
’t Is ne fijne speurhond : ’ne goên onderzoeker.
Hij heeft een leven lijk 'nen bond : een onaangenaam
leven.
Zijn beste kleed is uit de voude : hij en handelt zoowel
niet meer als in ’t begin.
Zoo recbte als 'nen pijl uit den boge ( aliàs een keerske):
zeer rechte .
Lijk dat het gekookfc is, moet het geëten worden :
lijk dat het bereid is, moet ’t vervrocht worden.
Het is Caneghem- (aliàs Couckelare-) noene : ’t is een
laat middagmaal.
Hij en zal er zijn brood niet drooge eten : hij en zal
het er niet gemakkelijk hebben :
Kwâ kruid en bederft niet : booze menschen genezen
gemakkelijk.
Hij heeft 'ne gebreiden buik : hij kan vele eten.
Mijn haren rezen te berge : ’k was ervan verschrikt.
nij heeft een geheugen lijk 'nen olifant: een goed
geheugen.
Geheel 't spel draait op zijn duimke : ’t is hij die geheel
de zake bestiert.
Hij kent het lijk zijnen Onze Vader : zeer wel.
Kwâ vel geneest wel: booze menschen genezen gemakkelijk .
Hij is zoo moê als 'nen hond : zeer moê.
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75
't En zijn maar pieters : *t is verkrenkte wave.
De brandsneê is a£ : }t en is niet meer nieue.
Hij slaapt lijk een rooze : slaapt gerust.
Hij is t'enden aile markten (alias t'enden zijn Latijn) :
hij en weet niet meer wat gedaan .
Hij is geschoren zonder zeepe: bcdrogen.
Hij zit er op te waken lijk een katte op 'ne muis :
zit er goed op te waken .
Hij heefb 'nen hekel tegen u : hij is u vijandig.
Hij heeft zijn eigen zelven in de zak gesteken : zijn
zelven moeilijlcheden aangedaan .
Een appelke sparen tegen den dorst : iets bewaren
tegen den nood.
't Is een huisduiveke : hij gaat weinig uit .
Hij zal uw panne vermaken : u slagen geven .
't Eene is 't eene, en 't andere is 't andere ( alias : 't Eene
is Steene en ’t andere is Leffinghe) : yt is gelijk.
Klappen van kraaien en eksters (alias van kraaien en
veugels vangen) : klappen van kleenigheden .
Hij heeft 'nen asem lijk de peste : zijnen asem stinkt.
Hij en is maar half gebakken : hij en heeft maar
weinig oordeeL
't Is een slangevel : hij is taai.
Hij heeft 'nen baard lijk een geete : ’ne lange mageren
baard.
Hij eet veel kropsalâ: hij heeft veel verdriet.
Hij doet lijk een kind ten huize : hij doet wat hem behaagt.
Ge moet het hem deur den baard wrij ven : ge moet
het hem verwijten.
't Is zoo hart als 'ne kei (alias koppekei ; — bard).
't Is ne slimme vos : hij is zeer slim .
Hij kan lezen lijk 'nen advokaat : zeer wel lezen .
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76
Ze zijn al rijke die van verre komen : voor vreemdelingen
is boffen gemakkelijk.
Hij heeft een hondeneuze : een goê reuke.
Hij en keert er zijn hand niet vooren omme : het is
hem gelijk .
Hij is zoo valsch als een katte.
Men moet het kind 'nen name geven: men moet entwaar
ne reden zoeken.
’t Is ne viezen apostel [alias apotheker ; — soldaat) :
’t is ’nen aardige kerel .
Hij is zoo slak als een slunse: zeer slak.
’t Zal aan uwe vlieger gaan vriezen : ge zult slecht
varen.
Die vint weunt in 't vrouestraatjo : die vint is door zijn
wijf overmeesterd .
Dat ’t 'nen hond ware hij zou bijten: ge ziet niet wat
ge zoekt en ge zijt ertegen.
’t Zijn klaps tegen de vaak : onnoozele redens .
Hij is geleerd lijk 'nen advokaat.
't Geld is 'ne sloter die op aile deuren past : met geld
bekomt men ailes .
’t Is een oolijke ratte : hij is zeer slim.
’t Is zoo geel als de dorre van een ei.
Hij mag t'avond met twee keersen eten: hij heeft
vandage wel gelukt.
Hij heeft een scherp tongske: ’t is ’nen booze klapper,
Hij gaat in de gilde van de gelapte broeks: hij trout.
’t Is zoo klaar als 'ne spiegel ( alias de zunne).
Hij heeft er zijn katte gezonden : hij en is er niet gegaan.
Hij is zoo naakt als 'ne puit: hij en heeft g een kleeren
aan zijn lijf
’t Is een serpent : hij is slim en boos.
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77
*t Vergaat lijk de sneeu voor de aunne : *t vervalt spoedig.
Hij heeffc stokvisch geëten : hij heeft stokslagen gehad .
Hij werkt lijk een slave (alias peerd) : werkt vele .
Hij ligt onder de groene sargie : is begraven.
’t Zijn twee zielen in 'ne zak : zij komen goed overeen.
'k En wete nog niet welke munte dat hij slaafc: }k en
hebbe nog geen geld van hem ontvangen.
Hij heeffc een maalslofc aan : hij en ma g niet spreken .
Hij heeffc 'nen breê rugge : hij kan vele verdragen .
Hij wordfc er gehandeld lijk 'non hond : slecht behandeld.
Die op geenen boom en klemt, en zal er niet van vallen :
die hem in H gevaar niet en begeeft, en zal er niet in vergaan.
Hij is zoo dom als 't gafc van den oven : zeer dom .
Er en zal daar geen haantje naar kraaien : er en zal
daar niemand iets van weten .
Hij heeffc een bulte lijk 'ne kemel.
Hij heeft ware voor zijn geld: hij krijgt loon naar
verdiensten .
Hij en kenfc geene letter zoo groot als een huis (fce
Brugge : zoo groot als den hallentorre ; — te Dixmuide :
zoo groot als de pafcerskerke) : hij en is niet geleerd.
Ge en kunfc geen koe op een haar scheren : ge en kunt
geen werk al te zindelijk doen.
Hij praafc lijk 'ne papegaai : klapt vele en onverstandig .
Hij lachfc in zij ne vuisfc : lacht er in ’t stille meê.
Hij is gestorven lijk 'nen hond: gestorven arm en
verlaten ; of : zonder Oerechten.
Iemand 'fc haar van zijn hoofd zeggen: veel zottigheden
zeggen.
Hij zit daar lijk 'ne kluizenare: eenzaam.
Hij zit met zijn gat vol schuld ( alias tôt over de kop
in de schuld) : hij heeft veel schuld .
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78
Den ouden dag en komt aleene niet : ah de mensch oud
wordt, zieTcten en kwellingen overvallen hem.
*t Is een suikermondje : hij houdt vele van zoetigheden.
Ze en kunnen malkaâr niet loochenen : ze gelijhen maU
kaâr goed .
Kleed *nen ezel lijk of dat ge wilt zijn ooren komen
altijd uit: men Jean altijd ’nen dwaze mensch kennen.
’t Is harefijn.
Hij heeft kaken lijk 'nen trompe tfcer: dikke kaken.
Luiaards zweet is gaue gereed : de luiaards zijn gaue moê.
Hij is van *t katje gewassehen en van *t molleke afge-
droogd : hij is vuil.
Hij schuifelt lijk *nen nachtegale : schuifelt zeer wel.
Hij en ziet niet verder als dat zijn neuze lang is :
hij heeft weinig vooruitzicht , hij is bijziende .
Hij heeft 'nen nagel in de kerke : hij is kerkbediende.
Hij heeft hem versmoord eer dat hij 't water kende :
hij heeft een zake ondernomen zonder te weten wat eraan
vast was.
Men heeft er hem ’t gat van den timmerman getoogd :
hij is er weggejaagd .
*t Is gemakkelijk riemën sniên uit een anders leer :
H is gemakkelijk het goed van een ander te nemen.
Ne stok in 't wiel steken: een zake doen tegenslaan.
Hij en is den broeder niet : niet wel te passe.
6e moet rechte in uw schoen gaan: ge moet zien dat
ge wel handelt.
Dat en eet geen brood : dat bewaren en kost niets.
Geld op stake is beuter bij de visch: seffens betalen
is allerbest.
Hij heeft een handje toegesteken : wat geholpen .
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79
Hij is daar leelijk zijn bolle gewassohen : heeft daar een
goê vermaninge gekregen.
Hij stond te beven lijk een riet : beefde geweldig.
't Geld op de struik leggen : hout stelen.
Ze vlogen er zoo dikke als de sneeubrokken in de
winter ( alias : als de musschen) : daar waren er vele,
Men zou ervan de passie preêken : men zou er bitter
over klagen.
Zoo rap als de wind : zeer rap.
Hij staat te kijken lijk 'nen hond op een zieke koe:
staat treurig en radeloos te kijken .
Hij droogt uit lijk 'nen tak bout: zijn gezondheid ver -
siecht ; of : hij verliest geheelzijne moed .
Hij kan zwemmen lijk 'ne steen : hij en kan niet zwem-
men.
Iets koopen met vier vingers en 'nen duim : iets stelen .
Ge zult er tegen vliegen : ge zult vermaand of gestraft
worden.
'Ne keer weelde en is niet altijd armoê: als men de keure
heeft , moet men zijn zelven wel doen.
Waar dat bet berte van vol is, loopt de mond over : als
men gedeurig met iets bezig is, men klapt er geern van.
Hij was lijk van d'hand Gods geslegen ( alias : Hij was
lijk in den naam des Yaders geslegen) : was verrast en
verwonderd.
}t Geld danst in zijne zak : hij en kan zijn geld niet
houden.
't Buikske gevuld, 't berfcje zoekfc ruste: iemand die wel
geëten heeft rust geern.
Hij is zoo flau als 'ne geernaart : zeer flau.
Ge moet dansen lijk of dat hij schuifelt : ge moet naar
zijn gedacht handelen.
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80
Hij rolfc zijn matten op (alias: zijn schilderije) : vertrekt
uit noodzakelijkheid.
Hij eet lijk 'nen dijkedeiver : eet vele .
Hij heeft een kele lijk *nen beer : hij kan luide roepen.
Dronke gezeid is nuchfcer gepeisd ( alias : Dronke mond
zegt zijn hertegrond) : als ietnand dronke is} hij brengt
zijne geheimen uit .
Hij heeft zooveel zinnen als geernaarts pooten : hij is
zeer veranderlijk van gedacht .
Hij heeft een kele lijk ’nen trachter : hij drinkt
gemakkelijk .
Hij is zoo mager als 't hout van de galge : zeer mager .
Zijne meulenen draait niet: zijn zake en lukt nietgoed .
Hij slaat erop lijk op 'nekafzak: slaat er geweldig op.
Zijn kanse verzitten : door traagheid een goê zake
verliezen.
’t Is zoo waar als dat ik leve ( alias : zoo waar als biech-
te): zeer waar.
Wator putten met een mande : nutteloos werk doen.
Hij heeft u 'nen tand getrokken : hij heeft u bedrogen.
De vroue — Ze draagt de broek, en toen weunt de man
in de vroue : ze is meester.
Hij heeft daar een voetje vooren: hij is daar de vriend.
Hij staat met zijne mond vol tanden: hij en weet niet
wat gezeid .
Hij mocht er zijn voeten onder tafel steken : hij mocht
er eten.
Zijnen haring en braadt er niet : hij en lukt er niet.
Hij en is in den haak niet : hij en is niet wel.
*t Is zoo bitter als galle.
Ge moet gij weten of uwe moor ruischt : ge moet weten
hoe uw zaken staan.
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81
Hij heeft twee maten en twee gewichten : hij oordeelt
de zelfste zake op twee wijzen.
Hij was zoo sfcille als een muizeke : zeer stille.
Tweelanten en een vier maken 'nen boer bijstier : *men
mag geenvier maken en licht ontsteken als }t niet noodig
en is.
Hij grolfc lijk: 'nen beer.
In de zelfste kam geschoren zijn : in ’t zelfste gcval zijn .
*s Avonds zijn al de katten grau: in den donkeren en
lkent men niemand.
Hij kruipt lijk een katte : kruipt stillekes .
Den nagel op de kop slaan: de zake goed beantwoorden.
Hij plooit lijk een wisse.
Nieue heeren, nieue wetten : andere overheden, andere
gebruiken.
Hij zit in uw rapen : benadeelt u.
Hij zingt lijk ’nelijster : zingt zeerweL
Elk huis heeft zijn kruis: elk huis heeft zijn kwellingen.
Niemand en is profeet in zijn land ( alias : geen zand
wordt verheven in zijn land) : niemand en is beroemd in
zijn land.
Geen huizen zonder ruizen : elk huisgezin komt zijne
moeilijkheden tegen.
Hij is zoo fel als een peerd.
Hij jankt lijk een kind.
Ge moet de zake met heuren narae noemen : ge moet de
zake zeggen lijk of dat ze is.
Hij is zoo lui als 'nen ezel.
Hij heeft er 'nen oom van dood : hij en zoekt dit of
dat niet te doen.
Hij heeft schoen lijk oorlogsschepen.
*t Yergaat lijk de rook: }t vergaat in niets.
6
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82
Hij zit alfcijdop mijn hielen : hij komt altijd achteY mij.
Hij en heeft geene lepel meer om uit te eten : hij is zeer
ami geworden.
Hij is bekend lijk kwâpenning : overal gelcend.
Daar en gaat niet anders weg als de rook deur de kave:
daar leeft men zeer spaarzaam.
’t Gtone dat hij zegt gaapt lijk ’nen oven: ’t gene dat hij
zegt is buiten twijfel .
Hij was zoo blau als een schorte.
Klappen ten vijf en twintigen uit [alias: klappen
hageltje water; ofwel: afloopen lijk een bobijntje) :
gedeurig klappen , zonder eindigen.
Hij is ’t gewend lijk den duivel ’t branden : hij is ’t
gewend, omdat hij niet voorder en kan.
’tKlinkt gelijk een geborstene klokke : ’t klinkt slecht.
Liegen voor een oordje ’t voer : vele liegen.
Hij is zoo onnoozel als een kieken : hij en heeft geen
verstand .
De occasie maakt den dief .
’t Stinktlijk de peste.
De slekke komt er zoowel als de puid : een trage aan~
houder doet zoowel zijn werk als een haastigaard .
’t Is zoo zout als pekel.
Hij is deur de ooge van een naalde gekropen : hij is
met moeite aan eengroot gevaar ontsnapt.
Hij zal weten aan wat prijs: hij zal ervoor gestraft
worden.
Hij en onthoudt maar van ten twaalven tôt den noene :
hij heeft een slecht geheugen.
Hij eet met lange tanden : hij en eet niet smakelijk .
Hij is daar leelijk zijn vlooien gevangen : hij heeft daar
slecht behandeld geweest .
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83
Maakt dat de ganzen wijs: dat zijn prullen.
Hij en zal in geen twee grachten gelijk loopen : hij en
zal hem in geene iwee moeilijkheden te gelijk steken.
Hij en zal er niet vele van vergeten : hij en kent er niet
vele van .
Het is al eene pekel : het komt overeen uit.
't Moet donker zijn waar dat hij zou verdolen: *t zou een
moeilijke zake moeten zijn, om hij er niet deure te geraken .
Ge moet eenooge in 't zeil houden : ge moet wat waken.
Hij drinkt lijk een beeste : hij drinkt onmatig .
Hij heeft de voile lepel : hij mag er zoovele van genieten
ah hij wilt.
Hij is zoo heesch als 'ne koekoek : zeei' heesch.
Hij zit te zien lijk 'nen uil deur een gotegat : hij ziet er
dom uit .
Hij heeft eenherfce lijk een brood (alias: koekebrood) :
een groot herte .
't Is 'ne papiereveugel : 'ne flaue man.
't Gaat lijk een liere van 'ne cent ( alias : 't gaat lijk
een liere op 'ne Zundag) : H gaat zeer wel.
Een ongelnkkomt zelden aleene: een ongeluk veroorzaakt
er dikwijls nog andere.
Hij liegt lijk 'ne ketter ( alias : dat het kraakt) : liegt vele .
De einden van 't jaar aaneen knopen : met zijne inkom -
sten kunnen leven.
Hij is zoo vet als 'nen otter : zeer vet.
De pot verwijt de ketel dat hij zwart is: den eene
sleehte mensch verwijt den andere slechten.
Hij ligt op de strooizak : hij is arm.
Op 't einde van 't jaar met twee letters^ spellen : niets
over hebben op H einde van ' t jaar.
'tls een schaap : hij is onnoozel.
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84
Verhuizen met de lanteern aan den dissel : 3 8 nachts
verhuizen met schuld.
Ge meugt meêgaan op t'huisblijverkes wagen : ge moet
t3huis blijven.
Hij is bezig met pak en zak te maken : hij maakt hem
gereed om te vertrekken .
Zijnen beer danst : hij heeft honger.
Potstaken zullen boomen worden [alias : takskes zullen
boomkes worden) : kleene menschen zullen groot worden .
Hij was zoo bleek als de dood.
*t Is 'ne put zonder grond : er en is nooit genoeg gegeven
aan hem .
Hij is zoo gierig als een Jode.
Pap in de mond geven : de zake opgeven.
Ge zijt lijk van God gezonden : ge komtjuist van passe .
3t Is van 'ne zwarte pot dat men begrimd wordt : 3t is
van slechte menschen dat men beklapt wordt .
Hij heeft ooren lijk'nen ezel : hij heeft groote ooren .
Ja en Neen is lange strijd (alias: strijen) : 3tis moeilijk
overeen te komen als er niemand en wilt toegeven .
Hij heeft tanden lijk messen : scherpe tanden.
3t Is zoo zwart als laget.
Hij en ziet deur geen ander oogen : hij bemint hem
uitermate .
Hij heeft 'ne luis bachten ziju oore zitten : hij zit in
moeilijkheden.
De groote keerse gaat uit : de zunne gaat onder.
Hij heeft een ratte in de kop: daar is iets dat hem
kwelt.
Hij zit in 't drooge : in 3 1 gevang.
Zijn beste pijlen ziju geschoten : hij is 3t meeste deel
van zijn goed kwijt.
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85
Hij liegt dat hefc kra&kt*
Erenisd&ar geen oogske vefc op: er en is daar geen
profijt aan.
'fc Is 't droog brood : men kan dam slecht meê bestaan.
’t Is zoo drooge als hooi.
'fc Is een verloren kieken: hijgaat }ne slechte weg inslaan .
Hij roept lijk 'ne k ramer {alias : lijk 'ne schaliedekker) :
roept geweldig .
Hij heeffc in aile pufcten visch: hij heefè overal zijn
winste aan .
'fc Is 'ne Lazerusklipper : }t is een klaagpense.
Hij was Urias' bode : hij deed zijn eigen ongeluksbood»
schap.
Te Brugge: De Potterie is nog vol was: van de artikeh
welke wij behoeven, hebben wij nog eene goede hoeveelheid
ter be8chikkinge *
Hij heeffc een hoofd lijk een register: een goed geheugen
Hij heeffc een hoofd lijk 'ne mortier : een groot hoofd .
Die pek handelfc maakfc hem vnil : die met slecktenver*-
keert verliest zijnen name .
Hij vliegt lijk 'ne pijl uifc den .boge: loopt zeer snel ;
of: vliegt rechte.
De panne bij de sfceerfc houden : behouden wat men bezité
'fc Zijn al neufcen met gafcjes: }t is al bedrog .
Hij zifc op 'fc zand: hij is zijn fortuine kwijt.
Goê reken ingen maken goê vrienden; als men met te
vele en rekent} men wordt bemind .
Hij heeffc lange vingers : hij is }nen dief
Hij blonk lijk 'ne pau: blonk schoone.
In mijn beufcer en zit er geen haar : '/<? en bedriege niet.
'fc Zal overgaan lijk een dundervlage: H en zal niet
blijven demen .
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86
Hij is zoo zwart als 'ne kavevager.
Hij en staat er maar op een kwaad bladje: hij en heeft
er geen goeden name.
Rijpe en groene't staat hem al aan: hij is zeer begeerig .
't Is 't eeuig leven amen : het deurt zeer lange .
Hij moet zeven huizen en een ovenkot afgaan : hij moet
op vele plaatsen zijn .
Hij heeft het op mij gemunt: hij heeft het op mij
voorzien .
Hij heeft zijn lichte schoenen aangedaan: hij staat er
rap bij .
Hij zit leelijk in nesten: hij zit in groote moeilijkheden .
Hij is zoo dal als een klokhenne.
Hij huilt lijk 'nen hond : huilt geweldig .
Dat den duivel geen excuse hadde, ze schipten hem
uitd'helle: gij tracht u te vergeefs van voorwendsels te
bedienen.
Een deure maken om een venster te stoppen : grootere
schuld maken om kleenere te betalen.
Hij kan loopen lijk 'nen haze.
Hij zit aan 't kantje van den nest : hij is op yt punt
van arm te worden.
Hij is zoo voos als een râpe : hij is valsch.
't Zijn al stekken ( alias kerven) en snenven dat hij
geeft : yt zijn al bedekte verwijtsels die hij doet.
Iemand zijn zante geven : iemand verwijtsels doen.
Hij was daar moederziele aleene.
Zijn zaken springen op krukken : zijn zaken gaan flau.
Hij heeft zijn woord geëten: hij en heeft zijn woord
niet gehouden.
Men vindt gemakkelijk 'ne stok om 'nen hond te slaan:
men vindt altijd }ne reden om }nen duts te mishandelen .
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87
’t Sop en is de koole niet weerd : ’t voordeel en is de
moeite niet weerd.
Hij stond te bleuzen lijk een krieke : hij was geheel rood.
Hij zal de piut vijf groote betalen : hij zal }t wel hoeten.
Hij is zoo kwaad als 'nen hane.
Soorte zoekt soorte: slechte zoeken slechte, en goede
zoeken goede .
Hij is zoo krom als een pikke.
’t Is zoo plat als 'ne cent.
Men moet de zotben niet teekenen : men kan de zotten
gemakkelijk kennen.
Hij stond te stampen lijk een peerd: hij stampte
geweldig .
Al wat ge zegt is beuter aan de galge: al wat ge
zegt en baat niet.
’t Is zoo zeker als dafc ik hier sta.
Dat mijn zonden mij zoo leed waren, 'k ginge voor-
zeker naar den hemel.
't Is daar dat den hond gebonden is : daar is de reden.
Iets te barde brengen: iets doen uitkomen.
Geheel 't huis staat in rep en roer.
Hij speelt achter de gordijne: hij handelt bedekt.
Hij heeft een wijde moue: hij en is niet teer.
't Is een raadsel : ’t is een twijfelachtige zake.
Hij maakt van zijn mage 'nen apothekerswinkel : hij
neemt veel medecijnen.
Hij loopt tegen wind : hij werkt dé moeilijkheden tegen.
't Is altijd avond en noene in de winter : de dagen zijn
zeer kort in den winter.
Hij plaagt u onder duim: bedektelijk.
Hij heéft u daar iets opgehangen : leugens verteld, of :
iets gegeven dat niet vêle weerd en is.
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88
Nu zal de katte op de koorde dansen ( Gezelle : te choore
gaan) : nu zal de zake beginnen.
Ge en meugt daarop niet slapen : ge moet dàt seffens
doen.
Hij heeft er veel woorden den hais gebrokeu : hij heeft
' er veel over geklapt.
Hij zwemt tegen sfcroom : werkt de moeilijkheid tegen .
Hij is onnoozel geboren en sitnpel gewiegd : hij en
heeft niet veel verstand .
Het zal er u gereed zijn lijk te Kerstdag een hands-
vulle vliegen: gij en zult het maar met veel moeite bekomen.
Ge en meugt u niet laten in slape wiegen : ge en meugt
u niet laten bedinegen .
't Geld smelt [alias danst) in zijne zak : hij is }ne
verkwister .
Biecht maar rechtuit : zijt maar rechtzinnig .
Er is bij hem altijd entwat te kort of te lang: hij en is
nooit tevreden.
Hij kreeg *ne snak en 'ne snau: hij wierd onbeleefd
aangesproken.
Hij is naar den andere wereld : hij is gestorven .
Hij heeft dat uit zijnen duim gezogen : hij heeft dat
uitgedacht .
't En loopt er niet al deur een gootje : H en gaat er al
zoo gemakkelijk niet als men soms denkt .
't Ligt op zijn mage, hij en kan 't niet verteren :
H kwelt hem , hij en kan het niet vergeten .
Ze en kunnen malkaâr noch hooren noch zien : ze en
kunnen malkaâr niet verdragen .
Hij steekt altijd zijnen neuze op: hij en is nooit
tevreden.
Hij is daar op de rooster geleid: hij is daar vele beklapt.
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89
Hlj zou de rook nit de kave vâtigen: hij is zeer gierig.
Hij spreekt tegen zijn herte : hij en spreekt niet rechU
zimnig •
Hij trekt zijn tonge in : hij verandert zijn gezegde.
Hij en zon geene puit kwaad doen : hij en zou niemand
miehandelen.
*k Hebbe hem een goê nepe gegeven ( alias : Iemand
bij den grenadier trekken) : }k heb hem wel doen betalen .
Het heeft het gras van onder uwe voeten gemaaid
{alias: De bolle van onder iemands voeten loopen) : hij
heeft de zake betracht en bekomen die u toekwam .
Hij zou de menren opvliegen : hij is zeer oploopende.
Aan iemand den vollen toom geven: iemand geheel
vrij laten .
Hij is van de spanader gesneên {alias : Er en zullen
geen kobbenetten in zijne mond groeien) : hij kan wel
klappen .
Hij spant de kroone: hij is daar den bij z onder sten.
}t Geld en groeifc op mijne rugge niet: ik en bekom het
geld niet gemakkelijk .
Niemand en kan twee heeren dienen.
Hij en is niet vervrozen : hij is zeer slim.
Hij is een zwalpei: }nen drinker.
Hij mag daar een potje breken: hij is daar de vriend .
Hij heeft geheel diepe in den appel moeten bijten : vele
moeten toeleggen ,
Ge en meugt niot te wijd gapen : niet te vele rekenen.
Hij slaat hem met zijn eigen zweerd: hij benadeelt
zijn eigen zelven.
Er en is daar geen zalve aan te strijken : er en is daar
geen beteren aan .
'fc Papier is gewillig : men kan schrijven wat men wilt.
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90
De dagen en gaan maar open en toe in de winter:
de dagen zijn zeer kort in de winter .
’k Zal ’t zien of den duivel houdt de keerse : ’t zal gaan , .
of daar is kwaad meê bemoeid .
’k Wille dat ik ’t zage, zei den blenden, en hij keek met
zijn pitten : ’k zou het geheel geem zien .
Hij knaagt altijd aan ’t zelfste been: hij spreekt altijd
van ’t zelfste .
Lijk of dat de oude zingen, piepon de jongen : de kin-
ders volgen hunne ouders na.
’t Is lijk op een aande dat ’t regent: dat en doet niets
op hem .
Hij beeft meer armoê als de ratten in de kerke : hij
heeft zeer veel armoê.
’k En kan daarmeê mijne pap niet koelen: daarmeê
en ben ik niet tevreden.
Hij is daar den baard afgedaan : hij is daar bedrogen.
Men leeft wel met ééne Grod, maar niet met ééno
menscb : met moet met aile menschen wel handelen.
Hij heeft het in de mot : hij is het geware .
Hij eet het meug© ( alias : heuge) tegen meuge : tegen
zijn goeste.
Hij heeft azijn gedronken : moeilijkheden tegengekomen .
Hij speelt met zijnen kop : hij is grillig.
Iets op het tapijt brengen : iets aanhalen.
'k Heb hem zijn lesse gespeld: ’k heb hem een ver -
maninge gegeven .
Hij is zoo arm als de strate : hij en bezit niets .
De wulf in den bek loopen: ’t gevaar inloopen.
Krakende wagens loopen langst : de zieke menschen
leven dikwijls langst.
Hij heeft er een potje gebroken : iets misdaan.
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91
De put vullen als 't kalf verdronken is: voorzorgen
nemen als H te late is.
Op zijne poot spelen : gram zijn.
Hij wacht met zijn slinker hand : hij en wacht niet.
Hij is gevangen lijk 'ne luis op 'ne kam : hij is wel
gevangen.
Dat is ziendelinge in 't water loopen : vrijwiliig slecht
handelen .
Als ze aan ieder heiligen zijn keerske geven, onze
vrouwtje zal zonder lichtje staan : zij zouden tyenden zijn ,
indien zij aan elk hunne schulden betaalden.
Als g'het al wilt hooren en zien, heurt een zaatje in de
Zunne.
Zoo rijke als de zee diepe.
Die den name heeft van vroeg op te staan mag lange
slapen: die den name heeft van wel te doen mag eene
fout begaan .
Nieue bezems vagen wel : in Jt begin doet elk zijn beste .
Hij is boven zijn vaders hoofd gegroeid: hij en is zÿn
vader niet onderdanig .
Hij maakt van zijnen nenze : hij is hooveerdig .
Hij geeft dat te rieken : hij doet dat ver staan.
Aile wolken en veroorzaken geen onweêre : aile moei -
lijkheden en veroorzaken geen twist.
't Is een huis lijk een halle : een zeer groot huis.
Hij zingt op aile toonen : hij klapt alleszins.
't Is lijk 'nen hazewind : hij kan snel loopen.
't Schilt den dag en den nacht : H verschil is groot.
Hij heeft gedaan met zaaien : zijn zake en lukt niet
meer.
Hij verandert met de wind : verandert lichtelijk.
't Gaat zoo rap als boonen knoopen : *t gaat zeer trage*
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92
't Yenijn zit in de steert : H slechtste Jcomt H laatste.
Hij zal er kwalijk van t'huis komen : hij zal er slecht
meê varen .
Hij slachfc de wtilvejongen : hoe ouder hoe dulder .
Zijn oogen zijn groofcer als zijnen buik: hij en kan
zoovele niet eten als hij meende.
Hij heeffc een paterswezen op : hij ziet er brave uit.
Hij kent het op zijn doimke : hij fient het zeer goed .
*t Is 'ne groote lanteern met een kleen lichfcje : }t is
*ne grooten beslagmaker .
Wantje heeft Siska op den oven gezet: Wantje is
vroeger getroud dan Siska .
Hij is gelaân lijk 'nen ezel : zwaar gelaan .
Hij heeft moeten water bij zijne wijn doen: hij heeft
toegevingen moeten doen .
Zij drinken het in lijk een oliekanne.
Ze zitten gespannen lijk d'haringen in. een tanne :
ze zitten geheel dichte bij malkaâr.
Hij boit te kort ( alias : hij is te Kortrijk): hij en bereikt
zijn doel niet .
Hij keert naar aile winden : hij klapt alleszins •
Er en is geen huis t’houden met die kerel : men en kan
met die kerel niet overeen komen.
't Zijn vijgen na Paschen: men komt te late met die
zake .
Hij en had er noch koeke nooh deeg van : hij en had
er geen voordeel van .
Men kent de veugel aan zijn pluimen : men kent de
mensch aan zijn kleeren.
Hij heeft mij gouden bergen beloofd : vele beloofd.
Hij en wilt daarmeê zijn hoofd niet breken; hij en mit
hem daarmeê niet bezig houden.
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93
Hij maakt veel kromme sprongen : hij en spreekt niet
rechtuit.
’t Gaat al om zeepe : ’t gaat al verloren.
Die mensch heeft een hondeleven: een ongelukkig leven .
Hij is geboren op den twee en dertigsten December :
hij en heeft niet wel zijn verstand.
Hij is naar ’t piereland : dood en begraven.
Hij ziefc er beschimmeld uit : hij ziet er verlegen uit .
;k Bq hebbe geen strooi in zijne weg geleid : ’k en
hebbe hem niets mùdaan.
Hij wordt daar den beer gemaakt: hij wordt daar
slecht behandeld.
Hij heeft er moeten op zijn teen sfcaan : hij heeft moeten
geweld gebruiken .
Hij stond bachten de deure als de schaamte gedeeld
wierd [alias : Hij heeft een berdelaanzichte) : hij en is niet
beschaamd.
De panne staat met de ateert omhooge : daar en is niet
veel vet in de panne.
Hij en zon geenen daim ait zijne weg g&an: hij en zou
niet achteruit wijken .
Hij is den aap van *t spel : hij legt er aan toe.
’t Zijn redens lijk stoelen, ze klinken lijk schabelle-
banken : al wat hij vertelt, zegt hij met blaai ; maar het
houdt niets in.
Als het er niet is in gewassen, men gaat 't er niet in
bassen: men maakt moeilijk door berispingen nateurîijk
domme kinders t oijs.
Het klopt tegen den tand : ’t is zeer kloek .
De prijs is daarvan nog te geven: den uitslag is daar-
vuninog af te wachten.
Hij heeft *ne po3t gepakt : zeere geloopen .
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94
't Slechtste wiel van 'ne wagen maakt gemeenlijk meest
geruchfce: de onverstandigste menschen loffen gewoonlijh
meest .
Hij heeft een tonge van lintjes : hij kan zeer wel klappen.
'k Hebbe stank voor dank: ’Jc hebbe ondankbaarheid
voor mijne weldaden.
Zijn scbaapkes zijn in 't drooge : zijne fortuin is gemaakt.
Hij en is maar te betrouen zooverre als dat g'hem ziet :
hij is ’nen dief.
Hij is van aile markten t'huis gekomen : hij heeft van
ailes ondervonden .
Dat is entwat dat krabbelt en bijt: dat is entwat dat
bijzonder wel is.
Hij en verschiet in geen kleen geruchte : hij en is niet
gaue benaud.
Met een tonge en 'ne mond geraakt men de wereld
rond: met te vragen komt men overal te rechte .
Hij hangt altijd aan uw sleppen: hij komt altijd naar u.
Hij heeft er vele af te bijten : vele te lijden.
Hij is gezind lijk 'nen haze: zeer wel gezind.
Hij is daar met zijn gat in de beuter gevallen: hij heeft
daar een goê plaatse.
Dnivels zak en is nooit vol: 'ne gierigaard en heeft
nooit genoeg.
Hij heeft die klosse effengeweven : de moeilijkheden
vereffend .
Yerveelt lijk gestampte vijgen : *t verveelt geweldig.
Hij zit op heete kolen : hij en is op zijn gemak niet .
Die veugel heeft wat bachten zijn ooren zitten : hij is
zeer slim.
In de eene hand water dragen, en in de andere hand
vier : tegelijk vrede en twist maken .
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95
Geheel de zake is in de asschen gevallen : tegengeslegen .
Hij heeffc zijn dulle mutse aan: hij is kwalijk gezind .
Hi j en viel niet slinks : hij sprdk hart deure.
Hij zet de puntjes op de i's : is zindelijk.
Hij en kan u noch zien noch geluchfcen : niet verdragen.
Hij en staat niet vaste op zijn pooten : hij staat zeer
jlau ; of: hij en kent zijn zake niet goed .
Iemands dood is iemands brood: als iemand zijn plaatse
verliestj een ander is er blijde om.
Iemand in 'fc garen jagen: in moeilijkheden brengen.
Een gat in den dag slapen : lange slapen.
Hij zal er blaue schenen loopen : kwalijk varen.
Het en is geen tinnen knop weerd : niets weerd .
Het is beter benijd als beklaagd : H isbeter wel varen
dan kwalijk .
Hij was den aap van 'fc spel : *t was hij die de boete
betaalde .
Hij is in den aap geherbergd [alias : gelogierd) : hij is
in ’ne slechte staat .
Ge en zondt er met geene kloustok deure geraken
[alias \ springen) : ’t is geheel in wanorde .
Hij heeffc nog al pijlen die op zijnen boge passen :
heeft nog al middels om hem te verweren .
Hij zifc aan *t schotelke : heeft een winstgevende plaatse .
Hij heeffc mefcdenglazenhandboom gespeeld : gedronken.
Hij is geslepen langs aile kanten : zeer slim .
Hij ziefc er fcwee voor een : ziet scheel.
Hij wascht er hem uit : hij trekt hem uit de moeilijkheid .
Hij en heeffc het poer niet uitgevonden : hij en is niet
slim .
Hij heeft u daar 'ne goê snuif gegeven : hij heeft u
bedektelijk een groot verwijt gedaan*
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96
*k En vmd er nooh kop nooh steert aan: *k en versta
die zake niet.
Nu is hij in zijn weêre ( alias : klavergas) : nu gaat het
hem goed .
De schoen van zijn voeten loopen : geen moeite sparen .
Ge en moet daar geen doekskes aan winden : ge en moet
dat niet bedekken.
Hij heeft veel nofcen op zijnen zang: hij maakt veel
van zijnen neus .
Dat zal lange op zijn mage liggen : daarvan zal hij
lange ongemakkelijk zijn .
Br hapert entwat bij hem : hij zit in moeilijkheden.
Den eenen en wilfc voor den anderen geen daim leggen:
den eenen en wilt voor den anderen niet onderdoen .
Me moet al dikwijls 'ne keer hand over herte leggen :
iets vergeven .
Zijn broodje is gebakken : zijn fortuine is gemaakt.
Hij spreekt Fransch met haar op : slecht Fransch.
Me moet hem handelen lijk een ei : voorzichtig handelen .
Hij heeft haar op zijn tanden : hij durft spreken .
Hij laat zijn hoofd hangen : hij is mistevreden .
'k Zal hem een beetje deur de viagers zien : }k zal hem
zachte behandelen ,
Meenen is verre van hier : als men iets meent, ’t is dii-
wijh verre van waar te zijn.
Ge zijt 'nen nagel van mijn doôkiste: een oorzake
van mijn dood .
Hij is daar wel gepeperd : hij heeft daar veel zottigheid
gehoord.
Men steekt er de blaue schorte uit : ’t is er kermesse .
Al wat dat hij zegt, en is geen Evangelie : al wat dat
hij zegt} en is geen waar .
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Het en is er niet al te pluis : het en is er niet zeer goed.
Hij is in 't zelfste bedde ziek: hij zit in de zelfste moei-
lijkheden ; of : hij heeft het zelfste gebrelc.
Me zal hem zijn haar kammen : me zal hem fel berispen.
Het is er open hof: elkendeen geraakt er gemakkelijlc
binnen.
Hij zal nog al zwarte sneea zien vliegen : nog al
moeilijkheden tegenkomen .
Ge meugt er staat op maken : er op rekenen .
Hij heeft een haar t je van zijn vaartje en een toertje
van zijn moertje : trekt wat op zijn ouders.
Hij is Pit van de bende : hij is aan ’t hoofd van de
bende.
Dat is een Pittebaas: een die in zijn amkt boven de
andere geraakt.
Het is altijd een ditje of een datje: hij en is nooit
tevreden .
Me zou zeggen dat er een karre met geld achter hem
komt : hij is zeer hooveerdig.
Hij loopt met zijn hoofd in de îucht: hij is zeer
hooveerdig .
Iemand vierkante uitlachen : met iemand spotten.
’k Hebbe hem bij zijn woord gepakt : ’k ben seffens
overeengekomen .
Daar hangen nog al dagen in de lucht : er is nog tijd
genoeg.
Het liep er al dat beenen hadde : ze liepen er altemale .
't Is 'ne Judas : yne valschaard .
Hij heeft zijn kazakke gekeerd: hij is van partij
veranderd .
Zijn mesken snijdt langs aile kanten : hij heeft door aile
baten geldivinste.
7
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98
De laatste man de zak opgeven : laatst vertrekken •
Ge zult den blok slepen : slecht varen.
Hij is nog in zijn proefjaar: in zijnen eersten tijd .
Iemand van den oever in den dijk helpen : iemands
staat verslechten.
’k En kan daar geen rechter kant aan krijgen : ’k en
Jean die zake niet schikken.
Met lange tanden eten : eten zonder smalce .
't Is beter 'ne luis in de pot als geen vet: ’t is beter
iets dan niets.
Kasteelen in de lucht bouen : ijdele plannen maken .
Hij vergaart zijn lappen en zijn leesten : hij maakt hem
gereed om te vertreklcen.
'k En zou niet geern in zijn schoen zitten : }k en zou
niet geern in zijn geval zijn .
Iets tegen wille en dank doen: iets doen tegen het gedachU
We zijn er boven op : wij hebben de zalce vaste.
Hij wordt met de vingers gewezen : hij wordt overal
misacht om zijn gedrag *
Hij zit in mijn maue : hij staat in mijnen haat.
Het tegeno verges tel de is: Hij ligt in den rechteren arm .
Nieus verblijdt, zei de zot, en hij keerde zijnmutse:
sommige menschen zijn verblijd voor een Jcleene nieuïgheid .
De ziekten komen te peerde, maar ze gaan te voete
weg : ziek worden gaat haastig, maar genezen deurt lange .
Hij en is in zijn haar niet : hij en is op zijn pas niet .
Hij heeft hem laten deur ’t slijk trekken : hij heeft
hem laten bedriegen.
’t Is een kuiperspeerd : een mager peerd .
Er en was daar geen le vende ziele : niemand .
Zijn zaken gaan mank (aKàskrepel): zijn zaken en slaan
niet meê .
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99
'k En vinde er noch hoofd noch gat aan ( aliàs noch
kop noch steert) : 9 h en versta die zake niet.
Hij was lijk uit de lacht gevallen : hij kwam daar
geheel onverwachts .
Hij laat hem bij zijn neuze leiden: laat hem bedriegen •
Zijn tongske snijdt : hij is ’nen booze klapper .
't Is 'nen duivel in menschevel : 9nen booze mensch .
'k Hebbe hem in ’t net gekregen : bedrogen ,
Me zou hem Ons Heere geven zonder biechten : hij ziet
er zeer brave uit .
’k Ben gekomen met zeven haasten : 9k ben zeer haastig
gekomen.
Er zit daar bien uil op de kave ( aliàs : Hij zit scheerlinge
op uw huis) : daar is rente op dat huis .
Op iemands kappe zitten : iemand plagen.
Hij heefb mij daar met een neuze gezet : hij heeft daar
kwaad gesproken van mij .
Hij vreest u lijk den duivel het kruis.
. Hij heeft zijn voeten laten koud krijgen: hij is dood .
Dat is 'nen doom uit mijne vinger ; eene moeilijkheid
waarvan ik verlost ben .
*t Vliegt al de eene oore in en al de andere oore uit;
hij vergeet het spoedig .
't En zou niet deugen buiten voor de spellewerksters i
*t is koud •
Zijn boontjes entwaar op te weeke leggen : iets verhopen.
’t Is 'ne godsblok: ’t is 9nen brave mensch .
Zijn tonge is naar de smesse: hij en zegt niets .
Er is look in de meersch: er zijn vermoedens .
Dat is 't geld met hamers in stukken slaan (alias
breken) ; geld verkwisten .
Hij heeft er den bovezang : hij is er meester.
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100
Trouen doefc honger krijgen en verslaat dorst : trouen
doet sparen.
De stal sluiten als 't peerd gestolen is : voorzorgen
nemen als }t te late is.
Hij en had geene puit te biechten : niets te zeggen.
Hij en zal daar geen vette zoppen weeken : niet vele
winnen.
Eigen heerd is gond weerd : men is lest in zijn eigen
huis .
Als er belet is, zegt men : M' zijn latten aan }t huis.
Me zou geld geven om u te ziene : ’t is lange geleden
dat men u gezien heeft .
’t Is ne veugel op 'nen tak : hij is zeer vrij.
’b Beste procès en deugt niet; twist ge voor een koe,
ge legt er een peerd aan toe.
Hij moet altijd zijnen bek ( alias zijn muile) roeren :
hij heeft altijd iets te zeggen.
De veugels die te vroeg schuifelen worden van de katte
gepakt : als men te vroeg hoft, men moet soms later klagen .
'Ne menscb zonder handen is 'nen hond zonder tanden:
die niet en werkt ofniet en kan werken en heeft geen bestaan .
• Iemand den aap maken : met iemand de zot houden.
Als g'hem een voetje geeft, hij pakt een stapke : als
g* hem een weinig toelaat} hij doet vele .
Aile hagen keeren ( alias schutten) wind: aile tegenkan-
tingen doen schade .
Wel gezeept is half geschoren : een werk goed voorbereid
wordt gemakkelijk.
Den tak is gevallen voor den boom: ’t kind is vôôr
zijn ouders gestorven.
Hij heeft in den appel gebeten : hij heeft toegegeven .
Dat en is geen pi jpe tubak weerd : niets weerd .
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101
Hij stond met zijue mond vol tanden : hij en wist niet
wat gezeid.
Hij heeft 'ne put gemaakt voor zijn zelven : zijn zelven
benadeeld .
Me zou zoo verre smijten met 'ne steen: ’t en is niet
verre .
Hij liet zijne moed in zijn schoen zinken : hij wierd
moedeloos.
Hij heeft een stik in zijn krage : hij is zat.
Hij laat zijn tonge te lang hangen : klapt te vele .
Mijn oogen en staan op mijne rugge niet : ’k zie geheel
wel.
Hij pakt stapkes van zeven op een telloore ( alias een
beutertelloorke) : hij neemt kleene stapkes .
Hij gaat geern op den dril : gaat geern uit.
't Is lijk een beetje van zijn ziele dat hij geeft : hij en
geeft het niet geern .
't Is 'ne man met twee aanzichten : }t is ’nen dubbeU
zinnige mensch .
Men zou daar grijsd haar van krijgen : dat is een ver-
drietende zake .
Laat het nooit van uw tonge rollen : en vertelt het nooit.
Gij zult het hebben in't jaar blok, als de uilen preêken:
nooit hebben .
Hij heeft vodden verkocht: hij heeft slechte zaken gedaan •
Dat is water naar de zee dragen : de reeds te groote
rijke nog bevoordeeligen.
'Nen eerlijke mensch en heeft maar één woord. .
Hij wilt loopen eer dat hij kan gàan : hij wilt iets doen
dat hij nog niet en kan.
Hij is daar zijn kazakke uitgeborsteld : hij heeft daar
slagen gehad ; of : hij heeft daar slecht gevaren • '
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102
Hij en weet niet alwaar dat hij open gaat : hij is zeer
dom ; — hij spreeht zelden.
Hij wilt verder springen als dat zijne stok lang is : hij
wilt meer doen dan hij kan .
Zijn geld in ’t water smijten : vei'kwisten .
Hij klaagt putten in de eerde (alias in de steenen) ;
Iclaagt geweldig.
Hîj is te dom om mensch te zijn : zeer dom .
Hij loopt ermeê te koope : vertelt het aan iedereen .
’k Heb het hem deur de neuze gewreven : ’k heb het ,
hem verweten .
Hij weegt zijn woorden : hij overdenkt het wel eer hij
iets zegt.
Met ongewillige honden en kan me geen hazen vangen :
met tegenstnjdige menschen en kan men geen groote zaken
verricliten.
’k Heb hem gehekeld voor de stoppe : iemands zalig-
heid zeggen .
Hij heeft te diepe in *t glas gekeken : hij is zat.
’t Is poerdrooge : zeer drooge.
Hij is blau van de koude : heeft zeer houd.
‘ Go zoudt *t huizeke van uw ziele verbranden : H is zeer
heet.
Ge moet kunnen eten en vergeten : ge moet iets kunnen
vergeven .
Hij heeft het in 't lange en in ’t breed verteld : breed -
voerig uiteen gedaan .
Hij heeft er zijn herte opgehaald : leute gemaakt.
’k Zou mijn hoofd in ’ne zak steken en de wereld be-
danken ; ’k ben de wereld moê .
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103
Hij heeft 'ne slechten troef uitgegaan : slecht gehandeld.
’t Spelleke is verbrod : de zake is in slecht e staat .
Hij heeft de plate gepoefcsfc : hij is gevlucht .
Vechten dat 't haar stuift : geweldig vechten .
’t Is een Pietje dikvel : ’ne luiaard .
Hij vraagt naar den bekende weg : nctar iets dat hij kent.
Men zou er rijstpap eten op de vloer : het is er zeer net .
Hij heeft het gegeven voor 'nen appel en een ei : aan
’ne kleene prijs.
Hij ging weg zonder bond of beeste te zeggen : zondcr
spreken.
Hij zou in een molshol kruipen : hij is zeer benaud .
Men vangt meer vliegen met 'nen druppel zeem als
met een geheel tunne azijn : men lcan gemakkelijker iets
belcomen met zachte handelwijze dan mot strengheid .
Hij is er 't haantje van 't kot : den bijzondersten .
Laat ons de stok in tween breken ( alias splijten): *t ver-
schil deelen.
Hij heeft moeten de ballen keereu : hij was verant-
woordelijk; ofwel: hij heeft moeten de middelaer zijn om
de twistenden te bevredigen .
Hij zingt altijd 'tzelfste liedje (alias: Hij knaagtaltijd
aan ’t zelfste been): vertelt altijd ’t zelfste.
't Is olie op 't vier gieten : ’t is de zake verergeren .
Men kan uit geen olievat wijn tappen : van dwaze men -
schen moet men dwaasheid verwachten .
Hij speelt met zijn leven : stelt zijn leven in gevaar ,
Oude koeien uit den dijk ( alias de gracht) halen: van
oude zaken spreken.
Morgen komt ook alliier : er is nog tijd genoeg.
Hij is daar de palm gesmout : heeft daar geld ontvangen .
Iemand 'ne muilestopper geven : iemand doen zwijgen.
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104
Dat is een steke in mijn herte : dat doet mij verdriet aan .
Hij zal het moeten nemen met zijn ellebogen : hij en
zal het niet krijgen.
De beenen van onder zijn lijf loopen : snel loopen.
Dat is van mijnen tand: dat smaakt mij .
Als de katte slaapt de muizen dansen op tafel ( alias te
koorde) : als den baas afwezig is, de onderdanen maken er
gebruik van.
Hij drinkt dat zijn lever zwemt : drinld vele.
’k Zal dat in mij ne zak steken : ’k zal dat onthouden .
Hij gaat bij den duivel te biechte : bij zijne vijand
om raad.
Hij heeft een wulvegebijt: eenfel gebijt.
Hij laat zijn lippe hangen : hij is mistevreden.
Hij is zijn vaders rechteren arm : de steun van zijn
vader.
Hij was om de dood te smaken : zeer vevlegen.
Me moet zaaien naar de zak : handelen naar zijn
vermogen .
't Kost stikken van menschen : ’t is zeer kostelijk.
’t En zou niet helpen met op zijne kop te dansen : ’t en
zou niet veranderen.
’t Staat al lange in den doôboek : ’t is reeds lange
vergeten.
Hij zit in een slecht vel : hij is zeer ziek.
’t Zijn de magerste vlooien die hartst bijten: de
gemeenste menschen handelen slechtst .
Hij zou vlamme en vier spuigen ; hij is zeer gram .
Goêkoop, kwâkoop : wat men aan ne kleene prijs koopt
is dikwijls slecht.
Elk weet best waar dat zijn luizen bijten: elk kent zijn
eigene moeilijkheden best .
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105
Hij heeffc h et in de gaten : hij is het geware.
Hij zifi ia slechte lakens : hij is in een moeilijhe
omstandigheid.
Hij is mollen gaan rooven ( alias : Hij heeft zijn ijzers
gekeerd; of : Hij heeffc zijne lepel weggeleid): hij is dood.
'fc Regent bij eemers.
'k En zal 't niefc lafcen beschimmelen : ’k en zal het
niet lang uitstellen.
Hij loopfc op zijn laafcsfce beenen: hij en zal niet lange
meer leven .
'fc Zal al in rook vergaan : 9t en zal niets zijn ,
Ge moet aile gulden drie maanden befcalen : niets
betalen,
Hij heeffc 'ne slag gehad van een menlenhekken ( alias
van slingers meulen) : hij en heeft niet wel zijn verstand .
Hij en zal geenen ouden [alias hoogen) top scheren :
niet lange leven,
Hij heeffc 'ne poot op uw zulle ( alias : Hij zifc altijd
met ne poot over zulle) : hij komt u dihwijls bezoeken.
Dafc en ligt in 't vier niet : er en is daar geen haaste meê .
Ze vlogen malkaar in 'fc haar: zij gingen aan ’t vcchten .
Hij heeffc gezondheid te koope : hij is zeer gezond,
Vrouetraantjes zijn goêkoop : een vroumensch weent
lichtelijk .
Hij zou zijn zelven aan de galge klappen : hij is zeer
onbescheideh.
Hij heeffc een kiekemage : hij Jean ailes verteren,
Ge zoudt den druk uifc zijn oogen scheppen : hij ziet er
zeer treurig uit .
Dat is 'ne zware pak ( alias 'ne sfceen) van mijn herte :
dut is een groote moeilijlcheid waarvan ih verlost ben,
Vluchfcen voor de viage : vôôr het gevaar .
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106
Hij zou een peerd de rugge uiteten : hij kan zeer veél
eten; of : hij heeft grooten honger.
Me zou 'ne siilfer ontsteken aan zijn kaken: hij heeft
zeer bleuzende kaken .
Hij heeft de keizer gezien ( alias : Hij heeft strooien
beenen) : hij is zat.
't Is male of mantel : *t is arm of rijke.
Laat dat potje gedekt: zwijgt daarvan .
't Is 'ne kerel van ijzer en staal : hij is zeer sterk.
't Vriest dat het kraakt.
Hij en is niet misdeeld : is geheel slim .
Me zou er een kerke op geboud hebben : hij zag er zeer
Icloek uit .
Hij is hondemager : zeer mager.
'fc Loopt op wielkes: ’t gaat gemakkelijk .
Ge en zoudt er met geen tange naar pakken : hij is
zeer vuil.
'k Ga daar 'ne keer op slapen : ’k ga daar nog wat op
peizen .
'k Heb nog hooger bergen zien dalen : nog grooter
mannen zien vernederen .
Hij loopt naar Pier, Jan en Klaai : overal.
Zeggen en doen is twee : doen en is zoo gemakkelijk
niet als zeggen .
Ge en moet dat aan niemands neuze knoopen : aan
niemand vertellen .
Hij is zwart van den honger : hij heeft zeer grooten
honger •
Ge zoudt daarvan 't water krijgen ( alias broeden) :
dat is een droevige zake.
Me zou zeggen dat hij uit d'helle geschipt is : hij is
zeer boos .
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107
Hij en zal hem niet ontkleên eer dat hij slapen gaat :
men en zal zijn goed niet krijgen eer dat hij sterft .
’b En is geen weêre om ’nen hond denre te jagen : ’t is
zeer slecht weêre .
Hij is ’b gat uit: is weggeloopen .
Ze vochten slag om slinger : geweldig.
Hij is deur de neuze : hij is zat.
’b Is gebeurd tusschen kannen en glazen : al drinhen .
Schendt ge uw neuze, ge schendt uw aanzichte : doet
ge sehande aan een lid van uwe familie , ge doet schande
aan uw zelven .
Geen koorn zonder kaf : geen menschen zonder gebreken .
Hij is benaud van zijn schaue : hij islichtelijk bevreesd .
*t Vriest dat de koeien hunne steerten verliezen ( alias :
*t Yriest apesteerte dikke) : geweldig .
Loopt naar de mane ( alias : de weêrlicht): gaat maar
voort ; of : ’t zijn prullen dat ge vertelt.
’b En is maar *t vel over de beenen : hij is zeer mager.
Hij heeft het hazepad gekozen : hij is gevlucht.
Hij vertelt het aan Jantje en aan Toontje : aan iedereen .
Daar zuigt hij zijnen honing uit : daar trelct hij zijn
voordeel uit .
Iemands tonge pelen : iemands nieus afpersen.
Puppe op strate is slunse in huis : die al te net op strate
Tcomty is gewoonlijk vuil in huis .
Hij zal het gaan uitbellen: hij zal het gaan voort -
vertellen .
’b Lot valt altijd op Jonas : ’t zijn altijd de zelfste die
ongelukkig zijn .
'k Heb er den buik van vol: ’t verveelt mi).
Dat en brengt geen eerde aan den dijk: dat en doet
geen voordeel .
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108
Hij stinkt naar 't geld : hij is zeer rijke.
Dat er 'ne steen uit de lucht viele 't ware op mijn
hoofd: ik ben altijd ong élu kkig.
't 1s een o in 't cijferen : niets.
Hij moet buigen of bersten : hij moet hem ondei'werpen.
Hij en ligt in de wiege niet meer: hij en is geen
kind meer .
Hij zal hem opeten met kop en haar : geheel opeten ; of :
gsheel ten onder brengen.
Hij mag spreken als de andere zwijgen : hij en heeft
er niets te zeggen.
Hij en vreest noch duivel noch helle : niemand .
Den honger is de beste sause : als men honger heeft,
dan smaakt het eten best.
’t En is maar een boogschote verre : niet verre .
Hij en is in de wiege niet versmacht : hij en is niet
jong gestorven .
Mijn kind, schoon kind: aan zijne eigene kinders en
ziet men geen fouten.
Is 'ne mouevager : ’ne vleier .
Ge en meugt geen mossels roepen eer dat ze aan land
zijn. — Te Dixmuide : En roept nog geen heetebrood :
dat geluk en zijt ge nog niet zeker.
't Is stekedonker : zeer donker.
't En gaat maar tusschen half en hebbelijk : maar
redelijk .
Hij is te leelijk om t'helpen dunderen : hij is zeer
leelijk,
Hij is van de stoker zijnen hond gebeten : hij is zat,
Dat is zonneklaar : dat is buiten twijfel .
Hij vertelt het aan Jan en aileman : aan iedereen.
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109
'Nen ouden boom en wilt niet verplant worden: ’nen
oude mensch en verhuist niet geern .
Met geld koopt men beuter ( alias kriekén ; zeepe) :
}t geld i8 er noodig.
Hij heeft hem laten de oogea aitateken : hij heeft hem
laten bedriegen •
't Giet water : yt regent geweldig .
Zijn schilderie oprollen, en eldera gaan zingen : voorU
gaan .
;t la zoo heet dat de kraaien gapen : zeer heet.
Hij wierd daar uitgemaakt voor al wat niet en deugt.
geweldig uitgescholden .
Me zou 't vier uit zijn kaken slaan : hij heeft bleuzende
kaken.
De veugel is gaan vliegen : hij was vertrokken .
Hij heeft 'ne savel aan : hij is zat.
Hij riep moord en brand : schreeude geweldig .
Zalk 'nen boom, zulke vruchten: zulke ouders, zulke
kinders ; of : zulke menschen , zulke werken.
Als het zeer koud is, zegt men te Brngge : ze branden
hoorns op de markt.
Hij is de vriend tôt Roomen toe : hij is overal bemind •
't Is befcer een veugelke in d'hand als zeven die vliegen:
}t is beter iets zeker te zijn dan vele onzeker .
Vroeg vet is vroeg in de kuipe : die vroeg vet is sterft
vroeg.
Hij heeft twee maten en twee gewiciiten : hij handelt
met den eenen alzoo en met den anderen anders •
Hij en ziet uit geen ander oogen : hij bemint hem vele •
'k Bu doe geen twee messen voor één geld: *k en zegge
geen twee maal }t zelfste .
Hij is hondegierig.
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110
Hij zou in de eerde zinken van schaamte : hij is zeer
heschaamd ,
Hij en heeft geen strooi van de eerde te rapen : geen
werk.
Hij zou de woorden uit nwe mond halen : hij is zeer
nieu8gi$rig .
Hij heeft al zijn eerste communie gedaan : hij en is
geen kind meer.
Hij en is maar de oogen toe te doene ; hij is zeer deerlijk •
Ik had het woord op mijn tonge : ik was het juist te
wege te zeggen.
Is altijd heffen en leggen : daar is altijd moeilijkheid
Hij heeft 'nen draai te vele of te letter ( alias : hij en
heeft er maar drie die vaste staan eu twee die wikkelen ;
of: hij en heeft er maar vier en een corinthekoeke) : hij
en is niet wel wijs .
*t Is pruisens in dat huis : er zijn moeilijkheden in dat
huis .
't En is niet overal zomer waar dat de Zunne schijnt :
}t en is niet overal aangenaam waar dat het er alzoo uit ziet .
Hij zwijgt lijk een henne die verloren legt : hij is zeer
be8cheiden .
Ben vet zwijntje en peist niet dat een mager kan
honger hebben : welstellende menschen en verstaan eens
anders eUende niet .
Van ’t vleesch van eene oude koe, zegt men: Dat en )
was alsan geen koe van de bewaarschole meer,
*k En kan *t niet zeggen zonder spreken : *t is te leelijk}
’k zou moeten te vele zeggen.
.Kinders doen altijd kinderwerken.
Beloven en geven is twee: men mag niet altijd op
beloften relcenen.
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111
Daar gaan veel zeggens in 'ne zak: er wordt vele
gehlapt en gélogen .
Men draagt zijn kruis niet altijd op zijn rugge : men
laat het niet altijd zien als men in druk is.
'Ne zot en heeft geen bellen van doene : men hent *ne
zot gemakkelijk .
't Is stille waar dat het nooit en waait : er en zijn geen
huizen zonder moeilijkheid .
Goed alaam is den helft van 't werk: met goed alaam
werkt men gemakkelijk en wel.
Hij heeft te weinig om te leven en te vele om te
sterven: hij heeft te weinig eten.
Hij verkoopt het vel van den beer eer dat hij geschoten
is : hij rekent te vroeg op die zake.
Hij wilt het bij stokke en bij steene: hij wilt het
met geweld.
Leeraars en zijn geen kunstenaars : men moet aan
beginnelingen iets kunnen vergeven .
De stilste waters hebben dikwijls de diepste gronden:
die niets zeggen peizen dikwijls verst.
Hij moet zijne pap eten lijk of dat hij hem gekookt
heeft: hij moet met zijn werk tevreden zijn.
Open deuren waken goed: in een open huis zal men
niet binnendringen .
Die 'ne put maakt voor een ander, valt er dikwijls
zelve in : die een ander wil bedriegen, wordt dikwijls zelf
bedrogen.
Deuren is een sohoone stad, maar blijven Deuren is nog
een schoondere : }t is goed als ’t kan blijven deuren .
Als ge yan den duivel spreekt ge ziet zijne steert :
[alias : hij roert zijn steertje ; of : hij is er altijd bij of
omtrent) als ge van iemand spreekt } hij is er bij of omirent .
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112
*t Hoofd in de schoot leggen : trachten wel te staan ,
de vriend te zijn met toe te geven.
Aile hertjes zijn gezusters : elle heeft geern zijn deel.
Als de lucht valt, we zitten er al onder: men mag niet
altijd ’t slechtste eerst peizen.
’t Is hier de verkeerde wereld : ’t is geheel tegenstrijdig.
Den eerste Kerstdag zijn de dagen gelengd terwijl
dat den hane over de steggel springfc : op Kerstdag zijn
de dagen al wat gelengd .
Hij en is van den eerste leugen niet dood ( alias ge-
borsten): hij heeft nog al gelogen .
Hij en heeft geen hemde meer aan zijn lijf: hij is
slecht gekleed.
Yeel geschreeu maar weinig wnlle, zei den boer, en hij
schoor zijn zwijn ; ’t maakt een groot beslag , en er komt
weinig goed van.
Hebben is hebben en krijgen is de kunste : ge en zult
dat nooit krijgen .
Waar dat het rookt is er vier, zei Uilenspiegel, en
warmde hem aan ’ne peerdestront: aan de kenteekens
vindt men de zake .
Tijd genoeg komt altijd te late: wie traag is} krijgt
nooit gedaan.
Werken is zalig, maar niets doen is heilig, zei ’t begijn-
fcje, en ’t hield hem aan d’heiligheid : wie niet werkt kan
ook den Hemel winnen.
Goeste is goeste en zin is koop : die zijn goeste doet, •
weze tevreden.
Hij draait naar aile winden : hij is zeer veranderlijk ,
spant met iedereen.
Een vrage is vrij, en ’t ontzeggen staat erbij : men
mag toch altijd iets vragen.
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113
Men moet het ijzer smeên binst dat het heetis: als
men de heure heeft, men moet ze waarnemen.
’t Yat geeffc uifc wat dat het in heeft : hij handelt vol-
gens zijn verstand, toogt hoeveel verstand hij heeft.
Hij hield het staan bij hooge en bij leege : hij hield het
staan , en gafniet toe.
,fc Langste koordeke trekken : de zaalc zoo lang mogelijk
doen deuren.
Als den duivel oud wordt, hij wordt erremijt: als
iemand oud wordt , hij hetert zich.
’t Water loopt altijd naar de zee : ’t is al voor de rijken .
Wacht ernaar, maar en vast er niet naar ( alias : Wacht
erachter,en eet niet): gij zult er lang moeten naar wachten;
of : Het is verloren gewacht.
’t Hout moet vervrocht worden lijk of dat het gegroeid
is : daar en is niets aan te veranderen .
De stoutste wezels zuipen de beste eiers : de stoutste
menschen liebben de profijten.
’t Zijn goê geesten die weêre keeren: ik ben blijde dat
ge weêrekeert.
’t Euischt erdeure, zei de papegaai, en hij wierd met
zijne steert deur d'hage getrokken : dat gaat zeer rap , vlug .
Die meester is, heeft vele te zeggen : die meester is
mag vele doen.
Stout gesproken is half gevochten: men wint altijd
met stout te spreken.
'k Zal ’t doen tusschen vlage en bot: ’k zal ’t doen in
den tusschentijdy rusttijd.
In troebel water is 't goed visschen: in eene omwen-
teling kan men iets bekomen .
Zooveel hoofden, zooveel zinnen : elk heeft en doet zijn
gedacht •
8
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114
Hij roept eer dat *t nood doet : hij roept zonder reden .
Hij heeft al zijn goed in den brand gelaten : hij is
gevlucht, zijn goed achterlatende .
Men kent den ezel aan zijn ooren: men kent den dwaze
aan zijn uitwendige .
Die ’b kleene niet en begeert, en is *t groote niet weerd:
men moet met een Tcleentje tevreden zijn , of men bekomt
het groote niet .
Bijten zonder bassen : iemand in ’t stille straffen,
hinderen.
Twee Dunderdagen in een weke zoeken: iets zoehen
dat onmeugelijh is.
Er en is geen gehoor in Israël : men wilt niets aanhooren.
Daar hebben wij 't restje van ’b sehoon weer : van
iemand van weinig belang die afkomt.
Hij staat op voor benne en voor bane : geheel vroeg .
*h En is geen kleen bier, maar *t is dubbel uitzet : ’t is
een groote zake.
Geeft den boffer een brood, de klager en heeft geen
nood : die boft bezit minst.
Zien doeb gedenken : Jt voorbeeld doet navolgen.
Z^had heure zotte rok aan : ze was kwalijk gezind en
lastig.
Z’hebben *t hem deur zijn neuze gewreven : z9hebben
’t hem gezeid .
Met zijn beenen in de lucht vluchten: haastig weg -
vluchten .
Er en is daar geenen draad aan gebroken : dat en doet
geen kwaad , dat en mishandt niet .
’b Is al arm s en beenen: hij heeft een kort lijf.
God schepb den dag en ’b vintje gaafc er deure : wij
leven zonder kommer.
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115
*t Is daar harfc tegen onzochte: *t zijn kwadentegen
malkaâr.
De weelde is een kwâ beeste : in den overvloed (rijkdom),
valt men dikwijls.
De liefde is blend, zei den boer, en hij knste zijn kalf
deur de doornhage : hij mint iemand die yt niet weerd en is.
Nieue meskes sniên wel: in ’t eerste doet men altijd wel.
Hij is daar een taarte gebakken : hij is daar bedrogen.
Geen roozen zonder doorns : men verkrijgt geen goed
zonder moeite .
Kookt uwe pap lijk of dat g’hem wilt eten: doet dat
naar uw gedacht .
*fc Smaakt naar den trog om nog en naar de kele om
vele: ’k heb goeste om nog .
Indien zijn oogen kogels waren, hij zou u doodschieten:
hij zou hem willen wreken op u .
Zijne koeke is verbeuterd : hij is leelijk beklapt .
Hij is op den doolstap : hij is op * ne slechte weg.
Hij en hoort al die oore niet : hij en wilt dat niet toestaan .
Men moet den duivel een keerske lichten, al was *t dat
*t herte 't niet en meende: men moet de kwade wat vleien .
't Yergaat al aan de mate en de strijkstok: er blijft
weinig van de zaken .
Het huis loopt over van zille maarten : men vindt in
dit huis aile soorten van boodschapdoenders.
Hij heeft zooveel vrienden als God gebroers : geene
vrienden.
Iemand de mate nemen door een zolderveister: zijne
kleeren te groot maken.
Ik was lijk op mijn reohter bille geslegen : ik was
verheugd en verwonderd .
Al atillekes gaat men verre.
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116
De vroutjes hebben hun klautjes, en de mannekes hun
wulvetandekes.
't Is een smeerpere; — een snoepermuile.
't Is nog leute, de speelman zifc nog op 't dak : ze zijn
nog in den eersten tijd van hun huwelijk.
Met te biên en niet te koopen, en kan uw kaveke
niet rooken: aanwakkering van de kramer omdat men
zou koopen.
Hij moet werken asemken uit ( alias : arremken uit) :
al wat hij kan .
Al koopen en biên vergaart men de liên : marktspreuke
ter verontschuldiging van iemand die blijft biên .
Naue biên en wel betalen en is geen schande: ter
verontschuldiging van iemand die te veel afbiedt,
Vragende liên maken klappende kinders.
Al te rap, brak den bals.
Zijn scherpe beenen aanzetten : zeere loopen .
Hij kan klappen lijk 'ne grooten {alias:* nen akster).
— (De Bo: lijk Peelaerts akster) (lijk 'nen advokaat).
Der vaart een appelschip in de lucht : wolken die regen
voorspellen.
Rood voor zunne, is wind voôr avond : spreuke als men
de lucht rood geverfd ziet .
Hij viel in zijne rechteren arm: hij was zeerwel ontvangen .
Hij en heeft geene eiers geëten. — Hij kan geen
bakten dragen : de jongens die hunne schoeren intrelcken
als zij er op gedouwen worden) hebben geene eiers geëten,
zeggen de andere.
Het is een fijne gelipte ( alias : een slimpe ; — sluwe.)
De pijl is achter den boge; — ’thooi is acbter de wagen:
als men de eene achter de andere zendt, en geene der twee
wederkeeren .
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117
Die kiest, die verliest.
Hij en is zoo zot niefc, als dat zijn mutse sfcaat : hij is
slimmer , als dat men peist .
De grooten hoop, maakt de kwâ koop : waar men voor
velen moet koopen, valt het lastig.
Wind in den nachb is water in de gractifc.
Die zijn hoveke wel wiedb en zieb gebeurs zijn fonten
nieb.
’t Zal ter wel komen, ’s kabbens sbeert is er wel gekomen
en hij is perbank zoo lang : men moet kunnen wachten.
Hij heefb meer werk als vlas (woordenspeling) : hij is
overlast van werk .
Dab werken een zwijn ware, hij sbak hefc mors dood :
*t is ’ne leêgaard .
't 1s uib met werken, z'hebben van werken een prochie
gemaakt (woordenspeling) : antwoorde3 als men gezeid
wordt te werken .
Hij glorieoogde lijk een kabte.
Gij hebb er zooveel verstand van als ’nen hond van
peper te eten : geen verstand van .
Bij minderen wordb men gepluimd, en bij meerderen
sbaat men schoerken.
Tijd genoeg kwam tijd te korb ( alias : tijd genoeg
liet zijn schoven vorben en hij en had maar een).
Hij was seffens bnspoer, ten toppen uib: dul} gram .
't 1s beter een slechb jaar, als een slechb huwelijk :
troostivoord voor mislukten handel of oegst.
Gij zijt milde maar gij bakt zelden : gij zijt niet milde .
Mijn kind, sclioon kind : eene moeder vindt ’t hare
*t schoonste .
’t 1s een schoon kind dab zijn moeder gelijkb: spreuke
voor kinders die doen lijk moeder .
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118
*t Is er altijd kermis of kermisavond.
Zij heeft een roê gemaakfc om haarzelven te geeselen:
van kinders sprelcende die wederspannig worden .
’t Is slecht met nieinand geen gemeens te hebben:
spreuke om de vriendschap te wettigen .
Gij zijt te schepe, gij moet nu varen : spreuk voor trou -
wers die ’t mislukt hebben.
Wij zijn behou’en-haven : wij zijn gered.
Al wat sleept is edel ; en al dat edel is, is vuil :
spreuhe als er iets sleept.
Die *t lang heeft, laat het lang hangen, en die ’t nog
langer heeft, laat het slepen: er breed deure gaan .
’t Is een kale waar gaat gij : een zurkelhoofd van een wijf.
Meer meugen en roert de kaken: antwoord, als men
onbescheiden vraagt wat men zal et en.
Ben beetje van zijn zielke geven : gierig over iets zijn.
Al wat weg is en bijt niet meer: ’t werk is gedaan en
laat ons nu zonder kommer.
Vriendekes goed is gemeene : men deelt geerne mede
tusschen vrienden.
Vriendekes maaltijd is altijd gereed: men heeft alüjd
zijne vrienden iets aan te bieden .
Iemand van schaap wulf maken : van iemands goedheid
misbruik maken ; of : iemand van zachtmoedig kwaad maken.
Lang van pooten en geen been* : hoog zijn van gestalte
zonder dikte te hebben .
Schoone menschen en slechte kleeren zijn haperachtig:
algemeene waarheid gezeid als iemand bij geval zijn kleed
scheurt.
De Zunne gaat onder uw klippe schingen i bemerkinge
de kinders gedaan die in tijds hunnen hoed uit beleqfd*
heid niet afdoen%
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Dat is snuif met reuke : verwijtsels doen onderverstaan ,
of bemerkingen toestieren.
Gij hebt aan de offerande gezeten : berner hinge de per -
soonen gedaan die in hleene munte betalen . .
Hij zal nog uit vuile lepels eten : zijn zaken zullen nog
*n en aardigen uitval hebben .
Die zeere loopt is gaue moê : die te grootsch begint, is
gane tenden zijne fortuin.
Als den hond dul is, elk bast erop : ynen armen ongeluk -
kige mensch wordt van aile kanten ongenoegen aangedaan.
Als den tuin leege is, elk gaat erover : als men geen
middels van verweer en heeft, wordt men deur elk schade
aangedaan.
Wij moeten van tien zinnen vijf maken : wij moeten
ons getweên vredig overeenkomen.
Iemand het kalk uit de oogen kijken : iemand steur en
staande bezien.
Hij zit met twee stoelen in de asschen : hij en weet niet
hoe hem gewend om een dubbele moeielijkheid te vermijden.
Die kouse en past op dat been niet : de antwoorde en
past niet op die gezegde bemerkinge.
Hij mag weten wat dat geheel de wereld weet : het is
*nen overdrager en babbelare .
Gij zit op uw verstand : gij spreekt of handelt kwalijk
uit verstrooidheid .
Ze zouden u opvullen met een salablad : zij zijn straf
gierig op het eten .
Het katje van de bane zijn ( alias : het zofcje van de
gilde zijn): van ailes zoeken aan het hoofd te staan.
Als de meiskes schuifelen, Onze Lieve Vroue krijscht :
bemerkinge de meiskes gedaan die schuifelen , omdat dit
hun misstaat .
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120
Hij heeft een memorie lijk een keunesteertje : hij is
strof vergeetachtig .
Hebt ge een nageltje, hij heeft een gatje : hebt gij een
bemerkinge, hij heeft seffens zijn verschooninge .
Hij zou hem laten slepen voor 'nen halve cent : hij is
gierig .
't Is 'ne man van den ouden deeg: ’t is 9 ne kloek -
geboude vint .
't Wilt al van muizen en ratten dat van katten komt :
}t houdt al aanpostjes en voordeelen wat van bevoordeeligde
ouders geboren is.
Zijn mutse staat naar de andere weke : zijn mutse staàt
verkeerd.
Hij kijkt naar de andere weke : hij is scheel .
Hoe meerder geest hoe meerder beest : hoe meerder
verstand hoe meerder mooscher.
Met in uw zak te gaan en verslijt ge uw schoen niet :
woordenspeling bij de lieden die gedeurig moeten geld
uitgeven.
Patientie is goê kruid, 't en groeit in elkendeens zijn
hoveke niet : iedereen en heeft de goê deugd van verduU
digheid niet.
’t En is aan den boer niet wijs te maken hoe dat den
edelman leeft : men moet den vreemden zijn maniéré van
leven niet ontleden .
'k Hebbe van wijzer schapen geëten al s van geetebuk-
ken : gezegde van deze die beweeren door ondervindinge
reeds geleerd te zijn.
Hij en is in de wiege niet versmacht : a contrario , hij
is oud gestorven.
’t Is een pumpermeezeke ( alias is een roer-mij-nietje):
teeder ziekerachtig mciske.
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121
Die geld heeît mag kloppen, die geeû en héfeït ftiôet
zijne mond stoppen : de rijke mag vrij spreken , maar de
arme niet.
’t Zijn sterke beenen die de mode kuùnen dragen ( alias
de weelde): ’t meestendeel worden door weelde en mode ten
onderen gebracht .
De muizen efcen wel brood maar geen dagen : den tijd
om zaken te recht te brengen gaat nooit verîoren .
*Ne wijzer is zoo goed als een uurklokke : eenwoord
vàor de verstaander geldt een geheel gezegde .
,k En zou het niet doen voor de penitentie van mijn
zondôn : voor niets hoegenaamd, wat willen aanvangen .
Hij komt om een koolke vier : gezegde toi iemand die
te Tcort bezoek doet .
Ze scharfcen altijd achteruit lijk de kiekens : zij gaan
gedeurig achterwaarts in hunne zaken •
Op zijn pantoefelkes wandelen : op zijn gemak leven.
Zijn hielkes liggen nog zachfce : hij en heeft in niets
bekommemisse.
Op zijn reê&fcroo liggen : op zijn uiterste.
’t Is van sfceke komt uit, in Gods zijn name : bemerkinge
op een ledige naaister.
Hij kijkt lijk *nen duivel die wijwater lekt: hij kijlct
verwonderd en buiten zijn zelven .
>t Is Elias en Enoch : ’t zijn twee oude vrienden.
’t Zijn de geteekende des Heeren: ’t zijn bevoordee -
ligde persoonen .
De synagoge met eere begraven : trachten een zake op
een goê maniéré dood te leggen.
In de boonen loopen : buiten bedieninge zijn.
’t Water komt wel op de lippen, maar in de kele niet:
er ù wel spijt bijs maar ’t en gaat niet te vertek
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122
Elk moet zijne zot kennen : elk moet weten hoe hij met
zijn meester best kan overeenkomen.
'Ne goè wind maakt 'ne goê schipper : }t wel lukken
van den ondernemer hangt af van gunstige gelegentheid.
Een goè vier maakt een rappe maarte : goed vier helpt
aan de snelheid van }t meisen .
Ik zou er zoo verre van wegloopen als dat ik land zie :
ik ben zijn gezelschap zoodanig moê dat ik vlucht .
Hij en kost het noch heffen, noch leggen ( alias : hij en
kost het niet opkrijgen) : het was te treffend om het te
vatten zonder verwonderinge .
Elk moet zaaien naar zijne zak ( alias : tere naar nere
zetten) : elk moet voor uitgaven , zijn inkomsten te rade
gaan,
Hij is zot lijk een aspe : zeer zot
Hij is te zot om voor den duivel te dansen.
Hij is zoo dom of Christus' peerd die 'nen ezel was van
dommigheid.
Hij is olie-dom, 't is te zeggen D. O. M. slim.
Hij lacht lijk 'ne muis in een bloemteele : hij lacht met
voile lente.
't Zijn lijk de ratten die vet geëfcen hebben: zij zien er
welgevoed en leutig uit
't Is kop af, kop aan.
Tusschen de rieschen liggen de baten : die iets waagt,
heeft kanse.
Uw welvaren en is mijn kwalijkvaren niet : }k en mis-
gun u niets.
't Is lijk 'ne vuilen hond in een schoone kamer : iets te
leelijk om zoo schoon omringd te zijn.
't Is een meter van 't vormsel : H is een meter zonder
genegentheidy gierig in geschenken.
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123
De vonte smet : het kind heeft veel gelijkenis aan peter
of meter.
Lachen en gaat beneên de kinne niet: lachen zonder
lente — zonder het te meenen .
Ons Heere en is geen spreker, maar 'ne wreker : is ’t
dat Ood niet rechtuit en straft , hij zal zijnen tijd hebben.
Ons Heere verleent smake naar spijze : troostwoord
voor menschen die weinig te eten hebben .
Den Heere hoorde het, maar en zei niet : bemerlcinge in
de vertellinge , ale men verhaalt dat er ievers laster of vloeh
uitgeeproTcen wordt.
Past het Petrus niet, *t past P&ulus : het zal altijd voor
iemand te passe Tcomen.
Hij sluit lijk een peperdoze : hij is geheimzinnig .
Kopergeld, koper zielemesse : men heeft mare naar geld.
*t Is 'ne spinde-commies : *t is ’nen broodwinner; of : een
die eet en nog niet en werkt; of : een die dikwijls in de spinde
achter eten gaat .
Het is 'ne liefhebber van 't gebakken meel : een goed
om f eten , anders niet .
Hij heeft al zijn koetjes verkocht buiten Grimmelke :
bemerlcinge gedaan aan iemand die ievers zwart is.
Hij is zwart lijk Pottevyns hond : zeer zwart.
Hij heeft het toppelke van zijn neuze aan *t zwart
manneke verkocht : hij is zwart op zijn neuze .
*s Noens werken is werken voor uw doôkiste : verbod
van noenewerk.
's Navonds en 's noens, hebben 't de leêgaards al te
doen: tijdverTcwisters moeten zich op die stonden verhaasten .
“ Leelijk,” zei den aap en hij kuste zijn jong: iemand
zegt “ neen ik} " men antwoordt , *t woord veranderd :
** Leelijk, enz. ”
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124
Hij zou de k&tte van den boom kijken ; hij heeft mllee
schalleheid van blik.
Beter aleene als met kwl geçelschap : (tusscben de
vrouèn)9 als de sens zegt : 9 Je ga voortA anttyOQrdf de aftdfire
laphenck : ga maar; beter enz.
Geajb te vuüe jouta i *t gag,t te
Hi| is van 9m stouten bissebop gevormd : hetis-nen
durvende jongen .
*t Zit lijk een tange op een zwija: het eem en heeft
geentbetrek op het andere.
Zoo leege als *ne kerkemuis : zeer leege .
Zij slacjiten de visebverkoopers, zij doen yoort met
verlies : bemerhinge voor deze die altijd van hunnen handfl
Jclagen .
,t Is van ’k kom en 'k meot, ’k kom weer en *k vergeet :
wordt gezeid van de metsers die gedeurig rondloopen zonder
voqrt te dpen,
9t Is beter een oud peerd verslefcen of een jong : berner?
Jeinge der ouders diq van de Jcinders geenen dienst gedaan
Jerijgen .
Den ouderdom gaat vooren, zei de jongen! en bij sebipte
zijn grootvader van de zoldertrap : eere aan den ouderdom ,
met Jcluchtige tegenoverstellinge .
*Nen,ouden boom en wilt niet verplant zijn: 9 ne mensch
van oude sterft dihwijls gaue na zijn verhuizinge.
Gij bebt lijk een bondeneuze : gij hebt UjJe wete van
ailes wat er hier ommegaat .
Aile batep helpen, zei de mais, en bij piste in de zee.
SchQone wegen en loopen niet verre : groote pracht en
blijft niet lange staande .
9t< Hangt aaneen lijk 9 ne keten: zij maJcen een bende
(een JelieJee) mt •
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m
Die niet en kan slapen zegfc altijd dat zij$ bedde niet
wel gemaakt en ia : die iets voordeeligs heqft laten voorljjg-
, gaan, weet er altijd de redeu van bij anderen te zoeken.
Hoe verdere weg, hoe moêdere man : naqrmate men
varier moet gaan> wordt men meer afgemat .
Als de yoa de paaaie preekfc* hoeren waoht ganss^:
aUeen valschaard 'ne zpetqntoQn aanneemt^ moet men opletm
ten om niet, bedragen te worden.
•Hÿj staat waar dafc den bezem staafc : hij en, if bij, deze
menschen van het minste gezag niet .
Die de note heeft* moet za k^aken : die de hante hçeft,
moet ervan gebruik maken.
Er zijn. meer hnizen dan kerken, mçer steenen dan
zerken : troostwoord bij deze die op dpol zijn achter nieue
huisvestinge.
Klappen lijk een spa: aile soorten van Qngerijmdhecfan
De broek lappen en 't garen toegeven : werk gratis
doen, en er nog bij toedragen.
Iedereen voelt waar dat zijne schoe spant : iedetmn- meqt
waarin zijne eigene moeilijkheden bestaan .
Dat de mussel uit zijn schelpe kost, hij zou peizen dat
visch ia: wist men niet wat en voie hij maar is r hij zou
hem door zijnen hoogveerdigen opzet onkennelijk maken .
Hij zit in voilpotshaven : hij heeft de geweunte van
slordig en grof te zijn .
Hij zwemt tusschen twee waters v hij vermijdt, het te
toonen aan walke partij hij hpudt .
Aïs men met honden ommegaat, krijgt men vlooien,:
qU men mefi kwâvriendenverkeei't , deelt men van hymne
boosheid meê .
’t Is 'ne valsche Pilatos.: bedrieger .
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126
Daar en is geen potje of er past een dekselke {alias
' hulleke) op: er en is geen een leweeringe meugelijk , zonder
dat men ertegen een versehoonmge of een opwerpinge weet in
te brengen •
Laat Bourgogne maar waaien: laat ailes maar gebeuren
gelijle het komt en gaat, het en kan geen deernisse.
9 }t la van de grond dat het water stinkt: de jongens
hebben de ondeugd achter hunne oudèrs geleerd .
Iemand over de sohoêren kijken: iemand met misachtinge
behandelen.
«. Slapen ongewiegd: door vermoeidheid (afgematheidj
slapen .
Den boer zijne kunsten afvragen : iemand te vele en te
onbescheidene vragen toestieren .
Hij is gevangen in een mande zonder gat: hij is op een
sluwe en onverwachte maniéré bedrogen •
Rap en rap en kan niet pakken: onmeugelijk is het voor
Kstige lieden, andere oolijke te bedriegen .
Ze zijn zoo naue als poonten van naalden : zij zijn
hondegierig.
’t Is nog iets uit Àdam's venditie : het is een oudewetsch
afgeleid voorwerp.
De duivel is eremijt geworden: den boozaard speelt de
godvruchtige . • •
*t Is gemakkelijk breô riemen te sniên uit een ander
man^s leôr : het is gemakkelijk op andermâns kosten groote
voordeélen te zoeken .
Groote katten hebben lange steerten : groote menschen
hebben groot beslag over hen .
,t Is beter een once geluk dan een pond verstand : beter
wat kanse dan hooge geleerdheid .
Die dorât heeft drooxnt dat hij drinkt»
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127
Denhond in het pateel vinden : te laat komende vcfor
het eten} niets meer over vinden.
Ik ken hem lijk den hond zijn meester: ik ken hem
allerbest.
.’t Hangt aaneen lijk haken en oogen : het maakt al
samen een klieke uit.
. Hij en is noch mussel noch visch : hij is tôt de rijpheid
noch van verstand , noch van jaren, noch tôt behoorlijke
plaatsinge gekomen.
Aan ’ne kei en is er geen vlaân : bij iemand die niets
en bezit , en is er niets krijgelijk.
’t Is redelijk, zei Paulus, en hij kreesch : lachspreuke ,
als iemand van zijne gezondheid zegt dat zij redelijk is.
, Hij is geschoren zonder zeepe : hij is bedrogen.
Ge moet de huile tegen de blutse slaan : gij moet het
verlies met de winste vergoeden.
, Hij en is in geen kanne gekweekt : hij is mannelijk en
verstandig opgevoed.
Een huis zonder nagels is een vroumensch zonder spel-
len: vergelijkinge bewijzende dat er in een huis nagels
moeten zijn.
Een kwâ wijf is een goê doomhage : verschooningspreuke
bij meesterspelende vrouen : zij is het behoud van ’t huis.
Op iemands duimen kloppen : iemand slaan of berispen •
*t Hemdeke is nader als ’t rokske : men zorgt nateurlijk
eerst voor zijn naaste verwanten.
’t Is lijk een kerkhoveke van çlorre beenderen : ’t is
een uitgemergeld kind.
Stukken koopen over halve deuren : schooien.
Twee vieren branden wel ( alias : dubbel is nog zoo
dikke) : bemerkinge als men iets dubbel heeft.
Wat baten keers en bril, als den uil niet kijken wilt. \
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128
Hazevel aantrekkén : wegloopën .
Die lest lacht, die best lacht.
De dood paBseert over uwe rugge en gij zijt nog 7 jaar
bevrijd : troostwoord aan *ne zieken.
Zooveel bebben als zij pekken en maaien knnnen : van
ailes voile genoegte hebben.
Kapt hem in zeven stukken, zij gaan aile zeven weg-
loopen : }t is }ne rappen bliksem .
Loopen lijk den duivel voor ’t kruis (alias dat: zijn
htelen zijn nenze daken).
’t la ’ne Zottegemsche menlen ; — - alias : ’t is een
zotte gedraaîde ; of : hij heeft ’ne slag van de meulén
gehad.
Ze bouen kasteelen in de lucht, en knnnen geen boe-
rônhuis op ’t zand stellen : H zijn bojfers.
Mager lijk ’t hout van de galge. — Galgemager. ’tls
het vel over het beentje. — Men zou ’t Evangelie door zijn
kaken lezen.
Die zijn vader en moeder vermoord heeft, is daar nog
tô goed vooren : gezegde als een bedieninge of plaatsinge
weinig deugU
Zijn straal afsteken : eten een weinig voor de maaltijd,
en zoo zich onbekwaam maken tôt de maaltijd zelve .
Men zou van die klager, zeven straten verre loopen.
’t Is van de goê schep nog : het eten is goed en wij
hebben er veel.
Gezaaid lijk de huizen in ’t land van Cadzand: zij zijn
er dunne gezaaid .
De krenteü zijn er in geschoten met ’ne kruisboge •
er zijn er weinig in 3t brood .
Goên dag en goên avond, ik ga nu deure als ik wil :
lacheiid groetingswoord} bij }t inkomen in een huis .
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129
Welgekomen, wanneer gaat ge deure : schertsige ant -
woorde.
Rij maar aan, 't is kassij : gaat maar zeere voort.
't Is een slecht land waar niemand geen voordeel en
heeft: er heeft altijd iemand winste, ’t zij gelijk waar .
Schoone kleeren en willen niet werken : die ze draagt
en werkt niet geern.
'Nen haastige slag is gaue gegeven : ’nen haastignard
geeft soins onbelet ’ne slag .
Ben ongeluk hoort naue : onheil liegt aan weinig , en
komt onvenvachts .
Aile herfcjes zijn gezustertjes, maar aile beurzekes geen
gebroertjes : men wordt lichte beklaagd , maar moeilijk
geholpen .
Een pinije in een teuge, en een sulferke in drieën :
al den eene haut verkwiçter, al den andere kant gierigaard.
}t Is 'ne zout-telder : gierigaard .
't Is 'nen hoeksken-zoeker : ruizezoeker .
’t Is lijk een horloge-kaske : een mager meiske.
’t Is slangevel ; — alias : 't is slangegoed; of : 't is een
speukeveus : oolijke, listige.
Als de kinders groot zijn, ze vragen niet wat voor
kleeren zij kleene gedregen hebben : zijt niet te zindelijk
op jongens kleederdracht .
't Is stille waar dat 'fc nooifcen waait: in ieder huis , zijn
er soms eens woorden .
'Ne keer schelm is altijd dief : ’ne keei' misdaan heb-
bende } wordt men nimmermeer betroud .
Ailes is gebeurlijk, en een oude broek is scheurlijk :
gezegde, bij ’t hooren vertellen van iets min ofmerr wonders.
't Is een verstand van Napels: onnoozelare.
Hij en is nog niet heel leeg, hij ziet nog geern werken.
9
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130
*t En nijpt maar als *t vel afgaat : men weet er maar in,
als het begint nood te doen .
Dat zijn sfcukken, zei de schooier, en hij kreeg 'ne
God-bewaar-U.
't Is beter bij den uil te zitten, als bij de valke te vliegen:
9t is beter wat min en zeker, of grootsch bij arglistige.
Een yliegende kraaie vangt meer als een zittende : 9 ne
zoekende mensch geraakt aan meer dan iemand die geene
poging aan en wendt,
Hij heeft lijk 'ne roof voor d'Helle als hij daar mag
gaan; — alias : hij is bekitteld en betooverd als hij daar
mag gaan : geerne gaan .
't En is nooit te verre waar dat men geerne gaat.
De brugge (leere) is achter hem opgetrokken : volgens
hij boft, han het niemand lijk hij .
Takskes worden boomkes ; — Poten gaan wulgen bedij-
gen : van kleene wordt men groot.
't Zal donker zijn waar dat hij gaat verloren loopen:
het is 9ne slimme kerel.
Zijne mond en is ook van geen schaapleer : hij eet ook
geerne iets dat goed is.
9t Is al hutsepot en zijnbroêre: 9t is al slechten aanhang
of gespuis .
Hij gaat met 't grafmakers geld in zijne zak : hij gaat
dood.
Hij is lijk comperre op stokken : buitengeweun mager .
Iemand bij den grenadier trekken: iemand bedriegen.
De stilste waters hebben de diepste gronden : de niet-
zeggers hebben het achter de maue .
Het zijn hersenpikkers ( alias : hersenzuigers) : lastige
kinders .
't Is al soorte naar bezatse : 9t is al van de zelfste klieke .
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131
Hij en is van den eerste leugen niet geborsten : hij is
’t liegen gewend .
Zij zit met de zage op de kele : zij valt lastig ; bij
voorb, een afdingster bij koopliên.
Iemand iets in de hand draaien {alias : iemand blaue
blommekes wijs maken) : bedriegen,
Men prijst een steur begin : moeilijkheid in ’t aanvan -
gen, brengt later gélule en gemak bij •
Q-ij moet den duivel een keerske luchten, al is ’t dat
uw herte ’t niet en meende : gij moet tegen nw herte vleiend
met iemand spréken .
Men zou erbij de passie preken {alias : men zou erbij
aan den hais komen) : men zou er zijn geduld bij verliezen.
’t Verstand en komt voor de jaren niet, en den boer
zijn dochter was er 95.
Om uw proefjaren te doen, moet gij water putten in
een mande zonder gat : gezegd van iemand die in ’t aan -
leeren van een werk moeilijkheden tegenkomt.
Een vrage is vrij en ’t onzeggen staat erbij.
't Zijn knappe jongens die van hem de waarheid weten :
het is ’nen doortrapte leugenare.
Stroo bij vier komt lichte in brande : gezegd van
gevaarlijke verkeeringen .
Schrijft dat aan de balke, dat de kalvers *t niet uit
«n lekken : gij en zult die rekeninge nooit betaald worden .
Er en vliegt daar niets anders uit als de rook : het zijn
straf profijtige menschen.
De stoutste wezels zuipen de eiers : de stouteriks géra -
ken overal met ’t beste weg.
Als 'nen ezel een peerd bedijgt,is 't van geenen duivel
breidellijk: die komt van niets tôt iets, keut zijn zelven niet.
’t Is lijk een jufvroutje spint zijn haar: een half
toovci'heske van uitzichU
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132
De grond was te.koud waarover datzeging : zïj tvas zoo
gelukkig.
’t la altijd een spâ en een rakel : in een huwelijk gaat
et altijd iets tegen al *8 mans of de vrouwe’s haut.
Al klaveren is de wereld gemaakt : spreuke in ’t Tcaarte -
spel bij ’t smijten van klavers .
Picardieên, ’t landis geroofd : item — bij ’t smijten van
jpijkens .
Pijkstokken, om galgen te rechfcen : item — bij ’t smijten
van pijkens.
In de kruisen ligt de zaligheid : item — bij ’t smijten
van klavers .
Koekestuifcen, om brood te sparen : item— bij ’t smijten
van koekens .
’t la seffena de beuter bij de visch : zegt deze die comp -
tant betaalt.
Hij en zal zijne kaas van zijn brood nietlaten pakken :
hij past op zijn zaken .
Hij is brood van goedheid; ( aliàs : hertegoed, al goed).
’t la gelukt, zei de zot, en hij draaide zijn mutse.
Men joege geen hond door ’t weer, al had hij een
stik beuter gestolen : gezegde bij allerslechtsie weder.
’t la een nichtje van Poperinghe: ’t is een slechte
betalige .
Het past lijk mijnen duim in mijn mutse (aliàs: lijk
*nen hond in de Smeêpoort) : het en past hoegenaamd niet;
bij voorbeeld : de kleeren .
Hij zit in Nederland : in zijn vertellinge is hij te leege .
’t la beter benijd dan beklaagd.
Misjund brood wordt ’t meeute geëten.
’t Een woord roept moord dat ’t ander ’t niet en
lioort : het is zulk ’nen trage klapper .
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133
Er gaan zôoveel zeggens in 'ne zak: men klapt vele
dat niet juist en is.
Men zegt zoovele dat het herte niet en meent.
'tZijnBlankenbergsche rekeningen: overtollige .
Hoe laat is ’t? — Tijd om uw leven te beteren. — Zoo
laat als gisteren dezen tijd. — De uur is voor de zotten, de
wijze weten hunnen tijd : antwoorden op de vrage : hoe laat
is ’t ?
Het gaat lijk appels eten met een meske. — Het gaat
lijk een liere op 'ne Zundag {alias: lijk een liere met
een vrange) : het gaat leutig, gemakkelijk , rap.
Men moet 't vuil lijnwaad in familie wassehen : men
mag de hwâ geheimen uit het huis niet dragen .
Als men ’nen hond wilt dood hebben, men roept hem
wroed {alias : men vindt gemakkelijk *ne steen : als men
iemand wilt leeger aandoen, vindt men altijd middel .
Als er 'ne goên bond hooi komt, 't is altijd voor 'nen
ezel of een slecht peerd: als er ievers profijt is} ’nen onnoo -
zelare gaat er mee voort .
Men zal met mijn handen geen kastanjen uit het vier
halen: men zal mij zelf niet gebruiken om mij leed te
berokkenen .
Zij en gaan met mijn beenen geen neuten knibbelen:
zij gaan hun op mijn kosten niet verlustigen .
Als 't henneke boven 't haantje kraait, 't huis is ver-
draaid : als vrou boven man staat.
Mijn peper is zoo goed als uw saffraan: ik ben zoovele
als gij.
Elk zijn pijpe en elk zijnen tubak : iedereen H zijne ,
deurt het langste.
Hij is lijk van 'nen ezel op een kruisstrate gesmeten:
het is zulk 3nen euvallige domine vint.
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134
't Is een van koin ik er van dage niet, ik kom er
morgen: ’nen trage Jan .
Iemand het gat van den timmerman toogen: iemand
aan de deure zetten .
Men kent geen weerd, eer men ermêe zit overheerd :
men moet eerst naue gemeenschap hebben, wilt men iemand
hennen .
Zij komen orereen lijk twee trommelstokken : geheel
goed.
Geen ezels zonder markten : overal zijn er winners en
verliezer8 .
Er zijn overal martelaars en apostels : slimme en domme .
De eene liefde is de andere weerd.
Er zeven krijgen met beuter, en tiene met melk: voort -
gezonden worden.
Elve krijgen ( alias : zooveel appels als peren krijgen) :
uitgelicht worden .
Den Heere neemt uit aile geslachten zijn uitverkoor-
nen : troostwoord op ongelukkigen en eenvoudigaards .
’t Is 'ne krijgsman, — 'ne slotblazer : * ne schooier .
Jongen, uw hand bloedt. — Mijnheer de snêe is goed:
bemerkinge aan en van ’ne jongen die een snêe brood in
zijn hand heeft.
Hoe meerdere kost, hoe meerdere eere: troostwoord voor
iemand die groote kosten doet .
Iets verkoopen in éénen per domini : in éêne koop.
Een bliekske smijten om een snoekske te vangen:
op profijt uit zijn.
Zij komen overeen lijk twee zielen in 'ne zak : geheel
wel.
Twee natte zakken en kunnen malkaar niet droogen :
twee die in }t zelfste geval zijn kunnen moeilijk malkaar
troosten ofhelpen .
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135
De nunnekes zijn in de boor: het water in de moor
begint reeds te ruischen .
'fc Is een zielke verlost: eene die boven oude reeds
zijnde, en na groot verlangen, 9 ne man krijgt.
Zij is in Sint Anne kappelle : boven haren huwbaren tijd
nog ongetroud .
Hij zou Ons Heerke van zijn blokske klappen: ’ne
godsbedHeger.
Men zou hem Ons Heere geven zonder biechten: 9 ne
valschaard.
In iemands are dasschen : iemand in zijn zaken onder -
kruipen .
Zijn hielen blinken: wij zijn blijde als hij weg is .
’t Is kaal en knapjes; of: is van wil en 'k en kan:
ze steken den grooten uit en ( och Heere) !
Zij komen overeen lijk Manten en Kalle ( alias : lijk
kiekskes op barrekes) : heel ivel.
Iemand de bolle van onder de voeten loopen {alias :
in iemand zijn spit delven) : iemand onderkruipen .
De bolle loopt tôt dat ze jou is.
De kanne gaat te water tôt dat ze breekt.
Met slecht garen naaien, gaat altijd los.
Visschers en jagers, zijn vroueplagers.
Visschers en voêrlien zetten malkaar over.
*t Is gedaan met perrtr ke, hij draagt zijn eigen haar :
de zaken zijn uit zoo , *t zal nu anders gaan .
Allen arbeid is loon weerd.
V isschen voor visschers deure : onderkruipen .
Onze Lieven Heere en is geen stiefvader en de H. Kerke
geen stiefmoeder : Qod en eischt maar wat menschen -
meugelijk is.
Hij zou bergen verzetten : boffen dat hij ailes kanf
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136
’t Is van telle, telle, zeven steken op een spelle :
gezegd van een vroue die kan rap zijn in ’t handwerk .
’t Is lijk een boone in 'nen brouketel: iets kleens in
vergelijkinge van wat groots.
Met het fluitje gewonnen, is met het tromraelke ver-
teerd : gemakkelijk is hij er aan gerocht , en gemakkelijk
krijgt hij het kwijt .
IJdele beurzen maken dulle zinnen : krotte brengt
ruize in het huis .
Als het mannevolk zonder geld is, de zee is zonder water.
’t Is de gemeene roue, deugt de vint niet, hij steekt
het op de vroue.
Den ouden Adam is er nog in : hij komt altijd tôt zijn
oude geweunten weer.
In een walleken is hij zochte : met een woord is hij
weer bedaard .
Aan Doofmans deure kloppen.
Dat en is geen doôwonde : er is wel schade en verlies ,
maar het is verwinnelijk.
Hooge zit, verre ziet : die hooge geplaatst is, ziet in
de verte .
Als ’t op is, ’t koken is gedaan : als men niets meer over
en heeft , zal men er ’ne reden van maken.
Kalanten zijn passanten : de menschen en houden geen
kalanten meer.
Conditiën maken wetten.
Waar er schoone katten ( vrouvolk ) zijn, mag men
geene velleploters ( jonkheden ) aantrekken.
Rappe katjes en kleene kinders maken. rappe vroutjes:
waar er katten en kleene kinders zijn, moeten de vronen
opletten.
Hij moet naar numéro vijf : naar het zothuis.
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137
Opgepast is manneke ( alias : opgepast is de bood-
schap) : opgepast is aan het orde van den dag, — is de
verzekeringe .
Koopen wat gij niet noodig en hebt, is betalen wafc gij
niet schuldig zijt.
Al de zotten en zijn te Brugge niet.
Zeere loopen en helpt niet, van passe komen is ’b al.
De prijzen zijn ervan nog te geven : er en heeft nog
niemand volhomentlijh daarin geslaagd :
De doodzonden en vallen van de boomen . niet : anU
woorde aan menschen die naae van geweten zijn.
Gij zult nog de wijsheid van achter mijn hielenrapen:
antwoorde van iemand die voor zot verweten wordt.
Hij laat zijn oogen uitsteken met stokskes: hij laat
hem op aile manier en verblenden.
't Zou moeten de rooze zijn, en ’b is den doorne: Tcind
ten huize dat tegenslaat , niettegenstaande zijn redens om
wel te doen.
Kleene kinders terten op moeders schorte, en groote
op moeders herte.
’b En is noch ’b vagevier, nocb d’helle, maar ’t is de
eeuige verdoemenisse : een kwalijk huisgezin .
't Is lijk een piepe-pupje : een prettig Jcleen meishe.
(een piepe pupje : een papje dat Jean piepen-schreeuen) .
Hij spant de kroone : hij munt tusschen allen uit.
Hij gaat den duivel voor zijn nieujaar krijgen : hij
zal daar slecht ontvangen worden .
Elkendeen tracht het water naar zijne meulen te trek-
ken: elkendeen tracht achter zijn eigen profijt.
’b Is nu zoo lang of dat 't breed is: de zaken nu zoo
zijnde , vallen zij niet meer te verbeteren.
’b Is een schortje vuile-beuter : het is ’ne moeial .
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138
Wij gaan daar een kruiske over maken : wij zulleti dat
vergeten laten.
De kauwen gaan altijd de kraaien verwijten : ei' zal
tusschen deze altijddurende vijandschap blijven.
Gij zoudt klagen, al zaat gij met uwe voeten in ’t vier :
wordt gezeid aan klagers uit geweunte .
Iemand in de apegarens jagen ( alias : iemand in het
zweet stekon) : iemand in de moeilijkheid brengen.
’t Gaat lijk appels schellen met een meske : ’t gaat
gemakkelijk rap en lustig.
Zeuren komt te peuren : zeggen de jongens in ’t spel als
men weder verliest na door zeuren gewonnen te hebben .
Veel verhuizen kost veel bedstroô ; veel verhuizen kost
geld.
Een mensch en heeft niets aan zijn leven : ’s menschens
leven is broos.
Zijnen baard gevuld worden: zottigheid toegebracht
worden .
Iemand tusschen vier oogen te keere gaan ( alias : zijn
zaligheid zeggen).
*t Is een Hanske van aile spel : hij heeft van aile
werken handelinge .
Hij en heeft het niet gestolen : hij heeft er ommegedaan
om zulken tegenslag te ontmoeten .
Men kan geen peerden al loopende beslaan : men kan
in geen onmeugelijken tijd iets verrichten.
Ailes moet zijnen tijd hebben, 't slacht de blaue
blommekens.
Hij moet dansen lijk of zij schuifelen: hij moet zich
volkomen ondergeven .
Er is geenen rechteren kant aan te krijgen : hij bedriegt
al aile kanten .
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139
Het is er al ten dieren danse : het is er al diere.
Zijn leven hangt aan een draadje.
Zij zijn binnenbest (alias: binnengespeeld).
Die langst leeft heef b heel de wereld : woord van over •
eenkomste als mon twist om ’t bezit van een voorwerp.
Er en was geen levende ziele : niemand .
Als het laken niet en deugfc, de lijsten zijn nog
slechtere: als de bijzonderste niet en deugen > wat moeten
de mindere zijn ?
Ik heb dorst, — maak dat gij het gafc van de kanne
kust: antwoorde der moeders aan hunne jankende jongens.
't Is beter dronke of zat.
't Is beter late of nooit.
Voor iets lament geven : behijven .
Water in zijne wijn doen.
Men zou het den duivel moê maken : iemand door belet
en verzuiming plagen .
Het is een levende ziele ; het is 9nen doende mensch.
Het is de gierigheid in specie (alias: hij zou hem
laten slepen voor 'ne cent ; of : vlad 'ne kei) : hij is
hondegierig .
Preus lijk dertig.
Iemand bij de vellen grijpen : iemand vast nemen .
Men kan geen ijzer met zijne handen breken : men han
het onmeugelijke niet doen .
Boomen en komen malkaar niet tegen, maar menschen
wel : men mag niemand misdoen, wilt men later het niet
moeten uitboeten door weigering van dienst .
't Zal ten oordeele geld doen : 9 h zal er van God voor
beloond worden.
't Is 'nen nieujaarzot : 9 ne mensch geboren in nieujaar -
maand .
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140
’t Is lijk een Onze Vroutje in een glazen kaske {alias:
een kruideken-roer-mij-niet) : een eenhandig meisje .
’t Is Duimtje in d’hand : gierig .
Het was een bie ( alias een lelie van gezondheid).
Het is eene kwist*de-kole : ’ne verkwister .
Wij gaan dat potje gedekt laten: wij gaan van die
onaangename zake niet meer spreken .
Hij speelt den bonfce Pier : hij speelt meester.
Hij en kost geen puit meer biechten : hij en wist niets
te antwoorden .
Korte rekeningen maken lange vrienden.
’k En viel van de trappen voor de keure niet : ’k en
zou er niet kunnen tusschen kiezen.
Hij zou een peerd de rugge uiteten: hij kan geweldig
vêle et,en.
’t En loopt al door geen gootje: dat en is al zoo
gemakkelijk niet om verdragen .
Men zou kap en keuvel verbranden : als ’t lcoud zijnde}
men vie r moet maken dat ’t aile geld kost .
Is klaveraas bezet ? gaat gij tracteren ?
Zijn beentje geven : tracteren omdat men ievers pas
inkomt .
Ik geloove ’t, dat Antéchrist in de wiege ligt ; of te
wel: dat er vlooien in d’helle zijn: ik geloof niets .
Hij en wordt nooit met leugens bevonden, hij maakt ze
in tijden weg : woordenspeling op leugenaars.
Het en zijn al geen Heilige die groote paternosters
dragen : schijn hedriegt .
Kijken lijk of dat hij Sint Thomas vermoord had :
8chrikkelijk en wreed kijken .
Mijn liedjes, zijn paternosterbeiers geworden : ik en
vermag niet veel meer door ouderdom en verdriet .
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141
Waar dafc ze dausen, en worden er geen paternofcters
gelezeu : deugt het niet vele.
Als ’t buikske gevuld is, 'g hertje zôekt de ruste.
H»j is in de gildo van Sint Ariaan, waar twee paar
schoen bij ’t bedde staan : hij is getroud.
Lijk of dat gij mij ziet raeugt gij mij schilderen: ik en
heb geene betere Icleederen als deze ; of : ik handel rechtzinnig .
’t Is brood lijk lever, gij meugt erop schrijven met een
penne : ’t is lcortbrakig brood met kleene malien .
Hij is van de gilde van Sint Hubert, als hij liegt hij
en wordt niet dul : hij en verschiet in geene kleene leugen.
Te biechte gaan bij Sint Joannes Nepomucenus : bij
iemand die bescheiden is.
’t Is lijk Sint Niklaai te peerde : het is ’nen bevallige
miter.
Sint Niklaai en is geene zot, hij en komt aile dage niet :
aile dagen en kunt gij geen geschenken ontvangen.
Hij zit daar in 't hoekske van aile Heiligen : hij zit
daar lijk gansch in zijn aleenzaamheid.
Sinte Pieter in zijne zak hebben : zijne sleutel in zijne
zak hebben.
Sinte Pieter gaat er zijn krikke ondersteken : er zal
u wel van ievers hulpe kornen.
In Sinte Anna schapraai zifcten ( alias : in den ossenbilk
zitten) : boven de huwbare jaren ongetroud blijven.
Hij is met Sinte Pieter op de kermesse : hij is leutig
en zorgevrij.
’t Is lijk een duitsch wijf zonder slagen: vergelijkihg
sprekende van iemand icaaraan wat ontbreekt.
’t Zijn gesloten brieven : ’t zijn zalcen die niet en
meugen gezeid zijn .
Wij zijn in Lampernesse : het is donker.
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142
Aan leenen en wisselen en is er geen profijt.
't Gaat uitkomen o£ moesten *b de kraaien uitbrengen.
't Is lijk een Bersebée : een misverstandig groot vrou -
mensch.
’t Zijn lijk de Lamentatien van Zeger Van Maele:
*t is al zuchten en klagen .
’t Is *ne geestgetuiger : ’nen alweter .
Hoe later den avond hoe scboonder volk : vrouespreuke
aïs ze s’navonds ievers binnenkomen .
Passeren lijk de Schelde voôr Antwerpen ( alias : Voor-
bijgaan in 'nen passez) : in eene rapte .
Van hier op een ander, zei de slachter, en hij sloeg
68n zwijn op 'nen dag: lachspreuke voor eenen die ze niet
dood en doet (luiaard).
Ge meugt met twee keersen eten : spreuke om te betee-
kenen: gij hebt vandage vele verlcocht.
Al in een reke lijk meulenaars koeien, en hij en had maar
eene: volgen wij de eene de andere ( met eene kluchte erbij).
’t Is gepasseerd, lijk de feeste van Eename: ailes is
gedaan.
Schoone dingen en deuren niet lange: aangename ston-
den zijn gaue voorbij ,
't Ligt tusschen wal en brugge : de zake is half gedaan
gebleven ; of : is nalcende.
Meenen is verre van hier : woordenspeling als iemand
zegt : Ik meende dat , enz .
Hij is voorzien van geld lijk den duivel van deugden :
hij heeft krotte .
Aile dingen laat men zeggen, en haar in *t brood
laat men eten : zij bekomnieren zich om g eene gezegden>
maar doen in hunne kivâ handelinge voort.
Hij zingt lijk een naclitegaieke bleksteert : leelijk .
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143
’t Is al verloren Vlaamsch : als er iemand te vergeefs
vele Idapt.
Zijn kloefen spreken latijn : men hoort dat ze gebrolcen
zijn.
Weelde en jukte en zijn niet houdelijk.
Hij stond daar met een paar panen kaken : hij was
rood van schaamte.
’t Is waar, 't is beniest : als men niest na iets gczeid
te hebben .
Het is een Ko Lukkeboone: het is ’nen gelukkigaard.
Er en is daar noch arm noch been aan gebroken : er en
is daar geen groote schade meê bijgebracht.
Werken dat ’t schaae geeft: strafvele of zeére werken.
Tôt hier en niet verder, zei de viot, en hij lei hem te
vervriezen.
’t Zal gebeuren als grootje van d’Hoogemesse komt :
’t zal nooit gebeuren.
Hij hadde zonder de weerd gerekend : hij en had al de
beletsels niet ingezien .
Scheel kijken lijk een tinke.
Koppig zijn lijk ’ae steen-ezel.
Zij kunnen malkaâr noch hooren noch zien ( alias : niet
geluchten).
Smoor in Maarte zijn kerkhofblommekens : er sterven
veel menschen door de smoor in Maarte .
Niet zeggen is zwijgen, buiten is voor de deure en
nievers gaan is t'huis blijven : Opvolgentlijke gezegden
als spreuke aanveerd.
Gezind zijn lijk 'nen haze : strafwel gezind zijn.
Hij is trage aan de beurze, is hij rap aan den hoed :
beleefd maar gierig .
Hij is van Houthem : hij is gierig .
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144
Waar gaat die pijpe met dat man ? naar Ko den bleeker :
als ’ ne kleene jongen smoort.
Van als hij de kemel kocht, hij kreeg ook zijne bulte :
men en kost het voordeel zonder het nadeel niet bekomen.
Legt dat bij de reste : zegwijze aan iemand bijvoorbeeld
die miszeid wordt,
G-ods peerd was ook ’nen ezel : gezegde als men voor ezel
verweten uordt .
’t Is lijk van geeft de duiven te drinken {alias : ’t is
lijk een aile ure ’ne lepel) : men gaat te traag te werke.
Den aanleg is den belft van ’t menagie, zei de vint, en
hij lei zijn wijf aan ’t vier : dubbele woordenspcling . Beleg
in huis is voordeel.
Men kent d’Heiligen aan hunne mirakels: men kent
iemand aan zijn werken .
Zoo bidden d’arme Claren : lijk of ge doet gaat ge
varen.
’t Is ’ne Malchus : een die ievers een lid te kort heeft.
’t Is ’nen ougeloovigen Thomas.
Hij zit op zijn droog zaad : hij is binnengespeeld.
’t Is lijk ’ne koetsier zonder zwepe (alias: lijk een koe
zonder bellen) : iemand die iets te kort heeft .
't Is een ei zonder zout : iets ivaaraan wat ontbreekt.
Heur vader is koetsier : bemerking voor spellewcrksters
die hunne stokken te lang laten ( lijk zwepen).
Iemand zijn tonge pelen (alias: schrepen) : iemand
onderhooren.
Hij zit in doolaards bende (alias: ’t is een verloren
brood) : hij sukkelt,
Hij vertrok lijk ’nen beer op zokken i vol schaamte,
Ze nijpen de katten in ’t donker: zij gaan listig en
bedekt te werke .
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145
Hij is ook denr den teems getrokken : hij heeft vele
onderstaan.
Willen noch ter roê, noch ter hand : hoegenaamd niet
willen.
Geeft de boffers een brood ; de klagers en hebbengeen
nood: hebt medelijden met boffers, en zendt klagers ijdeU
hands voort .
De zoekers van de kunste zijn de vinders van den
bedelzak : uitvinders vergaan van armoê.
Als de zotten geld hebben, de winkeliers hebben
neringe. (Te Dixmuide) : als de jongens geld hebben de
krameniers hebben neringe : handelaars leven deur onnoo -
zele koopers.
Hij krijgt de moere in de kop : wordt hooueerdig.
Hij weunt te Roksem : zijn vroue is hem meester .
Iemand laten zinken met 'ne leegen dienst: iemand
zonder veel spels te maken, laten voortgaan.
’t Is lijk nog eene van driemaal zeven : H is nog cen
jeugdige vroue .
Dat en is geene muis; zijn haar is te lang: dat en is geene
simpelare.
’t Is al maar een kunste (een wete) om rijke te worden.
't Is al niet van te vliegen. 't Is al van te beeten: ’t is
al niet van iets te rischieren } maar van te liMcn.
't ls lijk de dood van Iper: hij is doodsbleek.
Iemand de Godsklop geven : iemand in handel enz . ten
onderen brengen.
't Is beter in den veugelenzang, dan in den ijzerenklank :
’t is beter vrij dan gevangen .
Kakken gaat voor bakken, al was den oven nog zoo heet.
Geeft hem een voetje, hij neemt seiïens een stapke :
hij maakt sejfens van goedheid misbruik.
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146
Van iets dinne zijn : van iets verncderd zijn .
Al de honden van Vlaanderen bassen op hem : hij
heeft allen tegen hem .
De kleeren maken de man en die ze heeft doet ze aan :
schoone kleeren geven den drager aanzien .
Hij slacht S te Looi, aile dage even mooi ( alias : ’t is
mijnheer Verbeke, de Zundag lijk in de weke) : hij is
gekleed de Zundag lijk in de weke.
Ze is peerd voor de spooren : zij is straf bezorgzaam in
’t huisgezin voor den vooruitgang .
’t Was kop of munte: 9t was al ofniets.
In de drie masten, den baas drinkt meer of zijn gasten :
herberg waar den baas ’nen dronlcaard is.
Eerste gewin, is kobbegespin: gezegde der kramers bij
hunne eerste ontvangste.
Breekt u in drieën : zet u neder .
Laat de meulenare niet versmooren: langt de koffie
niet te veel op.
’t Is tusschen half en hebbelijk : ’t gaat redelijk.
’t Is een trunte-marunte : ’t is em traag wijf.
Veel handen maken licht werk.
Slaan lijk Stoffel op zijn katte : hard slaan.
Iemand in dolare slaan : iemand buiten zijn zelven slaan.
Soldatevier maken : zijn arms t’hoope slaan om warm te
krijgen.
In 't bonté smijten : beginnen koppig zijn.
Vroeg vet, vroeg in de pot.
Met ongewillige honden, is ’t kwâ hazen vangen :
kinders of menschen in ’t moeilijk nienagle houden.
Iemand op zijnen nest betrapen: op heeterdaad betrapen.
Kinds name is naamloozeke steenbalgsken : gezegde
als ’t kind nog niet gedoopt en is9 dus nog is zonder naam.
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Dat is 'ne grooten doorn ( alias : distel) uit mijne vinger;
ook nog : dat is een boeie van mijn been : eene groote
moeilijkheid weg •
Beter een mnsscbe in d'hand of een kraaie op ’b dak :
beter hebben dan moeten verwachten.
Het is lijk de vlucht van Egypten : gezegde als iemand
te haastig weg gaat of voorbijsnelt.
Het is lijk de kop van Holofernes : H is ’nen overgroote
hop. •
Z'heeft oogen lijk 't pateel van d'halle : groote blekkers
van oogen .
Hij was om de dood te smaken : hij was in een groote
benaudheid .
Die met honden slaapt, vangt vlooien : die met kwâ
gezelschap ommegaat, wordt slecht.
lets sparen voor als meerdernood komt: voor
als grooter gebrek komt .
Liever beuter als smout, zei de vint, en hij at zijn
stuiten drooge: kluchtig gezegde van eenen die beuter
gebruikt .
't Is de keuninginne van den asch-hoop: een vroue
die altijd moet t’huis blijven .
Zegt het tegen de kalvers, de koeien en gaan 't niet
verstaan : als men groote menschen iets niet en kan doen ver -
staan dat kinders zouden vatten.
't Is een hage aan een veld: H is een goê zorgster
in *t huisgezin .
Wij gaan 't moeten afwachten lijk den abt zijn mon-
niken {alias \ den aap zijnen heuning) : wij gaan moeten
geduld gebruiken .
Hij droomt van roste dnivels en koolbranders: hij
heeft aile soorten van aardige voormmem .
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Hij droomfc van pladokken: ilc en wete nietwaar hij het
studeert, — van ailes finer en.
Verre van huis is iedereen rijke : menschen van verre
boffen altijd.
Kraken de beentjes, 3t herte is goed : vreugdig gezegde
van eenen goeden ouderling .
Hij zat met zijne scheutel onder 3t dak als 3t pap
regende : hij enis er nooit hij als hij kan profijt doen .
Hij stond al vooren als God de neuzen deelde : hij
heeft 3 ne langen nenze .
Die niet en ziet, die niet en deert, die niet en heeft, die
niet en smeert : gezegde als men iets lekkers eet in de afive -
zigheid van anderen die zouden moeten meêdeelen.
Sint-Andries, brengt den vries, en Sinte-Looi, brengt
den dooi : gezegde van 3t weder .
Zij slacht van Kobas* veugel, heel de weke ziek en
*s Zundags uit.
Carot son bon, zei de wale, en hij at het vleesch op :
kluchtig gezegde.
Hij geraakt te Blankenberghe : hij begingt een kaal
hoofd te krijgen.
Die op een ander steunt, steunt op een gebroken stok.
't Goed van de wereld is verwinnelijk : gezegde hij
3t lijden eener schade.
Moeten is bedwang en krijschen is kindergezang :
gezegde bij 3t zien van kindergrillen.
Morgenstond heeft goud in de mond.
3t Gemak gaat voor de eere.
Rijkeliëns* zeertjes zijn gebalsemd : Bijkeliën kunnen
zich in tegenslagen door hun geld verhelpen.
Zweren is goê zeer, van eene krijgt g'er meer: gezegde
bij 3t krijgen van zweren*
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Î49
Yan Antwerpen geven (handwerpen): woordenspeUng;
slagen geven .
Aanzien daet gedinken.
Peerdezweet en vrouetranen zijn gane gereed.
’Nen engel in de kerke is ’nen duivel in hais*
’t Is lijk de weenende vroue.
’t Is lijk een bedrukte Madeleene 1
Potje b reken, pot je betalen.
Was ’t honderd jaar oud ? : gezegde ala et' iets breekk
Niet en handelt, niet en breekt : verontschuldiging der
breekster .
Waarom moet ge u moeien met andermana koeienf
voor ’ne moeiol.
’t Is ’nen goên bakker die nooit en mist: misaen ia
menschelijk.
’k Zit liever in mijn schoen dan in de zijne : ’k hab
liever de atand mijner zaken dan zijner ;
Als ’t God belieft en de pot belieft, wij gaan Znndag
koeken eten : gezegde bij ’t naderen der kermisae ^
Dat was in mijn kaarte tr»oef : dut wob jniat wat ik
vet'langde .
Dat is al één pot, één potlepel : dat is al één Hieke.
Kleene veugeltjes hebben ookhunnen zang: kleene mon -
schen meugen ook aanhoord worden .
Kleene pot j es bebben ook hunne ooren: kinderen ver-
8taan ook de gezegden .
De meuren hebben ooren : spreeht voorzicktig om niet
afgespied te worden .
Met katjes poot spelen : koppig zijn ; of : met zijn winste
8pelen .
’t Zal nog in kinderspel vergaan : de lente zal nag in
ruize of verdriet veranderen .
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Gij zijt; Sylvester : gij komt overal laatst .
Gij zijt Petrus : gij gebaart dat gij van niets en weet.
Den tas valt voor de sclieure : gezegde ah het eten van de
vorke valt , juist vôôr de mond .
Spreken lijk 'nen boek : veretandig spreken.
Die geeft wat hij heeft, is weerd dat hij leeffc.
Hij scbreeut lijk vermoord : geweldig .
Kleed 'nen ezel in 't satijn, morgen zal hij nog ezel zijn.
Boeren op de schaliôn hofsteê : in 9i gevang zitten .
Keerskes verkoopen : in tijd den neuze niet snuiten .
't Is een nachtluchtje ( alias : het is 'nen pekbroek) : hij
blijft 9 8 navonds lange weg.
Hij ligt met de blaue jantjes : hij heeft de garnizeren
Vhuis.
Goê ware en behoef t geenen krans: goê ware prijst heur
zelven .
Hij is altijd het breekspel: hij is altijd de ruizemaker .
De brandsnêe is van *t mes : de groote liefde ofbegeerte
is verdwenen.
Op <Phage slaan : bedektelijlc achter iets vragen .
Er en is maar één bâte, en elk trekt er aan : elk zoekt
zijn profijt .
Ze loopen er zoo dikke als de groene katten : zij zijn
zeldzaam .
Te kort bollen.
*t Is moeielijk onde apen leeren muilen maken : oude
men8chen nemen moeielijk nieue geweunten • •
Hij heeft overkomste : hij heeft de kozijntjes.
Men moet leven en laten leven : meegaande weg zijn} en
niet gierig.
Een appelken in tweên bedeelb wel : deelzaamheid staat;
of : iets in tween verdeelen is gemakkelijk .
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Appels voor cifcroenen verkoopen : bedriegen.
Hooge klemmers, diepe zwemmers, schaverdijnders op
het ijs, en zijn niet wijs.
En zegt nooit: boomtje, boomtje, 'k en ete nooit van uw
appeltjes meer : en danlct niemand af, want men zou kunnen
zijnen dienst nog behoeven .
Men ziefc wel 't eindeke van zijn viagers, maar 'b ein-
deke van zijn dagen niet: men weet niet ivat nog al kan
gebeuren .
Hij stond daar met een koppel kaken, g'hadt aan hem
de gezondheid gekocht : gezonden broêre .
't Zal beteren als de spâ gevaagd is : als ilc }nen keer
dood ben.
Hij maakt psalms : hij wordt braaf op ’t einde zijner
dagen .
Hij is te verleiden met ?nen natten vinger : gemakke -
lijk te verleiden .
Hij verblijdt hem in eene blende meeze : hij is blij op
}nen enkele schijn ; of : om iets van niets .
Men vangb de vliegen met zoetigheid : men overhaalt
deur zachtmoedigheid.
Beter 'ne veugel in d'hand als vijf die vliegen.
't En is niets van soldaat te zijn, maar 't is van soldaat
te worden.
Gij en moet aan de brokken niet liaperen : zegt uw ge-
dacht rechtuit.
Het brandt te Oostcamp, en de vlamme slaat naar
Brugge : ’t is heet .
't Is 'ne gerusten broêre : 'ne kommerlooze vint.
Bitter in de mond maakt het herte gezond.
't Is s tille waar 't nooit en waait : er kan in ’t vreeà-
zaamste huisgezin eens geschil ontstaan.
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Uwe wafe! gaat gebeuterd worden : gij gaat bekeven
worden .
Zijnen knikker uit de ronde trekken : niet rrteer meê doen.
Als ,t koeke is, gij gaat een hennisse hebben ; elders : gij
gaat te fiuite een feeste hebben : (verkeerd gezegde) .
Men weet niet hoe een koe *nen haze vangt : men weet
niet hoe men eens gelukkig vaart.
Klappen en zijn geen houden : klappen en houdt niets
ernstigs in.
Het is *nen oordjeaplijter : gierigaard.
Hij houdt te veel aan Duimkruid : gierigaard .
Hîj slaat ernaar met de palingschare: hij doet bedeJcte
vragen ernaar om te weten.
In 'tland van de blenden is een ziende keaning : gezegde
van^en die zonder veel verstand te hebben aan’t hoofd staat,
waar er weinig menschen van gezag zijn.
Hij zit in de marinkelkuipe : hij zit in de moeilijkheid.
Hij is in de bende van smeer-op : hij is in een brassers -
partije.
’t Blinkt lijk Clemskerke tegen het ongeweerte : gewel-
dig blinken. (Inderdaad Clemskerke torre is verre te
zien, als de wolken ongeweerte voorspellen.
Hand over herte leggen (alias: zijn hoofd in de schoot
leggen) : zich la ton bewilligen .
Men moet stelen met zijn oogen : zien hoe men moet
nadoen.
Die *t kwalijk neemt en moet ,t maar kwalijk dragen
( alias : wel wegleggen).
Rijkeliens ziekte en armeliens koekebakte zijn seffens
verre geweten: gezegde bij }t Tiooren zeggen dat een rijhe
ziek is.
Hebben is hebben, en krijgen is de kunste.
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Hij kan iefcs uit zijn botten slaan : prullen en leugens
vertellen.
Hij is den aap van 't spel: hij is de gefopte .
Hij onthoudt van ten twaalven tôt den noene : hij en heeft
geen geheugen.
}t Moet al dit of dat doen dat beenen aan heeft :
iedereen.
Hij is lijk in den dunder geblaud : het is 3nen onbeschofte
stouten.
Hij is lijk van 'nen ekster gebroed : het is ’ ne leelijkaard.
Wij gaan dit in den doôboek laten : wij en gaan dit niet
meer herinneren.
Hij krijgt al koude voeten : hij wordt allengskens arm .
Wat de paster niet en wilt, de koster is er blij om :
wat de eene niet en wilt, begeert geweldig de andere.
Hij stond te blazen lijk 'ne ganter : gezeid van 3 nen
dikke blazende vint.
Van het Vaderland weg : spreuke bij ailes wat met
geweld uitgedrukt wordt : bijv. hij slaat van 3 1 vaderland
weg.
Hij is schotevrij: hij is buiten gevaar.
Hij heeft zijne handen aan den docteur getoogd : hij
is goed gesteld om nooit meer te moeten werken.
Kruine geschoren, schaamte verloren, eere geboren :
van de seminaristen gezeid.
Krulhaar is dul haar, recht haar is vechthaar.
Met een tonge in 'ne mond geraakt men de wereld
rond.
Zijn broodje is gebakken : hij en zal niet meer moeten
werken.
't Is 'nen deural: het is een die deur ailes gaat.
't Is een grijselde: een triestige vroue.
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Hij schreeut eer dat hij geslegen wordt.
Die den name heeft van vroeg op te staan, mag lange
slapen.
Lamgat ligt in de weg begraven : gezegd in ’ne zan -
dige weg waar men in schiet.
Geen koorn zonder kaf, en geen menschen zonder ge-
breken.
Die spaart uit zijne mond, *t is voor de katte of den hond.
Zijn hand verbrauden : iets nemen waaraan men mis is.
Aile bassers en zijn geen bijters: luid schreeuende
ouders en zijn daarvoor geen slaanders.
Hij gaf het hem voor een deerlijk ziene : in den handel :
voor eenen niet.
Hij zal weten hoeveel de peper de onse geldt : hij zal
weten aan welke prijs.
De koekoek verlustigt hem zoo wel als den ooievaart:
de minhebbende zijn gelukkig zoowel als de rijke.
Het kost brokken van menschen: het is zeer diere .
Krik krak, elk op zijne stroozak : gezegde bij het be-
ginnen van kindervertelselkes .
Als m'eenen hond wilt dood hebben, vindt m’altijd
'nesteen: men vindt altijd reden, om iemand te beschuldigen.
Hij spelt met groote letters : hij laat duidelijk hooren
wat hij begeert.
Leven lijk 't gaat in Vrankrijk : onbezonnen leven.
Soorte met soorte, en duivels met koolbranders.
Kwansuisjkwansoos, de katte legt eiers: het is gebaringe.
JNe keer weelde en is niet altijd armoê : gezegde bij het
eten van een bijsmaakske of H doen van een uitstapke .
Beter een once geluk als een pond verstand.
( Suite dans un prochain fascicule.)
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POURQUOI
L’ÉGLISE DE SAINTE -WALBURGE
A FURNES
NE PUT PAS DÉMOLIE PENDANT LA RÉVOLUTION.
A quoi tient parfois la conservation des monuments les
plus remarquables! L’église de Sainte- Walburge à Fûmes
en fournit un exemple frappant. Pour les lecteurs des
Annales , la description de cet édifice serait superflue; elle
y a donrté, en 1863, matière à un article assez étendu (1).
Il suffira de dire que cette église, commencée vers le milieu
du XIVe siècle, “ serait, d’après Schayes (2), sans nul
doute un des plus beaux monuments du style ogival
primaire de la Belgique, si elle n’était restée inachevée ;
mais il n’y a de terminé que le chœur, vaste vaisseau,
entouré de bas-côtés avec chapelles..; la nef est une
(*) Annales de la Société d’Émulation, 2e série, tome XII : Collégiale
de Sainte- Walburge à Fumes. Relique de la Sainte-C voix, par C. C. et
F. V. — Consulter aussi Oeschiedenis der stad en kastehiij vau Veurne,
door Frans de Potier, Edmond Roxse en Pieter Borre, Gent 1875,
t. II, p. 165 et suiv.
(2) Histoire de V architecture en Belgique , t. III, p. 163.
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masse informe de pierres, basse, de peu d'étendue, et
évidemment une simple construction provisoire. '' Les
malheurs des temps empêchèrent les chanoines de conti-
nuer leurs travaux; toutefois la partie inférieure de la
tour qu'ils se proposaient d'élever à une hauteur conve-
nable, subsiste également; elle est devenue une sorte de
citerne ou de réservoir des eaux pluviales à l'usage des
habitants, et a joué un rôle fort important dans la conser-
vation de l'église.
Après sa réunion à la France en 1795, la Belgique
jouit aussitôt des bienfaits que la république prodiguait
à ses administrés. La ville de Fûmes ne fut pas oubliée.
Pour nous en tenir au sujet qui nous occupe, des huit
églises qu’elle renfermait, six furent vendues à l'enchère;
elles appartenaient à des couvents. On voulut bien épargner
celle de Saint-Nicolas et la laisser au culte. Quant à la
collégiale de Sainte-Walburge, bien qu'elle fût église
paroissiale, elle ne devait pas trouver grâce devant les
démolisseurs, et fut, elle aussi, vouée à la destruction.
Déjà son chapitre de chanoines avait été supprimé sous
le directoire, le 4 janvier 1798. Le 27 avril de l'année
suivante, on vendit publiquement le mobilier de l'église,
et tout aurait été perdu ou détourné de sa destination, si
des personnes pieuses ne s'étaient cotisées pour l'acheter.
Puis le 26 octobre 1799 (on ne connaissait pas alors
les lenteurs administratives), le bâtiment lui-même fut
mis à l'enchère, au chef- lieu du département, par les
citoyens Yan de Casteele et Busschaert, membres de l'admi-
nistration centrale, et Fournier, commissaire du directoire
exécutif, sur une mise à prix de 100,000 francs, fixée par
l'expert De la Yeyne. Personne ne se présenta. A défaut
d'enchérisseurs, les commissaires aux ventes portèrent la
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157
mise à prix à 200,000 francs (*), et remirent du 31 octobre
la séance d'adjudication, laquelle n'eut pas plus de succès.
Enfin le 10 novembre, dans une troisième séance, le
citoyen Augustin-François-Joseph Henissart, secrétaire
en chef de l'administration centrale à Bruges (2), offrit
200,000 francs et fut déclaré adjudicataire. Celui-ci se
proposait de démolir l'église et de tirer parti des maté-
riaux.
En apprenant ses intentions, les gens de Fûmes sen-
tirent le vieux sang flamand bouillonner dans leurs veines.
Ils voulaient à tout prix conserver un édifice qu'ils con-
sidéraient à juste titre comme le joyau de leur ville;
mais, vu les principes formulés par la puissante république
en matière de culte et d'art, il fallait user de ménage-
ments et tâcher d'arriver au but par des voies détournées.
Il n'y avait pas de temps à perdre : les habitants de
(1) Cette somme était payable seulement en bons de remboursement
de deux tiers de la dette publique ou effets équivalents, à verser à la
trésorerie nationale par sixièmes, de trois mois en trois mois, à partir de
l’adjudication.
L’acquéreur devait payer en numéraire, le jour de l’adjudication,
1/2 pour 100; dans les vingt jours après, le droit d’enregistrement
de 1 pour 100 plus le décime par franc, et les frais d’estimation.
Les conditions de vente avaient été rédigées le 8 décembre 1798 par
Masson de Longpré, directeur de l’enregistrement, et approuvées six
jours après par l’administration centrale du département de la Lys,
présents les citoyens Hennessy, président; Devaux, Demeyere, Van den
Bnssche, administrateurs ; Herwyn, commissaire du directoire exécutif,
et Is. Jullien, secrétaire-adjoint. (Absents Guinard, administrateur, et
Henissart, secrétaire en chef.)
(Voir le procès-verbal de première enchère et d’adjudication aux
archives du Gouv1 provincial à Bruges, Venta des biens nationaux, vol. 40,
4 brumaire an 8. Contrairement à l’habitude, le procès-verbal d’estimation
n’est pas annexé.)
(2) Il fut sous l’empire secrétaire-général de la préfecture. Nous
trouvons de lui Y Annuaire du département de la Lys pour Van 13.
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Fûmes se hâtent donc de rédiger un pétition au gouver-
nement pour demander que l’église soit épargnée ; la
municipalité réclame de son côté et réunit les pièces ou
les documents de nature à amener le résultat désiré ; puis
ils envoient le tout à Paris à leurs représentants, en les
priant instamment de les appuyer de toute leur influence.
Au nombre des députés au corps législatif envoyés par
le département de la Lys, se trouvait alors Norbert Mar-
rannes, de Fûmes (x), lequel prit à cœur la cause de ses
concitoyens. Il fut secondé par le député Charles Devroe,
d’Ypres (2). Les autres, ou bien étaient absents de Paris
pour le moment, ou bien se récusèrent, comme ne connais-
sant pas assez les localités.
Marrannes et Devroe ayant reçu de Fûmes les pétitions
et les pièces à l’appui, s’empressèrent de les faire parvenir
au ministre des finances. Ils y joignirent leurs propres
observations. Sachant fort bien à qui ils avaient affaire,
ils insistent fortement sur les motifs d’utilité et relèguent
au second plan les considérations religieuses et artistiques.
Voici la lettre qu’ils adressèrent au ministre.
Citoyen Ministre ,
“ La ville de Fûmes n’aiant ni rivières ni fontaines qui
puissent fournir de l’eau aux besoins indispensables de
ses habitans, celle des puits n’étant pas potable, et d’ail-
(*) Maître Norbert J. F. Marrannes, premier pensionnaire de la ville et
châtellenie de Fûmes, figure en 1790 sur la liste des dons pour les
patriotes. “Jr Van der Meersch, burgemeester, de heeren Ghyselen, sche-
penen,en Marrannes, eerste raadspensionnaris: 17 gulden 12 st .(Geschiede-
nis der rederijkerskamer van Veurne , p. 47.)” En 1791 il est margnillier et
receveur de l’église unie de S1 Nicolas et S1 Denis. Du conseil des anciens
sous la république, il est sous l’empire vice-président de la cour d’appel
de Bruxelles.
(2) Député au conseil des cinq.cents sous la république, il devint sons
l’empire juge à la cour d’appel de Bruxelles.
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leurs très malsaine par ses qualités saumâtres, qui occa-
sionnent le scorbut et d’autres maladies funestes, ils se
trouvent réduits à l’eau de pluie, qu’on y recueille dans
des citernes ; mais ces citernes particulières ne pouvant
fournir la quantité d’eau nécessaire à la consommation,
surtout dans la saison de sécheresse, il s'ensuit que les
citoyens de cette commune éprouveroient une disette do
cet article de première nécessité, si de sages administra-
teurs, pères et amis du peuple, n’y avoient pourvu par un
établissement qui, dans toutes les saisons, a prévenu les
besoins de leurs administrés.
" Cet établissement précieux consiste dans une citerne
publique, qu’on a construite dans la proximité de l’église de
Ste Walburge, et dans laquelle par des conduits souterrains
découle l’eau de pluie qui tombe sur les toits de cette
église.
“ Ce dépôt d’eau salubre et si précieux pour les habitans
de Fûmes et les braves défenseurs de la patrie, que les
circonstances nécessitent souvent d’y concentrer pour
s’opposer aux tentatives des ennemis sur la côte, peut
contenir plusieurs milliers de tonnes d’eau, qui, répartie
avec sagesse et sous la surveillance de la municipalité, a
constamment suffi aux besoins des habitans et des troupes.
“ Si, malheureusement pour cette commune, l’église de
Ste Walburge est démolie, cet établissement, qui est un
trésor pour la ville de Fûmes, deviendra inutile; les habi-
tans et les troupes seront privés d’un article de première
nécessité, et les suites de cette démolition seront irrépara-
bles.
“ Nous sommes persuadés, citoyen Ministre, que l’ad-
ministration centrale a ignoré cette circonstance, car sa
sollicitude pour le bonheur de ses administrés et des
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braves militaires, ne lui eût pas permis d'autoriser une
vente qui pouvoit devenir aussi funeste.
t€ Ce seul motif nous paroît d'une telle importance, que
nous espérons, citoyen Ministre, que par les moiens qui
sont en votre pouvoir, vous vous hâterez d'empêcher la
démolition de ladite église.
“ Il est encore d'autres motifs qui militent pour sa con-
servation, mais nous ne les retraçons que secondairement
et par surabondance.
“ Cet édifice est un monument précieux par son archi-
tecture: son élévation est peu ordinaire; le chœur est d'une
grande beauté et offre aux connaisseurs la satisfaction
d'admirer la force du génie et de l'art ; sa hauteur pro-
digieuse sert de fanal aux marins, pour éviter les bancs
de sable dont la mer est parsemée sur la côte ; si on le
détruisoit, il n'en résulteroit pas seulement un vuide très
difficile à remplir dans une ville qui a infiniment souffert
par les événemens de la guerre, qui ont ébranlé la fortune
de la presque totalité de ses habitans, mais sa démolition
pourroit devenir funeste aux marins, qui peuvent y ren-
contrer un moien d'éviter le naufrage.
“ Avant la suppression des couvens et communautés
religieuses, il y avoit dans la ville de Fûmes huit églises,
celles de Ste Walburge et de St Nicolas étoient paroissiales,
les six autres appartenoient aux couvens et communautés
supprimés; ces dernières ont été démolies ou converties
en bâtimens particuliers; les deux autres sont les seules
qui existent encore; elles sont destinées à l'exercice du
culte religieux, non-seulement pour les habitans de cette
ville, mais encore pour ceux de quatre communes envi-
ronnantes, qui s’étendent respectivement à 5/4 de lieue à
l'est, et à près d'une lieue à l'ouest et au nord de la ville;
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les habitans d’une cinquième commune, dont l’église a
été incendiée lors du premier siège de Nieuport, s’y rendent
aussi en grande partie depuis cette époque ; une seule
église pourroit ne pas suffire au concours de tant de
monde.
Ci Nous laissons, citoyen Ministre, à votre sagacité, à votre
sollicitude pour le bien-être de nos concitoyens, à appré-
cier si ces motifs secondaires peuvent entrer en considé-
ration dans la détermination que vous allez prendre; mais
dans tous les cas le premier nous paroît et vous paroîtra
seurement aussi d’une telle force, que sans autres admi-
nicules il doit suffire pour empêcher la démolition d’un
édifice qui entraineroit la ruine d’un établissement aussi
nécessaire, et qui intéresse infiniment la santé de nos
concitoyens, qui se feront un devoir de partager leur
reconnaissance entre ses auteurs et celui à qui ils en
devront la conservation.
Signé par Devroe et Marrannes,
Paris, i Nive. an 8. législateurs.
Marrannes jugea qu’il serait très utile d’intéresser aussi
à sa cause les autres ministres, celui de l’intérieur, celui
de la guerre, celui de la marine et des colonies. Il écrivit
donc à chacun d’eux, en faisant valoir, suivant le cas, tantôt
la nécessité de conserver les bâtiments publics utiles,
tantôt celle de pourvoir au bien-être des défenseurs de
la patrie, tantôt l’intérêt des marins et du commerce. Sa
réclamation fut partout favorablement accueillie. Le
ministre de la marine en particulier se montra fort disposé
à s’opposer à la démolition de l’édifice. Le ministre des
finances manifesta les mêmes intentions, mais ne dissimula
pas à Marrannes “ que cela n’étoit pas en son pouvoir,
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162
parce que, la vente étant faite, il falloit, pour remplir les
vues du gouvernement, maintenir et protéger l'acquéreur
contre les tentatives que l'on feroit au contraire. '' II ne
restait donc que l'essai des voies de conciliation, et le
ministre n'hésita pas à les suivre. Le 3 nivôse il écrit à
l'administration du département de la Lys €t pour prévenir
par les voyes de persuasion la démolition de l'édifice dont
il s'agit, et concourir, s'il est possible, à l'arrangement
qui paroît proposé entre l'acquéreur et les habitans. "
L'arrivée de l'acquéreur à Paris fournit ensuite à
Marrannes l'occasion de conférer avec lui sur la matière,
et un accommodement fut ménagé entre eux par l'inter-
médiaire de Herwyn (1)1 beau-frère de Marrannes et ami de
Henissart. Celui-ci du reste se montra fort conciliant :
il connaissait le désir du ministre, il avait eu sous les
yeux sa lettre à l'administration centrale de Bruges, dont
il était le secrétaire en chef ; ses prétentions ne pouvaient
donc être que très modérées. Voici en quels termes
Marrannes les expose dans une note adressée au chef de
bureau du ministre des finances :
“ Le citoyen Henissart informé de toutes les circon-
stances relatives à cet objet, et convaincu de la nécessité
de conserver ce domaine dans son état actuel, dont il ne
pouvoit tirer aucun parti utile que par la démolition et
la vente des matériaux, désirant de son côté concourir au
bien public et se rendant aux observations persuasives du
ministre, consent à renoncer à tous ses droits de ce chef, et
à envisager la vente comme nulle et non avenue.
(t Mais, comme l'on ne peut exiger qu'en renonçant à un
(*) Il s’agit;, pensons-nous, de Messire Pierre-Antoine Herwyn, député
à l’assemblée législative, plus tard membre du sénat, créé comte et
devenu pair héréditaire, marié à Fûmes en 1801 à Angèle Vander Meersch*
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bénéfice certain, il fasse encore d'autres sacrifices, il
demande le remboursement du premier prix et du droit
d'enregistrement qu'il a acquitté et qui montent à 2,200
et quelques francs (1).
“ Il espère, ainsi que les citoyens de Fûmes, que le
ministre des finances, qui a reconnu la nécessité de
conserver cet édifice comme tenant au bien public, décla-
rant en conséquence la vente qui en a été faite par erreur,
comme non avenue, voudra bien ordonner la restitution de
cette somme; quant aux autres frais qu'il a supportés de ce
chef, il s'arrangera à cet égard avec les habitans de Fumes,
d'abord que le ministre aura prononcé sur la matière.
" Il avoue qu'il est dur pour les habitans d'être obligés
de faire des sacrifices pour la conservation d'un établisse-
ment si évidemment utile, qu'ils s'étoient procuré à
grands frais depuis un siècle; mais on n’a aucun titre
pour exiger que ce soit lui qui les fasse. ”
Ainsi plus d'obstacles du côté de l'acquéreur. Mais il
était à craindre que l'administration centrale de Bruges
ne prît le parti de faire l'apologie de sa conduite en s'ap-
puyant sur la seule objection que l'on pouvait présenter
contrôla conservation de l'église. u Ne pouvant disconvenir
de la nécessité de couserver la citerne publique, elle
observera que cette citerne est alimentée de deux ma-
nières, et par l'eau qui découle des toits de l'église de
Ste Walburge, et par celle que reçoivent les combles de
la maison commune; elle en inférera peut-être, que la
citerne pourroit être alimentée indépendamment de ladite
église. "
(*) La phrase n’est pas très claire. Le droit d’enregistrement seul
s’élevait à 2,200 francs, que Henissart a payés le 30 novembre 1799. Ce
payement est inscrit sur l’acte de vente et signé Sàvàrt.
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Marrannes répond d'avance à cette objection.
“ On convient qu'une partie de l'eau que reçoit la surface
de la maison commune, découle dans ladite citerne, mais
on observe, en meme tems, que cette ressource est à tous
égards insuffisante; car, outre que cette surface est peu
étendue, elle doit premièrement fournir de l'eau à la
citerne de l'ancien concierge et à celles des maisons
occupées par les différons messagers, qui en font partie,
de manière que, ce n'est que lorsque ces citernes parti-
culières sont remplies, que le restant de l'eau découle vers
la citerne publique. Une preuve évidente que cette seule
ressource seroit insuffisante et presque nulle, est que,
dans l'état actuel des choses, que l'église et la maison
commune alimentent ladite citerne, le dépôt d'eau qui y
découle, n'eût même pas suffi à la consommation, si la
police n'avoit veillé avec exactitude à en régler la distri-
bution avec économie, et que, malgré cette sage précaution,
on s'est quelquefois encore trouvé dans le cas d'éprouver
une disette, ce qui seroit d'autant plus fâcheux en ce
moment, que toutes les eaux qui environnent la ville de
Fûmes sont saumâtres et malsaines. "
Telle était la situation à la fin de l'année 1799, et les
négociations paraissaient en bonne voie, dans ce sens
qu'il était permis aux habitants de Fûmes de racheter
leur église. "Quoiqu'il soit bien dur pour nos concitoyens,
écrit Marrannes à son cousin (]), de racheter un bien qui
(l) La lettre ne donne pas le nom de ce cousin de Marrannes. Peut-
être était-il membre de l’administration à Fnrnes. On pourrait songer
aussi aux chanoines de Sainte- Walburge Herwyn ou Jacques Marrannes,
mentionnés tons les deux en septembre 1793, lorsque la relique de la
vraie Croix fut dérobée à la rapacité des républicains français. Le
chanoine Herwyn acheta également, lors de la vente du mobilier, le
27 avril 1799, les stalles et les boiseries du choeur, ainsi que deux autels.
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sembloit ne pouvoir jamais leur être ôté, j'envisage encore
comme heureuse la tournure qu'a prise cette affaire, mais
j'eusse désiré d'y mettre la dernière main, en les exemp-
tant non-seulement du paiement de ce qui reste du pour
prix d'achat du chef de cette vente, mais en leur procu-
rant la restitution de la somme que l'acquéreur a voit
paiée à compte, et qu'il a fallu lui rendre aux termes de
la convention; tel étoit mon but, mais ne recevant pas de
nouvelles de Furnes à cet égard, et ne pouvant pas pro-
longer plus longtems mon séjour a Paris, je n'ai pu faire
aucunes démarches ultérieures à ce sujet. "
Marrannes fit ensuite parvenir à son cousin copie des
lettres, notes et observations par lesquelles il était parvenu
à coopérer efficacement à la conservation de l'église de
Sainte-Walburge. Ces pièces devaient lui fournir une
partie des matériaux pour rédiger le mémoire à présenter
au gouvernement. Elles sont en ce moment entre nos mains,
et c'est de là que nous avons tiré les détails qui précèdent.
Lorsque Marrannes eut quitté Paris, la ville de Furnes
continua à négocier avec le gouvernement. Il est à sup-
poser que celui-ci refusa d'aller plus avant dans la voie
des concessions, et que la municipalité ne put trouver les
ressources nécessaires pour désintéresser l'acquéreur.
Peut-être conservait- elle quelques illusions et espérait-elle
que la république serait assez généreuse pour ne pas
faire payer à la ville un bien qui lui appartenait.
Quoi qu'il en soit, les négociations n'aboutirent pas et
le 14 mai 1800, Henissart fit commencer la démolition.
Aussitôt grand émoi dans toute la ville ; les notables se
réunissent, une liste de souscription, aux actions de
100 livres, est ouverte pour le rachat de l'église; elle est
close en quelques heures, et par acte passé devant le
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notaire V erwaerde, Henissart rétrocède l'église au médecin
Pierre- Jean Van Ryssel, pour la somme de 4,132 fr. 80 c.
à verser sur-le-champ, plus 200,000 fr. en bons, à payer
au domaine dans les délais prescrits par les conditions de
l'adjudication faite à Bruges (1). L'église était sauvée.
Henissart se contenta, croyons-nous, de rentrer dans ses
débours, sans prétendre à aucun bénéfice (2). Dès l'année
suivante, dans une pétition adressée au maire de Fûmes
pour demander que Sainte- Walburge soit mise au nombre
des succursales, les marguilliers de la fabrique de cette
église constatent “ qu'il fit sans nulle difficulté le sacrifice
de son intérêt particulier, et renonça à son acquisition
avec une générosité qui rendra toujours son souvenir
précieux aux habitants de Fûmes. "
Pour nous, tout en rendant justice au citoyen Henissart,
nous nous permettrons de réserver une bonne partie de
nos éloges et de notre reconnaissance pour ceux qui ont
donné libéralement de leur bien, moins pour conserver un
ouvrage utile que pour transmettre à la postérité une
preuve éclatante de la grandeur et de la piété de leurs
concitoyens.
E. Feys.
(1) La minute de l’acte de rétrocession se trouve dans l’étude dn
notaire Simpelaere, à Fûmes. Van Ryssel paya en tout 181 fr. 86 c»
pour frais d’enregistrement, savoir 4 ponr 100 sur 4,132 fr. 80 c., plus le
décime ou taxe de guerre. Le chiffr e de 200,000 francs en boD s paraît
considérable 3 mais vu le discrédit dans lequel étaient tombés les bons de
rente, il ne représente gaère, suivan t les historiens de Fumes, qu’une
valeur de 2,000 fr. en argent.
(2) En effet, si de la somme de 4,132 fr. 80 c. qu’il reçoit, on retranche
2,200 fr. qu’il a payés pour enregistrement, 1,000 fr. de frais de vente,
un centaine de francs d’expertise et sans doute un premier versement
d’un sixième en bons de rente, qu’il a dû faire dans les trois mois sur le
prix principal, il reste à peine quelques centaines de francs pour faux
frais de toute nature.
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TABLE DES MATIERES
Les députés de la Flandre à Madrid .
E. Feys.
Contes populaires 9 Superstitions , Coutumes reli-
gieuses (suite du volume précédent).
A. -J. WlTTERYCK.
Verzamelinge van Westvlaamsche Volkspreuken.
A." J. WlTTERYCK.
Pourquoi V église de Sainte- Walburge à Fuîmes
ne f ut pas démolie pendant la révolution.
E. Feys.
1
53
55
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LE BERTDER
DE L’ “ AMBACHT ” D’UYTKERKE
AU FRANC DE BRUGES
ET
LA PROCESSION DE SAINT-PIERRE
A BLANKENBERGHE.
Soène de mœurs officielles. — Territoire de la Commune.
Primitivement l'église paroissiale de Blankenberghe,
dédiée à Notre-Dame, avait été édifiée sur un terrain
désigné sous le nom de Scaerphout ou Scaerphouct 0) et
(x)Scaerphoutt8kerp80uctf et, peut être bien originairement, Scaerphouc*
qnoiqne nous n'ayions pas trouvé oette dernière forme. Houe désigne une
petite division territoriale, un quartier, un lieu dit, et, par extension, un
hameau. Dans une charte du 4 mars 1357 (N. S.) faisant partie des
archives de Blankenberghe, nous distinguons, comme situés sur le terri-
toire de cette ville et dans les paroisses limitrophes : Porthouc , MiddeU
houe , Blackaerdhouc , Muselinehouc , Taerinchouc et Sint-Janshouc , sur
lesquels des dîmes sont prélevées.
Généralement, lorsque, dans les mêmes actes, les dénominations
Scaerphout et Blankenberghe sont employés simultanément, la dernière
désigne toujours la ville, tandis que la première est appliquée plus
particulièrement à l’église ou à ses institutions annexes, et, par consé-
quent, à une circonscription paroissiale, naturellement antérieure à
rétablissement de la ville, qui l’engloba. Du reste, il est à remarquer
que, dans sa requête datée du 15 mars 1334, la Communauté de Blanken-
berghe déclare positivement que l’église, appelée Notre-Dame de Skar -
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170
$itué sur l'extrême limite de la côte. Bientôt sous l'action
corrosive du flux et du reflux de la mer, ainsi que des
tempêtes, la digue, qui protégeait ce terrain, vint à céder
et les eaux sans cesse envahissantes menacèrent de
l'engloutir.
C'est alors que les habitants de la ville acquirent u pour
fire sur icelle l'église et le chimitière une autre pièche
de terre appelée de Ohentele , contenant environ wiit
lingues de terre, tenant au lez devers nord à le terre
Riquard le Hoc et au lez devers zuut à le terre Guillaume
fils Guillaume fils Ernoud, et tenant des autres deux pars
à deux dycs, gisans ou métier d'Vutkerke, entre les deux
dycs dessusdits (1) ",
Les lettres d'amortissement, accordées par Louis de
Male, sont datées du 12 février 1334, Elles renferment
pout, est son église paroissiale. Quoique déplacée sur le Ohentele , elle ne
oontinna pas moins à porter le nom de Scarphout , sans doute, à cause
des revenus, dont elle jouissait, et qui, d’après les titres, lui étaient
reconnus sous ce nom. Voici, au surplus, un texte qui prouve, ■ surabon-
damment, ce que nous avançons :
“ Jau f* Pieter Goossins ende Eylzoete, vxor : ghifte Jan Buus, poortere
“ te Blanckeberghe, als dischmeester van den aermen huuaweecke ende
“ dissche Scaerphout te Blanckeberghe, svoorseits disch behouf, van
M ij lynen, xiiij roeden Canonic lands, lettel meer of min, ligghende in de
11 prochie van Vutkerke, noord van de kercke, jnter den aermen van
“ Scaerhout landy ex westzyde, ende de kinderen Oornelis Roelands ende
“ Jacop Fierens, ex oostzyde, cum noordhende anden heerewech. Et
“ promisernnt cum canonicsculd. — Actum xix jn sporkele anno lxx
" (1471, N.S.) j presentibus: Zwanenaerde, Keddekin, ** — ( Arch . de
l'Etat à Bruges . Prévôté et Canonicat de St Donatien. Canon. Œuvres
de loi. Reg. n° 682, £° 155 r°).
(*) Ces deux digues nommées plus tard : digue d’Est et digue d’Ouest
(Oost en Westdyk), constituent, aujourd’hui, la rue haute et partie de
la rue de l’église vers la route de Bruges, d’une part, et la rue vander
Stichelen, précédant la rue d’Ouest, d’autre part. Archives de Blanken-
berghe. Invent. Plan-terrier n° 346, daté du mois d’Août 1686. —
A. Baudin. Blankeriberghe, 1864.
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des résèrves -formelles quant à la juridiction à exercer
en cet endroit: “ sauf et réservé à Nous, à Nosdits hoirs *
et successeurs la garde dudit lieu, la jurisdictioD, comme
à Nous appartient et peut appartenir en tels lieux et sem-
blables, que Nous réservons à Notre noblece (*) ''.
Mais entre les limites de la ville de Blankenberghe, y
compris celles de son échevinagé, et la parcelle de terre sur
laquelle on construisit effectivement son église paroissiale,
s’étendait une superficie d’ une contenance approximative •
de six mesures nommée u de Kuere ”, laquelle faisait partie
du territoire de Y Ambacht ou district d’Uyfckerke (2).
Sur cet emplacement le magistrat du Franc de Bruges '
exerçait, de temps immémorial, une juridiction incon-
testée, qu'il faisait reconnaître, notamment par la présence
du Berydei' ou officier ordinairement préposé à la police
de ses grandes subdivisions administratives, et qui avait
rang de bailli, en qualité de représentant du haut justicier.
C'est le magistrat, lui-même, qui l’affirme dans ses docu- '
ments officiels (8).
(*) Archives départementales à Lille. Chambre des comptes. Reg. B.
1662. Deuxième oart. de Flandre. — Voir, au surplus : Ann. de la Soc.
d'Émul. lre série. Tome III, pp. 63-144, et E. vànden Büssche. La
Flandre. Tomes : VI et VII.
(2) Archives de l'Etat à Bruges. Franc, liasse n° 4310, pièce datée du
1 mai 1638. — Invent, des chartes, pièce n° 673.
(s) A l’ocoasion de notre publication, il n’est pas inopportun de fixer
le sens du mot “ Beryder ” tel qu’il se présente dans les pièces que nous
avons les yeux. Dans la plainte adressée à S. A. par les Bourgmestre et
Echevins de Blankenberghe, le 16 août 1775, ceux-ci, ayant intérêt à
amoindrir l’importance de ce fonctionnaire, écrivent que Beryder est
" un mot qui signifie quelque chose de moins qu’un bailly tandis que
le magistrat du Franc, auquel la plainte a été envoyée au* fins d’expli-
cations, le qualifie nettement de “ représentant du haut justicier ” dans
un rapport envoyé à S. M. le 22 septembre suivant (p. 1). Plus loin, dans
ce même document, piqué au vif du peu de respect que les autorités de la
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Lorsqtie les habitants de ladite ville voulaient assister
ans offices divins, ils étaient obligés, par suite de cet
état de choses, de traverser un territoire étranger à leur
commune sur un parcours d’ environ cent soixante-huit
pas. Or, de graves conflits surgissaient sans cesse ; entre
autres, il arrivait fréquemment que des créanciers, rusés,
abusaient de la situation anormale existante pour saisir,,
au passage, leurs débiteurs peu attentifs et, parfois,
sans défiance, afin de les faire incarcérer, au loin, dans la
prison du Franc, située à Bruges, et par conséquent à
une distance relativement considérable de trois lieues. Los
effets de ces arrestations étaient d’autant plus pénibles
que le tribunal ne tenait ses séances que deux fois par
semaine,. à savoir, le vendredi et le samedi, et qu'en outre
les vacances légales, y compris les jours fériés fort nom-
breux, entravaient souvent le cours de la justice. D’autre
part, les privilèges dont jouissaient les F ranc-hostes, met-
taient obstacle aux représailles.
Entretemps, les malheureux justiciables attendaient,
en vain, leur mise en liberté. Par leur éloignement forcé
des affaires, l’industrie de la pêche, qui constituait l’unique
ressource des habitants de Blankenberghe, non seulement
ville semblaient professer à l’égard du délégué judiciaire, dont il s’agit,
il insiste- et s’empresse d’ajouter les considérations suivantes : (p. 2)
“ Us veullent insinuer que la qualité du dit beryder ne seroit pas
“ même au niveau avec celle d’un bailli de village, dans le tems que les
“ beryders du Paya du Franc ne sont pas seulement de vrais baillis
“ préposés aux différons districts du môme Païs, nommés Ambachten
“ mais* aussi que le moindre desdits districts a, sans oontredit, six fois
“ plus d’étendue que toute la juridiction des supplians ; étant d’aillenrs
“ également très-oertain que le beryder qui a assisté à la procession,
“ dont il s’agit, indépendamment de sa dite qualité, tient dans la société
“ civile un rang, qui, à tous égards, ne doit céder en rien à celui du
** bailli et d’aucun des membres du corps des supplians. ” Arch. de
l'Etal à Bruges* Franc. Liasse : n? 4310.
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périclitait, mais menaçait de s’anéantir. Heureusement,
un octroi de Philippe-le-Beau, daté du 27 novembre 1505,
eut raison du procédé, mis traîtreusement en usage, et,
depuis cette époque, lesdits habitants purent u aller leur
droit chemin jusques en leur église pour ij oijr la messe
et le service divin, et en retourner à leurs hostels, ainsi
que bon leur semblera, sans, en allant ou retournant, y
pouoir estre prins, arrestez, ni empêchiez par quij, ne
pour quelque cause civile que ce soit ou puisse être
Ce document est intéressant à plus d’un titre. En même
temps qu’il constitue un privilège remarquable en faveur
de la ville de Blankenberghe, il porte une atteinte sensible
à l’arrogance légendaire du magistrat du Franc. Il est
vrai que celui-ci, malgré le dispositif pris notoirement
dans le but d’amener une modification dans ses agisse-
ments, ne s’en soucia guère dans la suite, et persista
jusqu’à la fin du XVIIIe siècle à vouloir faire prévaloir son
autorité sur une commune limitrophe, dont l’indépendance
était pourtant au moins égale à la sienne. Disons, en
passant, que l’octroi révèle encore un détail digne d’être
noté pour l’histoire de la cité maritime: il remêt en
mémoire la belle réception qui fut réservée à Jeanne
d’Arragon au retour de son voyage d’Espagne. On sait,
en effet, que le débarquement eut lieu à Blankenberghe
les 15 et 16 mai 1504, et que la population fit un accueil
enthousiaste à ses hôtes royaux, ainsi qu’à leur nom-
breuse suite (*).
Malgré le peu de soins apportés à la copi^ mise à notre
disposition, nous ne pouvons pas nous dispenser de publier
la charte. Elle est trop précieuse; la voici:
(l) Comptes de Blankenberghe. Année 1604-1506, publiés par B. van-
din Busse he. La Flandrê. Tome VI, f“ 401.
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Phelippe par la grâce de Dieu, roy de Castille, de Léon, de
Grenade, etc., archiduc d’Austrice, prince d’Arragon, duc de
Bourgogne, de Lothier, de Brabànt, de Stijer, de Carinte, de Car-
niole, de Lembourg, de Lucembourg et de Gheldres, conte de
Flandres, de Hasbourg, de Tyrol, d’Artois, de Bourgoingne,
Palatin et de Haynau, lantgrave d’Elsace, marquis de Burgatiw
et du Saint Empire, de Hollande, de Zeelande, de Ferrette, de
Kibourg, de Namur et de Zuytphen, conte seigneur de Frise sur
la Marche de Sclauonije, de Portenauw, de Salins et de Malines,
à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut: Comme les
boUrgmaistres, eschevins et conseil de nostre ville de Blancke-
berghe nous aijent piéca,par leur requeste, humblement remonstré
pour eulx et toute la communaulté de nostre dicte ville que, combien
que icelle nostre ville, qui est assize sur frontière de la mer en
nostre pays de Flandres ou quartier de nostre ville de Bruges, soit
ville de loij,prévilégiée, ayant justiciers et officiers pour à chascun
estre fait et administré droit, loij et justice, parquoy, de raison ne
de droit commun, nul ne deust prendre court ou Congnoissance, aü
moins en première instance, sur les bourgois, manans et habitans
de ladite ville, fors la Loij d’icelle, ne que par arrest ou autrement
deussent estre vexés, traueillés d’autres justices; ce néantmoins,
soubs ombre que nostre terroir du Franc s’extend tout à l’environ
les banlieux de nostre dicte ville et, par espéciàl, du costé de
l’église parrochial d’illec, qui est située au dehors de la banlieue
d’icelle ville, en façon que les paroissiens ne peuvent aller à la
dicte église sans passer par les limites et enclavemens de nostre
dict terroir du Franc; dont advient souvent que ceulx qui deman-
dent debtes ausdicts remontrans, ou qui autrement contendent de
leur faire vexation ou moleste, les font espijer et aguetter sur le
dict chemiii et les y prendre et mener es prisons de nostre dicte
ville de Bruges, qui est à trois lieues loings dudict Blanckeberghe,
et parceque ceux de la Loij de nostre dict terroir du Franc ne
tiennent assemblée ne loij que aux jours de Venredi et Samedy ,
en la sepmaine et que encores ils tiennent plusieurs vacances
sans entendre ou vacquer à l’expédition des partyes, les dicts »
remontrans demeurent à la foiz bien longtemps détenus en prison
et, par ce moijen, empêcher de pouvoir vacquer à leur négociacion
de la pescherie en mer, qui est le principal fondement et entrete-
nement de; nostre dicte ville, non seulement au domaige d’eulx,
mais aussi en détriment de la chose publique; et sont aussi par
telles prinses et manière de faire, les dicts remontrans, contrains
à composer avec les dicts créditeurs à leur volonté; et, toutefoiz, ne
peuvent iceux remontrans de leur costé, pour quelque cas que t
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ce soit, faire prendre on appréhender aucuns Ftencs hostes en
icelle nostre ville de Blanckeberghe, qui leur est chose moult
grieve, dure à porter, et au moyen de quoy icelle nostre ville de
Blanckeberghe est taille de tourner à totale ruyne, se par Nous
n’y est pourveu; si comme cês choses et autres leur dicte requeste
contenoit plusàplain, en suppliant très-humblement que à l’entre-
tenement d’eulx remontrans et de nostre dicte ville, et afin que
par telles voyes d’arrêts le fait et uégociacion de la pesscherije,
qu’est chose favorable et concernant la chose publique, ne soit
plus empêchie en icèlui lieu, ilz Nous pleust de nostre grâce et en
faveur du joijeux arrivement que nostre très-amée compaigne la
Rayne fist en icelui lieu de Blanckeberghe, du retour de nostre
premier voijage des Eapaignes, ottroyer et concéder, par privilège
espécial, aux bourgois, manans et habitans d’icelle nostre ville de
Blanckeberghe, d’estre aussi francs et libres comme les Francs
hostes d’iceiui nostre terroir du Franc, au moins quant à ne
pouvoir estre arrestez ou appréhendez en corps ou en biens que
premiers ne soyent convaincus ou obligiez chascun pardevant
sa Loij, et sur ces choses leur vouloir extendre et impartir nostre
dicte grâce; Savoir faisons que Nous, eu égard aux choses dessus-
dictes et après que sur icelles avons eu l’advis de noz amés et
feaulx les président et gens de nostre Chambre du Conseil en Flan-
dres, lesquelz de nostre ordonnance se sont fait informer touchant
le prouffit, dommaige et interest que avons et autruij pourroit
estre en ceste partye et conséquement en eu aussi l’advis de noz
très-chier et féaulx les Chancelier et gens de nostre Grant Conseil,
estant lez Nous, ausdiz bourgmaistres, eschevins et conseil de
nostre dicte ville de Blanckeberghe, pour eulx et tous les bour-
gois, manans et habitans d’icelle nostre ville supplians, inclinans
à leur dicte supplicacion, avons au dessusdicts, de nostre certaine
science, plaine puissance et grâce espécial, accordé, ottroyé et
consenty, accordons, ottroyons et consentons par la teneur de ces
présentes, que, dôresenavant, ils puissent de nostre dicte ville et
banlieue de Blanckeberghe aller leur droit chemin jusques en
leur église pour ij oijr la messe et le service divin et en retourner
à leurs, hostels ainsi que bon leur semblera, sans, en allant ou
retournant, y pouvoir estre prins, arrestez ni empêchiez par quij,
ne pour quelque cause civile que ce soit ou puise estre, le tout sans
fraude. Si donnons en mandement ausdicts président et gens de
nostre dict Conseil en Flandres, à nos souverain baillij dudict
Flandres, bailliz de Gand, de Bruges, d’Ypres et du Franc et à
tous autres noz bailliz, justiciers, officiers et subijets quelconques,
quy ce regardera, que de nostre présente grâce, ottroy, consente-
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ment et accord, selon et par la manière que dict est, ilz facent,
seuffrent et laissent iceulx de nostre ville de Blanckeberghe et
chascun d’eulx plainement, paisiblement et entièrement joyr et
user, sans leur faire mettre ou donner, ne souffrir estre fait, mis
ou donné, ores ne en temps à venir, aucun arrest, destourbiers
ou empeschement au contraire, car ainsi Nous plais fc-il. En tes-,
moing de ce Nous avons fait mectre nostre scel à ces présentes.
Donné en nostre ville de Grand, le xxvije jour de novembre Tan de
grâce mil cinq cens et cincq, et de nostre règne le premier. Sur le
pli étoit écrit comme s’en suit: par le Boy, à la relacion du Conseil,
signé Kesele.
Accorde à son original, témoin le soussigné, premier
conseiller pensionnaire et greffier delà ville de Bruges,
le 7 8b" 1775.
(Signé) J. L. Cbidts (*).
Comme on le remarquera, les cortèges religieux n'étaient
pas exclus de ce privilège, et il était d'un usage constant
et fort ancien de laisser suivre les processions solennelles
de la Fête-Dieu et de Saint-Pierre par le magistrat mar-
chant en corps. Dans ces circonstances, lors du passage
sur la juridiction du Franc, on n'omettait jamais de baisser
la verge de justice en reconnaissance de l'autorité qui y
exerçait ses droits. D'autre part, le " beryder" prêtait volon-
tiers son concours à la solennité, et marchait toujours à
côté ou derrière le magistrat de Blankenberghe, suivi
d'un ou deux de ses gardes de villages — alias, officiers
de la Chambre du Franc, — pour empêcher ou apaiser les
désordres, s'il en survenait dans ce passage.
C'était en 1775; le 29 juin, jour de la fête de Saint-
Pierre, la procession s'était formée, comme de coutume.
(*) Archives du Royaume , à Bruxelles. Conseil privé. Dossier n° 869.
Copie jointe à la lettre du magistrat de Blankenberghe, datée du
13 octobre 1775. Cette copie avait été réclamée par S. M. et par délibé.
ration du 3 octobre 1775. le collège des Bourgmestres et Echevins avait
ordonné sa transcription. ( Archives de Blankenberghe , Beç. n° 10.)
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à l'intérieur de l'église et marchait vers la ville en des-
cendant le cimetière. Parmi les nombreux assistants qui,
dévotement, portaient le flambeau de cire à la main, se
trouvait le beryder de l'Àmbacht d'TJytkorke, et, bien
qu'il se fût introduit dans le cortège, gardant une attitude
des plus correctes, la place insolite, qu'il y occupait, ne
laissa pas que de surprendre étrangement. Elle semblait,
en effet, ne convenir d'aucune façon à celui qui était
chargé du soin de la police.
Mais l'étonnement général s’accrut encore, lorsque, se
postant inopinément, à la sortie du cimetière, il attendit
le passage du Saint- Sacrement. Là, ses gardes vinrent le
rejoindre, et, au moment où le bailli de Blankenberghe
baissait déjà la verge de justice pour reconnaître la juri-
diction du Franc, il fondit vers le milieu du cortège, suivi
de ses hommes, armés de cannes à la manière des suisses,
et prit rang immédiatement derrière le dais, précédant
ainsi le magistrat de la ville.
Quoique de longs murmures de désapprobation se fus-
sent élevés aussitôt, non seulement parmi les assistants,
mais encore au milieu de la foule des fidèles accourus le
long du parcours de la procession, au point d'y jeter un
trouble et des désordres profondément regrettables, le
" beryder " n'en continua pas moins à garder la place, dont
il s'était emparé violemment et avec le plus grand éclat,
jusqu'au moment où il atteignit les limites de la ville.
Il se retira alors modestement et avec décenpe, n'ayant
eu d'autre but que de poser un acte tendant uniquement*
à affirmer un droit. Les instructions qu'il avait reçues,
avaient été fidèlement observées.
Toutefois, le magistrat de Blankenberghe ne l'entendit
pas de cette façon; par Jet &§ dft 1§ 177â# tt §0
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178
plaignit amèrement à S. A. B. des procédés violents, dont
l'officier du magistrat du Franc avait fait usage dans une
circonstance aussi solennelle, que celle qui avait réuni un
si grand nombre de fidèles. Il fit valoir que cette conduite
ne tendait rien moins qu'à porter les plus graves atteintes
au respect dû à l'autorité. Dans un procès-verbal de
délibération, daté du 3 octobre 1775, le collège qualifie
le fait d'injurieux.
Quelques jours après, le magistrat du Franc, invité à se
justifier, avoua, sans détours, avoir donné au beryder (x)
lCô ordres formels d'assister à la procession comme aussi
de prendre, sur toute l'étendue de sa juridiction, le
rang que sa qualité de représentant du haut justicier
lui attribuait. Il allégua avoir été obligé d'en agir
ainsi, à cause des usurpations nombreuses commises par
ceux de Blaükenberghe, qui, dans plusieurs circonstances,
avaient méconnu les droits de ceux du Franc, et qui, sans
cesse, se mettaient en travers des ordres que la légalité
léur permettaient d'imposer.
Bien que cette justification fut, en partie, l'expression
de la vérité, le Conseil Privé de S. M., à l'avis duquel
l'affaire avait été soumise, ne put s'empêcher d'y recon-
naître la reproduction d'une série de regrets et de récri-
minations. Pour seule excuse, le magistrat du Franc eût
pu invoquer son extrême sensibilité à l'endroit de l'exer-
cice de son autorité ; et l'on peut se dispenser d'affirmer
que celle-ci avait été ébranlée, maintes fois, par des déci-
sions défavorables, rendues en dernier ressort.
(l) Ce Beryder , d’un âge assez avancé et dont le magistrat attestait
une probité, à laquelle chacun se plaisait à rendre hommage, était J. van
Vyve. Il appartenait, d’ailleurs, à une très-ancienne famille privilégiée
de la corporation des Bouchers de Bruges.
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Examinant le fait qui avait donné lieu à la réclamation,
“ Le Conseil observa, pendant la délibération, que le pro-
cédé de ceux du magistrat du Franc de Bruges est très-
imprudent, très-minutieux et très-inconsidéré, attendu
qu’une nouveauté semblable, qui heurtait de front tout,
le peuple de Blanckenberghe, assemblé dans une proces-
sion publique, étoit propre à causer une émeute, qui
auroit été d’autant plus dangereuse, que les pêcheurs de
Blanckenberghe forment une classe de gens, qui ont la
tête chaude, et qui sont très-difficiles à appaiser (*). Que,
d’ailleurs, ceux du Franc n’avoient rien à craindre, quant
à leur jurisdiction, puisque, dans le diplôme de 1505, il
est expressément énoncé que le terrain intermédiaire entre
la ville et son église paroissiale, est du territoire dudit
Franc (2)
Enfin, l’esprit d’équité, qui présidait, sans relâche, à toutes
les décisions prises par Marie-Thérèse, fut encore la
règle de conduite de l’Impératrice-Reine dans cette Sin-
gulière affaire où les choses religieuses se trouvaient, si
fortuitement, mêlées aux choses profanes; et, tout en
confirmant, de rechef, les droits de ce grand corps politique,
appelé le Franc de Bruges, elle donna satisfaction à sa
bonne ville de Blankenberghe en mettant un terme an '
renouvellement d’un scandale dont personne n’aurait pu,
d?une manière sérieuse, retirer avantage.
La décision de Sa Majesté fut rendue en ces termes :
(1) Le caractère des pêcheurs de Blankenberghe doit avoir bien changé, ;
à son avantage, depuis un siècle, car, il ne serait pas permis d'émettre
la même appréciation aujourd'hui.
(2) Archives Qén. du Royaume. Conseil privé. Dossier n° 869. Extrait
du protocole du conseil privé de S. M. du 27 Janvier 1776.
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L’Impératrioe Douairière et Reine,
Chers et bien amés. — Ayant vu l’avis que vous Nous avez
rendu Je 22 du mois de Septembre dernier, sur la représentation
que ceux du Magistrat de Notre ville de Blanckenberghe Nous
avoient adressée le 16 du mois d’Aoufc précédent, Nous vous
faisons la présente, à la délibération du Séréuissime Duc Charles-
Alexandre de Lorraine et de Bar, Notre Lieutenant, Gouverneur
et Capitaine- Général des Pays-Pas, pour vous dire, que Nous
avons déclaré et déclarons, que ceux du Magistrat de la dite ville
de Blanckenberghe ne pourront jamais se prévaloir d’aucune
possession quelconque, directement ou indirectement, pour pré-
tendre ou fonder quelque droit de jurisdiction sur la partie du
Territoire du Franc de Bruges, que les Bourgeois et habitans de
Blanckenberghe doivent traverser pour se rendre à leur Église
Paroissiale, et pour en revenir, ainsi que pour les processions
publiques, qu’ils sont dans l’usage de faire ; et que, moyennant
cela, les choses doivent» rester sur l’ancien pied à cet égard, sans
que le Beryder, ni autres officiers du Franc, puissent s’introduire
dans lesdites processions, ni en faire partie, mais, que lesdits
officiers du Franc devront se borner à veiller, comme ci-devant,
à ce qu’il ne se commette ni trouble, ni désordre sur la partie
susmentionnée du Territoire du Franc. A tant, Chers et bien-
amés, Dieu vous ait en Sa Sainte garde. De Bruxelles, le 7 Février
1776. (Par) N. Y*. Par ordre de Sa Majesté. (Signé) P. Ma.ru l1).
Adressée à ceux du Franc de Bruges, la missive fut
lue eu Chambre de Conseil le 10 du même mois. Elle
renferme un ordre clair et précis; il dut ôter au magistrat
impressionnable toute velléité de recommencer, désormais,
ses taquineries.
Cependant, d’autres faits d’un caractère plus grâve
avaient blessé sa dignité et, là encore, ses poursuites
étaient restées sans effet.
En désespoir de cause, et craignant de ne pouvoir jamais
vaincre la résistance opiniâtre de ses voisins puissants,
attendu qu’ils abandonnaient le terrain légal de la justice
(l) Archives Gén. du Royaume, Conseil privé. Dossier n® 868, et
ArcKde l'Etat à Bruges. Frano. Liasse : n° 4310.
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pour chercher, jusque» star les degrés du trône, une prew
tection assurée, le Franc saisit avec empressement l'occa-
sion, qui lui était offerte, de négocier un projet d'échange
de terrains et de se débarrasser, ainsi, de la cause première
de maux multiples.
Ce projet fut conçu, avec l'assentiment du gouverne*
ment, sous le prétexte, assez vague, de procurer les terrains
nécessaires à la construction de quelques habitations pour
marins et pêcheurs. Dès le 3 janvier 1788, ùn décret fit
transmettre la proposition faite par ceux de Blankenbergbe
à ceux du Franc, avec prière de prêter la mai» à sou
exécution :
N° 138. L’Empereur et Roi,
Chers et bien-amés. — Sur le rapport que Nous a fait le Magis*
trat de Notre Ville et Port de Blanckenberg, qu’il désireroit de
faire un échange de terrain avec le Franc de Bruges, entre la
ville et son église, afin d’avoir an espace sur lequel l’on pourrait
bâtir des maisons et habitations; Nous vous faisons la présente,
à là délibération de Son (sic) Ministre Plénipotentiaire, pour vous
dire que Nous Nous attendons que vous vous pretterez avec
empressement à donner les mains à un échange, qui peut être
infiniment avantageux pour procurer à des marins des habitations
à Blanckenberg. À tant, chers et bien-amés, Dieu vous ait en sa
sainte garde. De Bruxelles, le 3 Janvier 1788. (Par) Cr.V*. (Signé)
Hardy.
A ceux du Magistrat du Franc de Bruges.
Dans sa séance du 19 du même mois> le magistrat prit
connaissance du désir de Sa Majesté, exprimé d'une
manière aussi impérative, et, sans plus tarder, délégua le
bourgmestre de Pélichy et l'un des échevins en fonctions,
qui, de concert avec le greffier de la Chambre et le»
arpenteurs assermentés Gilliodts et Drubbel, eurent mission
de s'entendre avec les autorités de Blankenberghe. Enfin,
après plusieurs conférences et examens des lieux, les
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deux parties aigrirent, sous la date du 14 février suivant,
une convention rédigée en six points.
Les deux premiers déterminent les terrains échangés
d'après une carte jointe: d'une part, parmi les cessions
faites par le Franc, figure tout le terrain intermédiaire
entre l'église et la ville ; d'autre part, celle-ci cède quel-
ques parcelles situées sous l'échevinage à l'est et à l'ouest.
En tout, l'échange comprend 45 mesures, 2 lignes et
18 verges. Par le troisième article, il est convenu que les
propriétaires et locataires des terrains incorporés dans la
ville seront taxés, en ce qui concerne les impôts, comme
s'ils continuaient à appartenir à la paroisse d'Uytkerke,
mais ils s'acquitteront entre les mains du trésorier de la
ville. Conformément au quatrième article, ceux dont les
terrains auront été cédés à la paroisse d'Uytkerke, seront
taxés comme s'ils se trouvaient encore sous la juridiction
de la ville, mais ils s'acquitteront, d’abord, auprès du
fonctionnaire à ce préposé, de leurs contributions au
prorata de ce qui est dû au Franc et à la paroisse d'Uyt-
kerke, ensuite, le surplus de leur cotisation sera versé
entre les mains du trésorier de la ville. Le cinquième
article oblige le receveur d'Uytkerke à remettre, annuel-
lement, au receveur de Blankenberghe un relevé ou décla-
ration authentique du montant des charges publiques
levées sur sa paroisse. Enfin, sixièmement, les parties sont
d'accord pour soumettre leur convention à l'approbation
du gouvernement.
On se figure aisément les complications que ce système
devait amener dans la tenue de la comptabilité commu- *
nale. Il eut pour conséquence la création de trois catégories
de contribuables. En effet, on distingua d'abord, les
citoyens versant une cotisation entière; puis ceux qui •
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payaient sur le .pied , des Franc-hostes d’Uytkerke, enfin ^
ceux qui, après s’être acquittés du tantième dû au Franc
et à la paroisse voisine d’Uytkerke, se libéraient du sur-
plus de la cotisation entière imposée par la ville.
Ainsi fut vérifié à nouveau, en Flandre, l’exactitude du
proverbe fort ancien, appliqué aux gestions financières
de la cité maritime (*).
Nous donnons, ci-dessous, copie de cet acte important,
qui détermine officiellement la circonscription territoriale
de la ville de Blankenberghe. Nous le faisons suivre de
l’apostille royale qui sanctionne son contenu, et du procès-
verbal de bornage, auquel procédèrent les commissaires
désignés par les parties en cause, et qui fut rédigé sous
la date du 4 mars 1788.
Alsoo bij décrété van Syne Majesteijt van den 3 Januarij lest-
ledent verleent op ’t raport gedaen van wegens die der stad ende
pord van Blanckenberge, te kennen werd gegeven dat het con-
forme is aen het wel behaegen van Syne voorseide Majesteijt dat
het Magistraet slands van den Vrijen de hand soude leenen om
aen te gaen sekere verlandinge met die der geseide stad ende
pord van Blanckenberge, omme bij middele dies aen de zeelpijden
ende visschers te konnen besorgen een voordeliger ende meerder
getael van woonsten, soo ist dat Burgraeesters ende schepenen
vanden geseijden lande vanden Vryen, ter eender zijde, ende
Burgmeesters ende schepenen van den voormelde stad ende pord
van Blanckenberge, ter andere, naer op de materie gehouden te
hebben verscheijde conferentien, als mede naer examinatie van het
locael ter inter ventie van experte, verclaeren over een gecommen
te wesen van de volgende pointen ende articulen:
1. Dat aen de jurisdictie van Blanckenberge sal worden toe-
geleijt den nombre van 45-2-13 Roeden van de prochie van
Uytkerke, lande vanden Vryen, by de getransfixeerde caerte uijt-
gedrukt, met de letters a. b. c. d. e. f. g. h. i. k. 1. m. n. o. p. q. r.
(l) “ Blankenbergsche rekeniug. ” A. Bàrdin, Blankenberghe , 1864,
p. 63. — Em. vanden Bussçhe. La pêche et les pêcheurs de Blankenberghe .
Bruges. 1877, pp. 61 et suiv.
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9. t. u. . ±. y. é. aa. bb. cc. dcf. ende daer bij gecolloreert in het
geluwe, omme voortaen in het geheele voor die van het magistraet
van Blanckenberge te worden gehonden even ende gelyck de
voordere deelen van hunne jurisdictie.
2. Dat in de mangelinge dies, aende voorseijde prochîe van
Uytkerke ende jurisdictie vanden lande van denYryen sal worden
toegheleyt ende ghecedeert op ghelijcken nombre van 45-2-13
Roeden van het schependom van Blanckenberge, bestaende in de
nombers van 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18.
19. 20 et 21, bij de selv.e cærte geteeckent in groenen coleure.
3. Dat, mits de verschillentheyt van publijcke lasten betaelt
wordendé in beede de voorseide administratien,deproprietarissen
ofte pachters der landen uijt de prochie vanUijtkerke ghecedeert
aen die van Blanckenberge, telcken jaere hunne lasten sullen
betaelen aen den ontfanghere ofte trésorier van Blanckenberge,
op den voet van den uijtsent ende binnecosten der gheseijde
prochie van Uytkercke, sonder meer.
4. Dat de proprietarissen ofte gebruijckers der landen uyt de
jurisdictie van Blanckenberge, gecedeert aen de prochie van
Uijfkerke ende lande vanden Vrijen, aen den ontfanghere van de
selve prochie sullen betaelen de publicque lasten van uijtsent
ende binnecosten, soo ende gelijk die in de selve prochien worden
ommegestelt, ende daer en boven aen den ontfanghere ofte tréso-
rier van Blanckenberge, het gone de landen onder de selve juris-
dictie van Blanckenberge meer in lasten sijn betaelende.
5. Dat tôt réguler en de besprecken bij de twee voorgaende
articulen uijtgedruckt, telcken jaere door den ontfanghere der
prochie van Uijtkerke aen den gonnen van Blanckenberge sal
worden behandigt pertinente declaratie, wegens het bedrag der
publijcke lasten der selve prochie.
6. Dat de voorhandige conventie van verlandinge word aenge-
gaen op approbatie ende agréatie van het Gouvernement Generael,
tôt becommen van welcke over de twee magistraten behoorelycke
representatie, met overleg deser ende getransfixeerde caerte, sal
worden gedaen.
In kennisse van welcken, desen is gemaekt in double ende
ghezeghelt met den conterzeghel van saecken, alsmede geteeckent
door hunne respective pensionarissen ende greffier, desen 14e*
februari 1788. Ende waeren onderteekent : Sôlà, J. Fobret.
N° 251. Sa Majesté aiant eu rapport de la convention ci-dessus,
faite entre ceux du magistrat du Franc de Bruges et ceux de la
Ville de Blanckenberge, pour l’échange des terrins repris' dans le
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plan joint à leur convention, sous lo cachet respectif de ces deux
administrations, a, à la délibération du Conseil Royal du gouver-
nement, agréé et approuvé, comme elle agrée et approuve par les
présentes ladite convention et accord dans tous ses points et
articles; ordonne Sa Majesté à ceux qu’il peut appartenir de se
régler et conformer selon ce. Fait à Bruxelles, sous le cachet
secret de Sa Majesté, le 26 février 1788. Signé: Nieulant.
Lecta in Camer len maerte 1788 ende gheresolveert van het
voorhandig decreet ende annexe te verleenen copie authenticque
aen d’heeren Burgraeesters ende schepenen der stede van Blanc-
kenberge, mitsgaeders aen het bovengemelde decreet te geven
haere executie.
Actnm binnen de stad ende pord van Blanckenberge, den 4ca
maerte 1788. — Dheeren commissarissen uijt den collegie slands
vanden Yrijen, benevens de gone uijt den collegie van de voor-
seyde stad ende pord van Blanckenberge, hebben ingevolge van
de verlandinge tusschen hun aengegaen den 14e" februari lest-
ledent ende bij Sijne Majesteijt geapprobeert den 26 daernaer,
geprocedeert tôt het planten van den nombre van 17 distincte
paelsteenen ten eijude van te separeren de jurisdictien van de
twee voornoemde magistraten,ende hebben de selve 17 paelsteenen
gedaen stellen op de platsen, hier boven uijtgedruckt, ende in
het rood aengeteeckent met de respective letters a. b. c. d. e. f. g.
h. i. k. l. m. n. o. p. Q. R. Aile welcke voor toecommende sullen
dienen in het gesag van een jder voor wettelycke separatie ; ons
toorconden. Ende waren onderteekent : Sôla en J. Forret (*).
Accordeert met syn origineel, in aile syne deelen, naer con-
(*) Arch. de l'Etat à Bruges. Franc. Liasse n° 5270 et coll. des cartes
et plans n° 8 t. — Arch. de Blankenberghe. Invent. Carte n° 347.
Afin que l’on puisse se rendre un compte exact des divers terrains
incorporés de part et d’autre, et, par conséquent, suivre la configuration,
ancienne et nouvelle, des territoires respectifs,* nous avons joint à la
présente notice une réduction des cartes déposées. Les parcelles, figurées
en couleur jaune, sont celles, qui ont été incorporées dans la ville, tandis
que les surfaces, teintées en vert, indiquent les terrains dont la remise a
été faite au Franc. Deux relevés mentionnant la contenance, ainsi que
le nom des propriétaires, avec chiffre et lettre de renvoi à la carte
suivent notre travail, en forme d’annexes. Enfin, la ligne rouge marque
l’étendue de l’ancien territoire conservé à la ville de Blankenberghe,
après les opérations d’échange.
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frontatie gedaen by ons onderschreven, gesworen landmeters
slands van den Yrijen, desen 26en meye 1791. (Signé) F. D’hauw.
Fbans D’hauw, Junior.
Il eût été téméraire de croire que cette convention, qui
semblait sauvegarder tous les intérêts, allait satisfaire les
plus difficiles. En effet, dès la première heure, surgirent
des réclamations violentes de la part des propriétaires et
des locataires dont les terrains avaient été cédés à la ville
de Blankenberghe. C'est que dans le ressort de celle-ci,
le montant des accises perçues sur les boissons et autres
liqueurs alcooliques était plus élevé. Or, les contribuables
prétendirent qu'on les avait fait changer d'état sans les
consulter, et, de ce chef, ils intentèrent une action devant
le Conseil de Flandre (*). La difficulté fut levée. Toutefois,
il était temps que le nouveau régime vînt faire son
apparition dans nos contrées.
Nous voici bien loin de notre sujet; mais, si nous avons
cru intéressant de narrer une scène de mœurs à laquelle
donna lieu une sortie bien naturelle de la procession de
Saint-Pierre au siècle dernier, et qui eut son côté grâve
(l) Archives de l'Etat à Bruges . Franc. Liasses n08 4319 et 6270.
Le préjudice cansé fut sensible, notamment pour le tenancier de
l’auberge portant pour enseigne “ Het brugsche Vrye ”, Jean Rotsaert,
qui appela en garantie les magistrats du Franc, du chef des poursuites
en payement exercées contre lui. Il s’était mis sous la protection du
chef -homme et du répartiteur de la paroisse d’Uytkerke, qui lui déli-
vrèrent une déclaration favorable à ses intérêts. Cette déclaration se
termine ainsi : “ Declarerende d’onderschreve beth voorts, dat sy inde
“ voornobmde verlandinge, ofte veranderinghe van jurisdictie niet gekent
“ en sgn geweest ofte oyt hun consent daer in gedregen , by dion dat tselve
“ buyten hunne hennisse gebeurt is. Aldus dese verleent omme te valli-
“ deren daer onde soo het behoort, met belofte van tselve, dies noodt
“ ende aensocht synde, met eede te bevestigen. Actum in Brugge, den
“24 maerte 1792. (Qet.) Joànnes B ente in, hoofdman, C. van Eecke,
" pointer ”.
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au point d'exiger la haute intervention de Sa Majesté,
par la même occasion nous sommes remonté, à l'origine
du conflit et nous en avons indiqué les conséquences
finales. Comme les faits s'enchaînaient étroitement, ils
nous ont permis de publier quelques pièces inédites, au
moyen desquelles nous avons pu découvrir et établir, avec
exactitude, les causes réelles des modifications, les plus
récentes, subies aux limites existantes entre le Franc de
Bruges et la ville de Blankenberghe.
Jules Colens.
ANNEXES.
X.
Landen ghelegen ter prochie van Uytkercke : territoir ende
jurisdictie vari den lande van den Vryen,de ghonne alhier gepro-
jecteert en convenieren gheappliqueert te worden aen de paelen
der stede ende port van Blanckenberge, cousisterende in de naer-
volgende partyen, als per caerte afgheset met geluwen coleure
ende sub de naervolgende lettris.
Int 34e ende 35e begin Waterynge Blanckenberge .
a. D’hoirs Jor Geeraerd Ballet, heere van Schilde, nyt
11-2-70 Roeden; de reste paele, ende alhier .... 3-1-95.
b. Sr François Jooris, causa uxoris; uyt 2-1-37 Roeden;
danof alhier. • • • 0-2-83.
c. Pastorie Blanckenberge • . . 1-1-16.
d. Dheer Amandus Goethals 1-0-20.
e. De kercke van Blanckenberge 1-0-00.
f. De Infirmerie van de Wyngaerde ....... 0-2-72.
g. De kercke van Blanckenberge 0-2-14.
h. Jor A. Vanden Bogaerde, trésorier slands van den
Vryen 2-1-74.
i. Den selven 2-1-36.
k. Jor Bomprez 0-0-80.
l. Herberge ende bariere huys, competerende Joannes
Rotsaert • • • 0 • • • o • • 0-0-52.
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m. Het gasthuys van Blanckenberge ....... 0-1-71.
n. Do kercke van Blanckenberge 1-1-44.
o. De kercke ende Disch Blanckenberge 0-1-05.
p. Jor Jacques de Crits,nyt 5-0-12 Roeden ; blijft op het
Vrye: 2-0-61 Roeden; ende alhier 2-2-46.
q. De gewesene Chartreusinnen,uyt 2-1 -46 Roeden; blijft
op het Vrye : 2-0-61 Roeden; ende alhier 0-0-85.
r. Disch Blanckenberge, uyt 0-1-96 Roeden; blijft op het
Vrye 0-1-10 Roeden; ende alhier 0-0-86.
s. Het gasthuys van Blanckenberge: 1-1-12 Roeden;
blijft op het Vrye : 0-2-37 Roeden ; ende alhier. . • 0-1-75.
Eerste begin Wateringe Eyensluya .
t. Kercke Blanckenberge 1-0-60.
u. Gasthuys Blanckenberge 3-2-46.
v. De weesen Sr Jacques Mamet . 3-1-65.
w. Kercke van Blanckenberge 1-0-48.
x. Dheer Pieter Pollet 1-1-44.
y. De kercke ende Disch Blanckenberge, elck 187 Roe-
den; ende den Disch Tan O. L. Vrouwe in Brugge
1- 0-75 Roeden; tsaemen 2-1-49.
z. Kercke Blanckenberge 88 Roeden ende Joe Huwyn
2- 0-14 Roeden; tsaemen 2-1-02.
aa. Sr Ignace Maelstaf : 1-0-0 R., 0-2-7 R. en 93 Roeden;
de kercke van Blanckenberge 1-0-0 en de kercke van
Uytkercke 60 Roeden; tsaemen 3-0-60.
bb. Sr Ignace Maelstaf: 1-1-18 Roeden, en 48 Roeden;
Jor Ant. D’hooge: 194 R. ende de kercke Uytkercke
48 R.; tsaemen 2-1-08.
cc. Mher Jacques van Volden 1-1-00.
dd. Den selven 1-0-30 R. ende de kercke van Blancken-
berge; tsaemen 1-0-77.
Tsamen. . . 45-2-13.
IX.
Landen deelmaeckende van de paelen der stede ende pord van
Blanckenberge, de welcke sullen gecedeert worden aen den Lande
van den Vryen, consisterende in de naervolgende partyen, als per
caerte afgeset met groenen cple.ure, in de volgende numéro.
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N°. Int 33e en 35e begin Wateringhe Blanckenberghe.
1. Kercke Blanckenberghe 3-2-70.
2. Sieur François Jooris, causa uxoris 3-0-72*
3. Kercke Blanckenberghe 0*1-54.
4. Wylent Sr Pieter Moentack 7-0-02.
5. Jor Bernaert Triest 2-1-22.
6. Kercke Blanckenberghe 4-1-74.
7. Jor Bomprez, tôt 2-1-88, ende de kercke van Blanc-
kenberghe : 0-2-8 Roeden ; tsamea 3-0-96.
8. Sr Joanues vau Mierop 4-2-04.
9. Jor Bomprez 0-1-37.
10. Kercke, Disch en O. L. Y. in Blanckenberghe: elck
18 Roeden; ende Jor Bpmprez : 61 Roeden ; tsamen . 0-1-15.
11. Jor Bernaert Triest 0-2-44.
Int 31e begin Wateringhe Blanckenberghe .
12. Jor Bernaert Triest 0-1-96.
13. Jor de Tollenaere de Grammez 0-0-76.
14. Kercke en Disch TJytkercke, in 2 art. : 1-0-0 Roeden
en den Disch Blanckenberghe: 0-1-50 Roeden ; wanof
binnen paele tôt 0-0-72.
15. D’hoirs Louys Dael, causa uxoris, fa d’heer Ferdi-
nande Casscman 0-0-09.
Int 3e begin Wateringhe Eyensluys.
16. Jor Philippe van Borssele, in 4 art. : 3-1-59 Roeden;
Jor D’hooge, in 3 jtem : 95 Roeden ; d’heer Polie t : 30
Roeden; en de kercke Blanckenberghe : 3 Roeden. . 3-2-87.
17. Jor van Borssele: 0-1-0 Roeden; Jor D’hooge 0-1-85
Roeden ; kercke Blanckenberghe : 13 Roeden; tsamen 0-2-98.
18. Jor D’hooge: 96 Roeden; Mher Pieter de l’Espée 48
Roeden; Disch O. Y. in Brugge : 90 Roeden ; tsamen 0-2-34.
19. Sr Albert de Gheldere : 225 Roeden, en 154 Roeden;
de kercke van Blanckenberghe, en de poorte van
Doest, 51 Roeden; tsamen 1-1-67.
20. Disch O. L. Yrauwe in Brugge : 1-1-50 Roeden ; Jor
van Borssele 287 en 143 Roeden ; tsamen .... 2-2-80.
21. Jor Philippe van Borssele 3-0-04.
Tsamen. . . 45-2-13.
Nota: Aile de landen, beslooten met de linie afgeset met rooden
coleure, syn de resterende oude paellanden der voornoemde stede
ende pord van BlanckenLerghe. — Memorie. —
J. C.
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DOOTJMEIiTTS
POUR SERVIR A LA BIOGRAPHIE DE
FRANÇOIS LUCAS
DIT
LUCAS BBUGENS1S - LUC DE BRUGES.
1.
Lettre de Christophe Flantin an Pape Grégoire XIII.
Sanctissimo D. N. Gregorio XIII, Pontifici Summo
perpetuam felicitatem.
Cum initio ad artem typographicam animumappelleremeamque
exercendam susciperem, nihil prius, ma jus illustriusve proposui,
quam ut studium, conatum, sumptum, curam et operam omnem
in matris meæ Ecclesiæ Catholicæ, in qua natus, educatus, insti-
tutusque fui, obsequium et ministerium pro ingenii ac talenti
mei tenuitate impenderem : atque ad eam rem etsi aliis in locis et
urbibus commodiores mihi oblatas conditiones consequi poteram:
tamen una hæc præ cæteris placuit Belgica regio, atque adeo hæc
urbs Antverpiæ, in qua sedem figerem, eo potissimum nomine,
quod nullam in orbe terrarum ad eam quam instituebam artem
majores habere commoditates existimarem. Nam præter facilem
eo tempore conventum et affluentem copiam variæ materiæ no-
stris officinis necessariæ, quæ ex variis provinciis comportabatur;
ac etiam operarum quæ ad omnes artes in hac provincia brevi
tempore instrui et deligi possunt: ilia cum primis mihi proba-
bantur, quod hæc una provincia et respublica omnis in catholica
religione colenda, tum egregie præter finitimas omnes florere
videretur : quod régi cognomento et re catholico pareret : denique
quod florentissimam hanc Lovaniensem academiam haberet, viris
multis in omni disciplinarum genere doctissimis instructam,
quorum consiliis, judiciis, studiis et laboribus ad publicam utili-
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9 Octobre
1574.
192
tatem frui juvarique possem. Et quamquam aliis rebus, propter
quas hanc praicipue urbem et sedem optaveram, per tempestatum
harum, quibus nunc christiana respublica vexatur, molestiam,
difficilius uti mihi licuerit: tamen hujus postremæ rationis, quam
ego inter primas et præcipuas commoditates numeraveram, divino
consilio et beneficio effectum est, ut numquam me pœnituerit.
Quippe cum nullo tempore, nullo argumento, nulla officii parte a
Lovaniensibus doctissimis viris ubi usus postulavit destitutus
fuerim. Horum enim opéra et industria cum multos alios tam ex
ecclesiasticis, quam ex humanioribus disciplinis auctores correc-
tissimos et scholiis, annotationibus, aliisque adjumentis et orna-
mentis instructos ad communem utilitatem excudi. Atque hanc
curam, industriam sedulitatemque meam non modo a doctissimis
quibusque et piissimis viris laudari et commendari intellexi, sed
etiam illustrissimorum cardinalium, quos in ista sacra curia
patronos habeo et observo,litteris, atque Benedicti Ariæ Montani
catholicæ religionis cum primis studiosi testimonio cognovi, eo-
rum antistitum ac doctorum collegio, quod ab ista Sancta Sede ad
Yulgatæ hujus versionis lectionem sartam tectamque curandam
institutum est, non vulgarem neque ingratum usum præbuisse,
oblata non mediocri variorum lectionum copia, quæ illi operi, in
quo concinnando sacrum istud collegium occupatur, aliquid con-
ferre posset præter diligentem dispunctionem, et numerorum
adscribendorum curam, quam in omnibus nostris editionibus
posuimus. Intelligebam autem rara hoc tempore Biblia latina
venalia ex his correctionibus prostare, atque a R. P. Thoma Man-
rico sacri palatii vestri magistro per litteras monitus fueram, ut
dum iste labor corrigendi Yulgatam editionem Romæ absolvere-
tur, qui propter rei gravitatem longior futurus esse videbatur :
ipse intérim eorum qui Bibliorum inopia laborabant, desiderio
satisfacerem. Id quod cum ego eo, quo erga sacras disciplinas
afficior studio lubenter susciperem, in Sanctitatis Yestræ gratiam
oculos animumque conjeci, quem eo tempore primum in ista Sacra
Sede divino consilio atque beneficio constitutum illam Yulgatæ
versionis correctionem promovere velle intelligebam : protinusque
ita cogitavi deberi a me mitti munusculum aliquod, quo nomen,
quod sacrosanctæ Ecclesiæ ab infantia adscriptum singulorum
pontificum, qui mea ætate Pétri naviculæ præfuerunt, temporibus
professus fui, Sanctitati Yestræ commemorarem, ac referrem:
atque uti principes et opulenti viri preciosis donariis pastorem
summum omnium in terris salutare soient, ac debent, ita ego pro
tenuitatis meæ ratione aliquid ex arte mea offerrem, quo meum
erga sanctam Ecclesiam studium, et erga Sanctitatis Yestræ ob-
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servantiam animum de integro testarer. Nihil vero pro tempore
commodius a me præstari posse existimavi, quam si ad istam
correctionem Bibliorum eam exemplarium manuscriptorum co-
piam conferrem quæ maxima et selectissima ex hujus Belgii
bibliothecis adornari a me potuisset. Idque commodissime quam-
quam meo magno sumptu, tamen sine bibliothecarum jactura
mihi et cogitanti et cupienti ex animi sententia successit. Siqui-
dem ex prælatorum ecclesiasticorum, abbatum, et rectorum, qui-
bus meum studium et consilium aperui, benigna permissione
tantum promoyi, ut paucis mensibus manuscripta exemplaria ex
iis quæ potissima habentur, numéro sexaginta Lovanium compor-
tanda curaverim,et eruditissimis theologicæ disciplinæ viris ultra
triginta legenda et conferenda commendaverim, præsidentibus ei
negotio inquisitoribus et aliis illius disciplinæ antesignanis atque
librorum etiam declaratis censoribus ; quorum alios quidem ego
catholicæ pietatis, et ftomanæ Ecclesiæ communis matris caussa
sponte currentes non raro muneribus litterariis ex mea officina
missis; alios vero quos pauperiores esse cognoscebam, pecuniola
commoda ad laboris ferendi subsidium suppeditata identidem
incitabam. Tandem vero continuata per totum fere triennium et
conjuncta multorum opéra et sedulitate, exemplar constitit om-
nium fere Belgicorum exemplariorum instar habens, quippe quod
varias omnes lectiones et dispunctiones, quæ alicujus momenti
esse posse videbantur, continebat. Quod quidem ego meis prelis
aptandum exprimendumque curavi, ut Sanctitati Yestræ ad eos
quos exposui doctissimorum isti sacræ expurgationi deputatorum
usus mitterem offerremque.Nunc itaque id quoniam præsens ipse
(quod maxime optarem) per valetudinem et muneris publici, quo
fungor, curam offerre non possum; per illustrissimum dominum
atque patronum meum card. Caraffam Sanctitati Yestræ offero
meque ipsum Sacrosanctæ Sedi semper,ut professus sum deditis-
simum, renovata ac repetita professione filium obedientissimum
et famulum fidelissimum confirmo : quod si ad istam quæ Romæ
Bibliis emendandis adhibetur, diligentiam posita in hoc exemplari
à nobis industria aliquid utilitatis attulerit : abunde multum pre-
cii opéré ipso christianorum usu mihi absolutum putabo, semper-
que conabor, ut quantum ipse facultate, ope, et opéra consequi
valeam, totum in istud sacrum gazophylacium conferam. Sin vero
id minus aptum minusque utile, quam ipse cuperem, existimatum
fuerit, tamen et de pietate mea, et de Sanctitatis Vestræ paterna
benignitate confido, quam vis leve aliquando meum judicetur
officium, studium tamen meum semper vobis, Sanctissime Pater,
esse probandum: cujus sacrosanctam dignitatem et amplitudinem
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6 Mai 1579.
præsenti semper et omnibus etiam hostibus nostris manifesto
assistentiœ suœ numine prosperari et augeri vitamque ad munus
istud sanctissimum exercendum longam et validam a Deo concedi
et cupio et contentis precibus peto.
Antverpiæ die 9 octobris anno 1574.
Sanctitatis Vestræ
Addictissimue filius et fideliesimus famuïus
Christophorus Plantinus.
Bibliotb. vaticane : Codex de la reine de Suède , n. 2023, fol. 273 (*).
2.
Collation d’une prébende dn chapitre de Saint-Sauveur de Bruges,
à François Lucas.
Ténor collationie prœlendœ Summœ Mme e:
Jacobus Eeckius, archidiaconus, et Remigius Driutius filius
Mauritii, officialis, ecclesiæ cathedralis Brugensis canonici, ac a
R®° D. D. episcopo Brugensi a sua diocesi absenti conjunctim
constituti vicarii. Dilecto nobis in Christo D. ac Mgro Francisco
Lucas pbT0 Brugensis diocesis, S. T. L., salutem in Domino. Cano-
nicatum et præbendam Summae Mmae fundatos in ecclesie colle-
giata et parochiali S. Salvatoris dictæ civitatis Brugensis, ad
præfati R“l D. episcopi Brugensis collationem, provisionem et
omnimodam dispositionem jure ordinario spectantes et pertinen-
tes, ad præsens liberos et vacantes per puram, liberam et simpli-
cam resignationem Mgrl Johannis Feuts S. T. baccalaurei formati,
illorum novissimi pacifici possessoris, tibi præsenti et id humiliter
petenti, in Dei nomine cum omnibus juribus et pertinentiis suis
universis, auctoritate nobis commissa contulimus, conferimus et
de illis providimus et providemus per præsentes. Quocirca vene-
rabilibus viris et D. D. decano et capitulo dictæ ecclesiæ colle-
giatæ S. Salvatoris committimus et mandamus, quatenus te vel
procuratorem tuum legitimum pro te et tuo nomine in corporalem,
(*) Cette lettre a été publiée pour la première fois en 1858, par le P. Ver-
cellone, barnabite, dans une dissertation intitulée : Studi fatti in Roma e
mezzi usati per correggere la Bïblia volgata. La dissertation du savant
critique est insérée dans son recueil : Dissertazioni accademiche di vario
argomento , Roma 1864, pp. 67-96. On en trouve une traduction française
dans les Analecta juriè pontificiit 8* série, (première partie dn second
volume) Rome 1858, col. 1011*1025.
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195
realem et actualem possessionem dictomm canonicatus et præ-
bendœ ponant et inducant, seu poni et induci faciant, stallum
tibi in choro et locum in capitulo cum dicti juris plenitudine
assignantes, tibique vel procuratori tuo prædicto, de eorumdem
canonicatus et præbendæ fructibus, redditibus, proventibus, juri-
bus et obventionibus universis respondeant seu ab aliis quorum
interest responderi faciant, recepto tamen prius a te vel procura-
tore tuo prædicto juramento in similibus præstari solito, adhibi-
tis quoque solemnitatibus in similibus adhiberi consuetis et
requisitis, jure præfati D. D. episcopi et cujuslibet alterius in
omnibus semper salvo. In cujus rei fidem et testimonium, pres-
sentes sigilli ejusdem Rmi D. appensione, ac secretarii sui sub-
scriptione jussimus et fecimus communiri.
Datum Brugis die sexta mensis Maii anno XVe septuagesimo
nono.
Signaîum supra plicam: De mandato præfatorum
D. D. venerabilium vicariorum
H. Mertens, Secret.
In dorso litterarum coUaiionis scripta est acta possession is sequentis
tenoris :
Anno Domini XVe septuagesimo nono mensis Maii die decimo
tertio, venerabilis D. Dionisius Paulyn pbr decanus ecclesiæ
collegiatæ S. Salvatoris civitatis Brugensis, in vim clausulæ:
Quocirca venerabilibus viris et D. D. decano et capitulo etc... in
albo præsentis contentæ, honorabilem virum D. et Mgrum Francis-
cum Lucas præsentem et requirentem, præstito prius per eum in
capitulo solemni juramento solito, in corporalem, realem et
actualem possessionem canonicatus et præbendæ Summae Missae,
juriumque etpertinentium suorumposuitet induxit,assignando illi
stallum in choro, locum in capitulo et adhibitis solemnitatibus ad
hoc requisitis, præsentibus honestis viris et D.D. D.D. Michaële
van den Eeckoute et Cornelio Croes, canonicis dictæ ecclesiæ et
me Theodoro a Bambeke secretario dicti capituli S. Salvatoris,
testibus ad hoc vocatis atque rogatis.
Archives de l’évêché de Bruges : Acta capituli SS . Salvatoris.
13 Mai 1579.
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3.
François Lacas chargé de la leçon d’Écritnre sainte en la
cathédrale de Saint-Omer.
30 Août 1581. Penultima Augusti 1581. Comparait in capitulo discretus vir
D. Johannes Boiaval pbr vicarius hujus ecclesie, procurator litte-
ratorie fundatus venerabilis viri Mgri Johannis Procureur S. T. L.,
habens et tenens suis in manibus certas collationis et provisionis
litteras, quibus per Rmum D. episcopum et graduatos hujus ecclesie
eidem providebatur de canonicatu et prebenda quos nuper obti-
nebat prefatus D. R“tt# ante acceptationem episcopatus dicte
ecclesie, petens virtute earumdem poni et admitti in possessio-
nem realem, corporalem et actualem dictorum canonicatus et
prebende juriumque et pertinentium omnium et singulorum
eorumdem. Super quo DD. mature délibérantes, censuerunt
eumdem non admittendum in petitam possessionem, donec primi-
tus in dictis collationis litteris exprimatur idonea et competens
clausula, qua appareat dictam prebendam deputatam esse ad onus
lectionis sacre théologie juxta decretum concilii Tridentini, quia
dicta prebenda est prima que yacavit, aliter quam de causa resig-
nationis, post confirmationem et decretum dicti concilii, ni si
tamen dictus Mger Johannes Procureur seu quilibet alius docuerit
aliam prebendam dicte ecclesie ad predictum onus constitutam
aut deputatam esse.
22 Septembre 22 Septembris 1581. Domini mei consenserunt receptioni
1581. venerabilis viri D. ac Mgrl Johannis Procureur in possessio-
nem realem corporalem et actualem canonicatus et prebende
collate per Rmam D. episcopum et canonicos graduatos affectos
hujus ecclesie, citra expressionem clausule eu jus mentio fit in
actu penultimi Augusti, sub promissione quam dictus Procureur
et discretus vir Mger Johannes du Ploich canonici capitulariter
fecerunt, quod alteruter ipsorum aut alius idoneus eorum nomine
faceret lectionem théologie in hac ecclesia juxta decretum con-
cilii Tridentini, donec et quousque vacaverit alia prebenda, aliter
quam ex causa resignationis, (modo tamen non sit una de novem
affectis graduât is per bullam dotationis episcopatus, aut ex
quatuor parvis), que quidem prebenda decreto Summi Pontificis
sit imposterum affecta dicte lectioni theologali, cum exonération©
sufficienti prebendarum dictorum Procureur et du Ploich, inter
quarum possessores antehac fuit mota questio et controversiâ
super onere dicte lectionis, predecessore dicti du Ploich susti-
nente prebendam dicti Procureur ad dictum onus obligatam, et
D. ac Mg*0 Johanne Syx ante assequutionem dignitatis episcopalis
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possessore prebende dicti D. Procureur contrarium asserente
videlicet quod prebenda dicti du Ploich dicto oneri esset deputata.
De quo decreto Summi Pontificis saltem per simplicem signatu-
ram facient sufficienter DD. meis apparere. Consenti entes intérim
exnunc prout extunc iidem DD. mei affectionem prime prebende
vacature ut supra, etiamsi tempore dicte vacationis nondum
supervenerit predictum decretum Summi Pontificis, modo illud
infra sex menses obtineatur. Que quidem premissa respective et
quilibet eorum in solidura spoponderunt et promiserunt bona fide
adimplere sub obligatione fructuum suarum prebendarum.
2 Octobris 1581. Venerabiles viri DD. ac Mgrl Johannes 2 Octobre
Procureur et Johannes du Ploich canonici hujus ecclesie, inse- 1681.
quendo actum capitularem de data 22 mensis Septembris ultimo
preteriti, presentarunt DD. meis discretum virum Mgru“ Fran-
ciscum Lucam pbrum Brugensis diocesis S. T. L. ad eorum nomine
faciendam lectionem theologicam in hac ecclesia juxta decretum
concilii Tridentini. Quem DD. mei, premissa deliberatione, admi-
serunt, consentientes dictam lectionem fieri in capella B. Susane
inclaustris hujus ecclesie existente, preparatis ad eum effectum
scamnis et aliis ad id necessariis per receptorem fabrice.
Archives de la ville de Saint-Omer : Acta capituli S> Audomari .
4.
Collation de la prébende théologale du chapitre andomarois
à François Lncas.
Johannes Dei et Sedis Apostolice gratia, episcopus Audoma- g Juillet 1583.
rensis. Dilecto nobis in Christo Mgro Francisco Luce pbro Bru-
gensis diocesis, S. T. L., salutem in Domino. Canonicatum et
prebendam ecclesie nostre cathedralis Audomarensis, quorum
collatio provisio et quevis alia dispositio, vacatione occurrente,
ad nos pleno jure spectare et pertinere dignoscuntur, liberos
nunc et vacantes per obitum venerabilis viri D. ac MgrJ Johannis
de Bersaques pbtl, illorum novissimi possessoris pacifici, atque
ab illius obitu ad lectionem S. Scripture deputatos et affectos
conformiter decretis concilii Tridentini, tibi presenti et cum
dicte lectionis onere acceptante habili atque ad id munus per te
ipsum explicandum idoneo, premissis coram nobis per te profes-
sions et juramento fidei consuetis, cum juribus et pertinentiis
suis universis ac plenitudine juris canonici, in Dei nomine con-
tulimus et donavimus, conferimus et donamus per présentes*
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Qnocirca venerabiles et eximios DD. D. decanum et capitulum
predicte nostre ecclesie cathedralis requirimus (ipsis nihilominus
mandantes) quatenus te vel procuratorem tuum legitimum pro te,
in corporalem, realem et actualem dictorum canonicatus et
prebende ac jurinm eorumdem possessionem recipiant, ponant
et inducant, seu poni et induc i faciant, de fructibus, quantum in
eis est, tibi respondeant, ac stallum in choro ad psallendum et
locum in capitulo ad deliberandum assignent, premissis tamen
primitus per te vel procuratorem tuum legitimum pro te jura^
mentis requisitis, ceterisque soîemnitatibus pro more servatis ac
jure nostro et cujuslibet alterias semper salvo. In quorum omnium
et singulorum fidem présentes per infrascriptum domesticum
clericum in secretarii locum assumptum scribi ac subsignari et
sigilli nostri jussimus ac fecimus appensione muniri.
Datum et actum Audomaropoli in domo nostra episcopali anno
Domini 1583 mensis Julii die octava. Presentibus ibidem honestis
ac discretis viris Jacobo Willant acolytho et Mgr0 Firmino de
Gay clericis Tornacensis et Iprensis respective diocesis, testibus
ad premissa vocatis ac rogatis.
Scriptum erat supra plîcam : De mandato Rml D.
Et signatum : J. Keersmaeckkr, loco secretarii.
Archives de la ville de Saint-Omer: Acta capituli 8 . Audomari.
5.
François Lucas résigne la prébende Snmmœ Miss» de S. Sauveur,
à Bruges, en faveur de son frère Paul Lucas.
18 Novembre Remigius Driutius, filius Mauritii, J. U. L., canonicus ecclesie
1583. cathedralis ac official is Brugensis, Rn,i in Christo patris ac D.
episcopi Brugensis in spiritualibus ac temporalibus vicarius
generalis. Dilecto nobis in Christo Paulo Lucas clerico Brugensis
diocesis salutern in Domino sempiternam. Canonicatum et pre-
bendam Summe Misse fundatos in ecclesia collegiata S. Salvatoris
dicte civitatis Brugensis ad dictiR'"1 D. collationem, provisionem
et orrmimodam dispositionem jure ordinario spectantes et perti-
nentes, liberos nunc et vacantes per resignationem venerabilis
D. Mgri Francisci Lucas S. T. L. ac canonici cathedralis ecclesie
Audornarensis illorum novissimi possessoris pacifici in manibus
nostris sponte factam et per nos gratiose admissam, causa tamen
canonice pcrmutationis de illis ad capellaniam f undatam ad altare
S. Leonardi in ecclesia cathedrali divi Donatiani Brugensi fiende
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et perfioiende et non alias, neque alio modo, tibi licet absenti, in
Dei nomine cum omnibus juribus et pertinentiis suis universis
contulimus et conferimus et de illis providimus et providemus
per présentes. Quocirca Rdo D. decano et capitulo dicte ecclesie
S. Salvatoris aliisque presbyteris et notariis nobis subditis
committimus et mandamus et non subjectos requirimus atque
rogamus, quatenus ipsi vel eorum aliquis desuper requisitus,
recepto primitus a te vel procuratore tuo legitimo debito ac
solito juramento, te vel procuratorem hujusmodi adcanonicatum
et prebendam admittat ac in canonicum et confratrem recipiat
atque in corporalem, realemet actualem possessionem eorumdem
canonicatus et prebende ac fructuum, reddituum proventuum,
jurium et emolumentorum omnium et singulorum ponat et
inducat seu poni et induci faciat, stallum tibi in choro ac locum
in capitulo cum dicti juris plenitudine assignando, tibi vel procu-
ratori tuo predicto de eorumdem canonicatus et prebende fructi-
bus, redditibus, proventibus, juribus et obventionibus universis
respondeat seu ab aliis quorum interest responderi faciat, adhi-
bitis ceremoniis et solemnitatibus in similibus adhiberi solitis et
consuetis quatenus adhiberi possint ac valeant, j ureque prefati
Rmi D. et cujuslibet alterius in omnibus semper salvo. Volumus
insuper et decernimus, si ob rebellionis motus ad ecclesiam
S. Salvatoris tutus securusque non pateat accessus,quodpossessio
capta in aliqua ecclesia Belgicarum provinciarum, perinde valeat
ejusdemque effectus et vigoris existât ac si in dicta ecclesia
S. Salvatoris capta seu tradita foret, nobis quid inde fecerit
[factum fuerit], fideliter ac lucide rescribendo.
In cujus rei fidem et testimonium présentes sigillo nostro, ob
vicariatus nostri sigilli carentiam, et notarii apostolici subscri-
ptione ad hoc assumpti, jussimus et fecimus communiri.
Datum et actum Audomaropoli in collegio pauperum divi
Bertini anno Domini 1583, mensis Novembris die décima octava,
presentibus venerabilibus DD. Mgro Georgio de Clercq J. U. L.
ecclesie cathedralis Brugensis et Cornelio Croes dicte ecclesie
collegiate S. Salvatoris Brugensis respective canonicis testibus
super premissis vocatis atque rogatis.
Sub8criptum supra plicam: De mandato prefati D. Yicarii
Et signatum: O. Hoovius.
Acta possessionls.
Anno Domini 1584 feria quarta cinerum videlicet mensis 5
Februarii die quinta circiter horam decimam ante meridiem,
venerabiles et circumspecti viri ac DD. Rolandus Sylvius S. Sal-
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Février
1584.
200
vatoris canonicus et pastor prime portionis ecclesie collegiate
S. Salvatoris Brugensis, locum tenens decani ejusdem ecclesie
decanatu vacante, Petrus Cueninc etiam canonicus et pastor
secunde portionis, Franciscus Folke, Matthias Pottier et Cornélius
Croes pbrl dicte ecclesie canonici, in hac civitate Audomarensi ob
presentis temporis turbationes degentes et morantes, ad infra-
scripta in ecclesia cathedrali Audomarensi in sacello dive Marie
Yirginis communiter dicto ad eampanas , specialiter convenientes
et capitulariter ibidem congregati, capitulum dicte ecclesie S.
Salvatoris facientes atque représentantes, matura deliberatione
prehabita, vigore et pretextu collât ionis et provisionis présent ium
litterarum et specialis clausule : Volumus insuper, etc., in iisdem
contente, discretum virum Paulum Lucas clericum Brugensis
diocesis principalem in albo harum principaliter nominatum, id
reverenter et instanter requirentem, ad retroscriptos canonicatum
et prebendam dicte ecclesie collegiate S. Salvatoris admiserunt
et in canonicum et confratrem receperunt, necnon ipsum in cor-
poralem realem et actualem possessionem eorumdem canonicatus
et prebende juriumque et pertinentium suorum posuerunt et
induxerunt, stallum sibi circa altare et locum super scamnum
ejusdem sacelli (ex eo quod ad ecclesiam et capitulum S. Salva-
toris tutus et securus ob rebellionis motus ipsis non pateat
accessus)cumplenitudine juris canonici débité assignando,prestito
tamen prius per dictum Paulum Lucas et a prefatis DD. capitu-
lante us recepto juramento obediencie ac de statut is et consuetu-
dinibus predicte ecclesie S. Salvatoris observandis bonisque
ejusdem et prebende sue non alienandis. Sed quia prefati DD.
capitulantes declararunt se juramentum, quod canonici jamdicte
ecclesie prestare tenentur, scriptum jam ad manus non habere,
dictus Paulus Lucas iisdem DD. instantibus, illud idem juramen-
tum quod dicti canonici subire tenentur, se prestaturum ac
insuper jura receptionis consueta, quorum exactionem iidem DD.
ob certas causas animos eorum moventes distulerunt soluturum,
quodcumque ad id ex parte eorumdem DD. requisitum fuerit
promisit et se obligavit.
Actum ubi supra, presentibus ibidem discretis viris DD. Petro
Goetgliec pb10 vicario et sacellano,et Johanne de Ylieghere clerico
succentore predicte ecclesie cathedralis Audomarensis, testibus
ad premissa vocatis atque rogatis, et me Oliverio de Latere pbro
Audomarensi publico auctoritate apostolica ac curie spiritualis
Audomarensis notario et scriba jurato ad premissa vocato specia-
liter atque rogato teste etc.
Et signatum : O. de Latere.
Archives de l’Évêché de Bruges ; Acta Capituti 8. Salvatoris .
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201
e.
Lettre de Christophe Plantin à François Lucas.
Clariss. doctissimoque Dfio Dfio Francisco Lucae S. Theologiæ
doctori et canonico ecclfte Audomaropolitanæ.
Gavisus sum equidem et nobis gratulatus quando tuas vidi et 13 Juin 1686»
legi 26 Maij ad me scriptas. Yerebar siquidem ne nostri plane
fuisses oblitus aut, quod absit, a nobis alienus ! Ante has enim
nullas prorsus abs te accepimus. Ad res nostras qnod attinet,
ecce jam duodecim annis est ex quo ministri Regis nostri me
vana spe solutionis quinquaginta millium florenorum mihi debi-
torum corrodunt, dum interea foenus corrodens ejus summæ
singulis annis opportuit persolvere, et interea labores nostros
et nostræ typographies usum alienis sumptibus et commodo sub
nomine nostro illis gratum impendere. Quod cum ab obsidione
Antverpiana fieri non potuerit, neque jam propter vecturæ ingens
pretium non possit, non video quid nobis cogitandum sit aliud
quam de venditione quovis pretio typographies nostræ intégras,
statim ubi Breviaria in 4° duobus tomis, Missalia in folio et in
8° pro quibus nonnulli bibliopolæ exteri papyrum ad me miserant
et quæ jam inchoavi, absolvero, id quod vix toto anno fiet, cum
vix quatuor tantum prela in illis exercere possimus, eo quod
pluribus operis singulis septimanis persolvere pensum nequeamus,
imo neque amplius hanc nos tram tam amplam familiam aluisse
[alere valeamus], proindeque unicuique ex nostris curam sui com-
mendare [debeamus]. Atque sic coactus redii in hac senectute ad
labores pristinos typographiæ donec aliter visum fuerit Dfio
Deo meo qui me sua gratia f ulciens patientiæ virtute confortât et
alacrem reddit animum viribus etiam corporis pene prorsus
deficientibus. Quæ omnia nolim te interpretari tamquam a con-
querente scripta, sed ab amico pectore amico enarrata.
Ad Bibliorum maximorum pretium quod attinet abunde mihi
satisfactum erit si tu grato animo ab antiquo tuo amico ea reci-
pias, ut qui me tibi multo majora debere fatear. Ad distra-
ctionem ritualium librorum pro choro quod attinet, sentio
uberiorem solito. Conqueruntur vero multi etiam de temporis
difScultate in pecunia ad solutionem invenienda; ego autem cogor
me juvare eorum præsentia quæ possideo. Graduale desideratur
pro quo papyrum habeo et exemplar paratum : sed cum desint
facultates ad pensa hebdomadalia operis solvenda, neque
certus sim de distractions prompta, non audeo profundius
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202
îngredi cœnum illud fœnorarium ad hæc mea alia citius accele-
randa. Uti possemus Bi juvaremur ab illis qui nostra tamdiu
detinent vel ab illis qui possent sine fœnore. Yale vir præstan-
tissime et amicorum optime et Rmum quæso cum D. Côrerio et
aliis omnibus quibus cognoscis non ingratum nostro nomine
quam officiosissime salutare digneris.
Antverpiæ in officina nostra typographica, 13 Junij 1586.
Archives du musée Plantin, à Anvers : Beg, X, fol. 98.
7.
Lettre de Christophe Plantin à François Lucas.
Yen. doctissimoque viro D. Francisco Lucæ
ecclesiæ S. Audomari canonico.
Septembre S. P. Acceptis litteris tuis 15 Sept, datis illico innui nostro
1586. Moreto ut daret Antiphonarium et Psalterium compacta abs te
petita. Breviarium in folio ne unum quidem habui a decem duode-
cimve annis quo tempore exemplaria omnia institutori D. Soto
nomine Regiæ Majestatis fuerint tradita, idque malo meo fato,
quod ab eo die mihi debeantur a ministris Regni in Hispania
ultra quinquaginta millia florenorum quorum edaci fœnore pene
corrosus hactenus langueo. Oportuit meam typographiæ operam
et nomen aliis exteris bibliopolis mancipio dare. Nunc autem
incipio per Dei gratiam, cum, hoc sole S. Matris nostræ Ecclesiæ
catholicæ Romanæ exoriente, spes adsit, paullatim amicorum auxi-
liisposse aliquid præstare quodviris ecclesiasticis et ecclesiislibris
destitutis sit commodum neque nobis grave, modo inde sequatur
opportunadistributio.Cujus generis sunt quæ jam vidisti brevique,
Deo favente, videbis nempe Breviarium in 4to typis non exilibus ac
proinde in parte hiemali jam absoluta et æstivali infra mensem
Octobrem absolvenda, distributum; quod sequetur Missale in folio
et in 8°. Nam in quarto non ita diu impressi, et si constitutione
ecclesiastica mihi addatur animus et ferant vires, sequetur Bre-
viarium in folio. Neque quicquam recusabo quod in mea situm sit
potestate. Cum libris supradictis jussi dictum nostrum Moretum
addere schedulam in qua pretium justum sit adscriptum, quod
mittes per opportunitatem. Ad Biblia vero quod attinet abunde
mihi abs te satisfactum agnosco qui nostram officinam tuis labo-
ribus doctissimis ornasti, locupletasti; proinde certiorem te facio
me quicquid miseris non solutionis sed beneficii causa rationibus
meis adscripturum. Dominum Corerium quæso nomine meo saluta
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203
et alios amicos inprimis autem præstantiss. D. Pamelium et bene
vale in Christo Jesu Dno nostro.. Ex typographia nostra. Sep-
tembres 1586.
Archives du musée Plantin : Beg. X, fol. 106TO.
8.
Lettre de Christophe Plantin à François Lucas.
Rd0 doctissimoque viro D. Francisco Lucæ.
Tuas Rd* Dne ad Regem 6 Martii hinc cum meis et quibusdam 12 Avril 1587.
aliis Lutetiam misi, ad fratrem meum qui 26 ejusdem seripsit ad
me se dedisse legato Regis nosfcri, porro mittendas uti habefc in
mandatis et sæpe fecit antehac. Alia quædam jussu ipsius Regis
evocata ab ejus secretario D.Çaya.... Spero itaque eumdem secreta-
rium recipisse et uti solet, quæ mitto, Régi tradidisse. Si quid
aliud me tuo nomineposse... inopera. Interea de iis quæ tu in sacris ,
litteris meditaberis libenter audiemus et si quidmiseris, amplectar.
Ad quæ Dûs Deus tibi vitam et otium concedere dignetur.
Antverpiæ raptim, 12 Aprilis 1587.
Archives du musée Plantin: Beg. X, fol. 141v0.
9.
Lettre de Christophe Plantin à François Lucas.
Eximio doctissimoque viro D. Francisco Lucæ
S. Th. Licentiato canonico Audomaropolitano.
Exemplar Orationis tuæ et arma huic adprimenda recepi cum 7 Septembre
indilitteris tuis gratissirais, quibus ad voluntatem tuam illis ca- 1587.
tam, per omnia satisfacere conabor. D. Pamelium virum uti do-
ctissimum ita piissimum declaratum episcopum vestrum et D.
"V endevillium optimi et integerrimi consilii virum Tornacensem •
atque peritissimum D. Lindanum Gandavensem valde gaudeo
neque illis tantum de talibus honoribus gratulor quantum Reip.
[circa] de Paraphrasi chaldaïca tractatum et de foliis abs te petitis
aliisque rebus latius prima scribam opportunitate.Nunc siquidem
débilitas corporis, occupationes et nuntii subitus reditus me
cogunt finem his facere. Interea rogo Dm Deum ut te diu servet
incolumem. Antverpiæ 7 Septemb. 1587.
Archives du musée Plantin : Beg. X, fol. 157TO,
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Après
le 1 Juillet
1589.
Vers 1590.
204
10.
Lettre de Jean Moretus I à François Lacas.
S. P. Dfio Franc0 Lncœ Audomarop.
Quantam jactnram fecerimus ex optimi parentis obi ta impossi-
bile foret R. T. litteris meis perscribere; nec soli damnum reBenfcire
videra ur (libéré loquor) sed et Esi® Uni ver sa Respublica. Gratias
tibi immortales ago et habebo semper qui tam liberaliter quam-
cumque tuam operam offerre et conferre nobis desideras ; jam a
mnltis annis tibi sinceritatem esse novi. Si Deus vitam concesserit
temporaqne quiescant, speramus histic quæ jam in manibas sunt
qaandoque in lacem proditura. Intérim nos tibi semper esse
addictos credas et amare pergas. Martyroîogium Baronii nunc a
nobis absolutnm mitto. Quod gratum fore tibi existimo; scio,
commendabis apud alios. Yale vir Rde, ignosce si paucis agam ;
occupa tiones nostræ id requirent.
Archives du musée Plantin: Reg, X, fol. 251™.
11.
Lettre de Jean Moretus I à François Lacas.
Rd0 Dno Francisco Lucæ canonico Audomaropolim.
Paucis Rd0 admodum Dfie respondebo bonis missivis tuis quas
tardius accepi, quia, ut retulit qui easdem mihi tradidit, per dies
aliquot in manibus Vellemakeri bibliopolæ vestri latuissent.
Gratias ago R. D. T. pro oblato mihi libro commentariorum R. P.
Cornelii in Epist. D. Pauli, sed dicam tempora nunc nobis tam
iniqua contigisse ut non auserim meis sumptibus impressionem
aggredi. Si itaque Rdu# D. Abbas, author a quo librum accepi vel
alius suis expensis excudi librum velit, suo tempore a nobis
imprimi posset; ante tamen menses octo aut decem inchoare non
possemus. Hæc sunt quæ de hujus libri impressione significanda
R. T. duxi. Apologiam tuam de qua scribis hactenus non inveni-
mus, intérim tamen visitabo quæcumque apud nos sunt roanu-
scripta et si reperiantur, fideliter transmittentur. Nunc accipies
Biblia cum versione interlinearia quæ empsisti, quibus Tabellas
duas addidi quas acceptas esse cupio R. T. etc.
Archives du musée Plantin : Reg . X, fol. 275.
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205
12.
Lettre de François Lucas à Jean Horetus I.
Seigneur Morentorf.
J’ay receu voz lettres on date du XXIIe du May dernier avecq
ung pacquet contenant les livres d’ Arias Montanus qui j’avais
demandé et Lensæus et Coretus qu’ont servi pour noz amis, veu
que je les avoie. Je suis prest de payer lesdicts livres s’il vous en
plaist escrire le pris, car mon intente n’a point esté vous charger
en ung temps si pauvre et misérable pour ung chacun, comme
cestuycy a pût : mais il vous plaira suppléer les faultes que le
compacteur y a trouvé, asçavoir: In Josué il y a faulte du dernier
coier qui suit après Y Y ; in scripta Apostolorum il y a faulte du
grand F au premier abc et du petit c au deuxiesme, et redun-
dance du grand C que je vous renvoie.
Quant aux notes ad varias lectiones Novi Testamenti edïtionisgrecœ,
je les ay appoincté suivant vos premières lettres pour adjouster
en fin de l’impression d’un Nouveau Testament grecq, et j’espère
qu’elles seront aggréables aux gens sçavans, aiant desja traicté
bon nombre des places des quattre Evangiles et si briefvement
quy se joindront commodément en fin d’un petit format. Mais
veu que par vos dernieres me mandez, qu’avez encoire à différer
l’impression dudict Testament grecq, je les garderay chez moy et
les augmenteray de jour en jour poursuivant le fil de mes études,
et quand en aurez à faire mander les poldrez.
Quant aux Bibles de Sixte Y imprimées à Rome ilz me vien-
dront desmaintenant bien à poinct: mais veu qu’ilz sont sy diffi-
silz à recouvrer, nons attendrons tant que commodité se présentera
pour les avoir facilement et quand mon estude les requirera plus
nécessairement.
Car après avoir achevé les Evangiles, devant qu’aller plus
oultre ad Epistolas Pauli, je suis délibéré (sy Dieu me donne
grâce, veu qu’il semble qu’il m’at appellé pour orner la Sainte
Escripture) d’amender toute îa Bible, c’est à dire de transférer la
vraye ou la plus vraysemblable leçon au texte là où il y a variété,
et quant et quant donner briefve raison de l’émendation de
chacune place à telle fin que par là ne se puissent jamais corrom-
pre les places une fois restituées, ou sy se corrompent derechief,
sera aisé de les restituer, de sorte que les dictes raisons ou notes
serviraient d’une haye à la Bible latine comme les Juifs disent
que leur Masoreth sepes est legis , et seriont si briefves quy se
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16 Juillet
1592.
206
poldriont joindre en fin de la Bible : et j’estime que j’aurosi
bientost achevé le dict ouvrage, veu que je suis aulcunement
versé en ceste matière; mais attendue que suis venu si avant en
ceste narration des Evangiles, il me semble mieux d’achever
iceux devant, de paour que la mort ne me surprendant ou la
nécessité du temps, je laisse toutes choses imparfaictes. Nean-
moins j’y besoigne à mesure que je procède ès Evangiles, et tant
en grecq comme ay déclaré cy devant, comme en latin, car pour
le Nouveau Testament je le propose faire tant au grecq comme au
latin, pour le Viel au latin tant seulement.
Quant à ceste Bible doncq de Rome, elle me sera allors plus
nécessaire quand je m’addonneray du tout a ceste œuvre. Dieu
nous doint sa grâce et loisir, car souvent plusieurs empêche-
mens surviennent malgré nous, auxquels parfois il fault ceder
comme nécessaires a ceste misérable vie, parfois non sans diffi-
culté les scait-on surmonter. Or je tends à la promotion de
l’honneur de Dieu et du bien publicq, entendant en ce coopérer
a voz vertueux desseings, sy je puis proférer chose digne. A tant
Sr Moretus je prie le Créateur vous octroier ses saintes grâces
me recommandant très effectueusement aux vostres.
De S* Orner ce XVI* de Juillet XVe IIII« XII (1592).
Le tout vostre en service
François Lucas.
J’ai loing temps attendu devant que respondre a Monsr Mer-
cator ce que je fay maintenant.
Adresse :
Au Seigneur Jehan Moretus Imprimeur en l’officine Planti-
nienne à Anvers.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXVII, fol. 299.
13.
L’évêque Jean de Vernois confère à François Lucas la dignité de
grand pénitencier.
Johannis de Yernois Dei et apostolice Sedis gratia, episcopus
Audomarensis, venerabili viro nobis in Christo dilecto D. ac Mgro
Francisco Luce S. T. L. ecclesie cathedralis nostre canonico
to afîectoalutem in Domino. Penitentiariam diocesanam gar.sadu
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s eu dignitatem pœnitentiarii in eadem ecclesia nostra cathedrali
per bullam felicis recordationis Pii pape quarti dotationis ejusdem
ecclesie nostre canonico graduato affecto ejusdem eccîesie affec-
tam, cujus collatio, provisio et quevis alia dispositio ad nos pleno
jure spectare et pertinere dignoscuntur, liberam nunc et vacantem
per obitum venerabilis viri D. ac Mgri Guillelmi de Campdavaine,
illius novissimi possessoris pacifici, tibi presenti et aeceptanti
tanquam habili, capaci et idoneo cum officiis, juribus et pertinentiis
suis universis, in Dei Domine contulimus et donavimus, conferi-
mus et donamus per présentes, te de eisdem harum traditione
investientes. Quocirca venerabiles et eximios viros decanum et
capitulum dicte ecclesie nostre cathedralis requirimus (ipsis nihi-
lominus mandantes) quatenus te vel procuratorem tuum legitimum
pro te, in corporalem, realem et actualem possessionem dicte
hujus dignitatis pœnitentiarii juriumque et pertinentium omnium
et singulorum ejusdem recipiant, ponant et inducant seu poni et
induci faciant, stalium in choro et locum in capitulo dignitati
hujusmodi congruentem tibi assignando, prestitis tamen prius
per te vel procuratorem tuum pro te juramentis requisitis et
consuetis, ceterisque solemnitatibus de more servatis, jure nostro
et cujuslibet alterius in similibus semper salvo. In quorum om-
nium et singulorum fidem présentes litteras fieri et per secretarium
nostrum signari sigillique nostri jussimus et fecimus appensione
muniri.
Datum et actum Àudomaropoli in domo nostra episcopali anno
Domini 1593, mensis Martii die quinta, presentibus ibidem vene-
rabilibus et discretis viris DD. Petro Tincelet pbro decano
christianitatis et pastore de Blendecq nostre diocesis, Nicolao
Morel dicte diocesis clerico ac infrascripto secretario nostro,
testibus ad premissa specialiter vocatis.
Subscriptum super plicam : De mandato prefati Rœi D.
Et paulo ulterius : G. de Remect, Secret.
Anno Domini 1593, die vero décima mensis Martii, comparuit in 10 Mars 1693.
capitulo D. ac Mgr Franciscus Lucas pbr et S. T. L. habens et
tenens suis in manibus certas collationis et provisionis litteras a
R™0 D. Johanne de Yernois episcopo Audomarensi et DD. gradu-
atis emanatas, quibus sibi de pœnitentiaria diocesana seu dignitate
pœnitentiarii in eadem ecclesia cathedrali Audomarensi, per bullam
felicis recordationis Pii pape quarti dicte ecclesie canonico graduato
affecta, vacante per obitum D. ac Mgri Guillelmi de Campdavaine,
illius dum viveret novissimi possessoris pacifici, providebatur.
Requirens eapropter DD. meos quatenus in vim dictarum littera-
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208
rum in corporalem, realem et actualem possessionem admittere,
ponere et inducere vellent et dignarentur. Cui requisitioni DD.
mei annuentes, yisis siquidem primitus collationis et provisionis
litteris prenotatis, in petitam possessionem predicte dignitafcis
pœnitenfciarie diocesane, juriumque et pertinentium omnium et
singulorum ejusdem posuerunt, admiseruntet induxerunt, ipsum-
que in pœnitentiarium receperunt, prestito prius per eumdem D.
Lucam in propria et a prefatis DD. decano et capitulo recepto
juramento per pœnitentiarios dicte ecclesie prestari solito, fidei
professione subséquente, stallo sibi in choro sepedicte ecclesie in
superioribus sedibus sinistri lateris juxta arcbidiaconutn Flandrie
ad psallendum per yenerabilem yirum D. ac Mgru“ Eichardum
Hallum canonicum ac p refat i D. episcopi yicarium débité assignato,
adhibitis ad hoc solemnitatibus consuetis, oneribusque solvi con-
suetis intégré solutis.
Acta fuere bec ubi sumus, presentibus in choro DD. Johanne
Cocqpot et Johanne Lavende pbrl‘ vicariis predicte ecclesie, cum
pluribus aliis testibus ad hoc requisitis et me Mgro Vincentio
Le Grand DD. meorum notario ad id etiam specialiter deputato
teste.
Archives de la ville de Saint-Omer: Acta capituli S. Audomari .
14.
Lettre de François Lucas à Jean Horetns I.
Sr Moerentorf.
G Octobre J’ay rendu à Monsr Ogier son livre, lequel disoit de faire le
1598. debvoir requis pour avoir congié de la Court, aiant leu vos lectres
à luy escrites. Je le vous ay recommandé à sa requeste, veu
signamment qu’il n’y povoit avoir aucun dommage à imprimer
son livre, luy paiant tous les despens. Autrement j’ay tousjours
désiré, point tant la litérature, que le jugement de l’aucteur en
lisant ses poésies, lesquelles il m’a souvent donné à lire et examiner.
Ayant veu les Antiguitates Judaicas Arie Montani que m’avez
envoié, j’ay esté mary de les avoir tant demandé : j’estimois que
c’estoit quelque chose nouvelle semblable aux Antiquitez de
Josephus, et je n’y trouve aultre chose que je n’ay in Bibliis Begiis.
Partant sy vous plaist de l’ad jouter au compte de Velleraackere
et luy ou bien moy en faire scavoir le pris, je le donneray en ses
mains pour vendre, de taut plus, que mon intente n’a point esté
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209
de l’avoir gratis, ainsy comme il vous plaist me le présenter de
vostre grâce, mais en bien paianfc. Je vous remercie fort de vostre
bonne veuille envers moy tant pour ces Antiquitates comme pour
Bernartius De utilitate hùtoriae : je vouldrois avoir le moien de
monstrer présentement ma gratitude. A tant Monsr Morentorf,
je prie le Créateur vous octroier ses eaiuctes grâces, me recom-
mandant affectueusement aux vostres. En haste de S* Orner, ce
VI* d’Octobre XVe 1111“ XIII.
Le très appareillé a vostre service,
Franchois Lucas.
Adresse :
A Monsr Morentorf Imprimeur Royal en l’officine Plantinienne
en Anvers. Par amy .
Archives du musée Plantin: Beg, LXXXVII, fol. 467.
15.
Lettre de Jean Moretus I à François Lucas.
Francisco Luce Audomaropolim.
Rde admodum atque eruditme D"e.
Vêtus tuus in socerum p. m. ac deinde in me amor, ut ultra
librorum tuorum impressionem denegem, haud permittit ; utinam
tempora hæc sinant, typographicis nostris laboribus, si unquam,
adversa. Varias lectiones quas in quattuor Evangeîia paratas
habere scribis, seorsum edi commodius censeo, quam in fine SS.
Bibliorum subjungi, et hoc Romanis placiturum magis existimo.
Commentarium in Matthæum quem socero meo olim suadente
concepisse scribis, tam illius mémorisé, cui nihil non debeo, quam
amicitiæ tuæ causa, intra biennium impressurum me addico, ni
temporis forte adversitas hanc mihi potestatem eripuerit. Cæterum
R. T. de insigni in me meosque benevolentia gratias quam possum
maximas ago, et ut in amore hoc nostri perseveret rogo. Emen-
dationes Breviarii quas nuper R. T. ad me misit, Illmo cardinali
Baronio in Urbem transmisi; exspecto de his ipsis responsum, et
ubi accepero R. T. perscribam. Vale Rde atque eruditœe Dfie. Ant-
verpiæ in officina Plant*, XXVIII Julii MDC.
Archives du musée Plantin : Beg, XII, fol. 111.
14
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28 Juillet
1600.
26 Avril
1601.
210
16.
Lettre de Georges Colvenerius, professeur à l’Université de
Douai, à Jean Horetus I.
S. P. Ornatissime Mor^te. Immensas ago gratias de fcriplici
munere mihi donato pro exiguis impensis laboribus, novo tomo
Baronii, catechismo Roman o et aliquot exemplaribus Indicis a me
concinnati. Mitto pauculas, quæ tua laus est et correctoris tui,
mendas in editione Bibliorum ad exemplar Romanum, in quibus
tua a Romana impressione dissidet (1). Observavi et aîia non pauca
in quibus non dubitoerrorem esse vel typographicum vel alium, sed
nihil omnino notavi in bis nisi ubi dissentis a Romano exemplari.
Seorsim potero semel ea Gard. Baronio destinare a quo aliquot
literas accepi. Legi totum fore Novum Test, sed in Yeteri nihil
præter Pentateuchum, ob varia quæ occurerunt impedimenta, et
nune quoquo die bina lego capita in Yetere. Non video tamen quid
usque adeo operæ pretium sic ut pro editione in folio quam medi-
taris quidpiam notem in tuo exemplari, cum habeas apud te auto-
graphum Romanum. Intérim quod petiisti, lubenter persolvam, et
quacumque alia in re mea tibi opéra usui esse queat, eam paratus
sum impendere. Romæ cudi novum Breviarium scio te non latet,
et ex Urbe literas accepi datas mense Decembri quibus scribitur
ab eo qui viderat, extunc 4or folia excusa esse, pauca tamen essé
immutata. Yale in Dno, vir egregie, et Remp. ornare perge.
26 Aprilis 1601. Duaci ex seminario regio.
Tuus ad omnia
Georgius Colvekerius.
Adresse :
Ornatissimo viro D.Joanni Moreto typog. clarissi moque An tverpiæ.
Archives du musée Plantin: Iïcg. LXXX, fol. 285.
Annexe.
Errata typographica in Pentateucho .
Genesis 2. v. 16. legen. prœcepitq , pro prœcipitq.
3. v. 8. leg. paradiso pro patadiao.
24. v. 39. quid si no — noluerit, dele no.
v. 63. leg. in agro.
(*) Voir Tanneæe qui suit cette lettre.
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211
Genesis 29. v. 3. leg. ponerent pro poneret.
31. y. 8. omissum est punctum post diction em fœtus .
41. v. 17. leg. ergo pro ego .
Exodi 6. v. 15. fiat punctum post dictionem Ruben (l) et dic-
tionem Simeon.
12. y. 8. leg. cum lactuds pro eum .
28. v. 30. leg. rationali pro rationcde.
35. v. 3. leg. sabbati pro subbati .
Le vit. 1. y. 3. post dictionem armento omissum est punctum
cum commate.
14. y. 10. leg. duos pro diuos,
20. v. 25. leg. poUuta pro poïluca.
22. y. 23. leg. aure pro aute.
Numer. 4. v. 39. leg. triginta pro triginia.
11. v. 31. leg. aireptas pro arreptans (*).
13. v. 27. leg. Aaron pro Aaaron.
26. v. 31. leg. Sechemitarum pro Sechemitatum .
v. 51. leg. septingenti pro septingintL
30. v. 13. leg. contradixerit pro corradixerit .
32. v. 1. leg. infinita et sit una dictio.
Deuteron. 3. v. 3. dele unnm ergo .
9. v. 22. leg. In incendio .
v. 23. leg. Cadesbarne pro Gadesbarne,
18. y. 20. leg. unica dictione interficietur.
21. v. 9. leg. innoceniid pro iunocenfis .
22. v. 23. leg. cum pro eum.
31. v. 6. leg. paveatis pro paveatis .
Illud etiam observavi tam in Yetere quam in Novo testamento,
quod sœpe literæ quædam non sint efiiormatæ, sed locus est yacuus
relictus. Quod inter menda non putavi censendum, et facile yidetur
quæ literæ desint.
17.
Lettre de Balthasar Horetus à François Lucas,
D. Francisco Luce.
Gratias quas possum maximas R. Y. ago de singulari suo in me
affectu ; cui libens equidem adscribo quas mihi tribuit virtutum
(1) La Bible romaine n'a pas de point après Ruben.
(2) L’édition vaticane porte arreptans .
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25 Mai
1601.
212
laudes. Ego vero non modo mutuum amorem quem a me postulat
promitto, sed quem merito R. Y. a me deberi agnosco cuîtum. De
officiis ac beneficiis affini nostro Belleto praestitis parens una
mecum gratias pariter agit, ut et de opéra, quam R. Y. in con-
ferendis Bibliorum editionibus nobis atque universim Reip. Chri-
stianæ præstare hand récusât. Cæterum etsi tardius bac occasione
Commentarium suum in Evangelia ad nos misent, haud proinde
ejus impressionem a nobis retardatum iri promittimus. Àffinis ille
noster quia in septmanas aliquot reditum istbuc difîeret, tabellarii
hujus opportunitatem nactus, mitto quos R. Y. evocavit libros et
quod Rma, Atrebatensis Pontificale Romanum, cui se et suos
parens meus plurimum a R. Y. commendari rogat. Yale Rd* admo-
dum atque érudit’”* Dne et a parentibus meis ac fratribus quos
salvere jusseras plurimum salve; item a D. Pererio cui, per nepotem
suum ad officinam nostram nudiustertius venientem, salutem a
R. Y. nunciavi. Antverpiæ officina Plant"*, 25 Maii 1601.
Archives du musée Plantin: Reg, XII, fol. 151.
18.
Lettre du cardinal Baronius à Jean Horetns L
Carissme Morete.
15 Août
1601.
Gratum mihi est, te diligenter operam dare, ut Annales istic
recusi in lucem prodeant; neque minus gratum, quod existimes,
carum nobis esse, si aliquot volumina ad nos mittantur. Nonum
itaque cum aliis libri^, quos in indice tuo describis, avidissime
expecto. Quartum tardius quidem ad vos venisse, jam saepe
dolui, sive id Costerii culpa, sive aliorum evenerit, certe non
mea. Quinto et reliquis ob negotia et curas manum adjicere
nondum valeo. Decimus enim tomus ita me occupatum tenet, ut
sperandum sit, eum cis Cal. Novemb. praelo esse mandandum,
et paucis mensibus post ad finem perducendum. De Breviario, ita
est animatus Sanctiss. ut nulli privilegium velit concedi, omni-
busque liberum esse, ut imprimant; dabo tamen operam ut tu
primus exemplar sis consequuturus, quod serio a me dictum esse
existimes. Calumniam de te nullam audivi, quae quidem famam
tuam diminueret, aut nomen : et si audissem, cum te virum bonum
et catholicum esse cognoscam, repulissem eam cum dicto Levit.
19 : Non facietw calumniam proximo ve8tro;qui enim (Ezech. 18)
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213
calumniaius est et fecit vim fratri suo, ecce mortuus est in iniqui •
taie sua .
Yale. Ex Urbe, III Id. Aug1 MDCI.
Tibi
Caes. Card. Baronius.
Adresse :
Ornatissmo et optimo viro Joanni Moreto, Anversa.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXVI, fol. 351.
19.
Lettre de François Lucas à Balthasar More tus.
S. P. Domine et amice optime.
Mitto, quos ex collatione Romani Bibliorum exemplaris, obser- 4 Septembre
vavi errores exemplaris vestri ( 1 ) : quos prius misissem, si prius vobis 1601.
opus fuisse credidissem. Sunt inter hos non pauci errores hujus-
modi, quos ipsae operae vestrae facile animadvertissent : sed ut
nos vobis diligentiam nostram probaremus, omnes citra discrimen
adscripsimus. Autographum Romanum non nihil adhuc apud me
retineo, (si placet), eo quod metuam ne absque eo parum solide
annotem insigniora loca correctionis Romanae, quæ jam describere
cogito, interea dum Duacenses legunt Commentarium meum in
Evangelia. IUud opusculum ubi perfecero, quod spero trimestri
posse fieri, mox autographum ad vos mittam : interea poteribis
vos fidenter séqui exemplar vestrum correctum juxta schedulam
his literis inclusam. Adhibita enim est a nobis exacta diligentia in
conferendo. Addidi aliquot loca in 3° et 4° Esdrae (2) quæ ita mihi
corrigi posse videntur ut scribo: si placet, correctionem meam
sequi poteris. Yale, Due et amice honorande, diu incolumis cum
pâtre, laudatissimo viro.
Audomaropoli IY Septbri* XVIe I.
Yestri studiosissimus
Franciscus Lucas.
Adresse :
Eruditiss0 atque humaniss0 viro D. Balthasari Moreto clariss®
principum typographo in ofïicina Plantiniana Antverpiæ.
Archives du musée Plantin: Beg . LXXXVII, fol. 303.
(1) Voir l’anneæe A qui suit cette lettre.
(2) Voir Y annexe B.
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214
Annexe A,
I1BLA
Gen. 2. v. 16.
10. y. 14.
11. v. 11.
23. v. 1*2.
30. v. 27.
- v. 31.
32. v. 4.
34. v. 31.
38. v. 15.
40. v. 8.
Exo. 13. v. 9.
21. v. 28.
25. y. 14.
28. v. 30.
Levit. 6. v. 7.
14. y. 10.
Numer. 15. v. 1.
16. y. 30.
24. v. 24.
26. v. 51.
Deut. 25. v. 19.
Josue 5. v. 6.
7. v. 19.
10. y. 40.
14. v. 4.
v. 8.
15. y. 33.
v. 48.
21. v. 27.
Judic. 1. v. 6.
20. v. 2.
1 Reg. 12. v. 11.
25. v. 24.
30. v. 3.
2 Reg. 6. y. 22.
13. y. 28.
ANTV.
praecipitq.
et Chassuim
Yixitq. postq.
in opidis
Labam
nihil volo
praecipitq.
numquid
Quem cum
interpretur
monumentum
commedentur
in arce
in rationale
peccavi
diuos agnos
Locutusq. est
diglutiat
in trienibus
septinginti
per eireuitus
circumcisus fuit
ad Acha
om -Ter ram
sed et in
popuil
Estoal
amir
et Boccam
Fuit autem
Omnesq. angeli
et Baden
domine me
Cum ergo venisset
et Judam* (l)
Amnon*
ROM.
praecepitq.
et Chasluim
Yixitq. Sem postq.
in oppidis
Laban
Nihil volo
praecepitq.
Numquid
Quam cum
interpretetur
monimentum
comedentur
in arcae
in rationali
peccavit
duos agnos
Locutus est
deglutiat
in irieribus
septingenti
per circuitum
. incircumcisus fuit
ad Achan
omnem Terram
sed in
popuii
Estaol
Samir
et Bosram
Fugit autem
Omnesq. anguli
et Badan
domine mi
Cum ergo venissent
et ludam*
Amnon vino*
(l) Nons avons marqué d’un astérisque les variantes attribuées par
Fr. Lucas à la Bible romaine, tandis qu’elles doivent l’être à la Bible
d’Anvers et vice versa.
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215
B IB LA
ANTV.
EOM.
3 Beg.
6. y. 31.
Et ingressu*
Et in igressu*
7. v. 3.
quidecim
quindecim
y. 23.
cingebant illud
cingebat illud
11. v. 29.
Ahias Selonites
Ahias Silonites
18. v. 34.
Etiam secundo facite Etiam secundo hoc
facite
4 Eeg.
9. y. 29.
filio Achab
filii Achab
10. v. 5.
et nutriti
et nutritii
1 Parai.
7. v. 7.
millia triginta
millia et triginta-
quatuor
9. y. 16.
filii Iduthun
filii Idithun
18. v. 2.
et fieret
et fièrent
2 Parai.
7. v. 15. .
rectae ad
erectae ad
24. y. 27.
filius eis
filius eius
29. y. 6.
faciès suarn
faciès suas
35. y. 12.
ut offerentur
et offerrentur
J udith
6. v. 15.
Dominus Deus
Domine Deus
15. v. 9.
Ioachim autem*
Ioacim autem*
Job
16. y. 14.
lanceis suos
. lanceis suis
39. y. 5.
qui sol vit?
quis sol vit ?
Psal.
5. y. 8.
9. yel
Yirum sanguinem
secundum Hebrœos :
Yirum sanguinum
10. v. 10.
humilia vit eum
humiliabit eum
33. v. 13.
diliget dies
diligit dies
34. v. 10.
et pauperum
et pauperem
*
78. v. 8.
iniquitatem nostrarum iniquitatum nos-
trarum
118. v. 46.
de testimoniis*
in testimoniis*
Prov.
8. v. 34.
et observet
et observât
Ecole.
3. v. 18.
Dixi in corde filiis*
Dixi in corde meo
de filiis*
Sap.
2. v. 12,
et contarius
et contrarias
3. v. 16.
in consumatione
in inconsumma-
tione
17. v. 12.
in scientiam eius*
inscientiam eius*
18. v. 3.
praestitisse
praestitisti
Eccli.
12. v. 18.
plantas suas
plantas tuas
14. v. 5.
iucundabi
iucundabitur
20. v. 2.
Concupiscentias
Concupiscentia
28. v, 12.
iram sum
iram suam
33. v. 17.
spe speravi*
speravi (omissa
spe)*
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216
BEBLA
Eccli.
36.
v. 13.
Isa.
15.
v. 2.
22.
v. 21.
36.
v. 10.
40.
v. 17.
Jerem.
6.
v. 17.
v. 20.
14.
v. 9.
18.
v. 20.
26.
v. 18.
30.
v. 21.
46.
v. 13.
50.
v. 42.
Baracb.
1.
v. 19.
Ezech.
24.
v. 7.
Dan.
3.
v. 23.
4.
v. 20.
Joël
3.
v. 4.
Amos
1.
v. 4.
Abacuc
3.
v. 8.
Sophon.
3.
v. 3.
1 Macbab.
3.
v. 35.
5.
v. 42.
7.
v. 45.
11.
v. 73.
2 Macbab. 13.
v. 25.
Mattb.
1.
v. 13.
Mar.
6.
v. 45.
7.
v. 34.
9.
v. 12.
Luc.
15.
v. 8.
v. 23.
Joan.
8.
v. 42.
Act.
13.
v. 32.
15.
v. 35.
19.
v. 29.
21.
v. 29.
27.
v. 15.
Rom.
16.
v. 11.
ICor.
16.
v. 4.
2 Cor.
2.
v. 6.
AlîTY.
et hereditabit
Medeba
et domui Jud
et numquid
reputati sunt ei
non ambulamus
holocautoma
ne derelinquos nos
tuam ad eis
et ait ad ad omnem
et accèdes
venturus est*
et miséricordes*
ne auderemus
de medio
in medio camini
demittite
et omnes termini
Benedad
Qui ascendet
non reliquebant
et extirpandum
circa torrentem
ab Adazar
us Cades
Ptolomenses
Sorobabel
navem
Epbpheta
Elias veniet
evertit domum
siginatum
ex eo processi
repromisso
cum aliis plurimis
rapto Caio
aestimaverant
navi
Aristobuli
ut ego eam
huiusmodi
ROM.
et bereditabis
Medaba
et domui Juda
et nunc numquid
reputatae sunt ei
Non ambulabimus
bolocautomata
ne derelinquas nos
tuam ab eis
et ait ad omnem
et accedet
venturus esset*
et immisericordes*
ne audiremus
in medio
in medio camino
dimittite
et omnis terminus
Benadad
Qui ascendes
non relinquebant
et extirpai! dam
sec us torrentem
ab Adazer
usq. Cades
Ptolemenses
Z orobabel
navim
Epbpbetba
Elias venit
everrit domum
saginatum
ex Deo processi
repromissio
cum aliis pluribus
rapto Gaio
aestimaverunt
nave
Aristoboli
ut et ego eam
eiusmodi
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217
BILIA
AlfTV.
BOM.
Ephes.
4. v. 11.
alias vero
alios vero
Heb.
8. v. 1.
dextra
dextera
1 Pet.
4. v. 8.
multitudinim
multitudinem
Apocal.
14. v. 10.
ante conspectu
in conspectu
ibidem
et in conspectum
Annexe B.
et ante conspectum
Oratio
Antv.
Corbectio
Manasse.
quem omnia pavent
quod omnia pavent
3 Esdræ
1. v. 23.
pleno metuentis
pleno metuentia
v. 58.
septuaginta septem
septuaginta
2. v. 28.
ne quid ultra hæc fiant
ne quid ultra hæc fiat
v. 29.
ex quo sunt malitiæ
ea quæ sunt malitiæ
5. v. 71.
Domino Israël
Domino Deo Israël
4 Esdræ
6. v. 34.
ut non properes
et non properes
v. 35.
quæ dicta
quæ dictæ
7. v. 67.
qui inhereditabant
qui inhereditabunt
vel qui inhabitabunt
10. v. 10.
Et ecce ipsa
Et ex ipsa
v. 33.
et coramovebo te
et commonebo te
v. 44.
et quoniam dixit tibi
omitte hæc verha
12. v. 21.
duæ vero
duo vero
13. v. 52.
quisque
quisquam
15. v. 29.
fertur
feretur.
v. 30.
de virtute
in virtute
16. v. 77.
ne superlevent
ne superelevent
v. 68.
educet vos
deducet vos
3 Esdræ
5. v. 44.
innovare et suscitare
voverunt suscitare
y. 45.
et dari
et dare
ibidem
thesaurum operum
thesaurarium operum
Archives du Musée de Plantin : IUsg. LXXX, folio 287.
20,
Lettre de Georges Colvenerius à Jean Moretns I,
S. P. Ornafcissime Morete. Misi ante menses aliquot errata g Décembre
in editione sacrorum Bibliorum commissa in Pentateuchum (*); 1601.
O Voir; Lettre du 26 Avril 1601, n° 16,
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218
addo jam reliqua Yeteris Testamenti usque ad Psalterium, et in
totum Novuin Testamentum quod interea perlegi (l),
Quousque in majori editione progressus sis ignoro, et anne
brevi correctum Breviarium nobis Koma dabit, quod intellexi
hinc missum esse. Si alia in re juvare possum conatus tuos typo-
grapbicos, paratum me invenies (quantum quidem ferunt profes-
sionis meæ négocia) et tibi tuæque familiæ merito, pro tua in me
liberalitate, semper addictum.
Yale in Domino. 5 Dccembris 1601.
DBli tuæ addictissimus,
Georgius Colvenerius.
Sunt multo plura loca in quibus erratum credo ; sed similiter
habet Bomana editio, ad quam singula contuli; ideo ilia non
notavi.
Archives du musée Plantin: Reg, LXXX, fol. 313.
Annexe.
Errata typogr. in edit, Moreti anni 1599 commissa contra exemplar
Romanum quod erat ei missum ad imitandum ,
Nota autem in généré quod sæpe litteræ non sunt efformatæ,
sed relictus est locus vacuus, cujusmodi non annotavi.
Josue 13. y. 20. leg. Bethiesimoth pro Be-thiesimoth, ubi syllabæ
male dividuntur.
15. v. 18. leg. asino pro asimo ,
Judic. 1. v. 6. leg. Fugit pro Fuit,
2. v. 1 . leg. flentium.
8. v. 22. leg. decoi-ari pro décor ali,
16. v. 18. leg. quam promiserant pro promiseram,
1 20. v. 2. leg. anguli pro angeli,
1 Beg. 25. v. 24. leg. domine mi pro me,
v. 37. deleatur semel est,
27. v. 10. meridiem unica dictione.
31. y. 9. leg. eum pro cum,
2 Beg. 6. v. 22. leg. ludam pro ludam*,
15. v. 36. dele (eo) quod superflue positum.
3 Beg. 6. v. 31. lege Et ingressu,
(*) Voir Y annexe qui suit cette lettre.
* L'édition romaine porte ludam , et celle d’Anvers ludam.
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3 Reg. 11. v. 25. lege hoc pro noc.
v. 33. leg. Sidoniorum pro Sidonum.
14. v. 24. leg. faciem pro saciern.
21. -v. 4. leg. dabo pro dado.
4 Reg. 9. v. 29. 1 eg.filii Achab pro filio.
10. v. 6. leg. eadem pro eodem.
18. v. 26. et 37. Ioahe sine diphtongo ut scribitur y. 18
ejusd. capitis.
21. v. 18. lege pro eo , disjunctis dictionibus.
1 Paralip. 18. v. 3. in fine lineæ positum Ada — et altéra linea
rezer , illud r ponendum est in fine lineæ, nam
duæ primæ syllabæ sunt Adar.
2 Paralip. 9. y. 27. leg. sycomororum pro cycomororum nam per 8
scribitur etiamLucæ 19 in hacRomanaeditione.
17. v. 10. leg. quœ erant pro qua,
Tobie. 1. y. 2. leg. non pro nou.
11. v. 3. leg. coniuge pro coinuge:
Judith. 5. v. 21. leg. peccarent pro perent.
Job. 34. v. 25. leg. idcirco pro id circo.
39. v. 25. leg. audicrit pro audieris.
Math. 10. v. 17. legendum conciliis per c.
14. v. 16. legend. illis pro illo.
Marc. 6. v. 5. infirmas , debet esse una dictio.
8. v. 20. leg. Et dicunt .
4. v. penult. omissum est colon ante vocem quia .
Luc. 23. v. 33. leg. sinistms pro sinistis.
J oan. 2. v. 6. leg. secundum sine accentu. Est enim præpositio,
non adverbium ; nec Romana habent accentum, nec hic nec ad
Rom. 1 v. 3 et 4 ubi idem faciendum et ubicunque est prepositio
v. g. ibidem 2 v. 2 5 6 et 7 et alibi sæpe.
Joan. 3. v. 3 deest comma post tibi.
v. 28. lege missus pro missum .
6. v. 64. lege spiritus.
8. v. 42. leg. ex Deo pro ex eo.
Rom. 1 . y. 2. leg. Scripturis pro Scripruris.
v. 15. sine accentu.
3. v. 1. lege amplius pro amlpius.
2 Corinth. 12. y. 9. leg. infirmitate et in margine 9 pro 19.
2 Timoth. 4. v. 8. lege In reliquo pro In religuo.
v. 11. leg. adduc pro ad hue.
Heb. 3. v. 15. exacerbatione debet esse unica dictio,
12. v. 14. leg. vidébit pro videditf
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220
1 Pétri. 5. v. 4. leg. immarcescibilem pro immarcessïbilem quo-
modo habent Rom. et Lovaniensia de îmmar-
ce8co non immarcesso.
1 Joh. 1. y.’ 1. leg. contrectaverunt pro contredaverant.
Apoc. 14. y. 10. legend, in conepedu angélorum sandorum, et
ante conspedum Agni pro ante conspedu angelo •
rum sandorum et in conspedum Agni .
Archives du musée Plantin : Beg . LXXX, fol. 303.
21.
Lettre de Jean tforetas I à François Lucas»
Le 11 de Décembre 1601 au Rd Sr Franchois
Lucas chanoine de S* Orner.
11 Décembre ^ưnseigr. Pour response à celles de Y. R. du 28 du passé je
1601. l’advertis que je les ai bien receu avec le contenu d’icelles, en-
semble les sommes d’argent y spécifiées, dequoy je le remercie
bien infiniment, comme je fais messeigneurs R“e* d’Arras et de
S* Orner, supplient que mes très humbles recommandations et des
miens soyent présentées à la bonne grâce de leurs R"”, avec offre
de très humbles services. Je soulderay les parties des comptes que
j’en avois tenu. Touchant les Commentaires de Y. R. sur les
Su Evangiles pourra le tout faire à sa commodité, veu que le
Processionel Romain et les Yoyages faicts par nos princes sere-
nissimes (lesquels j’ay sur la presse) me ont retenu un peu plus
longtemps que je n’eus estimé, par les accidents survenants comme
de mort et maladie de quelques ouvriers et aultres non attendus,
oultrece que suis contraint de refaire le 5e 6e et 7e tomes des Annales
et le Martyrologe de Baronius, m’estants faillis, pour avoir l’oeuvre
complet et ne laisser, les aultres que j’ay, infructueux. Ce que je
n’escrips pas a V. R. pour vouloir dilayer de ce chef l’édition des sus-
dits Commentaires, ains à ce qu’elle puisse juger qu’il ne tient sou-
ventesfois à nous de ne gratifier aux autheurs, ains aux commodités
requises tant du temps que aultres préparations nécessaires, des-
quelles peu à peu la prévision se faict après avoir [reçu] l’exemplaire
de l’autheur entre nos mains et qu’après les appiobations le congé
de le pouvoir imprimer soit obtenu. Jusques à présent n’ay sceu
aussi commencer aultre édition de la Sle Bible, pour avoir esté
retenu par les œuvres susdits, mesmes que me sembloit que ne
debvois trop haster jusques avant que je eusse esté acertené
qu’il n’y eust aultre correction à attendre en icelle. Depuis m’ont
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221
adverty que non ; elle pourra comme dict poursuivre. J’esperois
avec la grâce divine avec le printemps commencer l’édition de la
Bible et priant Dieu que ce soit à son honneur et gloire et vous
donne Monsr santé bonne et longue vie pour le bien de la Resp.
chrestienne. D’Anvers en l’imprimerie Plantinienne, ce XI de Dé-
cembre 1601.
Archives du musée Plantin: Eeg. XIII, fol. 111T0.
22.
Lettre de François Lacas à Jean tforetus I*
S. P. More te vir optime.
Remitto tibi, quod jampridem ad me miseras, exemplar Bibli- 12 Mars 1602.
orum Romae excusorum; jamenim absolvi Observationes locorum a
Bomoinis correciorum . Plurimum laboravi his superioribus hebdo-
madis, ad hoc ut possem quam citissime absolvere, non nesciens
exemplar istud vobis usui esse posse in impressione Bibliorum in
folio , quam hoc te vere aggressurum significaveras. Quaravis enim
nuper ad te miserim loca, in quibus editio vestra a Romana
discrepat (J) : fieri tamen potest ut non omnia observaverimus, ut
quædam nos fugerint, quemadmodum, exempli gratia, 2 Machab.
1. v. 1 editio vestra habet: et qui in regionibus Judææ, pro eo
quod Romana: et qui in regione Judææ. Ita diligentia hominum
numquam est adeo exacta, ut nihil addi queat. Porro observationes
illas meas statui Rrao episcopo nostro offerre approbandas, ut qui
laborem hune ut vehementer utilem hactenus laudaverit. Statui
etiam eas illi iusribere, sed non tam more dedicantis (conveniat
enim potius Romanis dedicari, si cui dedicandae sint) quam more
petentis approbationem, quam et promisit subjicere. Illas a
Pa8chate ad te mittam, si Deo placet, una cum Commentario meo
in Evangelia, quem nondum a Duacensibus accepi, tametsi
promiserant illi ante quadragesimam se missuros.Pœnitetmequod
non potius a confratribus meis theologis petiverim approbationem,
facilius enim expedi vissent, ut nec quidquam Duacensibus erudi
tione cedunt. Porro inter colligendum illas Romanorum correc-
tiones, observavi loca quædam, quæ, ut persuasus sum, in
Romanis Bibliis eronee sunt excusa ; ilia in schedula descripta ad
(*) Voir : Lettre du 4 Septembre 1601, n° 19, Annexes.
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222
21 Mars 1602.
te mitto P), ut eorum, si placet, Romanos reddas certiores, illique
tibi sententiam suam significent, qua intellecta, siquidem vitia
typographica sint,vel emendes in iis quæ imprimis Bibliis, vel, si
locapræterierisantequam illi scripserint,ad calcem annotes. Velim
antem ego quoque certior fieri, si quid illi respondeant ; jara enim
ego in observationibus illis meis scripsi, videri raihi typographicos
esse errores. Quod restât Morete optirae, opto te bene valere in
Domino. Audomaropoli, 12 Martii 1602.
Colendæ D. T. addictiss.
Franciscus Lucas.
His scriptis, ut contigit me loqui Rmo D“°, ita dédit ille mihi
curam ut ipsius verbis D. tuam plurimum salutarem.
Adresse :
Clariso® viro Domino Johanni Moreto Antverpiæ.
Archives du musée Plantin: Reg. LXXXVII, fol. 307.
23.
Communication de François Lucas à Jean Moretus I par
l’intermédiaire de François Bellet.
Mémoire pour Mrc François Bellèt.
De faire mes affectueuses recommandations à Monsr Moretus,
mademoiselle sa femme, et ses filz, nommément au Sr Balthazar,
et dire que passé X a XII jours je luy ai renvoyé la Bible Romaine
avecq déclaration des vices typographiques que j’estime estre
en icelle, et par conséquent en la sienne, auxquels il poldra joindre
Josue 19. v. 15. Jei'àla escript pro Jedala. 21 Mars 1602.
F. Lucas.
Sy on imprime la Bible in folio, qu’il nous en apporte la preuve
d’un feuillet.
(Sans adresse).
Archives du musée Plantin : Reg . LXXXVII, fol. 305.
(*) Malheureusement nous n’avons pas réussi à découvrir cette pré-
cieuse annexe où François Lucas signale les passages de la Bible romaine
de 1593 qu’il pense être entachés d’erreurs typographiques.
Digitized by
Google
223
24.
Lettre de François Lncas à Balthasar Moretus.
S. P. Morete optime.
Mitto Commentarium ilium meum in Evangelia de quo jamdiu j jgQg
cum parente tuo tecumque egi : qui si æquo spissior appareat,
id ex scripturæ potius genere profieiseitur, quam ex prolixitate.
Ilium, ut patri, ita et tibi, plurimum commendo, ut imprimatur,
et quam cito fieri poterit absque vestro damno incommodoque, et
quam scite atque emendate : quibus in rébus quantum valeas, tua,
et apud patrem auctoritate, et ad dirigendas opéras eruditissima
diligentia probe novi. Exemplar clare et correcte scriptum mihi
quidem esse videtur, ita ut nec compositoribus nec correctoribus
multum laborandum erit, in lectione, orthographia, interpunc-
tione, accentibus etc.: quæ omnia exacte quoad ejus fieri potuit,
observata sunt. Adhaec cum hebraïca et syriaca pleraque omnia
sine punctis sint scripta, et ad marginem nihil sit annotatum,
præter loca Scripturæ respondentia Scripturæ textui, levius
reddetur compositoribus opus. Quibus omnibus si vigilantia tua
placeat superintendere, omnia certo scio, ad felicissimum finem
producentur, Deo favente. Adest etiam alter libellus, de Romana
Bibliorum correctione ; de quo, quid sentiam, intelliges ex literis
ad patrem datis. Libenter munusculo aliquo Dominem tuam
honorassem : sed quia non perinde occurrebat, quonam opportu-
nissime possem, distuli in aliud tempus. Quando allatum mihi
fuerit primum folium impressum, mittam operis aureum unum
autalterum; tantumdem missurus, quando, Matthaeo absoluto,
pervenerint ad Marcum, id est, circa medium operis. Quod
superest, oro ut Dus Deus diu te nobis servet incolumem rogo-
que ut fratres tuos ex me officiose salutare digneris. Belletus
commnnis noster amicus plurirais vos salvere per me jubet.
Audomaropoli, Kalendis Maii 1602.
D. T. addictiss.
Franciscus Lucas.
Adresse :
Ornatissimo viro Balthazari Moreto, Antverpiæ.
Archives du musée Plantin: Reg. LXXXYII, fol. 309.
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25.
Lettre de François Lucas à Jean Moretus I.
S. P. Morete vir clariss®.
1 Mai 1602. Quamvis postremis literis mihi scripseris, te non festinare, ut
meum in Evangelia Commentarium accipias, quamdiu recudendis
sexto et septimo Aunalium Baronii tomis occupaberis; tamen
quandoquidem ultimam jam manum Commentario illi imposui,
judicavi expedire ut eum ad te mittam, non ut citius illius
impressionem aggrediaris quam tibi sit commodum, sed, ut, cum
fuerit in tuo conspectu, memineris aggredi quando tibi commo-
dum fuerit. Nolo urgere biennium, quod mihi præstitueras,
hacaestate finire: si aestate non incipias , incipies automno , si placet,
aut hyeme: certe quamvis quo citius fiat, eo mihi futurum sit
gratius, nolim tamen prius fieri, quam absque damno et incom-
modo tuo posait. Quare facile feram, ut tomi Baroniani prius absol -
vantur: nec, etiamsi scripta mea apud te sint, importune te urgebo,
ut facias aliud quara res tuæ patiantur. Interea vero dum
quiescunt apud te scripta mea, poteris quod alias scripsisti, et
chartam praeparare, et de typis disponere, impetrare privilegium ,
amicorum judidum audire etc.
Porro, una cum Commentario in Evangelia, mitto libellum de
Bomana Bibliorum correctione , qui serviet ornandis Sixtinis Bibliis,
quæ excudere paras forma angustiore, ad calcem additus : quæ
communia nostra mens fuit. Caeterutn Rmug episcopus noster
judicat et Reip. expediens et rebus tuis utile esse posse, si ilium
quam primum licebit, etiam seorsum f'xcudas: ut et ii qui nondum
habent Sixtina Biblia et ii qui etiamsi habeant, assueverunt
aliis exemplaribus, sua Biblia ex hoc libello possint corriger e et
Sixtinis accomodare ; denique alii intelligere, quo différant Sixtina
Biblia ab aliis Bibliis, id guodplerique nesciunt , etiamsi Sixtina
Biblia habeant; aut si quo modo sciant, non nisi paulatira asse-
quuntur. Verum hanc rem permitto judicio et arbitrio tuo; hoc
tantum addo: quod si in hujusmodi separatam impressionem propen-
deres , non necesse esse expectare responsum Roraanorum ad
pauca ilia loca, quæ videntur mihi in autographo Romano esse
vitiata: nam quia jam édita sunt cum illis vitiolis Sixtina Biblia
et Romæ, et Antverpiæ, et alibi, omnino indicari oportet vitiola
ilia : quæ si in excusione angustiore quæ a vobis paratur, corri-
gantur, facile erit ad calcem illius exousionis id significare.
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Jam ea qnæ in impressione, tam hujus libelli, quam illornm
Coramentariorura, erunt observanda, descripsi in charba his lifceris
adjuncta (*).
Postremo, quia insinuaveram (jam biennium est), si contingeret
hœc mea scripfca me vivo imprimi, nihil me minus facturum,quam
oblaburum Dni tuæ talem pateram argenteam qualem legaveram
a mea morte e supellectili mea tradenda : mutato consilio, cogi-
tavi praestare, ut ante quam post impressionem quod volo
offeram; illo fine ut eo commendatiora vobis sint mea, et adhibitis
papyro ac characteribus melioribus, operaque corrigendi
exactiore, felicius excudantur. Mitto itaque per hune fidelem
famulum meum, una cum superioribus lucubrationibus meis,
pateram argenteam quam fabrifieri jussi, et insculptis insignibus
vestris, Plantinianis inquam, ornari. Non solum enim id specto,
ut lucubrationes iîlas meas vobis commendem, verum etiam ut
exstet monimentum aliquod gratitudinis meæ erga Plantinum et
Plantinianos, a qui bus non minima bénéficia juvenem me acce-
pisse recolo. Placebit itaque pateram hanc tali animo accipere
quali datur, benevolo inquam ac grato, et amici munusculum
æqui boni consulere. Quod restât, oro ut Dui Deus te, mi Morete,
cum uxore (cui caseolum dono addidi ex ea quæ nobis vicina est,
occidua Flandria, profectum) diu mihi et Reip. Christnae serveb
incolumem. Belletus communis amicus noster plurima vos salute
jubet impertiri. Adsunt literæ a Rm# episcopo nostro Blasæo et a
Rdo Prc Schondoncho familiari tuo. Audomaropoli, Kalendis
Maii, anno 1602.
Dfiis tuæ studiosiss.
Feanciscus Lucas.
Si forte hi boni viri instantius te ur géant ad accelerandam
meam impressionem, placeat tibi interpretari illorum literas
ex meis, ut fiat scilicet quod absque damno et incommodo tuo
fieri potest.
Adresse :
A Monsieur Monsr Moretus, imprimeur principal de leurs
Altezes, Anvers au compas d’or, en la Camerstraete.
Archives du musée Plantin: Reg. LXXXVII, fol, 313.
(’) Voir Y annexe qui suit cette lettre.
16
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226
Annexe.
Observanda typographo in imprmione Commentariorum F. Lucae
in SS. Euangelia.
1. Imprimis, videntur commentaria ea esse magnitudine ut
debeant in folio potius quam in minori forma excudi.
2. Titulum, epistolam dedicatoriam, et caetera prolegomena,
quae initium sunt operis, expediret, non primo sed ultimo im-
primi, siquidem contingat Auctorem vivere, interea dum fiet
impressio. Poterit enim occasio esse mutandi aliquid praesertim
in epistola dedicatoria, quamdiu Auctor vivet, nam si mori eum
contingat ante opus absolutum, nihil oportet mutare.
3. Textus S. Scripturae, ut est duplex, graecus et latinus, ita
columnis excudendus erit,sic ut columna interior textum graecum,
exterior latinum semper contineat. Erit autem utriusque textus
tam graeci quam latini character, major eo eu jus usus erit in
commentario.
4. Quod si in textu sive graeco sive latino occurrat difficultas,
pro graeco quidem textu recurrendum erit ad Regia Biblia, pro
latino autem ad Sixtiua ; his enim debent consonare.
5. Commentarius imprimendus videtur litera mediocri, quali
impressa sunt commentaria Maldonati Mussiponti, quam intelligo
medianam a typographis vocari. Videtur autem potius sine
quam cum columnis excudendus, quia columnas textus intercur-
rens efficiefc.
6. Porro in ipso commentario, quaecumque subducta linea
notata sunt, ea cursiva litera erunt exprimenda, nisi placeat exci-
pere verba textus, tum ea a quibus commentarius incipit, tum ea
quae intra ipsum commentarium, interjecto spacio, constituunt
novos quasi paragraphes, quae forte expediret minoribus capi-
talibus imprimi.
7. Ad ipsum S. Scripturae textum, in exteriori margine
scribuntur loca Scripturæ similia, quae concordantiae vocantur :
ad commentarium vero nihil unquam notatur in margine, sed
quæcunque in margine sunt scripta, ea in commentarii textum
referenda sunt, eo loco qui notulis est indicatus.
8. Verba hebraïca et syriaca scripta sunt absque punctis et ita
excudenda, excepto uno atque altero loco, qui aliud exegerunt.
9. Quod si syriacae literae aliquando minus dignoscantur,
cognosci poterunt ex hebraïcis ad marginem positis, quae idcirco
ad marginem adscriptae sunt, ut literae syriacae quae intus in
textu sunt, per eas agnoscantur : idcirco autem deletae seu trans-
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fixae, ne simul cum syriacis excudantur, quamquam si necesse
e3set, syriacarum loco possent substitui.
10. Matth. 5. v. 35.adhibenda erifc crax hujusmodi decussata, ut
ibi conspicitur.
11. Tn commentario Evangelii secundum Marcum, quaterniones
XYZ et A a, inserendi sunt quaternionibus praecedentibus, ad
ea loca quae notata sunt utrobique.
12. Idem observandum in commentario secundum Lucam
quod ad quaterniones Z.
13. Libelli Notarum ad varias lectiones, in fine commentarii,
videntur imprimendi cum columnis.
14. Etiam in iilis, ea quae subducta liuea notata sunt, aîio
genere characteris sunt excudenda.
15. Illarum approbatio facta per Bmum Ep” Audomarensem,
postponatur quidem approbationi Bichardi Halli, sed majore
charactere excudantur.
Caetera facile disponet typographi industria cujus judicio etiam
haec omnia subjiciuntur.
16. In Evangeliis secundum Lucam et Johannem, ubi aliquid
deest S. Scripturae,quod praetereatur nec explicetur, id indicatur
asteriscis interpositis : in Marco autem omnes asterisci omittendi
sunt, et supplenda loca in quaternionibus posterioribus prout ad
singula loca est annotatum.
Archives du musée Plantin : Reg. LXXXVII, fol. 355.
26.
Lettre de Jean Moretus I à François Lucas.
D. Francisco Lucas.
Eximie ac Ede admodum Dne.
Gratissimum Commentarium tuum in Evangelia accepi ; et g Mai
quia publico commodo a me excusum iri cognosco ; et, ne ineom-
modo meo fiat, libenfcer pateris in majorem meam commoditatem
ejus differri impressionem: qua tamen patientia abuti minime
velim ; imo occassionem ea ipsa dabit operis citius inchoandi, et
dum differo, chartam et characteres quæ operi excudendo neces-
saria, cogitandi.
Libellum de Eomana Bibliorum correctioue seorsim edere haud
recuso; prius tamen editionis Bibliorum quam paro argumentum
et ornamentnm esse desidero, quam separatim typis meis divul.
gem. Atque illam drfferre haud molesfcum mihi erit, donec de locis
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quæ R. Y. vitiata videbantur, responsum accepero : quia istud me
exspectaturum, ad 111. Card. Baronium scripsi et quodammodo
promisi: et vero accepturum me intra raensem confido. Quæ
porro in libelli hujus et Comme ntariorum in Evangelia impressione
R. Y. observanda monet, haud improbo, atque ea inter excuden-
dum diligenter attendam. Nec temere id polliceor, cum et s ponte
mea haud aliter ego velim, et R. Y. præclaro suo pateræ argenteæ
dono ut magis etiam velim invitavit. Quod etsi minus meritum
hactenus me agnoscam, libens tamen lætusquæ vestræ erga me et
Plantinianam stirpem benevolentiæ monimentum amplector. Cl.
Lipsius qui meus esse hospes haud dedignatur, ex eadem ilia
patera mecum meisque pro R. Y. salute libavit : cujus rei ocu-
latus testis esse poterit Joannes qui pateram mihi attulit et has
R. Y. a me defert.
Quid porro aliud in votis mihi sit quam R. Y. præsentia ali-
quando frui, et simul ex eadem coram libare P ae amanter precor,
quandocumque Antverpiam venerit, ad meas, imo suas, ædes
divertere haud gravetur. Yale Rde ac Doct®* Dûe. Antverpiae in
officina Plant”. Postrid. Non. Maii 1602.
Plurimam R. Y. salutem a Cl. Lipsio hic adscribo.
Archives du musée Plantin : Reg. XII, fol. 207.
27.
Lettre de Balthasar Moretns à FrançoisrLucas.
Eidem meo nomine.
Eximie ac Rde admodum Dne.
8 Mai 1602.
Commentarium tuum læti libentesque vidimus, distincto ac
emendate scriptum, quæ ratio et promptius auspicandi et felicius
progrediendi occasionem dabit.
Ego vero, quantum in me, R. Y. exspectationi libens conabor
respondere, nec aliter me debere agnosco, sive universim affec-
tum ejus erga Plantinianam domum, sive in me potius singulatim
specto. Quid enim istud est quod me munusculo honorare
immeritum desideret. Sustineat quæso, nec me nominibus tôt
oneret atque denunciet, quibus minime sim exsolvendis.
Yale Rd* atque Eruditme Dne et a fratribus meis quos salvere
jusseras vicissim salve. Antverpiæ in officina Plant”, YIII Maii
1602.
Archives du musée Plantin : Reg. XII, fol. 208.
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28.
François Lacas éln doyen dn chapitre de la cathédrale de
Saint-Omer*
Dieultima Julii, quæ erat per DD. meos præsentes et residentes
capta et præfixa ad de futuri hujus ecclesiæ decani electionis
negotio agendum et tractandum, DD. mei hora capitulari consueta
ad sonum campanæ capitulariter congregati, ordinarunt ad eam-
dem electionem procedi per vota sécréta, prout et processerunt
et in eorum scu hujus ecclesiæ futurum decanum elegerunt pro-
vidum et discretura virum D. ac Mgn'm Franciscum Lucam pœni-
tentiarium et canonicum hujus ecclesiæ, modo et forma in eorum
decreto, cujus ténor de verbo ad verbum sequitur, specificatis :
Rmo in Christo patri et D. D. Jacobo Blasæo Dei et Apostolicæ
Sedis gratia episcopo Audomarensi, cauonici et capitulum insignis
ecclesiæ cathedralis S. Audomari, obedientiam, reverentiam et
honorem.
Decanatu, seu decanali dignitate prædictæ ecclesiæ (quæ inibi
post episcopalem prima existit) cujus electio ad nos tam de jure
quam de inviol abiliter observata consuetudine, electionis autem
confirmatio aut infirmatio et quævis alia dispositio ad vestram
paternitatem jure ordinario spectare et pertinere dignoscuntur,
nunc vacante et libéra per promotionem Rmi D. Johannis du
Ploych, illius novissimi possessoris ad episcopatum Atrebatensem,
nos Jacobus du Prey, cantor, Sulpitius du Prey, Johannes de la
Croix, Guillelmus Taelboom, Flandriæ archidiaconus, Johannes
Coyart, Franciscus Mollet, Adrianus Fabry, David du Bruecques,
Johannes de Bersaques, Jacobus de Boodt, Richardus de Pan,
Johannes de Remect, Oliverius de Latere, Philippus de Bonvoysin
et Carolus de Fleschin, canonici capitulariter residentes, in nostro
loco capitulari ad sonum campanæ hora de mane consueta con-
stitué et camparentes, audita primitus relatione sufficienter
publicati mandati citationis nuper per nos decrebi ad comparen-
dum hac die, hora et loco ad electionem novi decani, facta per
Yincentium Le Grand, notarium et scribam nostrum subscriptum,
servatisque et diligenter adhibitis solemnitatibus ac prædictæ
nostræ ecclesiæ consuetudinibus, Rmo D. nostro episcopo Audo •
marensi præsente et præsidente, declaratis nobis tribus viis elec-
tionum, utpote inspirationis divinæ, compromissi et scrutinii,
causa aperte cognosendi quam primo aggredi et attentare velle-
mus, tandem ordinavimus dictam electionem fieri per vota sécréta,
ac proinde, scribentes singuli vota nostra in scedulis clausis, ac
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SI Juillet
1602.
230
præfato nostro notario traditis et post collectionem, collato illa-
rum numéro per præfatum Rmum D. nostrum cum notario nostro,
ac deinde per eumdem D. Rmura sigillatim apertis et lectis, proxime
inspicientibus venerabilibus confratribus nostris Jacobo du Prey,
cantore, et Sulpitio du Prey, canonieis, convenimus unanimi voce
et eiegimus in futur um nostrum et hujus ecclesiæ decanum vene-
rabilem virum ac Mgrum Franciscum Lucam, S. T. L., pœnitentia-
rium et canonicum graduatum affectum in hac ecclesia, tanquam
habilem, idoneum et in spiritualium providentia temporaliumque
administratione bene versatum, denique huic ecclesiæ utilem ac
necessarium, electionemque nostram de ejusdem persona per
organum prædicti D. Rmi concorditer omnes pronunciari et
declarari fecimus, ac pronunciavimus, ac declaravimus prout
præsentium tenore eandem electionem facimus, pronunciamus,
declaramus, laudamus et approbamus.
Postmodum dicto D. electo in capitulum evocato electionem
prædictam de sua persona per modum scrutinii factam declaravi-
mus, quam idem D. acceptavit. Quocirca etiam mox deputavimus
venerabiles et discretos viros ac DD. Jacobumdu Prey, cantorem,
et Sulpitium du Prey, canonicos, confratres nostros qui dictæ
electionis confirmationem a Rraa paternitate vestra nostro nomine
humiliter peterent, quam et per hæc scripta petimus. Supplicantes
patermitati vestræ quatenus electionem nostram hujusmodi de
persona præfati D. Francisci Lucæ modo præmisso factam, vocati s
qui fuerunt evocandi, benigne admittere et approbare, admissam-
que et approbatam confirmare dignetur, omoes et singulos tam
juris quam facti defectus (si qui forsan intervenerint) supplendo.
Præsens autem electionis decretum in formam publicam redac-
tum, subscriptum et subsignatum sigilloque prædictæ ecclesiæ
nostræ munitum antedictæ paternitati vestræ ad effectum confir-
mationis habendæ præsentandum duximus et præsentamus.
Datum et actum in capitulo nostræ ecclesiæ prætactæ, anno
Domini millesimo sexcentesimo secundo, mensis Julii die ultimo.
Scriptum super plicam : De mandato præfatorum DD. etc.
Et signatum: L. Le Grand, Secret.
6 Août Facta et compléta a Rmo D. episcopo confirmatione electionis
1602. DD. meorum de persona venerabilis viri ac D. Francisci Lucæ in
decanum hujus ecclesiæ, comparuit paulo ante summum sacrum
in capitulo idem D. confirmatus petens a R™0 D. et dictis DD.
meis capitulariter congregatis, quatenus ipsum in corporalem,
realem et actualem decanatus, juriumque et pertinentium omnium
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et singulorum ejusdem possessionem recipere et admittere digna-
rentur. Qui quidem DD. matura deliberatione desuper præhabita,
attendentes quod justa petentibus non est denegandus assensus,
præfatum D. Franciscum Lucam in et ad corporalem, realem et
actualem dictorum decanatus, juriumque et pertinentium omnium
et singulorum possessionem posuerunt et induxerunt ipsumque
in eorum et dictæ hujus ecclesiæ decanum receperunt et admise-
runt, præstito prius per eundem D. Lucam juramento per decanos
prætactæ ecclesiæ in eorum receptione præstari solito, omnibus*
que in similibus solvi consuetis solutis. Fuitque exinde per
præfatum R“um D. installatus in dextro latere chori et finito sacro
in capitulo in loco decani cum plenitudine juris prætacti decani,
præsentibus DD. Florentin Courbet, Johanne Binault, vicariis
pbrli et Marco Provost, majori custode etiam pbro dictæ ecclesiæ,
testibus adpræmissa vocatis atque rogatis et me teste infrascripto.
Ténor autern litterarum confirmatoriarum electionis prædicti deca-
natus eequitur et est talis :
Jacobus Blasæus Dei et Apostolicæ Sedis gratia, episcopus
Audomarensis, universis et singulis præsentes litteras inspecturis
salutem in Domino.
Cum post solemnem electionis canonicæ celebrationem rite
debeat ejusdem subsequi confirmatio et dignoscatur, dignitatis
decanalis ecclesiæ nostræ cathedralis vacatione occurente, electio
ad eximios DD. de capitulo dictæ nostræ ecclesiæ, confratres
nostros sincere dilectos, confirmatio vero et quævis alia dispositio
ad nos jure ordinario spectare et pertinere dignoscantur, ipsa
dignitate nunc vacante per promotionem Rml D. Johannis du
Ploych, piæ memoriæ, illius novissimi possessoris, ad episcopatum
Atrebatensem, bine est quod nos ex parte dictorum DD. DD. de
capitulo per deputatos ob eisdem et litteras sub eorum secretarii
signatura et sigilli appositione expeditas débité requisiti, quatenus
electionem de persona venerabilis et circumspecti viri D. Mgt!
Francisci Lucæ pbri S. T. L. pœnitentiarii et canonici graduati
affecti in eadem ecclesia, a venerabilibus etiam et circumspectis
viris ac DD. Jacobo du Prey, cantore, Sulpitio du Prey, Johanne
de la Croix, Guillelmo Taelboom, arehidiacono Flandriæ, Johanne
Coyart, Francisco Mollet, Adriano Fabry, Davide du Breucquesf
Johanne de Bersaques, Jacobo de Boodt,Richardo de Pan, Johanne
de Remect, Oliverio de Latere, Philippo de Bonvoysin et Carolo
de Fleschin, subdiacono, præfatæ ecclesiæ nostræ canonicis, in
loco capitulari ad sonum carapanæ hora de mane consueta capi-
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tulariter congregatis, nobis efciam præsentibus et præsidentibus,
(sciscitato primum qua ex tribus electionum via ad dictam elec-
tionem procedendum foret, singulorumque suprascriptorum DD.
votis super eo collectis ac a pluralitate vocum conclusion© capta
de procedendo per vota sécréta), scriptis singulorum votis in
scedulis clausis nobis postea traditis et in præsentia suprascrip-
torum DD.cantoris et Sulpitii du Prey sigillatim apertis, unanimi
consensu ac suffragio, pro futuro dictæ ecclesiæ nostræ decano
factam, confirmare vellemus et dignaremur, Notum facimus quod,
notitia habita processus in hujusmodi electione servati ac insuper
visis et examinatis litteris electionis præfatæ in præsentia nostra
ut præfatur factæ, citatorialibusque litteris, in talibus requisitis,
decretis, quibus citabantur et evocabantur ad aulam superiorem
domus nostræ episcopalis ad diem sextam præsentis mensis
Augusti, hora nona de mane, coram nobis, omnes et singuli sua
communiter vel divisim interesse putantes, peremptorie compa-
rituri dicturique et objecturi quidquid ac si quid contra dictos DD.
electum seu electores aut electionis formam dicere aut allegare
vellent, cum intimatione débita et consueta, quod si ad dictum
diem non comparaverint, nec causas validas et efficaces in contra-
rium allegaverint, eor um obsentia seu cou tumaoia minime obstante,
ad dictæ electionis confirmationem procederemus, Nobis igitüe
die et liora præscriptis in dicta nostra superiori aula pro
dictæ confirmationis negotio, una cum venerabilibus et circum-
spectis DD. cantore, Sulpitio du Prey, Davide du Breucques,
Francisco Mollet, Guillelmo Yoorstio, Adriano Fabry, Johanne
de Bersaques, Jacobo de Boodt, Richardo de Pan, Johanne de
Remect, Carolo de Fleschin, Oliverio de Latere et Philippo de
Bonvoysin congregatis (illic etiam ipso D. electo præsente)
relatione prædictarum citatorialium per executorem facta, quod
eisdem débité executis, nullus contradictor apparuerit, revocatis
insuper per ipsum executorem et nostrum apparitorem terna vice
in dicta nostra domo episcopali omnibus et singulis qui hujusmodi
electionis confirmationem impugnare vellent, aut quidquam in
contrarium proponere, nulloque comparente, ac propterea citatis
quibuslibet sua interesse putantibus, non comparentibus, per nos
coutumacibus habitis et declaratis et imposterum ad hujusmodi
confirmationi quidquam contrarium proponendum penitus ex-
cluais, his omnibus una cum meritis ipsorum DD. electi tum
eligentium, cæterisque quæ circa hoc confirmationis negotium
consideranda erant, débité perpensis, sæpedictam electionem de
persona dicti D. MgTl Francisci Lucæ ad dignitatem decanalem
tanquam idonea, sufficienti et bene mérita, fuisse et esse canoni-
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233
cam et canonice celebratam, post professionem fidei ab eodem D.
electo juxta præscriptum Pii papæ quarti in manibus nostris
emissam, declàramus pronuntiamus atque ut talem auctoritate
nostra ordinaria confirmamus, prout præsentium per tenorem,
canonicam et canonice factam declaramus et ut talem confirma-
mus, ipsumque D. Franciscum Lucam nunc confirmatum in
decânum prædictæ nostræ ecclesiæ instituimus et præficimus,
defectus, si forsan, quod absit, in processu seu decreto electionis
hujusmodi intervenerint, in quantum de jure possumus et debe-
mus supplentes, eidem consueta dicti decanatus munia in spiri-
tualibus et temporaîibus obeunda plenarie committendo, jure
tamen obedientiæ et auctoritate Sanctæ Sedis Apostolicæ,ac nostra
et meorum successorum Audomarensium episcoporum semper et
in omnibus salvis. Quibus peractis, supradictum capitulum acce-
dentes, DD. confratribus nostris canonicis illic pro majori parte
præsentibus, declarata confirmatione per nos ipsi D. Lucæ imper-
tita, quodque ad effectuai eundem inducendi in possessionem
illuc venissemus, ipsum in corporalem, realem et actualem dicti
decanatus juriumque fructuum et pertinentium illius universorum
et singulorum, stallo in choro et post decantatum summum illius
diei sacrum loco in capitulo dictæ dignitati congruente eidem per
nos assignatis, in quibus eundem sedere fecimus, adhibitis cære-
moniis consuetis et requisitis, induximus in possessionem,
assumptis quoad eara nanciscendam supradictis DD. de capitulo
præsentibus, DD. Florentio Courbet vicario et Marco Provost
scoterio (*) pbTi# pro testibus ad supradicta videnda et, ubi opus
fuerit, testanda.
In quorum omnium et singulorum fidem, pressentes litteras
manu nostra signatas, sigilli nostri appensione muniri manda-
vimus, die décima nona mensis Augusti anni 1602.
Subscriptum: F. Jacobus Episcopus Audomarensis
Supra plicum: De mandato præfati R,nl D.
Et paulo uUerius: J. de Remect Secret.
Archives de là ville de Saint-Omer : Acta capituli S. Audomari.
(l) Écotier. Sur la maison de l’Écoterie et les clercs écotiers de l'ancienne
collégiale, plus tard cathédrale de Saint-Omer, voir notre notice : Le
collège de Buard Tapper à Louvain . Bruges, 1887, p. 12, note 1.
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234
29.
Lettre de Georges Colvenerius à Jean tforetns I.
S. P. Ornatissime Dne Morete,
13 Septembre Mitto non omnia quidem, sed manifestiora errata typographies
1602. qUæ in editione Romana inesse videntur. Mittes, ut eorum expectes
judicium. Pro iis quæ de correctione Breviarii scripsisti, summas
ago gratias. Gonciliorum pretium nimis excessivum videtur.
Orthographia Orthelii, eodem pretio hic haberi posset. Ifcaque
mitfce solummodo duos reliquos videlicet Biblia Pagnini et Ariæ
et Apparatum ejusdem Ariæ, pro quibus mitto pretium quod
postulas, una simul undecim florenos et 15 stuferos. Decem flore-
nos inclusi literis; 35 stuferos addet hic nuncius Gaspar. Mittes
autem libros ipsos quando mittes alios adjiostros bibliopolas;
si non hac vice, certe alia.
Erratum typographicum in Indice testimoniorum etiam cæteris
adscripsi ut similiter diligenter considèrent. Sunt et alia in
præfationibus et argumentis quæ in fine apposuerunt. Yale vir
ornatissime. Duaci in Seminario Regio, 13 Septembris 1602.
D. T. addictissimus
Georgiüs Colvenerius.
Adresse:
Ornatissimo viro Dno Joanni Moreto typographo diligentissimo
correctissimoque, Antverpiæ.
Archives du Musée Plantin : Beg. LXXX, fol. 315.
30.
Passages de la Vulgate, éditée à Rome en 1593, que François
Lucas et Georges Colvenerius supposent être entachés
d’erreurs typographiques et que le cardinal Baronius renvoie
à Jean Moretus I, munis de ses observations (!).
A.
LocA. QUÆ ERROREM TYPOGRAPHICUM CONTINERE VIDENTUR IN
Bibliis Romæ in 4° editis 1593.
(*) Dans le manuscrit les observations de Baronius se trouvent écrites
ordinairement au-dessus ou à côté des variantes, parfois dans la marge.
Quant à celles écrites au-dessus ou à côté des variantes, nous les avons
placées, ou entre deux tirets, ou après un tiret, de manière qu’elles
affectent la variante qui les précède.
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In præfatione ad lectorem in margine legendum, S. August.
lib. 2. de doct. Christ, cap. 15. pro 14.
Gen. 4. y. 15. Posuitg. D*** Gain signum , alia Biblia legunt in
Gain, sedpotest esse dativus,vel etiam accusativus.. ut sit sensus,
ipsum Cain posuit signum. — dativus est.
Gen. 25. v. 3. Laomim forte legendum pro Loomim. — at vetusti
codd. habent Loo.
Exod. 4. y. 14. egredietur pro egreditur. — bene vet. c.
Exod. 6. v. 1. 8um pro sim. — yet. cod.
Deut. 14. v. 12. Legendum haliœetum, ut habent Loyaniensia
Biblia seu a Doctoribus Lovaniensibus castigata atque etiam
Romana cap. 11. Levitici, et constat ex græco pro haliætum. —
male, et emendandum ant haliaetum, aut haliæetum.
Ibidem, ixon legendum videtur pro ixion. — ixon habent vet.
cod. sed ixion defendi pot.
Deut. 25. y. 12. abscindes pro abscides. — at sic habent vet. cod.
et bene, nam non a scindo sed a cædo.
Deut. 26. v. 11. Et adorato etc., et epulaberis : an sit, et, ante
adorato, et non sit omittendum ante vocem epulaberis? — divisi
sunt codd. et Hebr., utroque trahi pot.
Judic. 13. v. 7. ex utero matris suce — vet. codd. et bene — Lova-
nie n sia, et ex utero.
Ruth 1. v. 11. num ultra habeo filios — vet. cod. optimi, —
legendum videtur habebo.
3 Reg. 15. v. 18. et dédit illud. Lovan. omittunt et, atque super-
fluum est. — nescio quis apposuit male.
3 Reg. 18. v. 40. Gison littera C majuscula, est enim proprium
nomen.
1 Paralip.'21. vers ult. in timoré pertetrilus, omittendum videtur
in prout Biblia Lovan. omittunt.
2 Paralip. 25. v. 1. Ioadan legendum pro loaden. — sunt vet. cod.
q. sic habeant, sed illo modo etiam recte legi pot. : sed loaden est
LXX, Ioadan ergo S. Hieronymi.
[Ibidem] 30. v. 14. delendum comma post in quibus . — delendum.
Lovaniensium fuit erratum.
Esther 15. v. 1. guin esset Mardocheus — pessime, — legendum
videtur guin Esther in dativo casu. — recte.
Job. 32. vers. ult. etsi leg. et si — recte — duabus dictionibus ut
habent Lovaniensia.
Eccle. 4. v. 16. delendum videtur comma post sed et hoc. — male
positum comma.
Sap. 14. v. 14. hœc advenif, an non legendum adinvenit, vel omit-
tendum hœc ? — omittendum, hœc, et legendum, advenif.
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Eccli. 24. v. 41. legendnm dioryx — recte — ut patet ex græco
pro dyork j.
Isaiæ 9. v. 3. et non magnificasti. Lovaniensia non habent, et,
neque Hebrœa. — male est interposita conjunctio.
Jerem. 11. v. 18. tune ostendisti, — recte cod. vet. et Hebr. —
Lovaniensia habent tu — male — pro tune .
Jerem. 50. v. 29. plwrimis omnibus, videtur comma esse debere
post plurimis , non post omnibus — male — : Lovaniensia neutro
loco habent.
Ibidem eam — recte — legendnm pro eum , ut habent Biblia
Pagnini et Lovaniensia.
Ezech. 46. v. 11. agnis erit sacrif. — recte et approbantib. vet.
codd. et ratione et sic infra — Lov. de agnis , quod videtur rectiu s
— immo pessime — sicuti vers. 7. ibidem.
1 Machab. 12. v. 1. elegit viros. Lovaniensia et elegit — recte, —
quomodo etiam Græca.
2 Mach.6. v.12. huncLibrum , non videtur esse debere majuscula
lit. — ita est; non debet majuscula scribi.
In Novo Testamento
Act. 4. v. 34. aut domorum erant, fiat comma post erant , — recte.
Act. 23. v. 30. ad te denuncians : — male — videtur colon esse
debere vel comma post te , — recte — et non post denuncians .
1 Timot. 3. v. 7. delendum comma post iis.
2 Timot. 2. v. 22. ommittenda forte dictio spem , — et quis appo-
suit nullius codicis auctoritate ? — ac solum legendum fidem ,
charitatem , et pacem.
Heb. 3. v. 2. fiat comma post ilium. — fiat.
Omnia judicio Itomanæ Ecclesiæ subjecta sunto.
Georgius Colvenerius S. Theologiæ professor in Academia
Duacena.
Insuper est erratum insigne ac multiplex typographicum in
Indice testimoniorum a Christo et Apostolis citatorum, quod
etiam occupavit Biblia Lovaniensia. Sic autem est corrigendum.
Post unicam sententiam de Nahum propheta, ponatur in medio —
reponatur — .
Zachar:
8. c. Loquimini veritatem unusquisque cum proximo suo.
Ephes. 4 f.
9. b. Ecce rex tuus venit. Mat. 21. a. Joan. 12. b.
11. c. Et acceperunt triginta argenteos. Mat. 27. a.
12. c. Videbunt in quem cumpunxerunt. Joan. 19. g.
13. c. Percutiam pastorem. Mat. 26. c. Mar. 14. b.
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MàLACH :
1. a. Jacob dilexi, Esau autem odio habui. Rom. 9 c.
3. a. Ecce ego mitto angelum meum. Mat. 11 b. Mar. 1. a. Luc.
7. d. Joan. 1. c.
4. b. Ipse est Deus* qui venturus erat. Mat. 11. b.
4. b. Quid est quod scribæ dicunt, quod Eliam oporteat primum
venire. Mat. 17. b. Mar. 9. b.
4. b. Ut convertat corda patrum in filios. Luc. 1. b.
Hæc suprascripta D. Georgio Colvenerio errorem
aliquem ty pographicum continere videntur.
At Rdo D. Francisco Lu.cæ præter errata quæ alias deprehen-
dit (*), Josue 19. v. 15. Iedala — recte — pro Ierala legendum videtur.
Item in oratione Manassæ pro quem omnia pavent , legendum
videtur quod omnia pavent.
3 Esdræ. 1. v. 23. pro pleno metuentis , — recte — pleno metuentia
— male.
„ „ „ v. 58. pro 8eptuaginta septem , septuaginta — sic habet
graecus cod.
„ „ 2. v. 28. pro ne quid ultra hæc fiant , ne quid ultra hæc
fiat — recte gr.
„ „ „ v. 29. pro ex quo sunt malitiæ , ea quæ sunt malitiœ —
recte gr.
„ „ 5. v. 44. pro innovare et suscitare , legendum videtur
voverunt suscitare — recte ex gr.
„ „ „ v. 45. pro et dari , et dare — recte ex. gr.
Ibidem pro thesaurum operum — yaÇocfrvXa/cioi/ recte, — thesau -
rarium operum.
,» „ „ v. 71. pro Domino Israël, — in gr. sic est — Domino
Deo Israël.
4 Esdræ. 6. v. 34. pro ut non properes , et non properes.
„ „ 7. v. 67. pro inhæreditahant , inhæreditabunt . vel inha -
bitabunt.
„ „ 10. v. 33. pro commovebo te, commonebo te.
» jj v. 44. et quoniam dixit tibi, ommittenda videntur
haec verba.
(*) C’est par erreur que Colvenerins écrit Deus an lieu de Elias.
(!) Il s’agit des errata dont François Lucas parle dans sa lettre du
12 Mars 1602 (Doc. 22). Cette liste des erreurs typographiques, que nous
regrettions n’avoir pas trouvée jointe à la lettre de Lucas, nous l’avons
rencontrée depuis dans un autre registre, et nous la donnons ci-après
sons la désignation B.
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4 Esdræ. 12. v. 21. pro duae veto, legendum videtur duo vero .
„ „ 13. v. 52. pro quisque , quisquam .
„ „ 15. v. 29. pro fertur,feretur.
„ „ „ v. 30. pro de virtute, in virtuie.
„ „ „ v. 53. pro exaltatus , exaltans — sic habent Lovan.
„ „ 16. v. 77. pro superlevent , superelevent — Bic Lovan.
„ „ „ v. 68. pro educet vos, deducet vos.
Archives du musée Plantin : Eeg. Ontvangen
brieven A. — Beyerlinck, fol. 251.
B.
Loca. in Bibliis Romæ Anno 1593 jussu Sixti Quinti excusis
quæ errorem: typographicum continere videntur.
bona Geneseos 35. v. 8. ad radiées Bethel super quercum.
correctio. Yidetur legendum esse subter quercum.
bon. Exodi 40. v. 3. dimitiesq. ante illam vélum. Yidetur
legendum demittesq.
bon. Isaiæ 50. v. 5. retrorsum non abiit. Videtur corrigendem
prima persona dbii.
bon. Baruch 2. v. 33. et dominabuntur eis} pro ejus.
bon. Ezech. 7. v. 18. et accinget se ciliciis pro acdngent.
bon. Zach. 12. v. 6. et sicutfadem ignis in fœno pro facem.
bon. Act. 2. v. 23. per manus iniquorum affligentes pro
affigentes.
bon. Apoc. 17 v. 4. et inaurato auro pro inaurata (1).
Hæ correctiones Romam missæ fuere et a Correotoribus Sacro-
rum Bibliorum approbatæ sunt. Postea D. Lucas erratum scrip-
sit de quo Romanam consuram nondum quæsivimus.
Josue 19. v. 15. Ierala pro Iedala.
Quædam præterea dubia sunt in libris Esdræ tertio et quarto.
Septuag. in P. habent Iedala.
Clementina, Ierala .
Textus Hebræus probat Iedala (2).
( 1 ) Tout ceci est de la main de François Lucas, sauf les notes margi-
nales qui sont de l’écriture de Balthasar Moretus.
(2) Cette observation est ajoutée par Balthasar Moretus, Voir:
Doo. 19, note 2, et Doc. 23.
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31.
Lettre de Jean Moretus I à Georges Colvenerius.
' Eximie ac Rde admodum Dne Colveneri, ad hanc suprascriptam
formam misimus ad Ilium cardinalem Baronium quæ R. Y.
in Romana Bibliorum éditions observavit errata, ac revisit is
cum censura, quam ad ea aut inter lineas adscriptam vides minus-
culo charactere (1). Tribus aut quatuor locis (quæ haud magni
momenti videntur) notatis a me signo crucis >f< censura nulla
apposita est. Gap. 15 pro 14 in præfatione ad Lectorem liberius
emendari potest. 1 Reg, 18. v. 40. video in exemplari Romano
Torrentem cison, Torrentem dico, majuscula littera, ubi nos minus-
culam posueramus, et æquipollere existimo, ac si Cison majuscula
scriberetur prout alibi in Bibliis ponitur Torrentem cedrontConvalle
cedron. 1 Paralip. 21. vers. ult. in timoré perterritus , antiquiora
exemplaria Bibliorum habent in\ nescio cujus instinctu, an ope-
rarum nostrarum errore, in recentioribus omissum. De commate
post iis 1 Timot. 3. parum referre opinamur ponatur an non
ponatur, etsi alioqui satius sit omitti. Ecce parum difficultatis
nobis superest in his locis quæ censura omni carent. At bina alia
quæ asterisco signavi, magis nos turbant. 2 Paralip. 25. v. 1. cum
utrumque probetur Ioadane t Ioadenf dubium ufcrum eligamus; at
loadan potius videtur, quia sic 4 Reg. 14. v. 2. scribitur. Ezech.
46. v. 11. censuram haud satis capimus, versu etiam 7 præposi-
tionem de tolli velit, et quid voculæ istæ significent, et sic infra .
Balthasar Moretus I. F.
Archives du musée Plantin: Reg. 1585-1599 Drukkerij, fol. 547.
32.
Lettre de Jean Moretus I au cardinal Baronius.
Illme ac Rrac De.
Per Gasparem Vivarium quos Illmae D. T. misi libros recte acce-
pisse gaudeo, ac multo magis, quod æqui boni consulere dignetur
hos typographiæ meæ fruotus, quos merito Illniae D. T. a me deberi
censeo. Breviarium S. D. N. C’ementis VIII auctoritate recogni-
tum (cujus exemplar Illma D. T. mihi transmissum benigne
curavit) initio subsequentis mensis in forma majori, quam quar*
tam vocamus, finire spero: ac simul Annalium tuorum tomum
septimum ; in quo nihil excudendum modo restât præter Indicem,
quem ad novæ editionis paginas innovari et e variis fragmentis
O Doc. 30, A.
Sans date.
3 Janvier
1603.
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antehao in fine aliorum tomorum subjunctis, et nunc proprio suo
tomo insertis augeri oportuit. Ut finiero, utriusque exemplaria
quœ Ulœae D. T. jure a me deberi agnosco, statim transmittam.
Novam sacrorum Bibliorum editionem in folio, serio pridem
incœpi ac diligenter in eadem pergo; omnem imprimis curam
adhibendo ut a mendis typographicis quam fieri posait maxime,
sit immunis. Quare summopere mibi gratuloracgaudeo de censura
quam 111°** R. T. mihi transmisit locorum quorumdam in Romano
Bibliorum exemplari quæ errorem typographicum Rd,a Dnis
Francisco Lucæ decano Audomarensi et Georgio Colvenerio
professori S. T. Duacensi continere videbantur. Àt quia nonnullis
quæ fere minoris momentisuntlocis censuram nullam adscriptam
reperi, eadem denuo ad Ilîroam D. T. mittere haud erubesco, ut de
iis, quid sequendum mihi sit, apertius intelligam. Addidi dubium
unum atque alterum, item tria quatnorve menda quæ in Romana
Breviarii editione correctores mei observarunt. Quæ singula in
cbarta bis adjuncta distincte annotari curavi, ut censuram simul
omnium transmittere Laud dedignetur. Atque libenter operam
suam mihi præstituram Illmam D. T. confido, his in rebus quæ
publicam magis quam privatam utilitatem spectent. Alia insuper
difficultas est, de qua Illmara D. T. consulere haud vereor; præser-
tim haud dissuadentibus Rdi8 Dl‘ Ordinariis locorum, quibus
libellum supplicem (cujus exemplar his adjungo) obtuli, pro sin-
gulari Breviarium imprimendi licentin, quatenus unus sufficere
in Belgio possim, et Sanctitatis Suæ mens atque intentio per-
mittat. Quæ illis valde ambigua videtur, num omnibus imprimere
volentibus licentiam concedi oporteat, an, cum unus libris his
sacris imprimendis sufficere possit, pluribus licentiam impertiri
haud sit opus. Itaque Ulmam D. T. quæso, ut hac de reS. D.N.inten-
tionem ac voluntatem indicare, ac, si opus videatur, ipsius etiam
Sanctitatis Suæ litteris declarare ac confirmare haud gravetur.
Finio,nemolestus sim ; solummodo gratiarum actionem adscribo
de decimi tomi Annalium exemplari quod Piscatorem jam ad me
misisse haud diffido, item de cura, quam in filii mei (cujus
responsum hic jungitur) negotio, Ulma D. T. pro singulari suo in
me meosque affectu pollicetur. Yale Ulme ac Rrae D. et hune annum
ac futuros quamplurimos féliciter vive, summo Reip. Christianæ
bono. Antverpiæ, in officina Plantiniana, III Non. Jan. M.D.C.III.
Loca quæ errorem typographicum continere videntur in Bibliis
Romæ anno 1593 editis, et quorum censuram quam sibi mitti
Joannes Moretus rogavit, nullam accepit.
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O-
Hæc loca sunt quibus censura nulla apposita fuit.
Unius autem loci censura ambigua videtur; ipsis etiam Rdi*
Patribus theologis Soc. Jesu, quos Moretus consuluifc.
Ezech. 46. v. ll.agnis autem erit sacrijidum — recte et approban-
tibus vett. cod. et ratione. Lovaniensia, de agnis, quod videtur
rectius — immo pessime — sicuti versu 7. ibidem.
Dubitatur nnm versu 7. pariter tollenda sit præpositio de.
Marci cap. 6. v. 13. Et concessit ei statim Jésus, videtur legendum
R. D. Francisco Lucæ decano Audomaropolitano, ds.
Insuper correctores officinæ Plantinianæ in Breviario S. D. N-
auctoritate recognito duo loca observarunt, quæ dubitandi occa*
sionem prœbent, Breviario an Bibliis mendum typographicum
inesse possit.
In Epiphania Dni lect. sec. ex Isaiæ cap. 60. Tune videbis et afflues ,
mirabitur et dilatabitur cor tuum.
In Bibliis quemadmodum et in ipso Breviario conjunctio et
omittitur ante verbum mirabitur: ab inter errata in fine ejusdem
Breviarii posita, addenda conjunctio notatur.
Ps. 46. spedem Jacob , quem dilexit , in Breviario legitur, quem,
in Bibliis, quam.
His subjungit Moretus aliquot in Romana Breviarii editione
menda typographica typographie sive Plantinianis correctoribus
observata, ac in sua editione correcta; quæ Sedis Apostolicæ
judicio subjecta esse desiderat, ut si quid forte (quod non existi-
mat) temere immutatum, in futuris editionibus suis eundem erro-
rem haud admittat.
In Kalend. mensis Julii, die 2 omittitur in editione Romana
comm . SS. Processi et Martin. Martt.
Dom. 3 post Pascha, capitulo ad sextam pag. 383 legitur régi
prœcedenti pro prœcellenti.
In festo S. Leonis, p. 762 editionis Romanæ col. 1. lin. 14.
leetio VII, legitur pro lectio IX, aut potins omitti possit cum linea
9 titulus lectionis IX de vigilia Apostolorum præponatur.
In officio defunctorum p. 117 col. 1 in antiphona sitivit anima
mea legitur fontem pro fortem quemadmodum in Psalmo.
Archives du musée Plantin: Beg. LXXXIX, fol. 35.
(!) Moretus laisse ici un espace vide. Le document 30 nous renseigne sur
les passages non munis des observations de Baronius. Ce sont ces pas-
sages que rim primeur anversois aura soumis de rechef au cardinal, mais
ne se sera pas donné la peine de transcrire dans la minute de sa lettre.
16
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22 Février
1603.
22 Février
1603.
242
33.
Lettre de Jean Moretns I à François Lucas.
D. Francisco Lucæ decano Audomarensi.
Gratissima fuisse prima Bibliorum Sacrorum folia plurimum
gaudeo; spero paritcr Commentarii tui placitura quæ nunc mitti-
mus efc de eu jus impressione filiusmeus Balthasar copiosius R. T.
perscribit. Ego gratias quam possum maximas his ago quod suam
in conferendis novæ Bibliorum editionis foliis atque erratis adno-
tandis operam benigne addicat. Intra septimanas unarn atque
alteram pluscula folia impressa mittam una cum Breviario novo
quod typis meis jam excudi, sed artifices imagines æneas nondum
absolvere. Locum Ezech. 46. v. 11. quibus ambiguam, atque alia
Esdræ loca quibus nullam censuram Illmus Baronius adscripserat
aut adscribi curarat, denuo examinanda Romam transmisi, paulo
ante litteras a R. T. acceptas; cujus unius sententiam in loco
Ezech. imprimendo sequar, ni in tempore rosponsum ex Urbe
accepero. Porro de libello Correctorio quod R. T. consilium
suggerit, jam ante mecum cogitaram, ut in folio cum Bibliis ac
simul enchiridii forma excuderem. Enchiridii inquam forma, nam
ea commodior videtur quam quarta (ut vocamus) aut octava. Et
quia libellum hune tuum, non secus ac Indicem Bibliorum cui
subjungi debet, minori charactere impriraere ac tenuibus columnis
in folio distinguere decrevi, aptior omnino deinde erifc in formam
duodecimarm aut similem distribui. Fiuio cum gratiarum actione,
ut cœperam, pro singulari R. T. in me meosque, et nominatim D.
Melchiorem affectum, qui plurimam R. T. salutem vicissim pre-
catur. Yale eximie ac Rdft admodum Dne et nos tuos amare perge.
Antverpiæ in officina Plantiniana, VIII Kal. Martias 1603.
Inclusas ad Rraum, R. T. rogo ut curet, ac me Rdo admodum P.
Schondonchô plurimum commendet, cui nunc haudscribo, nuncio
opinione citius discedente ; scripturus intra duas aut très septi-
manas, cum Breviarium novum ad ipsum mittam.
Archives du musée Plantin: Reg. XII, fol. 228.
34.
Lettre de Balthasar Moretns à François Lucas.
Eidem D. Lucæ meo nomine
Eximie ac Rde admodum Dne.
Culpam deprecor, qui in hune usque diem pro sacro et aureo
tuo munere omnem gratiarum actionem omisi, imo judicio et
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studio quodam me distulisse velim intelligas; ne inanes modo
gratias agerem, sed quodammodo réservera, Commentarii tui in
Evangelia primitias mittendo ; in quo eleganter atque emendate
excudendo meam aliqua ex parte operam agnosceres,qua liberalem
hanc R.T.inme benevolentiam paullatim demeriturum me confido.
Bina folia sunt ternionis primi, quæ cliartam, characteres atque
impressionis totius formam exhibebunfc, omnia (ut speramus) e
R. T. voto. In hac charta, candida haud minus quam solida, quin-
quaginta operis exemplaria excudimus; scptuaginta in ilia paullo
magis fusca, quæ emptoribus haud paucis ob minus libri pretium
magis placebit, nec tamen révéra ita fusca est, prout specimen ab
altéra dumtaxat parte impressum videbatur, imo nescio quo casu
speciminis istius folium præ reliqua omni charta subnigrum est.
Insuper circiter quinquaginta in charta angustiori excudimus,
quæ amplissimos habeat margines, notis, si quis volet, adscriben-
dis. In syriacis characteribus componendis parum aut nihil diffi-
cultatis experimur, quia spatium haud magnum requirunt omissis
punctis; quod ego minus cogitavi, cum Itd0P. Schondoncho super
eorum magnitudine difficultatem movi. Sed hæc talia scribere
nihil opus est, quæ ex ipsis foliis quæ mittimus facilius ac certius
cognoscuntur. Compositori nomen est Franciscus Fickart, quem
monui omnem operam rite componendo operi adhibere, quemad-
modum et correctores recte corrigendo ; quamquam et ego
postremum relegere cum vacaverit minime recuso, ut meam hanc
qualemcunque operam pro R. T. munificentia reponam. Quæ R. T.
libello suo Romanæ Bibliorum correctionis addenda aut mutuanda
transmisit, suis singula locis reposai, præterquam quod 2 Para-
lipom. 25. v. 1. Nomen mairie ejus Ioadan haud mutavi ; quia non
Ioaden in nova editione sed Ioadan excudimus, prout 4 Reg.
cap. 14. v. 2. legitur. Item quod ad locum Sap. 14. v. 14. pronomen
hæc omisimus juxta Illmi Card. Baronii quas ad me misit notas;
idque consilio Rd| P. Romei, cui illas ostendimus, et omnes ex
æquo nobis imitandas esse censuit ex litterarum Illmi Card. præ-
scripto. At vero notæ illæ nescio an a Card. Baronio cogitatæ aut
inventæ, certe non ejus manu scriptæ fuere; sed alterius, qui pariter
in exemplari Breviarii novi (quod, eodem cardinale mitteote ex
Urbe accepimus) aliquas emendationes exaravit. Hæc ideo R. T.
sùggerimus, ut de mutando loco illo deliberet in suo Romanarum
correctionum libello.
Yale eximie ac Rde admodum D. et me R. T. araantissimum
amare perge. Antverpiæ in officina Plantiniana VIII Kal. Mar-
tias M.D.C .III.
Archives du musée Plantin : Reg, XII, fol. 229.
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22 Février
1603.
16 Mars
1603.
244
35.
Lettre du cardinal Baronius à Jean Moretus I.
Yir magnifiée.
Dubitas ultimis tuis ad nos datis litteris de sensu Brevis Apo-
stolici Romano Breviario præfixi, ejusque verba ab Ordinariis
locorum amphibologice intelligi asseris. Paucis igitur illius men-
tem accipe. Jubet Breve pontificium et serio mandat ut, ne quis
typographus vel cis vel trans Alpes Breviarium Eomanum excu-
dendi autoritatem habeat, nisi illamprius ab ejus loci Ordinario,
in quo est, obtineat : Ordinarios autem debere ad hoc diligenter
animum intendere, ne favore vel gratia hujusmodi typographis
illius impressionem permittant, quorum noverint aut fidem vacil-
lare, aut singularem diligentiam huic præsertim operi impenden-
dum frustra sperari. Quibus sublatis impedimentis, integrum iis
esse cuicumque ejus excusionem permittere. Notas Bibliorum sua,
ut flagitabas, censura distinctas, huic epistolæ inclusas (*) remit-
timus,et te valere jubemus. Romæ VIII. Kal. Mart. CIO. 10. CIII.
Tui cupidus
Cæs. Card. Baronius.
Adresse :
Magnifico viro Joanni Moreto typographo, Antverpiam.
Archives du musée Plantin : Reg. LXXV1, fol. 361.
36.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucæ, decano.
Eximie ac Rde admodum domine.
Gratissima fuisse Commentarii tui initia, ac nihil in iis displicere
parens meus lætissimus mecum intell exit : et parem in reliquo
opéré fidem ac diligentiam pollicetur. Pollicentur et operæ, quas
R. V. liberalibus Buis premiis plurimum sibi devinxit; et me, ut
gratias ipsarum nomine perscriberem, rogarunt. At vero ut R. V.
desiderio a me fiat satis, quatuor folia nunc mitto, deinccps, in
omni tabellionum occasione, quæ excusa erunt missurus. De binis
(l) Nous n’avons pas retrouvé les observations de Baronius touchant
les passages soumis au cardinal par Moretus le 3 janvier 1603, (Doc. 32)*
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in correctionîs Romanæ libello locis R. V. responsum exspectabi-
mus : ac modo terniones Ss Bibliornm mittere audemus, R. Y.
obnixius rogantes, ut quam erratis typographicis colligendis ope-
ram cœpit impendere (l), quatenus per grayissimas tuas occupa-
tiones licebit præstare ipsa pergat, aut per alium, quod benigne
addixit, præstari curet. Quæcunque autem observant menda, nobis
quam citissime per singulos nuncios indicari optemus,ut quæ com-
mode poterunt, calamo aut scalpello corrigi curemus, ac reliqua,
minoris etiam momenti, in fine Bibliorum exprimamus ; quo inte-
grior hœc editio et gratior in lucem prodeat. Àtque interea pluri-
mum, R. V. hoc nomine nos debere agnoscimus et agnoscemus.
Breviarinm jam a nobis absolut um et exemplaria ejus parens
meus bibliopego commisit, quæ R. V. Rmo episcopo, Rdo admodüm
D. Abbati S. Bertini et Rd0 deniqne P. Schondoncho mittere desi-
derat, quibus omnibus ac singulis se plurimum commendari
rogat. Vale eximie ac Rde admodum Dne et a parentibus meis,
fratribus, ac me inprimis salve, qui quam maxime R. Y. obligari
nos censemus, quod suis apud Deum precibus nos juvare haud
gravetur.
Antverpiæ ex officina Plantna, 15 Martii 1603.
Archives du musée Plantin : Beg. XII, fol. 234.
Annexe.
Erratula observata in iis foliis Bibliorum , quæ prœlum
Plantinianum hactenus peperit .
Gen. 45. v. 20. vestro pro vestra,
Exod. 23. v. 2. acquiesce pro acquiesces .
Levit. 6. v. 6. aritem * (2) pro aneiem.
„ 23. v. 22. nee pro nec.
Num. 7. v. 14. aurcis pro aureis.
„ 11. v. 7. bdelli pro bdellii.
„ 36. v. 11. filiu8 pro jiliis.
Deuh. 17. v. 1. abominati pro abominatio .
„ 32. v. 46. funt ** (3) pro sunt.
(J) Nous avons joint à cette lettre les corrections envoyées par Lucas
et dont More tus le remercie.
(2) Les fautes marquées d’un astérisque ne sont pas corrigées dans les
exemplaires de l'édition de 1603; les autres le sont à la plume ou au
grattoir.
(3) Ce mot n'est pas corrigé, mais ne contient pas d’erreur typogra-
phique ; les autres passages marqués du double astérisque n'ont pas été
corrigés, parce qu'ils sont conformes à l'édition romaine.
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Jos. 19. v. 15. Ierala pro Iedala.
2 Reg. 22. v. 35. œneum pro œreum.
3 Reg. 2. y. 19. qui sedit pro quœ sedit.
Esfcher 11. v. 1. Ptolemœi ** pro Ptolomœi.
Job 1. v. 3. fa-m iliamulia * pro familia multa .
„ 41. v. 9. spendor pro spîendor.
Prov. 25. v. 10. amicita pro amicitia.
Eccle. 8. v. 10. aadabunlur pro laudabuntur.
Eccli. 41. y. 24. obsuscatione pro obfmcatione.
„ 51. v. 9. inserno pro inferno.
Isa. 9. v. 2. et non magnificasti omittendum est et.
„ 60. y. 5. mirabitur ** pro et mirabitur.
Ierem. 7. v. 8- vo-monibus * pro vobis in sermonibns.
Thren. 4. v. 7. Nzarœi * pro Nazarœi.
Ezech. 40. v. 38. lavabant ** pro lavabunt.
Osee 5. v. 7. pairibus * pro partibus.
Nahum. 3. v. 2. impitus pro impetus.
1 Mach. 5. v. 39. Et Arabs # pro Et Arabas.
Archives du musée Plantin : Reg. LXXX, fol. 307.
37.
Lettre de François Lacas à Jean Moretns I.
29 Juin Monsr Moretus, mon bon seigneur et amy. J’ay receu le restant
1603. des quoyers du Nouveau Testament, avecq ung de l’Indice et
ung du Correctoire, ensemble deux de mes Commentaires, et
deux dudict Correctoire in forma 12a, scavoir est, j’ay receu par
ensemble, ce que par deux diverses fois avoit esté délivré au
messagier. L’impression dndict Correctoire plait très bien à
Monseigneur le Rm# et pareillement à moy, vous remerciant de
l’industrie et diligence, qu’employez à l’imprimer tant exactement.
Au dernier quoyer du Nouveau Testament marcqué K K, il y a
faulte d’un feuillet marcqué KK 4. Au surplus ausdicts quoyers
n’avons trouvé nulle faulte typographique, sinon Marc. 5. v. 13.
conces8it ei , pro eis, adstipulante censura Baronii, et ad Romanos
15. v. 18. genium pro gentium. Au mesme lieu ad Romanos il y
menon pro me non} comme 2. Timot. 1. v. 14. innobis pro in nobis,
sed hæc minimi momenti sunt. Je me persuade, que jamais la
Bible n’at esté si correctement imprimée, comme elle est à pré-
sent, à ccste vostre édition dont en soudra louange à Dieu, vostre
vertu se manifestant de plus en plus. In correctorio manuscripto
j’ay trouvé encoire une faulte Marc. 8. v. 38. suum pro suis, in his
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verbis spurium est pronomen suum : on la poldra corriger devant
que l’imprimer, s’il n’est point trop tard; que s y, la faulte est
petite, et telle que se remarquera bien par gens enfcenduz.
Reste maintenant que moy et ma sœur avons à vous remercier
tant humblement que affectueusement (comme faisons) pour le
présent que à ma dicte sœur avez envoie; nous n’acceptons point
les remercimens que faictes par trop exorbitans, pour le petit
recueil qu’avons exhibez à voz filz, gens tant honnourables, tant
du costé de leur père, comme d’eux mesmes, considéré mesme
leurs mérités et ceux de leur père et ayeul envers moi.
Nous sommes marrys qu’icelluy recueil n’a esté meilleur et
désirrons d’avoir l’occasion de pouvoir suppléer ce qu’il y a eu de
courtresse. Touttefois je suis joyeux, que tel que a esté, il a esté
aggreable à vous et à vos dicte filz, me recommandant avecq ma
dicte sœur très affectueusement à vos bonnes grâces, et celles de •
Madlle vostre compaigne, vous assurant que tous ceux des vostres
qui nous viendront veoir, nous seront tousjours les très bien
venuz. A tant. Monsieur Moretus, je prie le Créateur, vous
accroistre ses grâces célestes, en une longue saine et saincte vie,
ensemble avecq les vostres. De S* Orner le XXIX de Juing XVIe
et trois.
Le très appareillé à vostre service,
Fkanchois Lucas.
Adresse :
A Monsieur Monsr Moretus, Grand imprimeur de leurs Altèzes,
en Anvers.
Archives du musée Plantin : Reg. LXXXVII, fol. 331.
38.
Lettre du cardinal Baronins à Jean Moretns I.
Yir magnifiée.
Ne quid solicitum te habeat, de transmissione sexti et septimi
Annalium, omni te cura'libero : video enim quanti negotii sit,
terrestri itinere, et quidem remotissimo tantum pondus trajicere.
Supersedeas igitur licet in posterum huic anxietati. Breviarium,
et si qnid levions est oneris, pro tuo commodo si direxeris, abunde
mihi satisfactum putabo. Quod ad Missale attinet, fervet opus :
ubi ad calcem perduetnm f uerit, quod propediem futurum spero,
Piscatori dabo, cui et decimum Annalium Kalendis Januarii
13 Jnillet
1603.
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16 Juillet
1603.
tradidi, quem tamen ad te non pervenisse R' Abbas S. Martini
significat. Hoc loco te typographiæ Yaticanæ nomine rogandum
putavi, ut, quoniam ilia secundam Missalis editionem cogitât,
et quidem eodem, quo tu illud charactere anno 1596 impressisti,
ei typos illos in ære ab archetypis tuis ferreis (quos mat res vulgo
appellent) effingi curare velis. In quo, præterquam quod sumptus
in eam rem impendendos, prout jusseris, diligenter præstabit, a
me magnam gratiam inibis ; et illam tibi œterno beneficio
devincies.
In Martyrologium multa quidem forent inserenda, fortassis
nonnulla etiam aut mutanda aut subtrahenda; verum ab hac
cogitatione undecimi Annalium concinnatio, quem prœ manibus
habeo, me prorsus abducit; ubi aliquid ab illo nobis temporis
vacuum fuerit, ad hoc animum adjiciemus. Locus Apocalypseos
14. v. 3. in græcis quidem codicibus, et nonnullis etiam manu-
scriptis latinis, ut R®®* Audomarensis observavit, habet; verum
codex regius Complutensis, plurimi impressi et ordinaria versio
dicere legunt : cui lectioni, quod magis usitata esset, Congregatio
adhærere maluit. Yale. Romæ, tertio Id. Julii, CIOIOCIII.
Tui perquam cupidus.
Cæs. Càbd. Babonius.
Adresse :
Magnifie© viro Dno Joanni Moreto typographo, Antverpiam.
Archives du musée Plantin: Eeg. LXXYI, fol. 369.
39.
Lettre de Georges Colvenerius à Jean Moretns I.
S. P. ornatissime Dfie Morete. Quam potui diligentissime pro
negociorum mole perlegi totum Yetus Testamentum usque ad
finem fere Ezechielis, exceptô tamen Cantico Canticorum, Sapientia
et Ecclesiastico. Sedprope,ut sic dixerim, frustra. Nam (quæ tua et
operariorum tuorum laus est) vix ulla errata typographica depre-
hendi, et quæ deprehendi, non nisi unius litteræ errorem conti-
nent. Hæc cum paucissima sint, caiamo in omnibus exeraplaribus
corrigenda potius esse putamus quam ut necesse haberes in
finem annotare. Annotavi autem minima quæque.
Gen. 34. v. 7. et 19. valde sine accentu super e. Rursus Gen. 39. v. 19.
Lev. 25.V.11. leg. quinqua- pro quniqua,-.
Num.ll.v. 29. Spiriium pro Spriritum.
„ 17. v. 3. leg. cuncias pro cunda .
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249
Num. 35. y. ult. leg. emundàbitur pro immundabitur.
Iudic. 20. v. 1. Eegressi deleatur unum e,
1 Reg. 2. v. 13. leg. sacerdotum pro saeerdotum,
3 Reg. 10. v. 27, leg. abundantia pro abundatia .
Tob. 13. v. 7. videtur esse confitebor ubi leg. conjitébar.
Job 34. v. 10. Omipotente leg. Omnipotente,
2 Paralip. 48. v. 7. leg. secundum pro seeundum,
Psal. 72. v. ult. leg. prœdicationes pro prœdieationes,
Prov. 25. v. 10. leg. amicitia pro amicita,
Eccli. 8. v. 10. leg. lauddbuntur pro audabuntur,
Jeremiæ 7. v. 8. in fine paginas leg. vobis in sermonibus ,
deest ser.
„ 25. y. 35. leg. optimatibu8 pro oltimatibus,
„ 26, v. 20. divisio syllabæ male facta est nam i in
Iarim est consonans, itaque non leg. Caria -
thianm sed Cariat- hiarim,
Baruch 2. v. 20. leg. dicens pro didens.
Hæc sunt quæ observavi, exceptis iis de quibus Romam scrip-
simus, quæ aliàs, si opus sit, seorsim annotabo. Reliqua quam
potero citissime perlegam, nam intellexi per filium tuum Baltha-
zarem (qui nos invisit postridie S. Joannis) etiam Novum Testa-
mentum pene absolutum esse. Coloniæ dédit decimum tomum
Baronii. Parisienses novum Breviarium in 12 vel 16. Video mul-
tum desiderari Diurnalia in 16 qualia Plantinus et D. T. excudit
ante annos aliquot.
Vale in Dfio, quemoro ut totius Reipub.bono te quam diutissime
servet incolumem. Duaci, 16 Julii 1603.
Vidimus nuper et in usum ecclesiæ nostræ S. Pétri octo accepi-
mus exemplaria Processionalis a te candide seu nitide et correc-
tissime editi.
D. T. addictissimus
Georgius Colvenerius.
Adresse :
Omatissimo viro Dfio Joanni Moreto typographo exactissimo
correctissimoque, Antyerpiæ.
Archives du musée Plantin : Reg . LXXX, fol. 319.
40.
Lettre de François Lucas à Jean Moretus I.
Monsieur Moretus,
Comme cest apresdisner j’ay receu yos letres tant courtoises, 17 Juillet
avecq les feuilles du Correctoire ja imprimez, nostre amy Belletus
me vient advertir ce soir bien subitement qu’il est dilibéré, demain
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à la poste occnrante, partir pour Anvers, cause pourquoy je me
haste, laissant tous aultres affaires, à vous rendre response, signara-
ment touchant le tiltre de la Bible, duquel demandez mon advis.
L’advis, après y avoir meurement pensé, est tel, que ne pouvez
mieux faire, que do suyvre l’exemplaire de Rome, estant à présu-
mer, que non sans grande raison et meur advis, ceux de Rome
n’ont au dict tiltre mis aultre nom que cestuy de Sixtu# Quintus
reticeant cestuy de CZeraewsVIII à présent régnant, voire non sans
commandement dudict Clément. Les raisons que j’en conçoy, je
les poldrois exprimer, si le temps le permettoit.
Il y a quelqu’aultre cause accidentaire que le tiltre de mon Cor-
rectoire, servant d’appendice à la dicte Bible, aiant esgard au tiltre
d’icelle, ne fait mention que de Sixte V, et ce serait une difformité
remarquable que le tiltre de l’ung ne corresponderoit au tiltre de
l’aultre. L’advis de nostreRmeest semblable, (lequel je recommande
à vostre bonne grâce), qui dict pour sa raison, que si vous adjoustez
le nom de Clemens VIII, vos adversaires poldroient révocquer en
doubte vostre bonne foy, disant, que sy en une chose sy manifeste
et ouverte, vous osez faire changement de vostre propre auctorité,
à plus forte raison vous le poldriez avoir faict en choses cachées;
joinct qu’on l’enterpretera pour une espèce d’adulation, indigne
à vostre ingénuité. Voilà Monsieur Moretus, nostre advis, donné
soubz correction d’un meilleur. J’eusse aussy demandé cestuy do
Père Schondoncq, mais le temps m’a failly.
Monsr Bal tazar vostre filz estant icy, nous dict, qu’aviez encoire
deux psaultiers imprimés en parcemin in folio, et que chacun d’eux
valloit cent florins. Nostre église les vouldroit bien avoir si le pris
n’estoit trop excessif, partant il vous plaira m’advertir de vostre
dernier mot, affin qu’on s’en advise.
A tant Monsr Moretus je prie le Créateur, vous accroistre ses
grâces célestes, me recommandant très affectueusement à vous et
aux vostres. En grande haste de S'-Omer ce XVIIe de juillet
XVIe et trois.
Le très appareillé à vostre service,
Franciscus Ltjcxs.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, grand imprimeur de leurs Altè-
zes, en Anvers.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXVII, fol. 317.
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251
41.
Lettre de François Lucas à Balthasar Horetns.
S. P. Morete optime.
Ut tandem literis tuis, datis 14 Sept, respondeam; quod hacte* 25
nus distuli, expectans continue exemplaria libelli mei quæ scrip-
seras abs te mitti,quamquam ilia nondum acceperim (prout ad
patrem latius scribo), quod male admodum mé babet: Quod ad
Biblia Sixtina attinet, quæ cogitatis brevi recudere in 4° aut 8°
(fortasse post 8am formam et foliatamjam éditas, congruat quarta
servi tura musæis, ut 8* scholis, foliata bibliothecis), nulla ego alia
menda quæ deinde caveri debeant, observavi, præter ea quæ
durante impressione postrema declaravi, addenda ad calcem, prout
addita sunt pleraque. Neque ulla ulterius exemplarium inter
se collatione opus esse judico ad annotandas varietates (factum est
enim, quantum humanitùs fieri possit), sed, quod alias aliquando
insinuavi, videntur Romani Patres, non perinde exactam habuisse
rationem interpunctionum, quum sæpius superfluant, nonnun-
quam desint, commata et puncta. Statueram igitur vcstra Biblia
per me iterum legere, et emendare interpunctiones minus con-
gruas. illic tamen dumtaxat, ubi manifestum est illas minus con-
gruas esse, relictis locis dubiis et quæ adiaphoræ aut minus incon-
gruæ sint, intactis : simul et ex calce Bibliorum meisque schedis
transferre emendationes in textum. Statueram id autem, quia
magno teneor desiderio ornandi, quoad ejus a me fieri potest, et
Sacra Biblia, et typographiam Plantinianam. Quocirca si parenti
tibique id gratum fuerit faciam, modo tamen ne festinetis ultra
modum, ita ut non relinquatis mihi tempus, quo, inter alias occu-
pationes maximas, possim per me ipse evolvere Biblia.
Porro ut possitis de hac mea opéra judicare, simulque desideras
ut saltem aliquara Bibliorum partem primo tabellarii reditu mit-
tam, mitto primos sedecim teruiones, nimirum : A. R. et inter-
medios quos legi, et quadictum est ratione, emendavi: quod dum
facerem unum adhuc mendum observavi, ex éditions Romana
haud dubium profectum, nec hactenus observatum (impossibile
est enim, quin semper aliquid fugiat caligantes hominum oculos,
sive in conferendo, sive in imprimendo), Exodi 10. v. 15. demiserat
pro dimis&’at. Proximo tabellario conabor mittere aliquot ternio-
nes sequentes, si opus esse indicaveritis, et ita deinde usque ad
finem si placet Deo.
’ Cogitavi apud me et aliud, qucd posset e re vestra esse. SL vobis
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Octobre
1603.
252
animus esset imprimendi suo tempore Concovdantias Bïbliorum ,
juxta Romanam hanc emendationem, ego (postquam Biblia per-
legero, et Commentarium meum videro vergere ad finem), facile
illaa emendarem : nec emendare tantum verum etiam abbreviare,
ablatis plerisque monos jllabis aclitisque dictiunculis, et nomini-
bus propriis quæ, cum parum aut nihil adjumenti prœbeant ad
invenienda Scripturæ loca, multum superflueque onerant ipsas
Concordantias etc. Idque juxta rationem a B.40 P. Harlemio piæ
mémorisé, et me, olim meditatam, ad promovendas res Plantinia-
nas. Poteris itaque me reddere certiorem, quum placuerit, de
patris tuaque voluntate.
Accepi a Rmo episcopo Yprensi superioribus diebus literas, quas
hic inclusi, ut legas secundum articulum prœsertim, et dispicias
cum parente an consultum fore putaretis docto alicui viro com-
mittere lectionem homiliarum Eusebii Emisseni, sub nomine
Eucherii episcopi Lugdunensis edendarum, juxta Baronii senten-
tiam, quam episcopus laudat,
Quod restât Morete optime, opto te benevalere cum parentibus
et fratribus. Audomaropoli, XX Y Octobris XVIe III.
Tibi addictiss. amicus et servus.
Feanciscüs Lucas.
Adresse :
Yiro optimo doctiss® q. D. Baltazari Moreto, Antverpiæ.
Archives du musée Plantin: Beg. LXXXV1I, fol. 321.
42.
Lettre dn cardinal Baronius à François Lucas.
Copia
Admodum reverende ac nobilis Domine.
15 Novembre Allât us est ad me libellus tuus Eomanarum observationum,
1603. quas magnificus Johannes Morefcus suasu tuo ad calcem Biblio-
rum, recens a se impressorum adjecit: cujus ego non mediocriter
lectione affectus sum.
Agnovi enim singularem in illo concinnando a te, et adhibitam
fuisse industriam, et positara operam: foreque ut qui eura accu-
ratius evolverint sacrarum litterarum studiosi, tum Ecclesiœ
Eomanœ, tum tibi eo nomine pin rimas sint gratias acturi. Quare
non solum de tali tuo studio tibi gratalor, verum etiam hortor et
moneo, ut ubicumque possis semper velis omnes tuos conatus et
cogitationes ad sublevandam litterariam Bempublicam conferre.
Id mihi erit gratissimum.
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253
Yale. Bomæ, XYII Kal. Decembris 1 603.
Sub8criptum erat : Àdmodum reverendæ Dominafcionis tuæ per-
quam cupidus.
Caes. Card. Baronius.
Saperscriptio erat : Admodum Bdo et nobili Domino Francisco
Lucæ decano Audomarensi, Audomarum.
Archives du musée Plantin : Rpg. LXXXVII, fol. 325.
43.
Lettre du cardinal Baronius à Jean Horetns I.
Yir magnifiée.
ftedditus mihi est Dnl Francisci Lucæ decani Audomarensis 15 Novembre
Bomanarum correctionum libellus a te excusus : eumque ad com- 1603.
mendationem Bibliorum non parum collaturum video, ciira omnes
in eo, tamquam in speculo contemplari possint, quantum ejus
diligentia, et tua industria commodi ultimæ illorum editioni
accesserint. De decimo tomo serius ac dimidiato ad te perlato sone
perquam moleste tuli, prœsertim cum is denuo tibi Yenetiis fuerit
evocandus. Typi tui quos meo nomine Yaticanæ typographiæ
communicaturura te scribis, et cum fascicnlo librorum missurum,
illam desiderio snspensara tenent, et me tibi novo hoc beneficii
genere plurimum obstringunt, si tamen ad meam in te propen-
sionem aliquid incrementi accedere queat, Missale Bomanuni
prope ad calcem est, et tibiDfius Bandinus typographiæ Apostolicæ
præfectus ante cæteros aut intégré, aut membratim mittet. Yale.
Bomæ, XYII Kal. Decemb. CIO. IOCIII.
D. Y. studiosissimus
Caes. Card. Baronius.
Adresse :
Magnifico viro Dfio Joanni Moreto typographo regio, Antverpiam.
Archives du musée Plantin : Reg. LXXVI, fol. 373.
44.
Lettre dn cardinal Bellarmin à François Lucas.
Copia .
Admodum Bevd* et eruditissime Domine.
Literas tuas mense Augusti datas accepi hac ipsa die, quæ est ® Décembre
sexta Decembris. Gratissimum fuit in memoriara revocare amicum
suavissimum, et virum modestissimum. De libella ad me misso
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gratias ago, sed scias velim, Biblia Yulgata non esse a nobis
accurratissime castigata, multa enim de industria justis de causis
pertransivimus, quæ correctione indigere videbantur. Variæ
lecfciones quæ in Bibliis Lovaniensibus habenfcur, et in quas tu
librum utilissimum scripsisti, mihi videbantur omnino addendæ :
quippe quæ instar integræ bibliothecæ mihi esse videntur; scd
non placuit aliis, ut in prima editione apponerentur.
Quod attinet ad ilia verba, Te Trina Deitas, quæ in Breviario
nuper correcto emendari cupivisses : eadem erat mea sententia,
et jam ego monueram, ut pro Trina Délias, summa Deltas , resti-
tueretur : sed religioni fuit Patribus, verba sancti Thomæ, quæ
habentur in secundo tomo opusculorum in officio de festo Corporis
Christi, vel minimum immutare. Qua etiam de causa Hymnos
sancti Gregorii vel aliorum Patrum intactos dimisimus, cum
alioqui multi errores unius syllabæ vel literæ mutatione aliquando
corrigi potuissent. Id unum propositum nobis fuit ut errores
solum intoîerabiles, præsertim qui in historiis lectionum secundi
Nocturni irrepserant, tolleremus.
Yale sacerdos doctissime et optime, et me in hacvinea Capuana
laborantem orationibus tuis juva. Datum Capuæ die VI Decem-
bris 1605.
Rdne Dom. fcuæ f rater in Christ o.
Bob. Card. Bellarminus.
Superscriptio erat : Admodum reverendo et eruditissimo Do-
mino Dno Francisco Lucas, Audomaropoli.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXVII, fol. 335.
45.
Lettre de Guillaume Estius, professeur à l’Université de
Douai, à François Lucas.
Copia.
14 Décembre S. P. in Christo. Reverende Dne decane.
1603. Librum vestrumRomanarum correctionum quem mihi donatum
esse voluisti, per manus Domini Colvenerii accepi. Munusculum
mihi non solum gratum sed et usui futurum. Observo multa in illis
correction ibus a te laudari, sed non omnia. Neque enim ignoras ad
exactam castigationem ad hue esse quæ desiderentur, de quibus
expediret per eruditionem tuam in hoc genere versatissimam Ro-
manos Patres admoneri,ut secunda editione Biblia Romana exeant
magis absoluta. Quamquam hoc totum judicio vestro relinquo,
Deum precaturus ut Rev. vestram ad ædificationem suæ Ecclesiæ
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quam dintissime ïn vifca et incolumitate conservet. Dnaci,
14 Decemb. 1603.
Subs&'iptum erat: E. vestræ addictissimus,
Güillelmüs Estius.
Inseriptio : Kevd0 clarissimoq. viro Dno Francisco Lacæ, cathe-
dralis Ecclesiœ Audomarensis decano dignissimo, Audomari.
Archives du musée Plantin: Reg. LXXXVII, fol. 341.
46.
Réponse de François Lncas à Guillaume Estius.
Copia re8pon8ionÎ8.
Eeverende admodum DDe Præposite, idemq. colendissime M. N. 22 Janvier
Quod munusculum Correctorii mei fuerib EtUe vestræ gratum, 1604.
lætor: probavit et IHmu* cardinalis Baronius literis ad me datis.
Quod autem observavit eruditio tua non omnia quæ iu illis Bibliis
sunt a me laudari, fateor: ut et sunt non pauca loca illorum
Bibliorum, quæ in illo meo Correctorio omisi, tametsi variantia.
Eatio ea est, quam animadvertit, adhuc deesse illis Bibliis, quæ
ad exactam castigationem faciant; nimirum, non omnia loca esse
correcta, quæ nostro judicio correctionem merebantur; sive,
plures adhuc superesse lectionum varietates, e quibus non vide-
antur ea Biblia sequi optimam : id quod in quatuor certe Evangeliis
facile observabit qui hune libellum Bomanarum correctionum,
contulerit cum altero meo libello jampridem a vobis approbato,
titulo : Notarum ad varias lediones latinas in quatuor Evangeliis
occurrentes. Quo quidem, cum prodierit, Eomani Patres certiores
fient de locis restantibus in quatuor Evangeliis : sed ut omnia
quæ meo judicio in Bibliis restant loca colligam, ipsisque indicem
et transmittam, etsi facile queam, hactenus tamen consultum
non audeo judicare : quia non tam ignorantia aut oblivione credo
ab illis esse præterita aut omissa, quam judicio alio a nostro.
Pleraque eorum locorum exstant in margine Bibliorum alias a
nobis editorum : non pauca explicantur in Notationibus quas
adjunximus. Non defuerunt ipsis hi libri (immo vero quidam,
qui no visse poterat, ut rem certam mihi adfirmavit, ipsos pluri-
mum his fuisse adjutos) et tamen multa secuti non sunt, quamvis
sæpe ratio id videri possit postulare.
Scribunt in præfatione his suis Bibliis præmissa : In hac tamen
pervulgaia Ledione , sicut nonnulla consulto mutata , ita etiam alia9
quæ mutanda videbanturf consulto immutata relicta sunt : tum, quod
ita faciendum esse ad ojfensionem populorum vitandam sandus
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Hieronymus non semel admonuit, tum quod facile fieri posse creden -
dum est , ut majores nostri , qui ex Hebrœis et Grœcis Latina fecerunt
copiam meliorum et emendatiorum librorum habuerint etc.
Hœc igifcur videntur illi præ oculis habuisse : quamobrem
vereor ut æquanimiter ferant, a me hic admoneri. Quod si res
ista adhuc torqueret eos, jam plus satis nosse possunt, si quid
hac in re valeam, ad hoc ut j udicent an sit aliquid hic a me requi-
rendum. Hæc opinio est mea, quam tamen meliori, et præsertim
vestræ, libenter subjicio. Celeberrime M. N., Dominus Deus diu
te nobis et Ecclesiæ suæ servet incolumem. Audomaropoli, 22
Januarii 1604.
Rdae admodum D. Y. observantissimus,
Fkanciscüs Lucas.
Superscriptio erat : Celeberrimo S.Theologiæ professori M.N.M.
Guilelmo Estio, præposito ecclesiæ collegiatæ S. Pétri et præsi-
denti seminarii regii, Duaci.
Archives du musée Plan tin : Beg. LXXXVII, fol. 341.
47.
Lettre de François Lacas à Balthasar Moretas.
Clarissime atque optime vir.
Janvier Accepi ternionem S. et præcedentes ; placet diligentia quam
1604. video adhiberi : unum tamen est quod moneam, quod forte vitio
autographi mei magis accidit quam operarum. Observo in Com-
mentario passim ad novam periodum relinqui spacium majus
quam requirat situs puncti, quo finitur periodus. Id locum non
habet,monente etiam Manutii orthographia, nisi periodus sequens
inchoet novum argument um. Argumentum autem novum raris-
sime inchoat in commentario meo, nisi ad nova verba textus S.
Scripturæ. Id ergo deinceps observari velim, simul et quando
occurrit mentio LXX Interpretum,XII Apostolorum,aut similium,
numerum ita exprimi, ut omnes litteræ sint majusculæ, etiamsi
aliter scribat autographum meum.
Quod attinet ad accelerationem Commentarii mei, commendo
quidem vobis, sed tamen placet ita pergatis, ut tum publico bono,
tum vestro privato commodo consulatis : quin ut et aliis amicis
satisfaciatis æquum est. Cæterum ut interea, dum vos lentius
progredimini, ego suppleam quæ desunt Evangeliis secundum
Lucam et Johannem, non id ausim polliceri, etiamsi in quadrien-
nium impressio protralieretur : nam præter hoc quod decanatus
nova quotidie plurimaque mihi negotia adferat, ego nihil absque
magno labore et exacta opéra scribo, eo tempore quod a negotiis
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mihi est reliquum, nec aliud ausim in lucem extrudere, etiamsi
forte non difficile mihi foret dictare extemporanea scholia. Intérim
vero lætor, quod intelligam vobis gratum fore, etiamsi decem
aut pluribus ternionibus auxerim Commentarium.Neque negligam
hanc vestram promptitudinem : initium enim Evangelii secundum
Johannem (in quo versor) tam longe producam, quam potero,
donec videam vos ad Lucam usque pervenisse, vel certe donec
mandetis mihi pergere in lectione Bibliorum, quorum habetis
primum alphabetum ; tune enim rétracta mox manu a Commen"
tario, perficiam Bibliorum lectionem.
In horum Bibliorum lectione, fieri potest ac facile credof
aliquando a me deleri distinctiunculam, ubi poterat tolerari, et
addi ubi poterat omitti; quamvis enim non sine attentione et
consultis aliquando fontibus atque interpretibus legam, non
tamen adhibeo exactam operam, qualem, verbi causa, in scriptis
meis. Cæterum scopus ille mihi propositus est, ut auferam inter-
punctiones quæ vident u r plus confusionis quam claritatis adferre,
caveamque ne quid mutem ubi res dubia est aut incerta : quo in
scopo deinceps tenacius, quam hactenus, inhærebo.
Atqui Gen.3.v. 3. ex ea pericope ne comederemus et ne tangeremus
illud, non abstuli distinctiunculam seu comma sed colon (id quod
ex exemplaribus integris videbis) quod quidem colon sensui
videbatur obesse, comma vero poterat in ejus locum subrogari
non incommode; sed fugit me. Poterit vestra diligentia his aliis-
que locis, quod viderit a me præteritum, supplere: plus enim
vident oculi quam oculus, quod dici solet. Quod ad complexa ilia
Terra Chanaan , Tei'ra Ægypii etc. præstaret meo judicio, in eis
semper scribi vocem terra uniformiter, vel semper majuscula, vel
semper minuscula. Rursus majusculæ in vocibus Videntes Gen. 6.
v. 2. et Reversus Gen. 38. v. 22. non videntur esse ex ratione
latinæ orthographiæ. Denique hæc Gen. 23. v. 19. debet scribi
minuscula litera, præcedente, non commate, ut nunc, sed puncto.
Superioribus hebdomadis scripserunt ad me complures,occasione
Correctorii quod ad ipsos miseram. Inter alios, celeberrimus S.
Theologiæ professor Mgr Estius, Duaco dédit ad me literas qua-
rum mitto exemplar, simul et responsionis meæ. Poterit enim
satisfacere dubiis quæ et ab aliis moventur circa correctorium :
quæ ego quidem prævideram, sed non judicaveram expediens ut
ultro occurrerem illis in præfatione. Dédit et Reverendissimus
episcopus Yprensis.qui multa suggerit in Breviariis et Missalibus
corrigenda: quæ descripta ex ejus literis hic addidi, si forte
consultum vobis videatur ea ad Illustrissimum Baronium mit-
17
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tere. Denique clarissimus D. Lipsius, gratissimum sibi fuisse
testatus est munus, minime abhorrens a suo genio : et promisso
exemplari Divæ Yirginis Hallensis quam meditatur, intérim
offert sincere ac sine fuco animum amicitiæ vinculo mihi adstri-
ctum : quem accepi. Promisit Illustrissimus Nuncius Apostolicus
scribere ubi a podagra fuerit liber.
Quod ad clarissimi parentis tui literas, nihil singulare est
quod respondeatn, nisi quod maximas ipsi gratias agam ob bene-
volentiam quam déclarât erga me, et in exemplaribus Correctorii,
quæ adeo liberaliter mihi tum mifctit tum offert, et in promissione
promovendi Commentarii mei, ad omnem opportunitatem et
pluribus aliis modis : quem una tecum diu recte valere et prospéré
vos ad Dei gloriam et vestram salutem semper agere precibus a
Deo obtinere contendo.
Audomaropoli, XXIX Januarii XVIe IY.
Clariss»* D. T. addictiss.
Fkanciscus Lucas.
His addidi literas ad Dû Officialem Antverpien., quas placebit
mit tere. Item catalogum librorum quos desiderem.
Adresse :
A Monsieur, Monsr Moretus grand-imprimeur de leurs Altèzes,
en Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXVII, fol. 345.
48.
Lettre de Barthélemi Peeters (Petrus Lintrensis), professeur à
l’Université de Douai, à François Lucas.
Yenerabilis D. decane.
10 Février Accepi paulo ante festa natalitia per manus Dfii licentiati
1604. Colvenerii vestrum munus, Correctionis Romanæ loca præcipua,
tua cura in unum coacta. Interea temporis totum libellum
perlegi, et cum Bibliis ipsis Romanis meis diligenter contuli ; ea
de causa scilicet, quod superioribus annis Romana cum Lovanien-
sibus a capite ad calcem contuleram, et discrepantiam Romanorum
ab illis mihi adnotaveram. Sed video complura fuisse quæ me
tune fugerint. Gratiam igitur tuæ pietati habeo permagnam, tum
mea causa, tum publicæ utilitatis, cui hoc laborioso et industrioso
libello tantopere consuluisti. Nisi fallor, sunt tibi in manibus
etiam illæ castigationes quæ cum Sixti Y. authoritate excusæ
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essent, ab eodem demum, antequam emitterentur, sunt suppressæ,
culpa in præli vitium translatæ : quæ haud dubie quibnsdam locis
non satis exactæ fuerunt ; quædam tamen earum possnnt videri
præferendæ his posterioribus aut textui hinc Romæ impresso ;
quod tuam eruditionem Sentire credo ; tametsi posteriores longe
præferendæ sint, absolute loquendo. Si tuæ prudentiæ sensum
satis assequor; multis in locis tacito judicas quid melius Romani
dare potuerint quam dederint: quum scilicet ais alios libros hoo
aut illud legere, nihil addendo quo déclarés utrum aîteri præferas.
Et révéra, poterant correctores Romani satis multa dare castiga-
tiora quam fecerunb ; si vel occurrissent iis, vel nisi certo consilio
omisissent, quod in præfatione ad lectorem, sub fine, exposuerunt»
duabus potissimum rationibus nixum, nempe quod offensionem
secus assuetorum vitandam censebant, et quod non fuerit ipsis
propositum novam aliquam editionem cudere, vel antiquum inter-
pretem ulla ex parte corrigere ; sed interprétation em ipsam
veterem ac vulgatam suæ pristinæ puritati restituere, quoad ejus
fieri posset. Nec tamen his rationibus ita adhæserunt, quin non-
nulla emendarint, etiam sine mss. codicum (ut abitror) authori-
tate, quum necessario faciendum videretur, et levi immutatione
fieri posset, exempli causa, Geneseos 24. 32.: multa etiam post
primas impressiones correxerint, a viris doctis (inprimis autem
R* tua) candide admoniti ; in quem usum complures ad Moretum
castigationes ex Urbe missas novimus. At vero, quod de vitanda
eorumqui secus assueti sint offensione allatum est,idqueexemplo
B. Hieronymi confirmatur in ilia præfatione; id non quidem plane
negligendum est ; in dies tamen minus minusque retinet virium,
quum per Notationes variarum lectionum hactenus a catholicis
et eruditis viris éditas, præcipue vero tuo per Dei gratiam labore,
jam prælusum est castigationi; ita ut novitate jara antea magnam
partem detrita,vix quicquam offensionis pariat quæ deinde subse-
quetur Bibliorura légitima authoritate facta emendatio, sed reve-
rentiam potius et animi gratitudinem. Quam haud dubie merentur
permagnam et Summi Pontifices nostri et (quorum opéré utuntur
ipsi) Romani correctores. Qui et in hoc se viros præbent doctos
ac modestos, quum aliorura admonitionibus et suggestionibus
locum concédant ; neque dedignenbur reipsa novas emendationes
addere quoties iteratur impressio. Quod cum ita sit: nonnullaloca
nunc ad tuam eruditam pietatem transmitto (*) quæ a scribis
videantur corrupta, et levissima mutatione sic restitui posse, quo
verisimile sit Interpretem scripsisse: ut operæ pretium sit Romanos
(l) Nous n’avons pas trouvé cette annexe ni aux archives de Saint*
Orner, ni & celles du musée Plantin, à Anvers.
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Sans date.
excutere vefcustissimas quasque bibliothecas quibus Italia prœ
nobis abundat, num uspiam queant reperiri lectiones eœ quas
suspicantur dedisse Interpretem. Quid incommodi habeant prout
hactenus in textu sunt, tua eruditio, nemine admoneute, facile
perspiciet. Quod si aliquas harum putabis in Urbem ad tuos
amicos qui ex correctorum numéro sunt, esse mittendas: nolim
ullam prorsus mei fieri mentionem. Ac, si patabis operæ pretium;
nonnnllas et alias colligam per otium (quod vix ullum a quotidiana
prælectione superest) et ad te transmittam: ut similiter dispicias
possintne esse usui. Correctores Romani plura fortassis correxis-
sent in prima etiam evulgatione correctionis suæ, nisi religiosum
duxissent a Caroli Magni codice discedere; juxta quæ Baronius
narrat tomo 9, p. 340, d. Sed recte habet, quod ne nunc quidem
putant sibi indecorum esse, quicquam novæ castigationis adjun-
gere priori labori.Quod restât, Deum precamur ut tuam eruditam
pietatem Ecclesiæ, collegis ac diocesi vestris, nobisque omnibus
quam diutissime tueatur incolumem. Duaco, 10 Febr. 1604.
Rae tuæ studiossis.
Bartholomæus Prtrus.
Archives de la ville de Saint-Omer : G. 267.
49.
Réponse de François Lucas à Barthélemi Peeters.
Clariss. S. Theol. professor.
Literæ quas superiore mense a Rda admodum D. T. accepi, in
multis nominibus fuerunt mihi lectu jucundæ. Primum quod ex
eis intelligerem laborem quem in colligendis Romanorum Patrum
çorrectionibus impenderam, prudentiæ tuæ probari. Deinde quod
viderem eruditionis tuæ sententiam de variis S. Scripturæ lectio-
nibus cum mea convenire ; nimirum, non omnes eas videri præfe-
rendas, quæ editionis Sixtinæ textum occupant, pluresque sup-
pressas quas merito debuissent Romani textum donare, nisi vel
fugissent eos vel certo illi eas consilio omisissent, quod tamen
consilium præfatione indicatum, non ita videantur secuti, quin
aliquando citra auctoritatem veterum librorum quædam emenda-
verint, prout offensionis periculum majorem virium partem
jamdiu perdiderit. Ad hæc quod plura loca doctissime a se ani-
madversa suis illis litens junxerit, quæ a me sigillatim exami-
nata, non possunt non probari plurimum, alia ut certa, alia ut
admodum verosimilia, inter quæ eminet locus ille Esther 15. v. 4.
oratue pro omatus. Jam diu certe omnia misissem ad Moretum
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meditantem novam Biblioram cditionem in 4°, ufc illo ulterius
mitteret ad 111“ Baroninm ad quem nuper miserat plura a doctis-
sirao Dno Colvenerio et me suggesta, (unde factum est ut in
postrema Bibliorum editione, quæ in folio exstat, plura mutata
sint) nisi D. T. eisdem suis literis prohiberet, sunm nomen apponi.
Nam ut ego ilia mittam meo sub nomine, non videtur expediens,
partim quia multa eorum, in Psalmis præsertim, jam ante a me
indicata fuerunt, tam per margines Bibliorum quam per adjun-
ctas Notationes, nec tamen recepta ab illis sunt; partim quia
Oommentario meo in Evangelia sub prælo sudanti addidi libellum
Notarum ad varias lectiones in 4 Evangeliis occurrentes, 111“*
Bellarmino inscriptum, ex quo clare videre poterunt, multa ut in
Evangeliis, ita in reliquis Bibliis superesse quæ meo judicio
requirant castigationem. Ille ubi prodierit, si tune forte deside*
rent meam hic operam, potero cum gratia suggerere quæcumqué
scivero, per tota Biblia; quod nunc si faciam, videbor temerarius
falcem meam in messem alienam mittere, aut si quædam dum-
taxat loca indicavero, nusquam finis erit per partes indicandi, ac
proinde tædium excitandum. Hæc est consilii mei ratio, ob quam
suadeam ilia quæ a vobis cepta sunt, vestro sub nomine mitti,
addique reliqua similia felicissima quæ animadvertere poteris in
reliquis Bibliorum partibus. Posse autem eo perveniri ut Romani
Patres exactiorem etiam Bibliorum castigationem tandem emit-
tant, ut confidam fnciunt literæ ab 111®° Card. Bellarmino Gapuæ
ad me datæ 6 Dec-embris 1603, quarum hæc sunt verba : De libello
ad me misso gratias ago, sed scias velim, Biblia vulgata... f1). Ita
Bellarminus, prima inquit hac editione, quasi sperari possit alia
absolutior. Prima Sixti Y auctoritate excusa non vidi, nec magno-
pere eis mihi opus esse judico: sed si de veteribus Bibliorum
latinorum manuscriptis exemplaribus agatur, longe ea sunt apud
nos et antiquiora et præstantiora et plura quam in Italia, quæ sic
græcos veteres libros ex Græcia pereunte accepit, ut latinos suos
antea perdiderat per Gothorum Hunnorumque devastationem ;
ita ut intelligam ex amico ad illam Bibliorum castigationem quam
jam ediderunt, vix octo illis suppetiisse manuscripta exemplaria,
ac proinde demirer unde plerasque tam nobiles emendationes
hauserint. Clarisse M. N. Dfius Deus diu te Ecclesiæ suai et nobis
servet incolumem.
Archives de la ville de Saint-Omer : G. 267.
G) Voir document 44.
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21 Février
1601.
50.
Lettre de François Lacas à Jean Moretus I.
Monsieur Moretus mon bon seigneur et amy. Combien que ce
messagier ne m’a rien apporté, touttefois je ne le veulx laisser
aller sans rien. Avecq mes dernières je vous ay envoié la copie
de la lettre de M. N. M. Estius et de maresponse à icelle: du
depuis j’ay receu lettres de rillusme cardinal Bellarmino, dont je
vous envoie aussi copie, parce que poldrez entendre quelque
chose par icelle.
Elle m’a esté envoiée d’un d’Anvers nommé Melchior Chris-
toffels le jœsne, demourant in de Kerkhofstraete, in de vier eemers,
au logis d’Adam Leemans. Si l’opportunité s’adonne je vous prie
de le remerchier de ma part. Il s’offre d’envoyer aussi la response,
mais je ne donneray aulcune response, comme il me semble, tant
que j’envoie le livre audict cardinal par moy dédié et promis.
Il me semble que j’entens de Père Schondoncq que ledict Chris-
toffels at un sien frère (*), servant de secrétaire audict Sr cardinal.
J’ay aussi receu lettre de Mons* N. M. Lintrensis et de Monsr
Colvenere, professeurs à Douay, touchant leur advis de mon
Gorredorium , lequel, après l’avoir leu et examiné, ils approuvent
fort. Colvenere adj ouste que plusieurs attendent en grande
dévotion mon Commentaire, m’admonestant partant de haster
l’impression.
Lintrensis escrit bien doctement touchant la correction de la
Bible latine, et m’envoie plusieurs places par luy remarcquées,
qui luy semblent requérir telle correction qu’il suggéré; affin que
je les examine et les envoie par vous à Rome. Mais par ce qu’il
ne veult pas que son nom soit cogneu, je me suis délibéré n’en-
voier aulcunes corrections à Rome soubs mon nom, tant que mon
dict livre dédié audict cardinal Bellarminus soit venu en lumière :
lequel encoire qu’il ne parle que des varie téz estans aux quattre
Evangilles, donnera touttefois occasion, peult estre, de parler de
toutte la Bible et suggérer en ung coup tout ce que nous scavons.
Au surplus je me recommande très affectueusement en vostre
bonne grâce, Monsieur, adjoustant ce petit mot que je remarcque
en l’impression de mon dict Commentaire, que plusieurs fois il y a
des espaces mises, où ilz ne doivent point estre, voires au mytant
de la sentence et y suivant des lectres cursives, au lieu que
(') Ce frère de Melchior Chrisfcoffels était Denis Christophoii, secré-
taire da cardinal Bellarmin et plus tard évêqne de Bruges.
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263
l’espace ne se doibt mectre, sinon en suivant lectrea capitales, à
scavoir à quelque nouveau verbe du text qui s’y commencbe à
explicquer, comme j’ay escrit la dernière fois.
Peult estre que mon autographe cause ceste faulte, pour n’estre
assez exactement escrit, comme aussi il me souvient que parfois
ay marqué par une ligne qu’il n’y fault point de hiat? mais il le
fault aider un pœu, en remarquant le sens et la ponctuation
d’une mesme matière. Et avec ce je prie le Créateur vous conserver
Monsr en une longue, saine et saincte vio.
En haste de S* Orner, le XXIe de Février XVIe et quattre.
Le très affectionné à vostre service,
François Lucas.
Sy tost que me manderez d’achever la lecture de la Bible je
m’y addonneray.
Adresse :
A Monsieur, MonsrMoret us, imprimeur très célèbre, au compas
d’or, en Anvers.
Archives du musée Plantin: Eeg. LXXXVII, fol. 349.
51.
Lettre de Jean-Baptiste Ban d in us, préfet de la typographie
vaticane, à Jean Moretns I.
Magnifiée et egregie vir.
Initio mensis Junii præteriti pervenit Romam fasciculus libro-
rum a te excusorum, jampridem ad Illm D. Card. Baronium
directus, in quo erant typi tui majores eidem dono dati in usum
typographiæ Vaticanæ, quos sane gratissimos habuit, et magnas
pro eis tibi refert gratias, quod et suis litteris tune ad te datis
significavit. Ego quoque cui ejus typographiæ cura demandata
est quique ipsi D. cardinali auctor fui, ut te rogaret quatenus eos
soluto pretio nobis communicares, perspecta singulari hac tua
munificentia, vehementer gavisus sum, et licet tibi ignotus, quas
possum majores ago gratias, paratus eas referre quandocumque se
dabit occasio. Et quod tune potui, illico tradidi D. Gerardo corre*
ctori nostro aliquot terniones Missalis denuo recogniti, quos ad te
quam citissime transmitteret : efc itidem post duas hebdomadas
alios. Priores audio te jam accepisse, spero etiam secundos. Dedi
postea eidem reliquos omnes cum diplomate Clem. VIII de ser-
vandis in impressione Missalis, quod hebdomada præcedenti
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SI Jnillet
1601.
204
excusum fuit. Missale ipsum nullus adhuc accepit, neque etiam
unum illius folium. Summo tantum Pontifici nudiustertius obla-
tum: nec exponetur venale nisi transacta sequenti hebdomada:
itaque illius editionem absolvere poteris antequam aliud exemplar
istuc perveniat : quod in rem tuam futurum spero et opto. Unde-
cimus Aiuialium Ecclesiasticorum tomus nondum est excusus:
absolvetur circa finem menais Sept., absque indice tamen, et
præfatione; et tune ad te statim transmittetur, sicuti semper
faciemus de aliis libris qui in hac fcypographia excudentur, non
tamen per cursores, ut fecimus de Missali. In Bibliorum editione
laudo diligentiam vestrorum theologorum, qui accurate multa
adnotarunt. Ea D. Gard. Baronius mihi tradidit, ut inspicerem,
et de iis responderem, ut feci semel et iterura. Fateor in Bibliis
nonnulla adhuc superesse quæ in melius mutari possent :
quædam etiam, nescio quo pacto, sic impressa t reperiuntur : ut
exempli gratia I Keg. c. 2. y. 17. retrahebant homines a sacrificio,
cum libri omnes et impressi et mss. habeant : detrahebant homines
sacrificio Dni, etc. In interpunctione quoque video non satis esse
laboratum, quia id correctorum operæ relictum fuit, qui si verstra
exemplaria pluries excusa inspexissent, melius peregissent partes
suas. Quare vestrorum diligentiam ab omnibus probandam esse
puto. In quibusdam tamen locis interpunctio consulcomutata est;
sicut etiam alicubi factum est in Breviario ut in v. illo Rü vij in
Comm. Confess. non Pont., Ecce liomo sine querela, verus , Dei
cultor. Sic enim distinguendum est, quamvis pauci id assequ-
antur, et sic græce habetur Job. c. 1 oXtjOùpos, deoaefir)?»
Quod vêtus interpres si vertisset, verax , omnem ambiguitatem
evitasset. Breviarium iterum recudimus eadem forma, non nihil
expolitum, sed tam levi lima, ut neminem perturbare, neque aliis
hactenus impressis quidquam officere possit: in quo etiam Psal-
mos et alia in festis solemnioribus et aliis locis extendimus, cum
hæc plurimi exoptent. In eo recognoscendo paucissimos operarum
errores deprehendimus in priori editione. Mittam ad te partem
illam, quæ tune impressa erit, cum undecimo Ann. tomo. Cogita-
veram illud excudere majori forma cum vestris characteribus ad
usum chori pro legendis et cantandis lectionibus præcipue, quod
clerici nostri valde exoptant, et ego qui Basilicæ S. Pétri cano-
nicus sum libentissime id eis præstare vellem : sed experimento
facto, invenio librum in majorem molem excrescere, quam œquum
esset: et necesse erit minoribus uti. Horas diurnas, seu Diurnale
quod vocant, hic non excudemus. Quod Venetiis impressum estsub
signo Europæ audio satis emendatum esse. Attamen vestri homines
diiigentiores erunt quam Yeneti et ipsimet facillime id efficient
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demptis ex Breviario Invitatorio, Hymno et Antiphonis Nçctur-
norum, Lectionibus et Responsoriis. Ac itidem officium B. Mariæ
juxta Breviarii exemplar emendari convenit : nihil tamen initio
ejus addendum censeo, quod scilicet emendatum sit ad formam
Breviarii : quod in Diurno non omitterem. Yidi libellum R. D*
Lucæ Brugensis, in quo descripsit locos in sacris Bibliis correc-
tos : qui quidem testimonium reddit de emendatione et qui sint
loci mutati. Sed vereor ne impediat quominus alii latenter mutari
possint : saltem occasionem præbebit, ut hommes facilius agno-
scant si qui in posterum addentur, quod aliquando futurum non
difîidebam. Collegeram ego quoque omnia hæc loca, additis ratio-
nibus, cur potius hæc quam alia lectio delecta seu retenta sit:
et habui notationes prioris et posterioris Congregationis, ao D.
cardinalis Toleti, et plures varietates lectionum ex quatuor mss.
codd. acceptas, qui omnium antiquiores et meliores censentur:sed
de his hactenus. D. Card. Baronius jussit mihi ut tuis litteris
pridie Idus Maii datis responderem. Parui maudatis, ut potui, et
perlibenter sane accasionem accepi salutandi te, et meam operam,
qualiscumque ilia sit, tibi ofEerendi, quam in his rebus tua et
publica causa libenter semper impendam. Yale. Eomæ, pridie Kal.
Augusti, M. DO. III.
Obsequentiss. et addictiss. tibi
J oànnes-Baptista Bàndintjs.
Archives du musée Plantin.: Beg. A. — Beyerlinck, fol. 249.
52.
Lettre de Jean Moretns I à Jean-Baptiste Bandinus.
D. Joanni Baptistæ Bandino B. S. Pétri canonico typographiæ
Yaticanæ Præfecto. ,
Eximie ac Rde admodum Dfie.
Gratissimum a R. Y. ad dubia mea responsum accepi ; de quo 3
gratias quam possum maximas ago, nec minores de insigni in me
benevolentia quam litteris suis abunde testatur: pro qua amorem
vicissim meum et cuitum libens addico, ac mea meorumque obse-
quia pariter defero. Missale jam inbegrum me accepisse scio R. Y.
per D. Gerardum cognovisse : spero absolvere sub anni proximi
initium, una cum Bibliis in 4t0 quæ sub prælis mihi esse indicavi,
atque in iis interpunctiones aliquot mutari judicio R. D. Lucæ
Brugensis, sacrarum litterarum et linguarum pertissimi, adeo ut
nihil temere ipsum mutaturum merito confidam. Mittam statim
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Septembre
1604.
266
R. V. ufc absolvero, et Missalis et Bibliormn exemplar: et si quid
erratum a nobis fuerit, admoneri omnino rogo. In Missalis
Lectionibus et Evangiliis loca aliquot observamus, quæ non ad
novam Bibliormn editionem sunt mutata. Nihil tamen hic varia-
mus : et judicio ac studio aliter in Missali, aliter in Bibliis legi
arbitramur. At vero meliorem in Missali et Breviario, quam in
Bibliis, interpungendi rationem observatam fuisse, facile est
animadvertere. De libello R. D. Lucæ Brugensis, minus impediet
opinor, quominus in posterum alii loci in Bibliis mutentur et cor-
rigantur, eo quod libelli titulus non omnia Romanæ Correctionis
sed loca dumtaxat insigniora præferat. Undecimum Annalium
tomum libens expectabo, sine Præfatione atque Indice, quæ ut
absolutafuerint, per cursores mihi mitti rogo, una cum Breviario
novæ editionis in 8°. Nam tanti mihi erit citius vidisse Breviarii
novi folia, ut R. Y. judicio insistam, in Psalmis aliisque, proxima
quam parabo editione, extendendis. Yale eximie ac Rde admodum
Domine. Antverpiæ in officina Plantiniana, III Nonas Sept. 1604.
Archives du musée Plantin: Reg. XII, fol. 264.
53.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Magc# Dnt Morete.
4 Septembre Pro primis duobus quarti alphabeti ternionibus ex Commen-
1605. tario, quos accepi, mitto titulum et prolegomena Libelli de variis
lectionibus, qnem cogitatis, quod nuper significastis, auspicari una
cum Commentario in Johannem. Velim enim vos auspicari illius
Libelli impressionem ab his titulo et prolegomenis, nec ita impri-
mere eum,ut videatur alius esse liber a Commentario, utpote auctus
nova épigraphe, illustrata nomine, armis, et civitate typograpbi :
verum his omissis, ita ut pars Commentarii esse videatur, relicto
inter ipsum et Commentarium tam pauco vacuæ chartæ spacio
quam fieri poterit, Rursus inter titulum et epistolam dedicatoriam
Bellarmino inscriptam, nullo alio spacio quam quod decentia
requirat, juxta formam exemplaris manuscripti quod mitto,
quod titulo immédiate subjungit dictam epistolam dedicato-
riam. Alioqui enim vereor, ne Commentarius sæpe absque Libello
illo vendatur, tamquam alio libro, nec ad ilium necessario per-
tinente, quod nolim fieri. Nam et lndicem propterea cupio huio
libello subjici, quamquam soli Commentario serviat. Quocirca
etiam parvi referet, an una cum Commentario in Johannem
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Libellas hic imprimatur, an vero post [ilium, cui debet proxime
subjungi, modo ante nundinas vernas totum opus possit absolvi.
Prout etiam non perinde euro, ut hujus libelli plura exemplaria
imprimantur quam Commentarii, persuasus non admodum g rata
fore si quibus loco Commentarii offerantur. Hæc tempori judi-
canda mihi putavi, quia consilium nostrum nuper ab hoc non
nihil differebat.
Hortor adhæc, ut pergatis semper uti eadem diligentia correcte
imprimendi, quam observo ex lectis singulis ternionibus quos
accipio, quamquam postremos duos uondum vacaverit legere.
Quod superest, Magte Domine Morete, opto te cum parentibus
et fratribus recte valere. Audomaropoli, 4 Sept. 1605.
* Dominationit"1 Yris addictisB"",
Fbanciscus Lucas.
Archives du musée Plantin: Reg. LXXXVII, fol. 351.
54.
Lettre de François Lucas à Balthasar Horetus.
Mag** Domine Morete.
Accepi cum literis vestris ultima folia communis nostri operis,
simul et tria exemplaria Tractatus annexi, et postquam observas-
sent omnia optime habere, oravi Dominum Deum ut hujus operis
absolutio, ipsi quidem sit laudi, Ecclesiæ ædificationi, mihi saluti,
vobis denique saluti, honori et utilitati. Jam avide exspectamus
exemplaria cum quibus et Rmn“ Dns suos libros exspectat, ut
proraittitis, lætus quod pecunia sit a vobis accepta. Scripsi Dfio
Sproncholf Brugas et Dfio Colvenerio Daacum,ut sua exemplaria
brevi a vobis exspectent. Bruxella, Lovanio, aliisque ex locis,
spero nos aliquid intellecturos suo tempore de distributione
eorum quæ illuc sunt missa. Quod ad erratula in Notis et Appen-
dicibus, ilia his addidi, quæ non omnia sunt æque magni momenti :
et quædam quidem facile possent calamo corrigi, cætera vero,
præsertim quæ lineola subnotavi, accudi exemplaribus restantibus.
Pagina 1098, in Tractatu, non parvi refert ut pro e scribatur v,
vhele pro éhele, et pag. 1109, lin. 12 omittatur id.
Nuntium de ciariss"*1 Dnl Lipsii obitu fuit Rmo Dn*, Rdo P.
Schondoncho et mihi, triste admodum, quod Reip. literariæ flos,
typographiæ vestræ decus, occidisset. Illius salutem sacrificiis et
precibus apud divinam Majtem commendavimus : non immemores
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8 Avril
1606.
268
etiam tuæ Dn,,, parentum et fratrum ut Du* Deus vos diu nobis
servet incolumes.
Audomaropoli, VIII Aprilis XVIe VI.
Rdae D. T. addictiss.
FfiANciscus Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, grand imprimeur de leurs
Altèzes, en Anvers, au compas d’or. Francq jusques à Lille.
Archives du muse'e Plantin: Beg. LXXXVII, fol. 361.
55.
Lettre de Barthélemi Peeters à François Lucas.
Admodum venerabilis D. decane.
11 Mai Accepi his diebus, per manus Dni licentiati Colvenerii, munus
1606. a tua R. Commentarium abs te elaboratum in quatuor Evangelia,
cum adjunctis tribus illustrandæ Sacræ Scripturæ facientibus
opusculis: ut tu quidem appellas, nam si vim potius quam
molem spectemus, etiara bæc opéra sunt. Hujus tam nobilis
muneris causa, ingentem tuæ eruditissimæ pietati habeo gratiam,
quod eo pluris æstimo quod facile sit videre multis tibi vigiliis
constitisse, præsertim viro perpetuis functionibus ecclesiasticis
in eo quem tenes dignitatis et curæ gradu, occupatissimo et tan-
tum non discerpto. Quid referre aliquando possim, non video.
Illud me solatur, quod bona voluntate tibi satisfierisciam, quando
aliud non datur. Utinam occasio aliqua tuam R. Duacum extradât,
ut nonnihil de communibus studiis colloqui possimus, tuique
conspectu paulisper frui. Quæ diversis temporibus hic illic nos
observare contigit, quæque ad laboriosissimas tuas Notationes
passim leviter adnotavimus, exhibere tuæ pietati cuperemus; si
forte esset uspiam aliquid quod usui esse possit. Exempli causa,
in libri Sapientiæ c. 4. v. 3. recitas verba Dominicanorum Franciæ,
qui dicunt S. Ambrosium in quadam epistola dicere quibusdam,
vos estis nobilia vitulamina. De memoria videntur illi hoc scripsisse,
non ex inspectione. Rem tamen dicunt. “ Incidimus nimirum nuper
in B. Ambrosii epistolam 7 ubi, longe post medium, sunt hæc:
Quid Theclam, quid Agnem, quid Pelagiam loquar; quæ tamquam
nobilia vitulamina pullulantes, ad mortem quasi ad immortalitatem
festinarunt? ” Tametsi et tibi locum hune sese obtulisse, non est
cur ambigam, saltem ex intervallo. Yotum tamen nostrum est ut
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260
frui tuis colloquiis aliquantisper possimus ; illud simul, ut divina
pietas te non tuis tantum, sed omni Ecclesiæ, quam diutissime
tueatur incolumem. Duaco, 11 Maii 1606.
Qui eruditiss. pietati ac Bae tuæ officiose add.
Bartholomætjs Petrus.
Adresse :
Admodum venerabili D. Francisco Lucæ theologo clariss. et
decano vigilatiss. cathedr. eccl. S. Audomari.
Archives de la ville de Saint-Omer: G. 267.
56.
Béponse de François Lncas à Barthélemi Peeters.
Eximie Dne M. N.
Gavisus fui quod intellexerim ex literis tuis exemplar Commen-
tarii mei in Evangelia fuisse abs te acceptum. et multo magis
fuisse gratum. TTtinam conférât aliquid adædificationem Ecclesiæ
Dei. Pro indicato D. Ambrosii loco in illud Sap. 4 spuria vitula-
mina , maximas gratias habeo. Beliqua a vobis annotata, si quando
occasio detur, libenter videbo. Quod vero ad varietates in Bibliis
occurrentes et emendationem nuper a Bomanis adhibitam attin^t,
placebit legere exemplar literarum Illml Gard. Bellarmini, quod
Edua Dns scholasticus vobiscum est communicaturus. Superest
eximie Dfie M. N., Dns Deus te diu servet incolumem.
B. D. Y. addictiss.
Archives de la ville de Saint-Omer: G. 267.
57.
Lettre de Balthasar Horetus à François Lncas.
D. Francisco Lucæ decano Audomaropolim.
Distnli aliquantisper ad ultimas tuas responsura: ne diutins;
fidi nimium, latoris B. P. Schondonchi opportunitas vetat. Libens
vidi B. P. Yeranneman de Commentario tuo judicium, etsi mira-
tus nonnihil ejusdem do Paraphrasi Chaldaica censuram. His
diebus prima mihi occasio oblata est exemplaria mittendi Bomam,
quo et B. V. litteras priori septimana misi ad B. D. Personium
et de exemplaribus misais indicavi. Spero intra aliquot menses de
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Sans date.
2 Août
IGot».
270
iisdem fideliter redditis intelliget. De laboribas suis quod quærat
quos ipsam suscipere Reip. et nosfcra causa velimus, niraiam R.
V. in nos benignitatem agnoscimus.
De Epistolis D. Pauli, dubito num intellexerifc eas ab eximio D.
Esfcio Commentariis illustrari, et opinor jam pene absolvisse.
Scholia R. P. Sa in Biblia a quodam Societatis sacerdote recen-
seri et emendari audio, etsi non augeri, quod tamen operæ pretium
foret. Nec vero se indignam R. Y. operam præstiterit, si quod in
Commentariis suis deest, futuræ aliquando editioni suppleverit.
At modo in Concordantiis ad Clementinam seu Sixtinam editio-
nem emendandis versari ipsam malimus. Opus fateor, quod non
tam ad R. Y. famam faciat quam Reip. christianæ fructum. Sed
nec dubito hune potius quam illam a R. V. spectari. Poterit eadem
opéra Correctiones suas Biblicas recensere et augere ; quas novae
Bibliorum editioni in octavo, quam jam nunc incœpimus, subjun-
gere cogitamus. Vale Rde atque eximie Dne et a parente, cujus
nomine hæc scripsi, plurimum salve. Antvcrpiæ in officinaPlant*na,
IV Non. Aug. 1606.
Archives du musée Plantin : Beg. XII, fol. 330.
58.
Lettre de François Lacas à Jean Moretus I.
Magnifiée Domine Morete.
22 Août Dum transferuntur hinc Antverpiam scholæ theologicæ casuum
1606. conscientiæ et controversiarum (quod male nos habet) fit ut reve-
rendus Pater Eribertus Ultrajectensis familiaris meus, unus ex
professoribus, ad vos proficiscatur: per quem opportunum fore
judicavi, si mitterem pecuniam quam vobis debeo reliquam. Acci-
pietis itaque ab illo, quos ipsi numeravi, XX duplices ducatos
ïïispanicos, singulos pretii septem florenorum et dimidii; cum
duobus duplicibus Albertinis, singulis pretii quinque florenorum:
qui ducati et Albertini simul omnes conficiunt summam CLX
florenorum, quam debeo. Placebit itaque, iis acceptis, nomina mea
delere, et deletionis me facere certiorem.
Quod ad assumendum novum novarum lucubrationum argu-
mentum, video vos eo propendere quo ego propendeo, ut quæ
Commentario meo desunt ex Evangelio, suppleam: quamquam
non sit illud facile evulgandum, ne impediatur distractio librorum
jam impressorum, multis forte volentibus exspectare opus abso-
lutum, quod complures adhuc rcquirit annos. Sed malitis modo
me versari in Concordantiis ad Clementinam editionem emen-
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dandis. Ut verum fatear, jaradiu ego animo illud opus rejeceram,
ut quod fere non nisi laborem requirat, possitque facile a quovis
fieri, me intérim majoribus vacante : quia tamen hao ratione
videor vobis facturus rem gratam, et Reipublicæ utilem, adduci
me permitto ut mutem sententiam, et adhibito Correctorio meo,
huic operi semestre impendam, resectis tamen prius non solum
pronominibus, conj unctionibus, et præpositionibus, verum etiam
verbis et nominibus quæ frequentissime occurunt, ut Dominus ,
Deus, dixit,facere etc. Rursus etiam nominibus propriis ubi propria
eorum tractatur historia etc. Yerum si incerti sitis de tempore
imprimendarum Concordantiarum, velim prius perficere quæ
incepi tractare, prima duo capita Evangelii secundum Lucam,
quæ facile annum reliquum requiruut: si vero festinetis, et cogi-
tetis fortassis editionem Concordantiarum subjungere huic, quam
nunc inchoastis (quod scribitis) editioni Bibliorum, oportéret
proxima hyeme operi incumbere. Placebit itaque mihi scribere,
quo tempore sitis impressuri Concordantias, si paratas haberetis
et in quodnam tempus oportebit a me mitti ad vos Correctorium
recognitum, ut ad calcem Bibliorum quæ excuditis adjungatur.
Quamquam parum video quod in eo recognoscam. Literas his
inclusas do ad P. Philippura Lucam fratruelem meum, expostu-
lans cum eo, quod nihil respondeat ad postremas meas missas
cum exemplari Commentarii mei. Moneo autem ut literas suas
mittat ad vos, inde facile ad me perventuras.
Magnifiée Domine Morete, oro ut Dominus Deus diu te cum
tuis servet incolumem. Audomaropoli, 22 Augusti 1606.
Magcae Dn,‘ Tae studioaise®"
Feanciscus Lucas.
In Bibliis, Psalmi 102 versum ultimum velim hoc modo inter-
pungi: Bénédicité Domino omnia opéra ejus in omni loco domina •
tionis ejus: benedic anima mea Domino.
In uno exemplari Commentarii superfuerunt duo folia, quæ
remittimus his juncta, hactenus obliti. Placebit mihi mittere
exemplar Correctorii Romani in parva forma incompactum, quod
postquam recognovero remittam. Præter ea si noveritis loca a
Romanis postea emendata, quæ non sint relata in hoc Correcto-
rium, rogo mihi indicetis: vereor enim ne quorumdam me ceperit
oblivio.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, grand imprimeur de leurs
Altèzes, en Anvers.
Archives du musée Plantin: Beg. LXXXVTI, fol. 371.
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272
6 Octobre
1606.
59.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucæ theologo et decano, Audomaropolim.
Rde atque eximie Dne.
Centum sexaginta florenos per P. Heribertum recte accepi, et
débitas R». Y. gratias de iis ago. Adjungo his Correctionum Bibli-
carum libellum; de quo, ut emendatum R. Y. remittat, haud
festinamus, nam alia intervenere, quæ Bibliorum editionem retar*
dant. Tempestive satis recensuerit intra octo aub novem menses.
Nec opus sit correctiones subjungere, nisi ut Hyspanis satisfiat,
quibus mutilum quodammodo Bibliorum opus videtur sine istis.
De Concordantiis item minime festinato opus est, forte intra
annum haud inchoandis: ut prima duo capita Evangelii secundum
Lucam absolvere commode R. V. possit, priusquam Concordantiis
emendandis se accingat. Cui labori vacare alius fortassis possit,
sed nemo melius atque utilius implere quam R. Y. quæ sacrorum
Bibliorum lectioni diligentius præ aliis se suamque operamhacte-
nus impendit. At de tôt vocibus e Concordantiis tollendis, dubito
num quis improbet; et aliquam vim subesse dicat nominibus aut
verbis omissis, quorum variam interpretationem operæ pretium
sit agnoscere, Concordantiarum adjurneuto. Nam si quis scire
desideret, quoties fuc&re pro sacrificave S. Scriptura usurpet,
commodius se id cogniburum existimet Concordantiis inspectis,
ac singulis deinde Bibliorum locis, ubi verbum istud intercurrat,
examinatis. Sed hæc talia meliori R. Y. atque aliorum judicio
libentes submittimus; atque obiter dumtaxat proponimus, si forte
cogitationes nostræ alicujus momenti esse possint. In Psalmi 102
yersu ultimo si interpunctionem mutemus, vereor etiam ne quis
culpet : quia Breviarium et Biblia in vitioso illo interpungendi
modo conveniunt, quem consuetudo jam firmavit. Litteras ad P.
Philippum Lucam curavi et si quid responsi miserit R. Y. statim
submittam.
Yale Rde atque eximie Dne, et a parente cujus nomine has scripsi,
plurimum salve. Antverpiæ, III Non. Octobr. 1606.
Archives du musée Plantin : Beg. XII, fol. 333.
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273
60.
Lettre de Barthélemi Peeters à François Lucas.
Admodum venerabilis et Eruditiss. D. decano.
Ad meum offîcium sum arbitratus pertinere, ut correctiones 15 Décembre
illas Vulgatæ editionis Bomæ sub SixtoV. factas et impressas, ae
deinde præli yitio objecfco, suppressas, a me tandem acciperes.
Eas mihi Borna curavit D. Joannes Wrichtus S. T. L. qui nunc
aliquot annos Cortraci deeanum collegii cauonicorum agit, per
familiarem quemdam suum illic tune agentem, eaque re patrono
suo gratificari cupientem. Plurimi enim sibi in Urbe describi eas
correctiones, tametsi a publico prohibitas, curabant, ignari scilicet
quanto tempore post nova correctio foret proditura. 3cio tuo
judicio multas harum probandas: ac nonnihil demiror complures
earum per posterius correctorum collegium fuisse præteritas;
quod non existimo futurum fuisse, nisi a priori illo collegio propo-
sitæ fuissent, putavissetque collegium posterius suæ correctioni
existimationem ex eo additum iri, si quam minimum ex priore
mutuari videretur.Quamquam maxima sane gratia huic posteriori
correctorum cœtui debetur, qui longe plures attulit emendationes
in textum Script uræ quam fecerant priores illi, easque permultas
egregias. Quum ego Dfii Wrichti illas priores accepissem, statim
ad Biblia mea Graviana omnes adnotavi, addito signo Rom. vel
Ro. quod Bomanam esse correctionem designaret. Sed quum
demum Clementina emendatio prodiisset, eam quoque per eadem
Graviana Biblia dispersi, et distinctionis causa, illis prioribus
addidi notam, ut fecerim Rom. vel Ro. 1 : Clementinis vero casti-
gationibus, taie indicium, Rom. 2. — Quod propter titulum ipsum
esstigationum quas nunc mitto, admonendum fuit.
Tu quicquidest hujus opellæ, grato animovelim accipias; quem
et de me privatim, et publice longe maxime esse tuis scriptionibus
meritum, ingratus sit qui non profiteatur.
Opto diu supersis Ecclesiœ utilis, venerabilis Domine decane.
Duaco, 15 Decemb. 1606.
Qui BM tuæ addictiss.
Bartholomæus Pbtrus.
Adresse :
Admodum venerabili et eruditione Clariss. D. Francisco Lucæ,
canonico theologo et decano cathedralis ecclesiæ S. Audomari.
Archives de la ville de Saint-Omer $ G. 267»
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274
61
Réponse de François Lncas à Barthélemi Peeters.
Sans date. Nondum gratias egi R. D. Y. de misais ad me nuper castiga-
tionibus Sixtinis ; quod nunc demum facio quam officiosissime,
postquam exami navi et cum fontibus suis contuli bonam illarum
partem. Atque omnino easdem castigationes inter chartas meas
inveni, easque longe ampliores, missas mihi a Moreto vel alio
nescio quo: sed quia deerat congruus titulus, nesciebam quid sibi
vellent. Jam examinatas, quod dixi, miror a posterioribus corre-
ctoribus fuisse omissas plerasque omnes, præsertim cum neclatini
libri manuscripti desint qui illis suffrageutur. Yerum ita facien-
dum hac vice tulit judicium deputatorum, quod nuper scribebat
Card. Bellarminus : suo posthac tempore et illæ poterunt obtinere.
Superioribus hebdomadis accepi ab eodem cardinale, necnon a
Card. Baronio literas, continentes judicium ipsorum de meis in
Evangelia Commentariis. Illud legere si placeat et cum amicis
M. N. cancellario Estio ac Colvenerio communicare, mitto littera-
rum trauscriptum, quamquam Baronius modum excedere videatur,
salva pace ipsius.
Archives de la ville de Saint-Omer : G. 267.
62.
Lettre de Balthasar Moretns à François Lncas.
D. Francisco Lucæ.
Reverende admodum atque eruditissime Dfie.
26 Mai Quas merito debeo gratias maximas R. T. libenter ago de insigni
1608. ejus quem abunde litteris suis testatum facib in me meosque
amore. Nec vero, quod vcretur, suspicio mihi unquam fuit, ejus
diuturno litterarum silentio labefactum aut imminutum fuisse.
Scio gravioribus R. T. et assiduis negotiis impediri; et quamvis
voluntas sæpe haud desit, tempus minime superesse crebræ ad
amicôs nec semper necessariæ scriptioni.
Nam et me, fateor, leviora mea interdum sic occupant, ut quos
et quando maxime velim, litteris salutandi opportunitas mihi
denegetur. Nihilominus de me testor: amor quem erga optimum
quemque et nominatira R. T. semel concepi, animo meo assiduus
obversatur atque inhæret. Idemque de R. T. mihi persuadeo,
cujus singularem in me affectum jamdiu cognovi.
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Eraendationes Breviarii quas misifc, gratissimæ fuerunt : quas
cum postrema raea anni 98 editione conferri curabo : nam in bac
memini R. T. aliorumque monitis, quædam ex illis mendis emen-
data fuisse ; quæ minoris faerint; ea, ut desiderat, cardinalibus
Baronio et Bellarmino in Urbe examinanda mittam.
Quod ad Commentarios R. T. in Evangelium S. Matthœi, nihil
mea caussa in eo festinet, necessum est. Nam quando ad excu-
dendum eum paratus esse possim, nihil certe audeo polliceri.
Plarimis iucaute opéras meas et præla addixi, nec scio quando
tandem omnibus fidera præstiturus. Imo interveniunt inopina
quædam et insperata ad quæ etiam subinde invitus excudenda
compellor. Intra paucos menses, Deo favente, Biblia Clementina
majori forma recudere cogito. Si quid in recentiori ilia mea Sacro-
rum Bibliorum editione corrigendum aut immutandum observa-
verit, a B. T. præmoneri unice desidero, cum mea, tum Reip.
Christianæ cui labor iste serviet, causa. Vale Rde admodum atque
eruditis"1® Dne. Antverpiæ, in officina Plant. 26 Maii 1608.
Archives du musée Plan tin ; Reg. XII, fol. 101.
63.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Eruditissime atque humanissime vir.
Cum ex literis honorandi viri Dfii Johannis f rat ris tui intelli- 6 Décembre
gam, irapressionem Sermonum meorum dilatam fuisse ob longam 1609.
ipsius profectionem et absentiam (e qua quod incolnmis redierit
gaudeo), nunc autem ita esse propinquam, ut per tabellarium
hune redeuntem possim prima aliquot folia accipere : omittere
nolui, quin tuæ dominationis curæ Sermones hos meos commen-
darem, ut quam correctissime et nitidissime prodeant. Nam
quamquam sciam tibi esse cordi, ut omnia Moretana niteant : non
possum tamen non singulariter esse solicitus de iis quæ nomen
moum præferunt, quæque abs te solicite curata jam olim experior;
quam ob rem agnosco me tibi devinctum plurimum,ut et devincies
magis ac magis non ingratum.
Mitto vobis per hune tabellarium duodecim libras grossorum,
hoc est 72 florenos Brabantinos in speeiebus numraorum aureorum
subsequentibus, videlicet decem Albertinis singulis quiuque
florenorum, quinque assium, uno Imperiali, quiuque flor. XV11I
assium, unum denique scuto Italico quadruplai, tredeeim flor. XII
assium, e qua summa 72 florenorum, servient 16 floreni 11 asscs
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ad satisfaciendum rationibus inter nos initia cum essem Antver-
piæ; 17 floreni très asses pro pretio librorum quos hic tabellarius
jam mihi attulit. Reliquum conficiens octo florenos très asses,
servabitur in usus meos proximos.
Yerum inter libros quos nunc accepi, est Breviarium in octavo,
quod non petiveram et mihi non perinde cum sit usui, jubebp
yendi per bibliopolam, exspectaturus editionem in 4° (quam cata-
logue Francfurtensis jam nunc prostare addixerat) una cum nova
editione Diurnalis. Est etiam solus prior tomus Commentarii
Serrarii in Josue missus; credo posteriorem tomum adhuc sudare
sub prælo, necdumque prodiisse, quem desidero mihi mitti simul
atque prodierit, ut et Thomam Fienum De vi 'potentiœ imaginativœ.
Jara quod pater vester vir ornatissimus mihi dono miserit opéra
Pétri Simonis, Consultationem Lessii, et Scribanium De miraculis
ac reliquiis, gratias ipsi per te ago maximas, oblata omni opéra
mea si qua in re ipsi usui esse queat.
R®" Petrus Simonis a puero mihi notus fuit et ad mortem
usque familiaris, idcirco gratissima est mihi ejus memoria. Quod
superest, lætor vos omnes bene valere oroque Deum ut diu pos-
sitis, vestro et communi Reip. bono. Audomaropoli, 6 Decembris
1609.
Clariss*® D. T. addictiss.
Fbanciscus Lucas.
Adresse :
Ornatiss0 clarissimoque viro Dn* Balthazari filio Johannis
Moreti, architypographi regii, Antverpiæ. Francq.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXVII, fol. 375.
64.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
Francisco Lucæ theologo et decano Audomaropolit.
• Eximie ac R* admodum Dne.
19 Décembre Prom^ssi nostri fidem, Sermonum tuorum quatuor excusa
1609. folia. Spero et opéra nostra expectationi vestræ respondebit. In
titulis ipsis Sermonum aliquod subinde verbum addo, demo, muto,
transpono, ut magis e decoro constitui possint. Majusculas litteras
vocibus quibusdam præpono; quæ etsi haud omnino necessariæ
tamen lucis aliquid adferre videntur aut ornamenti. In interpun-
gendi ratione, quæ admodum accurata est, nihil mutoj nisi quod
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aliquando snbdistinctionis nota sententiam illustro, ubi crebra
nimis commata intercurrunt. Si quid tamen præter R. V. mentem
moneri desidero, ad majorem in reliquis cautelara.
Pecnnias bona tabellarius fide reddidit, de quibus gratia
R. Y. esto.
De Breviario in 4° Indicis Francofurtensis est error : neque
enim in 4° sed in 8° notari oportebat. Etsi jam illud nobis sub
prælis, sed retardât nonnihil nova Missalis in folio editio, absol-
venda intra bimestre.
. Serrarii In Josue prior tantum tomus prodiit; posterior proxi-
mis forte nundinis proditurus. Fieni De Imaginatione nullum
modo Antverpiæ exemplar vénale : in proximum tabellarii redi-
tum Lovanio adferri curavero. Yale eximie ao Rdt D*e et a paren-
tibus meis plurimum salve. Antverpiæ, XIX Decembris M.DC.IX.
Archives du musée Plan tin: Beg. A0 1607-1615, fol. 70.
65.
Lettre de François Lucas à Jean Moretus I.
Clarisse D“e Morete.
Accepi quatuor folia Sermonum meorum, quæ visa et perlecta 5 Janvier
plurimum mihi placuerunt, consideranti industriam quam adhi- 1610.
betis, ut nitide et diligentiam ut emaculate correcteque impri-
mantur; quam ob rem gratias vobis ago plnrimas, commendans
progressum. Mitto epistolam dedicatoriam, ne forte requiratur
priusquam adsit: quamquam si quid in ea mutandum judicem,
tempus credo facile adhuc permittet.Yelim autem primo folio non
alium indicem contineri, quam eum qui est Sermonum in genere;
alterum indicem, qui est Scripturarum, manere in fine, prout est
in autographo, si fieri aliquo modo queat. Quod reliquum est,
Morete optime, precor ut annus hic faustus, felixque vobis decur-
rat. Belletus jam ante Natalera Dnl migravit bine Yperas, estque
illic et habitat cum tota familia. Audomaropoli, 5 Januarii 1610.
D. Y. addictissu#
Francisctjs Lucas.
Adresse :
Clarissimo viro ac Domino D. Baltazari Moreto, Johannis filio,
architypographi, Antverpiæ. Francq.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXYII, fol. 411.
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5 Février
1610.
66.
Lettre de Barthélemi Peeters à François Lucas.
Âdmodum R. D. decane.
Occasionem quandocumque mihi offertur ad tuam R. scribendi,
amplector avidissime, ut vel hoc modo necessitudinem inter nos,
tuis meritis contractais, foveam, quum aliter non datur. Migrât
in vestram urbem M. Carolus Boscardus bibliopola et typographus,
qui multos hic annos bedellum egit collegii U. juris. Is, variis ex
cau8is unus clientum nostrorum, a me petivit aliquid cotnmenda-
tionis ad tuam R. ac dignitatem: quam ei abs te, quantum poteris
et ipse possum, rogo hisce literis ; ut viro honesto ac probo,
qualem experientia vobis demonstrabit, Deo bene propitio.
Yalde desim huic pulchræ occasioni, si non eadem opéra horter
tuam Eruditiss. pietatem, ne castigationes illas Romanas quœ in
prima Sixtina recognitione fuerunt, sinas perire et esse ignotas,
quantum vis suppressæ fuerint, objecto præli vitio, ut vides in
prœfatione secundæ recognitioni quæ sub Clemente VIII demum
apparuit, præposita. Credo tuam pietatem non minus quam me,
intellexisse ex his, qui Romæ tune erant quum suppressio facta
est, qui et per quos id acciderit. Patres Ignatiani periculosum
censebant Biblia sic exire, nescio quid sectariis commodi inde
venturum aut certe quærendum; sicut quidam ex illis nostras
tune collegio cuidam nostrati præfectus, ac eo tempore Romæ
hærens, mihi narravit aliquando : quæ qualia sint, nemo certius
quam tu, in libris veteribus scru tandis et conféré ndis jam olim
contritus, judicare potest.
Eæ correctiones ex vetustis codicibus acceptæ, originalibus
consentientes et maximis notis suam germanitatem déclarantes,
nonne indignum est, si perpetuo delitescant P Inter ipsos Igna-
tianos sunt, qui de suorum sociorum judiciis judicent. Inter eos
Joannes Mariana Hispanus qui ab hinc triennio S. D. N. Paulo Y
septem tractatus dicavit; in eo qui est pro editione vulgata, c. 24,
sub fine, ita dicit, post multa et ante multa alia : “ Ubi latini
codices variarint, eam esse præferendam lectionem adjicimus quæ
magis cum protypo et fontibus convenit, etiamsi diversa lectio iu
pluribus codicibus extet. Atque adeo Genes.8. v.7. Dimisit corvum ,
qui egrediebatur et revertebatur, ut est iu Bibliis Gothicis et Com-
plutensibus, verior lectio haberi debet, tametsi in multo majore
codicum numéro adjecta negatione legatur: egrediebatur et non
revertebatur . Danielis 9. v. 26. occidetur Clirietus : et non erit ejw,
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quod sequitur, populus, qui eum negaturus est, additum existimari
debet; qnum in Gothicis deerat, in Benedicti Bibliis obeîo erafc
jugulatum, quemadmodum in Hebræis fontibus non legitur, efc ex
margine in contextum transiisse videtur, cum alioqui omnino
deficiens videretur.” Sic ille. Gothica ilia quæ ipse viderit Biblia
sæpius commémorât, atque sexcentos annos descripta fuisse, ait
c. 17, ejusdem tractatus. Hoc si ille, ex eodem tamen sodalicio :
multo magis tu, Rever. Dfie, tuique (si qui sint) similes, quos
nullns peculiaris nexus correctoribus istis posterioribus astringit,
eornm vel offendiculo vel judicio neglecto, utilitati communi istas
primas castigationes publicare potes ac debes, si fas ita loqui.
Erit autem tibi facile, eas attexere vel intertexere libello tno quo
Romanas correctiones conservare satagis, haud dubie laudabiliter;
quum multa bene, quœdam optime, etiam posterioris sunt
epanorthotes.
Yale in Dfio; ac (nisi præter decorem facio) Dfio Lie. Fabro, D.
Vredio, ex me salutem. Duaco, 1610, ipso S. Agathæ.
Qui Eruditiss. pietati ac R. tuæ add.
Bartholomæus Petrus.
Adresse :
Pietate et eruditione celeberrimo D. Francisco Lucæ, theologo
ao decano cathedralis ecclesiæ S. Audomari.
Archives de la ville de Saint-Omer: G. 270.
67.
Lettre de François Lucas à Balthasar More tus.
Clarissime Domine Morete.
Non possum admirare satis accuratam diligentiam vestram in
excudendo correcte adeo libello Sermonura; in lectis enim ab initio
adcalcem sex foliis quæ mihi jam misistis, vix unius literulæ erra-
tulum inveni. Quod si ita perexeritis (de quo non dubito) laudem
promerebimini insignem. Ut epistolæ dedicatoriœ aliquid addam,
aut prolegomena nova fingam, non videtur consultum: sed si fieri
non potest ut alter indiculus in calcem rejiciatur, ferendum erit,
licet ægre. Quod restât, opto te, Clarisse Dfie Morete, bene valere
in Domino cum parentibus etfratribus. Audomaropoli, 7 Febr.1610.
Clari8Se D. T. eddict^s**
Franciscus Lucas.
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Février
1610.
280
Videri possit non ita absonum si unum folium divisum in duo
occupet partim principium, partim finem.
A Monsieur, Monsieur Balthazar Moretus en la typographie
Plan tienne (etc) d’Anvers. Francq.
Archives du musée Plan tin: Beg. LXXXVII, fol. 379.
68.
Lettre de François Lucas à Moretus.
Honorande Domine Morete.
11 Mars 1610. Literæ tuæ scriptœ die vigesimo quinto Februarii cum sarcinula
septem foliorum, redditæ demum mihi fuerunt die nono hujus
mensis Martii. Hesterno die, nempe decimo, allatæ sunt literæ
Rdl Patris Schondonchi: ex quibus cum intelligam, in epistola
dedicatoria videri vobis quædam a me humilius quam par sit
scripta, eis correctis ex judicio Rdi Patris, remitto vobis epistolam
illam. Quod si jamdiu vobis candide illud mihi indicare placuisset,
jamdiu correctam apud vos habuissetis: neque enim is sum, qui
nolim audire judicia amicorum. In ea epistola voculæ delineatæ
videantur majusculis literis intégré excudi debere. Remitto autem
quam cito licet, ut vides : nam tabellariorum in itinere hæsitantia,
causa hujus moræ fuit. Insignia Brugensium, si nondum sint
sculpta, merito omittanda sunt: at videbatur mihi titulus epistolæ
sufficere, ut congrue possent addi. Si expensæ vos deteruerunt,
ego expensas ferre paratus fueram. Sed bene habet, quod ad
substantiam rei non pertinet. Porro quidquid animi volvam,
nihil excogitare possum quod addam primo folio implendo, ad rem
faciens. Errata notanda nulla invenio : hæc laus est deesse. Si
insignia fuissent addita, licuisset eorum intrepretationem et
laudem Brugarum ex veteri historîographo subjungere: videtur
enim hæc civitas Germanis et Hispanis ignota, qui me plerumque
Burgensem scribunt. Sed si primam paginam titulus occupet,
secundam una ex parte approbatio, ex altéra privilegium, tertiam
et quartam epistola dedicatoria, magno charactere exarata
(qualis epistola præmissa Apophtegmati Christianorum), reliquas
paginas index Sermonum majoribus cum typis lineisque deductis,
parum videtur superfuturum chartæ (quamquam vestræ art i s est,
non meæ, de his judicare).Cæterum omni modo præstat chartam
vaouam esse quam supervacua verba.
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Quod restât, honorande Domine Morete, laudo plurimum dili-
gentiam vestram. Proxirao tabellario declarabo quot exemplaria
et qno mitti cupiam : prius nihil desidero mihi mitti, nisi folia
quæ desunt primo exemplari. R. ultimum a vobis accepi, T. a
pâtre Schondoncho, omisso S. Dominus Deus Moretos Reip.
literariæ et nobis diu servet incolumes. Audomaropoli, menais
Martii die undecimo, anno 1610.
Eximiœ D. V. studiosiss*' amicus et servus.
Franciscus Lucas.
Archives du musée Plantin: Reg . LXXXVIT, fol. 381.
69.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Yir ornatissime Morete.
Non dubito quin acceperis meas die XI0 hujus menais hinc 20 Mars 1610.
missas per viam Insulensem,una cum præfatione correcta: operam
enim omnem et curam adhibui ut quam tutissirae et citissime ad
manus vestras venirent. In omnem tamen eventum mitto exemplar
earum per hune tabellarium ordinarium, qui hesterno die mihi
attulit vestras, datas tertio Kalendas Martias, una cum folio S,
Ita incerta est tabellariorum profectio : hic in itinere ægrotum se
fuisse dicit. Nondum intellexi Brugis quot mihi illic opus erit
exemplaribus Sermonum : ubi intellexero, scribam tune de omni-
bus; nam ut nunc plura addam, non perinde permittit valetudo.
Yale ornatissime Domine Morete et parentes meis verbis officiose
saluta. Audomaropoli, die XX Martii XVIe X.
D. T. perquam studiosus.
Fbanciscus Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Mons* Moretus, grand imprimeur de leurs Altèzes
Roye< en Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin : Reg. LXXXVII, fol. 389.
70.
Lettre de François Lucas à Jean Moretus I.
Monsieur Moretus mon bon seigneur et amy.
Le XIe de ce mois je vous ay envoyé par la voie de Lille le 28 Mars 1610.
plus seurement que faire se pouit, l’épistre dédicatoire de mes
Sermons, changée comme désiriez. Le XXe après je l’ay enroié
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itérativement par le messagier ordinaire, de sorte que je ne
doubte qu'avez achevé d'imprimer mesdicts Sermons, pour les
envoier opportunément au foire de Francfort. Reste maintenant
qu’ils soient aussi envoié à nous. Et primes, il vous plaira par
envoier les feuillets restans, à scavoir F. et ceux quy B’ensuivent,
par le premier messagier, affin que je les puisse lire. Après il
vous plaira faire relier VIII exemplaires en corne blancq avecq
cordons de soie, dont en envoierez deux au Rd Père Guilielmus
de Graet, mon cousin, presbtre de la Société de Jésus, demourant
au collège d’Anvers, lequel en présentera l'un à Rd Père Héribert,
l’aultre tiendra pour soy, avecq la letre que je luy escript cy
enclose. Deux aultres plaira envoier à Malines, deux aultres à
Louvain, ung à Maestricht, ung à Ruremonde, chacun avecq ses
letres ci joinctes. Que sy le Père Lucas demourant à Ruremonde,
vous demande quelqu'exemplaire de Bréviaire, il vous plaira luy
envoier et l’adjouster à mes comptes, comme aussi les ligatures
et ports des susdicts VIII exemplaires. En oultre il vous plaira
envoier quelques LXII exemplaires desdicts Sermons en blancq
à Bruges, à Monsieur et Mre Lambert Sproncholf, premier Talman
de la ville de Bruges, y demourant auprès de la Bourse, lequel
en paiera le port et les fera relier et les distribuera, selon que
j'ordonneray par son ad vis, comme faisant mes affaires à Bruges,
de sa grâce, estant mon cousin germain, advocat très célèbre, la
fille duquel avez dernièrement avecq moy de vostre grâce receu
en vostre maison. Finablement il vous plaira envoier XL exem-
plaires desdicts Sermons à moy à S* Orner, faisans tous lesdicts
exemplaires le nombre de cent dix, dont je prenderay en don de
vous, avecq action de grâces, aultant que trouverez bon de m’en
présenter de vostre libéralité; les aultres je les paieray et seront
escript sur mon compte, désirant par la première occasion de
sçavoir le prix auquel ils sont mis. Je prétends envers la Pente-
couste prochaine vous satisfaire de tout ce que seray trouve
redevable, ensemble de vous remercier, vos filz et nommément
Monsr Baltazar, des bons debvoirs faicts à l'impression de ces
Sermons, recommandant le surplus etc. Le Rd Père Schondoncq,
après long séjour, est retourné chez nous.
En la place de Franchois Bellet est succédé en ceste ville
Charles Boscard, venu de Douay pour exercer icy l'imprimerie,
aiant achepté mesme la maison dudict Bellet. Il at apporté
honnourable tesmoignage des docteurs de Douay, touchant sa
preudhomie.
Au surplus, Monsieur Moretus je prie le Créateur vous accrois-
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fcre ses grâces célestes, me recommandant très affectueusement
aux vostres et à celles de Mademoiselle vostre compaigne et de
Messieurs vos fils, nommément Baltazar et Jehan. De S* Orner
le XXVIII* de Mars, XVIe dix.
Le très appareillé à vostre service,
François Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Monsr Moretus, grand imprimeur de leurs Altèzes,
en Anvers.
Archives du musée Plantin.* Beg. LXXXVII, fol. 391.
71.
Extrait d’une lettre de J. Docado, majordome de l’archevêque
de Lima, à François Lucas.
Extractum ex literis datis Limæ 30 Martii 1610 a Jnymc Docado
ad Franciscum Lucam decanum Audom.
Statim accidit, quod civitatem hanc ingressus, vestri invenerim
deditissimum, Magrum Frem Petrum Ramires Augustinianum, ob
admirandum eruditionis documentum, quod antiquorum idioma-
tum phrases super Evangelia exponendo dedisti in edito volumine,
quod a patribus Societatis Jesu (quorum hic numerus super 200)
obtinuit.
Est enim hic vir divinarum humanarumque literarum, inter
hujus academiæ proceres, longe peritissimus, grœcœ, hebraicæ,
caldaicæquæ linguæ (quarum hic summa imperitia) non ignarus,
proregis hujus vastissimi regni, marchionis à Monteclaro et a
concionibus et a confessionibus. Admirandam vestram eruditio-
nem in Scripturis præ cæteris hujus ævi scriptoribus, non desinib
extollere; tui studiosissimus se per præsentem classem tibi literas
missurum pollicitus, quod nunc, ob proregis cum eo absentiam,
fieri posse dubito. Si aliquæ a te ipsi literæ erunb transmittendæ,
optarem et iis commendari, etc.
Jayme Docado, presbyt0
majordomo del Snr Arcobispo de Lima.
Archives du musée Plantin ; Beg. LXXXVII, fol. 327.
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30 Mars
)610.
284
7 Avril
1610.
72.
Lettre de François Lacas à Jean Moretns I.
Clarissime Dfie Morete.
Hodie die 17 Aprilis, accepi literas a vobis datas die 22 Martii
et una oum eis primum et ultima folia Sermonum meomm. Deo
sit laus et Ecclesiæ ædificatio in illorum impressione. Qnod ad
vestram industriam, omnia placent, ita ut plurimum vobis debeam:
quod tamen in titulo Sermonis 24l adjectivum funebris mutatum
invenio cum subs tan tivo/wwere, non usque adeo convenire videtur
cum exordio ejusdem Sermonis, quod habet: Quod Indus , curœ et
domus orbœ negotia , adfunus non pemiiserunt etc., idhoc anniuersario
funeris die faciendum mihi visum est, etc.
Scripsi jam a diebus quindecim per tabellarium Brugensem, et
rogavi ut placeat vobis horum Sermonum exemplaria LXII
mittere Brugas ad M. Lambertum Spronoholf, XL hue ad me,
octo alia compacta Ântverpiæ et in locis vicinis inter amicos
distribuere, et nominatim Rd0 Patri Gratio, qui latinis cognati
Sermonibus græca carmina voluit addere, unum aut alterum offere.
Spero ilia jam iter facere, et brevi adfutura. Yelim autem nosse
pretium libri, ut fere sciam quantum in œre vestro sim, ut dissol-
vam illud prima opportunitate, et simul gratias vobis referam
pro modulo meo.
Quod ad Concordantias, recte monetis, ut, quandoquidem iuve-
neritis editionem posteriorem et emendatiorem, correctiones a
nobis adhibitœ ad exemplar anni 1567 transferantur in exemplar
anni 1585, et ex eo deinde fiat impressio. Nullura enim puto esse
discrimen inter utramque editionem quod ad textum S. Scrip-
turæ. Fieri potest editionem anni 1585 emendatiorem esse quod ad
typographicam curam: sed quod ad textum S. Scripturœ nihil in
eo esse diversum ab editione anni 1567, satis certe novi. Nam
Biblia Lovaniensia, proxime præcedentibus annis édita variis for-
mis, nihil quod ad textum mutatum habuerunt, solummodo
margines variis lectionibus et iis ad fontes examinatis, nobilitatas.
Id ergo si fiat, mutanda erunt in præfatione aliquot verba in hune
modum. Sumto in manus exemplari Concordantiarum excusso Ant -
verpiœ anno 1585 per Christophorum Ptantinum ( piœ memoriœ) quo
non aliud etc.
Timemus hic nobis a Gallis, qui nescio quid novi rursus
moliuntur, gens irrequieta. D** Deus nos serret, et vos adaugeat
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pace et incolumitate in multos annos. Yale Clariss. D*f Morete et
ab amicis salve. Audomaropoli, 17 Aprilis 1610.
ClarissBe D. T. addictissimus
Fkanciscus Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, grand imprimeur de leurs
Altèzes en la ville d’Anvers. Francq.
Archives du musée Plantin: Beg. LXXXVII, fol. 399.
73.
Lettre de François Lucas à Barthélemi Peeters (*).
Rde atque eximie Dfie M. N.
Quod hactenus non responderim literis Rae Vae ad medatis jam
ab aliquot mensibus per M. Carolum Boscard [clientem] mihi
tenere per te commendatum, si quid prodesse ei poterie mea
exilitas, fecifc quod expectaverim libellum quemdam Sermonum
meum in lucemprodeuntem : quera,etsi non sit scriptus viris doctis
(quihujus argumenti melioraedant)cogitavi ad Ram tuam mitter^,
fovendæ amicitiæ nostræ causa, prout jam, sero tandum a me
accepta, ad Raœ tuam mitto tria exemplaria, quorum unum Ra Va
sibi retinebit, alterum non gravabitur mittere ad Clarissim. Dfium
concellarium Estium, tertium ad M. N. Colvenerium, una cum
mei commendatione obnixa.
Quod ergo me hortaris ut castigationes illas Romanas, quæ in
prima Sixtina editione fuerunt, publicem, videaturmihi, ut sincere
dicam, res ilia odii et periculi multum, utilitatis autem parum
admodum adferre posse. Quid enim? Declarabone inibi quod
quam plures castigationes quas Sixtus probaverat, meo quoque
judicio genuinas, alii a morte Sixti e Bibliis abstulerint et sup-
presserint et nihiloniinus sub Sixti nomine Biblia ediderint, acce-
(*) C’est une réponse à la lettre de B. Peeters, datée du 5 Février et
reproduite au document 66 Elle est écrite de la main de Lucas sur le
dos de l’épître que lui avait adressée le professeur de Douai. Il est à
remarquer que les lettres de François Lucas à Bartliélemi Peeters et
celles de Plantiu et des Moretus à leurs correspondants, non signées,
sont de simples minutes.
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18 Juin
1CIO.
286
dente Clementis successoris authoritate? Annon hoc calumniæ
obnoxium est apnd hæreticos præsertim P Quam siraile criraini
faisi ? Nisi quod a nobis excusatur, quod, licet ablatæ fuerint aliquæ
Sixti castigationes,plures tamen non auserint. Quid vero utilitatis
sperandum ex illius enumeratione et descriptionequæper me fiet?
Exstant enim eædem illæ lectiones in margine Bibliorum Lova-
niensium et in Notationibus meis scriptis in varias lectiones
Bibliorum, unde unusquisque eas petere potest. Hoc solum acce-
det, quod Sixti eas auctoritate probabo. Sed cum voluerit Clemens
id occultum manere, ego quanto periculo propalabo? Iibs quoque
quas nuper collegi Romanis correctionibus, has addere aut inter -
texere non possum, ita ut eas adstruam et aliis præferam, nisi
pervertam scopum illius mei libelli, quo me præbeo collectorem
locorum a Romanis emendatorum et editorum, non correctorem
autjudicem. Neque tamen probo semper aut præfero correctio-
nem ipsorum, sed rejicere aut contendere ex obscura Pontificis
auctoritate alias esse præferendas, alienum ab officio meo fit.
Quocirca, meo judicio, relinquendum hoc Sedi Apostolicæ, quæ
suo tempore, Deo inspirante, poterit has aliasque etiam corre-
ctiones in Biblia admittere, ut prodeant magis magisque emacu-
lata. In quam sententiam scripsit aliquando mihi cardinalis
Bellarminus his verbis : De libello ad me misso gratias ago, sed
scias velim
Quare miror auctores quosdam etiam graves, qui in S. Scrip-
turam hodie libros edunt, editionem illam Sixtinam seu potius
Clementinam quam habemus, eo loco habere, ac si nihil in ilia
corrigendum restet et sit pro certa et definitiva habenda lectio
ilia quam sequitur.
Quod restât, Rde atque eximie Dfie M. N., oro ut Dfis Deus diu
te servefc incolumem. Audomaropoli, 18 Junii 1610.
Archives de la ville de Saint-Omer: G. 270.
74.
Lettre de Barthélemi Peeters à François Lucas.
Admodura reverende atque eruditissime D. decane.
2 Juillet Accepi superioribus diebus Sermonum perdoctæ pietatis tuæ
16 LO. exemplaria tria, quorum duo ex meis manibus acceperunt M. N.
Colvenerius hesterno die creatus magnificus hujus academiæ
rector, et Ampl. D. cancellarius Estius, onere mihi imposito,
quam maximas tuæ R*e agendi gratias : quod facio et pro ipsis et
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pro meipso. Delibavi hinc illinc varia : omnia eumdem authorem
suum loquuntur, quem alia hactenus abs te publicata : Deo
gratias.
Quum hodie post disputationes in schola tbeologica, de more,
consist remus très nos, nec alius quisquam præterea ; suspiciun-
cula muta est, num in Sermone qui est de Conceptione Deiparæ,
aliquid sibi permiserint ii qui Antverpiæ prælo seu impressioni
horum Sermonum præfuerunt, præter mandatum authoris aut
præter fidem autograplii. Argumento enim quod illic adfertur,
etiam de Avo atque Avia Dfîi Salvatoris probari posset, quod eos
ipse a labe peccati originalis servaverit; potuit enim, et, secundum
istam ratiocinationem, eum decuit. Non valde libens hoc scribo,
sed videbatur collegis illis meis esse in epistola attingendum,
si quid forte præter voluntatem authoris illic factum est.
Quod attinet ad alteram tuarum literarum partera, Yen. Dfie»
ego non satis memini quibus verbis usus sim in mea novissima
epistola cui illic respondetur, et fieri potest ut quippiam minus
commode enunciatum sit, quam esse velim.
Sententia autem mea fuit et est, dignas esse correctiones illas
Romanas primæ Sixtinæ editionis quæ conservent ur, usui futu-
ræ si non toti multitudini eorum qui Biblia lectitant, saltem
eruditioribus. Via uua videbatur, si intertexerentur castigationi-
bus posterioribus separatim editis; id quod fieri poterat non
præferendo eas castigationi vel lectioni relictæ in Clementinis,
etiam quando præferri mereantur, sed dumtaxat commemorando
libros quosdam ita habuisse, vel etiam nunc veteres mss. ita habere.
Nam et in libello illo Rae tuæ abhinc septennium edito, non
semper correctio Romana præfertur alteri quæ aliorum librorum
fuit et est lectioni, ut nec semper potest; narratur dumtaxat
aliquando et ponitur. Exempla facile occurrunt legenti.
Neque vero satis conservandæ videntur illæ Sixtinæ correctio-
nes per variarum lectionum adnotationes factas in margine
Bibliorum Lovaniensium, aut per Notationes vestras laboriosissi-
mas doctissimasque : tum quia deinceps Lovaniensia Biblia non
imprimentur, quum nolit Pontifex varias lectiones ad marginem
sacri textus adnotari, ut est in fine præfationis ad lectorem
positæ in Bibliis Clementinis; tum quia Notationes vestræ in
paucorum manibus f uturæ deinceps sunt, nisi denuo imprimantur.
Cujus rei curam videntur Romani in sese suscepisse, si perpenda-
mus verba Dfii Card. Bellarmini in epistola data ad tuam R"”
6 Deoemb. 1603, quorum exemplum et aliàs mihi misisti, atque
ego diligenter servo: cæterum, in tanta varietate judiciorum quæ
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et inter eos est qui hujusmodi rebus sunt deputati, et inter eog
quoque quos illi consulunt, valde ambigo sitne per illos curan*
dum aliquando, utcumque illo schemate tune usi fuerint, non
videri varietates illas Lovaniensibus observatas et tuas, quibus
illæ dijudicantur,Notationes esse addendas Bibliis Clementinisin
prima editione; quasi in secunda aut tertia id faciendum sit.
Accedit, quod inter illas primas Sixtinas correctiones sint
quædam quarum in Lovaniensium annotationibus nulla mentio,
ex mss. tamen, ut credo acceptas. Occurrit mihi ilia Eccli. l.y. 16. Et
cum eledis seminis creditur ; quam esse verissimam restitutionem
videtur legenti quæ ad ilium locum dicit scholiastes Romanus in
70 et conferenti Psalm. 77. v. 8. ubi, et non est creditus cum Deo
spintus ejus.
Nunc, si quis dicat non videri contrarium futurum Apostolicæ
Sedis prohibition^ extremis verbis illius supradictœ præfationis
promulgatæ, si varias in tota Biblia lectiones et earum (si ita
videtur) dijudicationes, libello separato colligantur,eaque ratione
conserventur, marginibus Bibliorum intérim non oneratis: hoc
est illud quod volui, quodque etiam nunc opto ; quo labores semel
exantlati perpetuo utiles esse possint Ecclesiæ Dei et in ea his
quorum maxime interest ista nosse.
Absit autem, ut rem istam sic optem fieri, ut vel offendiculum
aliquod infirmis, vel materia ulla iniqui gaudii præbeatur impiis
ac superbis et calumniandi avidis secfcariis ; aut ut periculum
aliquod seu quicquam odii creetur tam caro ac venerabili isti
capiti, tamque bene de omnibus merito. Quod ut Dfis Deus noster
quam diutissime suis, nobis omnibus, adeoque ipsi Ecclesiæ servet
incolume etiam atque etiam optamus. Duaco, 2 Julii, 1610.
Qui venerabili et Eruditiss. Rae tuæ addictiss.
Babtholomæus Petbus.
Adresse :
Admodum venerabili ac longe eruditissimo viro, D. Francisco
Lucas, theologo et decano Eccl. Cathedr. S. Audomari.
Archives de la ville de Saint-Omer : G. 270.
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75.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Exiraie Domine Morete.
Nuntium allatum de morte clarissimi viri parentis vestri,
tristitia me affecit non mediocri, tum mea causa, qui virum opti-
mum semper et amavi ut amicum, et colui ut dominum, tum
causa Reip. Christianæ, eo viro orbatæ, a quo ilia tamquam sole
quodam illustrabatur. Nec dubium quin et vos filios ejus tristi-
tia corripuerit haud modica, sublato parente, tam bono, mansueto,
liberali, prudente, pio, quara non facile sit alius quisquam. Sed
quid P Æquo animo feramus oportet decretum Dei non mutabile,
quo fiet ut et nos hinc brevimigremus. Nam (quod fides christiana
nos docet) mors non aliud quam migratio est ab una vita ad aliam,
et eam modis omnibus potiorem, æternum nempe beatam, in
qua sola datur frui summo bono et fine ultimo, ad quem creati
sumus. Hoc solamen nobis esse debet ejus quod in morte repe-
ritur mali, quod præcipue in temporaria amicorum a se mutuo
separatione consistât. Cum ergo vivat ad hue Moretus, et quidem
vitam longe meliorem (nam, ne quid offensas levions a beatitu-
dine eum remoretnr, sacrificium obtulimus Deo, justaque persol-
vimus), æqua est causa temperandi doloris ex miseras hujus vitæ
amissione concepti. Yivit plane Moretus; nec solum Deo (quam-
quam ea præcipua est vita), verum etiam mundo et hominibus,
exemplis virtutum quœ post se reliquit, libris quos sine numéro
edidit toto orbe celebribus, filiis denique quos genuit, hœredibus,
non tantum opum, sed etiam artis, industries, ac pietatis.
Horura concordia typographicum opus continuantium faciet,
ut pater vitam continuare judicetur, illis patris vicem præstanti-
bus, nihilque pâtre minus Remp. illustrantibus. Quæ spes firma
cum sederit animo meo, sicut necessitudine conjunctus fui
clarissimis majoribus eorum avo et patri, ita et ipsis conjunctus
esse desidero, eisque lucubrationum mearura editionem com-
mendo. Quocirca, supplément um Commentarii mei in Lucam,
quod apud vos habetis, quodque superiorimense Septerabri prælo
subjecissetis, nisi promissio animo excidisset (ut postremis ad me
literis excusatis) rogo ut prima opportunitate, saltem mense
Martio proximo aggrediamini. Promisit mihi Johannes e nundinis
alterum tomum Disputaiionum Pererii in Evangelium secundum
19
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13 Octobre
1610.
290
Johannem , et e typographia vestra Breviarium ultimæ édition»
in quarto cum Diurnali, quibus adjungere placebit exemplar
Bibliorum veRtrorum in 8° cum Libello correctionum ad calcem
addendo. Velim etiam ut exemplar Sermonum meorum mem-
brana contectum et sericis ligaminibus ornatum, cum literis
hic inclusis, mittatis Leodium, ad Rdum Dominum Chapeau ville
vicarium generalem. Quod restât, oro Deum Opt. Max. ut diu
vos, Baltazar et Johannes Moreti, viri præstantissimi, una cum
Domina matre et fratribus,nobis et Reip. servet incolumes, confi-
doque quod solitudinem hanc suam solabitur mater præsentia
filiorum. R“u' Dominus Blasæus, tristis de morte patris vestri,
vos salvere plurimum jubet, spondensque eamdem vobiscum
amicitiæ conjunctionem, expectat catalogum nundinarum Franc-
fortenBium. Audomaropoli, 13 Oct. 1610.
Honorandæ D. Y. addictiss.
Franciscüs Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Monsr Balthazar Moretus, imprimeur au compas
d’or en Anvers. Francq.
Archives du musée Plantin : Beg, LXXXVII, fol. 403.
76.
Lettre de François Lucas à Balthasar Xoretns.
Honorande Dfie Morete.
12 Novembre Jam mensis est et eo amplius, quod ad vos, per tabellarium
1610. proficiscentem Audomaropoli Bruxellam dederim literas, quas cum
non dubitem quin acceperitis, nolui prætermittere quin hoc uno
verbo urgerem vos ad responsum dandum, per hune virum qui
commode illud nobis adferre possit, Carolum Boscardum. Scrip-
seram autem de rebus potissimum quatuor, si bene mernini: uUa,
quam male me haberet mors Clariss. viri parentis vestri, ferenda
tamen æquanimiter tam vobis quam nobis. Altéra, quod neces-
situdinem qua conjunctus fuerara majoribus vestris avo et patri
Ornatiss1* ao celeberrimis viris, etiam vobis ofïeram. Tertia, quod
desiderarem supplementum meum in Lucam, quam primura fieri
possit, prælo subjici, ut tardissime proximo mense Martio. Pos-
trema, ut certi aliquot libri ad me mitterentur: id quod fieri
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poterit una cnm sarcina dicti Boscardi, si quam ilie Anfcverpia
reportet. Quod restât, commendo me plurimum Dominas matris
vestræ viduæ vestræque humanitati, et oro ut vos Deus dia
incolumes servet. Audomaropoli, 12 Novembris 1610.
DombUB Y. Y. addictissimus
Franciscus Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, imprimeur de leurs Altèzes, en
Anvers, au compas d’or. Par amy que Dieu garde.
Archives du musée Plantin: Beg. LXXXYII, fol. 407.
77.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucæ decano, Audomaropoli. *
Eximie ac Rde Domine.
Parce diuturno huic silentio ad gratissimas R. Y. litteras, 12 Novembre
quibus de parentis optimi morte benigne nos solatur. Sed dabit 1610.
veniam spero faciliorem, et luctu et pluribus ob eam ipsam
negotiis mibi impedito. Quid enim aliàs diutius obmutescerem ad
tam opportunam, tam cbristiani omnis solatii plenam scriptionemP
insuper certissimam sui amoris testem, quo patrem prosecuta,
filios prosequturam se addicit P De quo insigni in vita functum,
in stirpem ej us superstitem affectu, gratiam R. Y. debere quam
maximam agnoscimus, brevi cum bono Deo aliquam relaturi,
eamdem Commentarii vestri in Lucam supplemento operam præ-
stando, quam bonæ memoriœ parens addixit. Et si forte, dum in
hoc pergemus, R. Y. in Johannem absolvere contingat, baud illi-
benter subjungemus, quo et opus sit perfectius ac justius volumen.
Pererii In Johannem tomum alterum, Breviarium in 4° et Biblia
in 8° editionis nostrœ cras ad Ant. Crabbe isthic bibliopolam
mittemus, R. Y. reddenda, unà P. Heriberti et P. Lessii Defide
libellos : quos etsi exiguos, recenter tamen ab obitu patris typo-
graphies Plantinianæ fructus, æqui bonique consulere R. V.
rogamus, atque alterum utriusque libelli exemplar R. P. Schon-
doncho cum officiosa saiute nostro nomine offerre.
R. Dd0 Blasæo, cui obsequia nostra et cultum deferimus, seorsim
libellos bos mittimus, cum aliis quos postula vit. Yale eximie ao
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8 Janvier
16X1.
292
Rd* DM, a matre et fratre meo salve. Antverpia, in officina Planti-
niana, XII Novemb. 1610.
Diarnale in 8° eisdem quo Breviarium in 4° typis intra du as
abhinc hebdomadas finiemus et B. T. mittemus.
Archives du musée Plantin : Beg. A0 1607-1615, fol. 97.
78.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Honorande Domine Morete.
Quod nihildura responderim ad literas vestras datas 10 Novem-
bres 1610 fecit quod nihil singnlare haberem quod scriberem,
prœsertim cum D. Y. promitteret se brevi Bupplementum Com-
mentarii mei in Lucam impressurum. Credo tempus instare quo
novi libri ‘soient prœlo subjici : id enim vere ineunte fieri consue-
visse arbitror. Itaque hoc «no verbo memoriara promissi vobis
refrico, ne anirao excidat. Quod si autem consultum videatur ut,
supplemento in Lucam impresso, subjungantur ea quœ parata
habuero ex supplemento in Johannem, libenter ea mittam. Nam
ut omnia quœ desunt Johanni in illud tempus parata sint, impos-
sibile est : ita et sunt ilia difficilia, et ego aliis negotiis distineor,
quamvis invitus. Sexennium facile adhuc requiram ad absolven-
dura. Libres quos misistis, accepi per Antonium Crabbe. Jara
debitor vobis sum viginti plus minus florenorum : differam solu-
tionem, donec paulo major sit summa.
Yelimmihi mitti etiam Diurnale. Sed pene exciderat memoria,
gratias vobis agere, de libellis Heriberti et Lessii dono missis : id
quod nunc facio animo grato. A. Dno Chappeauville nihil litera-
rum accepi 5 sed res vix meretur responsum.
Yale, honorande Dn# Morete, diu inoolumis, cum Dominis matre
et Johanne fratre tuis. Audomaropoli, 8 Januarii 1611.
Honorandæ D. Y. studioaise"
Franciscus Lucas.
Quod pene oblitus fnerim, accepi literas ex Lima, metropoli
regni Peruani in India, ex quibus inter alia intelligo Commenta-
rium meum in Evangelia etiam illic exstare et legi et probari non
mediocriter juxta extractum hic adjunctum (*).
(*) Voir Docnment 71*
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293
Adresse ;
A Monsieur, Monsieur Moretus, imprimeur de leurs Altèzes
SermM, en Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXYII, fol. 395.
79.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus*
Honorande Dne Morete.
Quamvis ab una aut altéra hebdomada literas ad vos miserim,
via Insulensi: bac tameu opportunitate proficiscentis ad vos
Antonii Crabbe bibliopegi nostri non potui non iterum scribe re,
vel ut suggererem vobis occasionem respondendi. Tabellarius
enim noster senex, diu non comparons, videtur defuncfcus officio
simul et vita. Supplemento Commentarii mei in Lucam, quod
cogitatis hoc vere ineunte prœlo subjicere, scribebam addi posse
quœ parata tenebam in Joannem, si modo consultum videretur.
Et facile sane suggerere possem XY aut XYI quaterniones
manuscriptos in Johannis capita 3um, 4nm, 5nœ et 6nœ, qui librum
reddant paulo justiorem putarim tamen nullum alium titulum
præûgendnm quam supplementi in Lucam, ita ut ilia lector tam-
quam corollarium prœter spem inveniat. Sed de his audiemus
judicium vestrum. Addebam postremis literis meis, extractum ex
epistola Joannis Docado, Lima ad me missa, unde videre possetis
etiam apud extremos Indos artem vestram una cum Commentario
illo meo celebrari.
Expectabo per hune Diumale ultimœ editionis in 8° vel potius
in 12®, neenon 3m tomum Pererii In Johannem ubi prodierit. Yale
honorande D“* Morete diu incolumis, una cum Dominis matre
et fratre.
Audomaropoli, 23 Januarii 1611.
D. Y. addicti8sw
Franciscus Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, imprimeur de leurs Altèzes,
au compas d’or, en Anvers.
Archives du musée Plantin : Beg . LXXXYII, fol. 413.
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28 Janvier
1611.
294
7 Février
1611.
80.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucæ decano, Àudomaropolim.
Binas R. Y. eodem argumento litfceras accepi : altéras jampri-
dem cum testimonio Joannis Docado e Lima de vestris in Evan-
gelia ■ Commentariis ; altéras modo per Ântonium Crabbe, per
qnem optima respondendi opportunités. Testimonium istud perli-
benter legi : optem solummodo plures vere eruditos esse, qui sic
censeant, et solidam R. Y. operam levialiorum labori prœferant, ut
non jam necessum sit supplementum in Lucam seorsim cudere, at
prions editionis exemplaribus distractis toti operiliceret inserere.
Supplemento in Lucam subjungere quidquid in Joannem R. Y.
perfecerit, minime recusamus : neque id indecore, imo cum usu
lectoris fiet, et justius erit tertii hujus tomi volumen; nec tamen
alium titulum quam Supplementi in Lucam probavoro, cum non
plénum sit in Joannem. Diurnale in 8* excudimus quam plenissi-
mum, ut nihil præter Lectiones et Responsoria desit, quo Brevia-
rium fiat, quam Diurnalis rationem plurimi a nobis expetebant,
ab avo p. m. Plantino olim observât am. Si tamen in 12° eandem
imitemur, paullo densius quam antehac futurum volumen, aut
minori nobis typo utendum. At Diurnalis hujus in 8° maximus
est character quali hactenus avus aut parens in eo cudendo num-
quam usi. Sub prœlo modo habemus Breviarium in 8° duobus
tomis, Officium B. Mariæ in 8°, Baronii Annalium tomum octa-
vum, Concilium Tridentinum, Catechisraum Romanum, Lipsii
Opéra Critica : item Joannis Nider, antiqui ex Ordine Prædicatorum
scriptoris, De Beformatione Beligiosvrum libros très ; P. Lessii
De AntichrUto ejusque prœcur8oribus disputationem adversus Præ-
fationem monitoriam, false, ut creditur, adscriptam (hanc Aula
formulam prœfigi jussit) magnæ Britanniœ Régi. Supplementum
vestrum cum bono Deo, si non citius, saltem extremo Martio
ordiemur. Yale eximie et Rde admodum Dne, a matre et fratre
salve, et obsequîa nostra R®0 Dno Blasæo et R. P. Schondoncho
in occasione deferre ne graveris. Antverpiæ, in officina Plant“a,
YII Febr. M. DO. XI.
Archives du musée Plantin : Beg . A0 1607-1615, fol. 104.
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81.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretns.
Attulit ad me literas vestras Antonias Crabbe, quibus inter 2 Mars 1611.
cœtera declaratis, statutum vobis esse, supplementum nostrum in
Lncam ordiri, si non citius, saltem extremo Martio, eidemque
subjungere quidquid perfecero in Johannem. Illud nt mihi per-
gratum est, ita rogarim primum folium libri postremo excudi,
quamadmodum fere solet fieri. Fortassis enim prœfationibus
consulto quidaddiposset, etsi libri titulus non mutetur, et appro-
bationes mutari possent, ita ut contineant ea etiam quæ Johannis.
Quocirca velim ut mihi mit tas exemplar approbation um descrip-
tumi nam præfationum exemplaria penes me habeo. Antonius
Crabbe nondum accepit sarcinam suam : ubi ex ea recepero libros
meos, scribam ad fratrem de solutione. Yale diu incolumis, hono-
rande Domine Morete, una cum D. D. matre et fratre. Audoma-
ropoli, postridie Kalendas Martias anni 1611.
Honorandœ D. Y. addictiss®*
Feanciscus Lucas.
Tabellarii stipendium adscribatur rationibus meis.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, imprimeur de leurs Altèzes
SermM, en Anvers, au compas d’or. Francq jusques à Lille.
Archives du musée Plantin: Beg . LXXXVII, fol. 417.
82.
Jugement de François Lucas touchant l’ouvrage de Jean
Baptiste Houwaert : De quatuor extremis .
Rde Domine prior.
Legi librum quem ad me misisti, et quamvis speciosum præ 25 Avril
se ferat titulum, inveni tamen hæreticum esse, nec permittendum *®1L
cuique, prout in frontispicio testor. Quare si R. Y. eum igni
tradat, faciet quod ille meretur, et aliis consultum erit. E domo
vestra 25 Aprilis 1611 scribebat, addita salute plurima,
R<ue j )# y. quam addictissimus
Feanciscus Lucas (1).
Archives du musée Plantin : Beg, LXXXVII, fol. 418.
(*) EU marge on lit : Uterste wille Houwaert improbatur a D. Fr. Luca.
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83.
Lettre de François Lncas à Balthasar More tus.
Honorande Domine Morete.
28 Mai 1611, jam diu exspecto literas vestras cum initio Commentarii mei
in Lucam: sed frustor omni exspectatione. Postremis literis pro-
miseratis opus inchoare exeunte mense Martio, nt tardissime; jam
exeunte mense Majo nihildum video aut audio. M. Claudius
Dausquius nunciavit mihi nuper a vobis qnod mercator papyri
fefellisset vos, ita ut statuto tempore opus inchoare non valuisse-
tis : sed miror quod in meo ille negotio fallat, qui in tam multorum
aliorum satisfacit. Quod ultra scribam non babeo, nisi quod
commendem vobis plurimum scripta mea et promis sa vestra.
Opus a pluribus exspectatur, tamquam tertius Commentariorum
in Evangelia tomus: cui ego facile addam quaterniones sedecim
in capita D. Johannis 3“ 4“ 5“ et 6m. Pecuniam quam debeo,
circiter sex libras grossorum, mittam per primum ex notis qui ad
vos proficiscetur. Hic finiam, rogato Deo, honorande Domine
Morete, ut te cum D. D. raatre et fratre diu servet incolumem.
Audomaropoli, XXYIII Maii XVI* XI.
Honorandœ D. Y. studiosiss**
Feanciscus Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, imprimeur de leurs Altèzes
Ser“•,^ au compas d’or en Anvers. Francq.
Archives du musée Plant in: Beg. LXXXYII, fol. 419.
84.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucæ decano Audomaropolim.
Eximie et Rde admodum Dn#.
18 Juillet -Ad non unas tuas sileo, donec reipsa, non scriptione, satis-
1611. faciara, tardius mea ipsius opinione, Commentarii in Lucam
supplementurn auspicatus. Sed aliquandiu gravior mea valetudo
et febris morarn operi injecit : nec charta ad raanum erat, quali in
prioribus tomis usus parens 6 fxa/capiaTos, Mitto nunc tandem
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ternionem primum ex optima et quam scriptoriam vocant, charta;
in qua quadraginta excudimus exemplaria, quia priorum tomorum
restant trecenta quinquaginta, e quingentis excusis. Et vero
paucissimi præstantiam hanc chartæ desiderant, contenti alia
communi quæ viliori pretio ematur. Interea nec quinquaginta in
ampliori charta omittemus, ut undequaque priorum tomorum
editioni respondeamus. Censurœ exemplum quod B. Y. postulavit
his jungo; ut communis fiat supplemento Commentarii in
Johannem : quod operæ pretium ait integrum absolvi, dum nos in
cudendo moramur.
Yale Bde et Clm# D0#, a matre et fratre meis salve et Rm0 D“*
Blasœo et R. P. Schondoncho obsequia nostra et cultum in ocoa*
sione deferto. Antverpiæ, in officina Plant*0*, XVIII Julii
MDCXI.
Archives du musée Plantin : Reg. A». 1607-1615, fol. 119.
85.
Lettre de François Lucas à Balthasar More tus.
Clarissime Bfie Morete.
Accepi literas tuas diu desideratas, una cum primo ternione 1 Août 1611.
supplementi in Lucam abs te excuso. Lœtus legi et literas illas
tuas et ternionem, in quo observavi talem a/cpifteuiv quod ad
emaculatam impressionem, qualem in prioribus tomis, id quod
tibi debeo. Restât, orem ut ad similem raodura placeat pergere, et
quando suppetent terniones aliqui perfecti, illos mittere per viam
Insulensem ; ego enim cum tabellariis conveniam. Velim autem
non graveris mutare quœdam in autographo. Inprimis Lucœ
9. v. 53. ad ilia verba Ægre bulerunt autem, sic scribatur : Ægre
tulerunt autem quod non p otites ipsorum Scenopegia honoraret: nam
et ipsi , easdem omnes eolemnitates quas Judœi , observabant (3 Reg.
12. v. 32. 4 Reg. 17. v. 41. Joseph. 1. 11 Antiq. c 8.) quamquam
tempora transposuissent , ne adversus Judœos, ad suas solemnifates
prœtereuntes , ad pugnam provocarentur , prout aliquando contigerai,
narrante Epiphanio (Secta XI). Sed erat inter Judœos et Samarüarios
prœdpua quœstio de loco seu templo, etc.: Deinde in paucis qui»
busdam versibus quorum Commentarius in supplemento non
est completus, ubi additur in fine, et cœtera ut vn priori editione,
loco vocis editione velim poni tomo seu, volumine. Quod ad
chartam, permitto illam prudentiœ vestrœjudicio;hocunum scio,
quod de pretii magnitudine plerique conquerantur. Sed observo,
inter cæteras causas morœ huicCommentarioimprimendoinjectæ
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fuisse morbum vestrum, quod grave mihi est intelligere, nisiquod
bene habeat, quod in melius res mutatæ sinfc. Ego quoque ab uno
bine mense a febribus laboravi, nec pristinam adhuo recuperavi
solertiam agendi. Deus Opt.Max. dignetur vos diu servare incolu-
mes ad publicum Reip. bonum. R®®* D*** Blasæus et R*®* Pater
Schondonchus plurimam quoque vobis salutem impertiunt : quo-
rum ille miratur se nibil responsi accipere de pecunia quam ad
vos transmisit accepta. Yale clarissime Domine Morete cumD. D.
matre et fratre. Audomaropoli, Kalendis Augusti anno 1611.
Clariss** D. Y. studiosiss'’*
Fbanciscus Lucas.
Placebit inclusas mittere àd amicum.
(6* Augusti recepta pecunia ab Antonio Hosquino assignata a
P. Flacco fl. 54 b. 14) (*).
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, imprimeur de leurs Altèzes
Ser®", au compas d’or en Anvers. Francq.
Archives du musée Plantin : Beg . LXXX VII, fol. 423.
86.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucæ decano Audomaropolim.
18 Septembre Distuli diutius, quo plures mitterem operis tui terniones, R. Y.
1611. ut spero, haud minus probandos quam priores. In autographo
mutavi et addidi, quœ præscripsit. In charta meliori, quam scrip-
toriam vocamus, eamque non Lotharingicam, quæ albedinem forte
majorem habet, sed Trojanam, quæ soliditatem, et gravioris præ
ista est pretii, quadringenta operis exemplaria excudimus; ne
tertius hic tomus, prioribus melioris illius chartæ junctus, sor-
descat. Etsi jam ante experti sumus, plures communem chartam
quam impressoriam appellamus, appetere, quæ minoris ipsis
constat. Quandoquidem in communi charta, octo florenis priores
tomi sunt vénales ; in meliori, decem. Et vero, quod quibusdam
paradoxum videatur, minus nobis ex bac lucellum quam ex ilia.
Quod haud difficile quis considerabit, si duplofere majus chartæ
melioris pretium attendat, cum plenissimum rismorum (utvocant)
numerum comparemus, qui deinde, libris excusis, longo annorum
O Note de la main de Moretus.
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spatio per pauciores subinde manus distrabendus est.Hocprolixins
paullo, ut quam justa de pretii magnitudine querendi quibusdam
supersit caussa, R. V. intelligat. Rmo Dno Blasæo obsequia nostra
et cultum deferimus, cujus pecuniam a R. P. Flacco nobis assi-
gnatam, per P. Ant. Hosquinum hic accepimus VIII Id. Augusti.
Meminit f rater paullo ante brevi recipiendam indicasse, ac proinde
de jam accepta monere omiserat. Orthodoxœ fidei Controversorum
P. Scribanii libros quartum et quintum excudimus, quos Rm0 Dno
inscribit, atque opinor primum folium ad ipsum transmisisse P.
rectorem priusquam Romam hinc discederet. Vale, eximie et R.
D. et R. P. Schondonchum a nobis saluta. Antverpiæ, ex officina
Plantiniana, XIII Kal. Octob. M. DO. XI.
Archives du musée Plantin : Reg. A°. 1607-1615, fol. 132.
87.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Clarissc Dno Morete.
Jam quinque terniones accepi ex Commentario meo in Lucam,
omnes œque immunes a mendis et erroribus, et posteriores etiam
magis ; quod totum industries tuæ debeo. Dedi autem ad vos jam
ante plures hebdomadas literas per Rdum P. Antonium Hosquinum,
una cum quinquaginta florenis monetæ probatæ, quos numerare
vobis debet, adscribendos rationibus meis. Petiveram tune quoque
Bellarminum In Psalmos. Credo ilium Patrem diutius hæsisse in
via, ac propterea serius mea vobis esse tradita. Bxpectabo itaque
tandem responsum vestrum, una cum novis ternionibus. R,,lu, Dui
Audomarensis jubet vos plurimum salvere et catalogum nundina-
rum autumnalium a vobis exspectat. Rdug Per Schondonchus, hinc
evocatus Atrebatum a Rdo Pre Scribano, putatur cum eo Lutetiam
profectus. Vale, Clarisse D,,e Morete una cum Clariss1* mihi amicis
et dominis matre et fratre. Audomaropoli, 7 Octobris 1611.
Clariss" D. V. addictiss®*
Franciscus Lucas.
Philippe de Narbonne au verd lion pr jeudi.
Adresse:
A Monsieur, Mr Moretus, imprimeur de leurs Altèzes, au com-
pas d’or en Anvers, Francq.
Archives du musée Plantin: Reg. LXXXVII, fol. 431,
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7 Octobre
1611.
300
20 Octobre
1611.
88.
Lettre de François Lucas à Balthasar More tus.
Clariss Dne Morete.
Literas vestras datas postridie Kalendas, accepi quarto Idus
hujus menais una cum indice Francofurtensi et ternione F. Ter-
nionem lectum probavi. Indicem mox comraunicavi cum R“0 Dfio
nostro (cui is fuit gratos) postquam ex eo scripsissem libros
sequentes : Gymnasium Syriacum , auctore Chri9tophoro Orimesio,
Wittembergœ in 4°. Horæ diurnæ Breviarii Romani, Àntverpiæ
apud Moretum in 32°. Concilium Tridentinum, noviss® apud
Moretum.
Quos placebit mihi mittere, cum Bellarmino In Pscdmos prima
occasione, et Horis diurnis seu Diurnali apud Moretum in 12° aut
16°, si exstet. Yideo excusas Concordantias majores utriusque
Testamenti quibus adjunctæ sunt correctiones Romanæ a F.Luca,
editæ Antverpiæ, apud Keerbergium in 4°.Miror an Concordantias
a me correctas, vos tradideritis Keerbergio excudendas: an vero
Concordantiæ ab eo excusæ, sint veteres illæ, quibus adjunctus
sit libellus meus. Posterius potius locum habere cum mihi persua-
deam, abitror nihil obfuturam illam editionem alteri, quam ex
correctione nostra vos meditamini. Ille enim reipsa dicit, siquis
siterrorin Concordantiis, corrige ex libello adjuncto: id quod non
est cujusvis (nam præter laborem quærendi, si etiam errorem
observaverit, non est cujusvis errorem observare); nos vero
ipsas Concordantias correctas exhibemus, easque breviores et cla-
riores. Quocirca non judicarim diutius prima opportuuitate
differendam vobis esse editionem Concordantiarum nostrarum.
Quod restât, vale Clarisse Dfie Morete cum tuis. Àudomaropoli,
die 20 Octobris 1611.
Clarissae D. Y. studiosissimus,
Fuanciscus Lucas.
Keerberghe deberet merito mittere mihi exemplar Concordan-
tiarum suarum et libelli mei, ut nec debuerat eum impressisse me
incons ulto.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, imprimeur de leurs Altèzes, en
Anvers, au compas d’or.
Francq.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXYII, fol. 435.
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301
89*
Lettre de François Lucas à Balthasar Morètus.
Claris se Dfie Morete.
Rm° Dfio nostro accipiente sarcinam suam, accepi et ego a vobis 8 Décembre
libros quos petieram : Bellarminum In Psalmos, ConcraTridm, Diur- 1611.
nale et cum his Concordantias sub nomine Keerbergii impressas,
quas quod mihi dono detis, gratias ago maximas. Perlustravi illas,
nec quidquam inveni novi aut diversi a prioribus editionibus simi-
lis formæ, nisi quod adjungatur libellus correctionum Romanarum
a me observatarum. Ad quas si Concordantiæ ipsæ correctœ
essent, egregie serviret libellus hic additus, ubi jam ad nihil aliud
servit quam ut testetur Concordantias multiplicibus locis esse
incorrectas.
Terniones O . E. I. ex supplemento Commentarii mei in Lucam
similiter accepi, legi et probavi : reliquos deinde exspectabo. Ipse
vero, post Nafcalem Dfii instantem, mittam XX quaterniones
manu8criptos, in capita Johannis 4 m 5m 6m et 7m, opus biennii:
quos R,”u, Dfis noster habet ac legit probandi causa. His augebitur
tomus noster tertius, quod ad spissitudinem : et si quidem non
cogitetis edere ante nundinas autumnales, (quod videri posait),
posset accedere adhuc unum aut alterum caput. Rmu* Dfis noster
promisit bis jungere suas literas, quibus vos faciat certiores curæ
quam dédit Rd0 Pri Schondoncho, ut numerari vobis illic jubeat
pretium librorum postremo acceptorum. Si mittat, jungam. Yale
Clariss* Dfie Morete una cum matre et fratre, quos tecum colo.
Audomaropoli, VIII Decembris XVIe XI.
Clariss** D. V. studiosissu,J
Feaiîciscus Lucas.
1""' Dfis misit literas suas per alium tabellarium.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, imprimeur de leurs Altèzes
Ber“•,, au compas d'or en Anvers.
Francq.
Archives du musée Plantin : Reg. LXXXVII, fol. 427.
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302
90.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Clariss* Domine Morete.
16 Décembre Superiori hebdomada ad vos scripsi, tamquam persuasus nihil
1611. vos festinare in eo opéré quod a me præ manibus liabetis : interea
vero literas vestras accepi quibus, contra, vos maxime festinare
scribitis, et desiderare quamprimum ad vos mitti quæ in Evan-
gelia Johannis addenda erunt. Id mihi cum non sit ingratum,
imo vero gratissimum sit, statim parerem vobis,et mitterem quæ-
cumque in Johannem parata habeo: sed quia Rm,,, Dfis necdum
omnia legit, jam mitto dimidiam partem, nimirum decem quater-
niones manuscriptos, missurus post Dfii Natalem reliquos
decem; prout Rmu8 Dfis pollicetur, ante Natalem Dfii absolvere
quæ cœpit, ac sua manu signare. Hæc autemin Johannem scripta
consequenter adprimentur iis quæ præcedunt in Lucam, nisi,
quod forte decebit, ut incipiant a nova pagina.
Doleo quod charta nostra aliquando sic perferat, ut scriptura
obscurior sit : sed spero id nihil obfore perspicaciæ vestræ, quin ut
cætera quam correctissime imprimatis. Rmui D*8 Blasæus plurimam
vobis mecura salutem impertit.
Yale honorande et Clariss* Dfie. Audomaropoli, XYI Decem-
bris XYI* XI.
Honorandæ D. Y. studiosiss"8
Fbanciscus Lucas.
Yelim tabellario a vobis dari saltem testimonium receptæ
hujus sarcinæ. Nam ternionem U prima opportunitate exspecto.
Adresse :
Clariss0 Dfio Moreto.
Archives du musée Plantin : Eeg. LXXXYII, fol. 439.
91.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Honorande Domine Morete.
16 Février Mensis est et eo amplius, quod ad vos miserim duos postremos
1612. quatemiones soriptorum meorum in Johannem: angor autem et
vereor ut ad manu s vestras pervenerint, eo quod nullum a vobis
responsum accipiam. Yeredarius hinc Insulas proficiscens, affir-
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mat a se datos esse in manus veredarii Antverpiensis: nescio
satis quid debeam autumare, an infidum fuisse veredarium Ant-
yerpiensem, an vos fortasse male valere, aufc adversi quid pati,
quod Deus avertat. Quare prima occasione placebit nos de negotio
certiores facere et mitfcere terniones impressos post U., sicut nos
vicissim parati sumus mittere prolegomena.Dominus Deus servet
D. T. cum D. D. matre et fratre diu incolumem. Audomaropoli,
15 Febr. 1612.
Clarissae D. V. addiotissimus,
Fbanciscus Lucas.
Scripsi ad vos ante aliquot dies ejusdem tenoris literas:quas
tamen jam hic repetivi, si forte illæ non venissent ad manus.
Placebit nos quam primum liberare anxietate qua laboramus.
Nam et Rml,, Da* quandoquidem intellexerit numeratam vobis
suo nomine pecuniam, restitueret eam hic, si a vobis certior
factus esset.
Adresse :
A Monsieur, Monsr Moretus, imprimeur de leurs Altèzes, en
Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXVII, fol. 443.
92.
Lettre de François Lncas à Balthasar Moretus.
Clarisse Dfie Morete.
Nudiustertius reversus Iperis, inveni domi meæ literas vestras
diu desideratas, una cum quinque ternionibus, continentibus
finem supplementi in Johannem, quos per otium legam. Intérim
quia festinatis ad proximas nundinas huic operi finem imponere,
mitto quæ habeo reliqua. Et imprimis quidem initium octavi
capitis Evangelii secundum Johannem continens historiam adul-
teræ: quæ historia ut per se consistit, absque eo quod cohæreat
iis quæ sequuntur, ita a me his diebus exposita poterit reliquo
operi addi, ante ilia postrema verba Hucusq. Auctor produxü
Commentarium mum etc. Deinde titulum mitto et prolegomena.
Et quod ad titulum quidem attinet, diu mihi placuit tomi tertii
inscriptio : sed propter rationem quam adfers, retinui nomen
Supplem&nii. Quod ad prolegomena, ea complectuntur epistolam
dedicatoriam, præfationem ad lectorem et approbationem : nec
aliud habeo quod addam; præsertim cum Rd0 Dno nostro non satis
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28 Février
1612.
304
placeat addi carmina(quæ ofïeruntur a viris certe docfcis) eoquod
illud præter veteram theologorum morem sit (!). Ut autem alia
est et ab aliis data approbatio suppleraenti Johannis et ea quæ
est supplementi Lucæ ; ita congruat fortassis hanc in principio
operis collocari, illam in fine: rem tamen facile permitto judicio
vestro. Proxima opportunitate exspectabo responsum vestrum,
cum novis ternionibus in Johannem. Intérim, Clariss* Dfie Morete
vale diu incolumis, cum Dominis matre et fratre. Audomaropoli,
pridie Kalendas Martias anno 1612.
Clariss" D. T. Addictiss"
Fbanciscus Lucas.
Sans adresse.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXYII, fol. 445.
Annexe :
Tco irâvv
4
$paVKl<TK(p TCO Aov/ca
tco t&v evayyeXiœv
7 rapacf>pd(7T7j
T&v Svpirj ç yXcoTjrj^y f Efipaîrji 'J SXXaSoç epfifjv,
'‘JïpypLaTos evTTLvvTOv SlÇeai èpyarlvrjv ;
Tov Aov/câv àrevéaauv iaoTrrptaov oÿOâXfioîaLv'
*Hv Se pbrjy â\\’ avrov raîsS'èvl TrXatjlv opa .
v EirXeTO fièv /3 tySXoç tt)ç ISfioavvrjs rafuelov,
''EttXct àvrjp 7r\ei<rT7)s lSfioavvrj<; rafiir)?.
'PrjTprjs evKeXâSov arbfi virepyéfiov èariv, éa Se
EveTTLrjv tclvtcus èv aeXiSeacrt péeuv.
HXrjpew evfJLa0L7)<; irpairLSe ç mvvroc^povo ç eialv,
Kairoi fièv ravrrjv rrjS ’ èyapaï-e fîifiXœ.
'Avépes eXXôy i/jloi, kclI ÿiXofiadeîs, <f)tXôyXcoaaoL,
Mr) (f)6/3oç vfieias, fir] fieXéSrjfia SaKOi
Toaaarir]<; acopov aocf>irja fiera àvSpos oXeaaeiv.
f/ Ht àel IStco ÇrjcreC èvl (3l/3Xlco.
(*) Nous avons trouvé un carmen P. Societatis in Fr. Lucam. Nous le
reproduisons ici en annexe.
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305
S&fiCL fiovov Bafiaav Karà fioîpa fcparaîa 7ri<f>VK€V
0I/77TOÇ àvrjp 7 rekerat, cuBavaros Se ttovos.
Kal puera irorpbov àel àvBrjaerai, ov&é taç carat
$pav/CLa/cov Aovkcl vœvvptos T/éXioç.
Archives du musée Plantin : Eeg. LXXXVII, fol. 329.
93,
Lettre de François Lacas à Balthasar Moretus.
Clarisse Dne Morete.
Accepi literas tuas, datas die octavo hujus mensis cum ternione 16 Mars 1612.
T et duobus foliis interioribus ternionis F. Restant, credo, facile
sex terniones, quos tamen brevi absolvetis, duplicatis operis:
illos expectabimus desideranter. Gaudeo autem quod liceat uti
titulo tomi tertii, qui mihi semper placuit: nec probo ut subjun-
gatur mentio aliqua Lucæ aut Johannis. Quia igifcur, occasione
mutati tituli, verba quædam mutaram in epistola dedicatoria et
præfatione, illis, ut prius erant, restitutis, mitto iterum prolego-
mena, ad eum plane modum correcta, quo edi desidero. Pauca
erratula in toto tomo occurrerunb: præcipua tamen, quæ lectorem
remorari possent, annotavi. Quod si sarcinam Francofurto mit-
tatis Romam, addatis, rogo, duo exemplaria hujus tertii tomi in
albis, tradenda collegio Anglicano illic, quorum unum collegio
ipsi rémanent, alterum olferatur Illm0 cardinali Bellarmino. Literæ
Rtü pri« Schondonchi et meæ, mittentur per veredarios. De cæberis
exemplaribus ex me distribuendis, scribam postquam postremos
terniones acceperim: quando et pretium hujus tomi placebit mihi
indicare- Yale diu incolumis, Clarisse Dfie Morete, cum Dominis
matre et fratre. Audomaropoli,die XVI mensis Martii A® XVICXII.
Clarissae D. Y. studiosissimus
FftANciscus Lucas.
Adresse : ‘
A Monsieur, Mons. Moretus, imprimeur de leurs Altèzes, au
compas d’or en la ville d’Anvers. Cito, cito, cito.
Archives du musée Plantin: Beg. LXXX VII, fol. 449.
94.
Lettre de François Lacas à Balthasar Moretas.
Clarisse Dne Morete.
Spero tempori venisse in manus vestras prolegomena prout 28 Mars 1612.
mutanda erant, retento titulo tomi tertii: cumque, quantum
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colligo ex literis vestris, jam finis operi sit impositns, exspeoto
qnotidie postremos terniones et folia. Superest nt ordinem de
exemplaribus quœ ad me aocipere deerevi. Imprimis itaque place-
bit duo Bomam mittere, cum prima vestra sarcinula, prout
scripsi postremis literis, quorum unum lllm# Card. Bellarmino
offeratur, alterum remaneat collegio Anglicano. Lovanium digna-
bimini prima opportunitate mittere tria, ad Bduœ Pem rectorem
collegii Societatis Jesu, cum literis quas hic jungo. Trajectum ad
Mosam unum cum epistola prœsenti. Tornacum quoque unum
ad Rmum Epm Tomacensem, ad quem hinc scrib&m. Duacum tria
juncta sarcinæ Belleri typographi, tradenda ei qui meas ad Belle-
rum adferet. Et portorium quidem harum quinque sarcinularum
adscribetis rationibus meis. Brugas ad M. Petrum Sproncholf,
ejus civitatis advocatum cogna tum meum, placebit mittere octo
exemplaria, Audomaropolim vero ad me ipsum viginti unum,
exemplaria. Quæ omnia simul conficiunt quadraginta exemplaria,
eo connumerato quod foliatim accepi. Congruet autem, ut hæc
omnia exemplaria sint chartæ aut optimæ aut trojanœ illius, ne
difformia sint exemplaribus primorum tomorum, quœ omnia
erant hujusmodi chartæ. Fere enim iidem sunt magnates, quibus
jam offere cogito, qui nuper. Unum tamen tertii tomi exemplar
ex iis quæ ad me mittentur, erit ex minimi pretii charta, eique
jungentur duo priores tomi ex simili charta, adscribendi rationi-
bus meis, et per me dandi cuidam S. Scripturæ studioso. Ex
editione duorum primorum tomorum, Clarissu* parens vester, piæ
mem., dederat mihi dono XXXV exemplaria, quod potestis memi-
nisse : vos dabitis ex hac editione non pauciora, spero; saltem quot
placebit; reliqua adscripta computui meo, primo quoque tempore
solvam. Yale Clarisse Dne Morete, cum Dominis meis matre et
fratre tuis. Audomaropoli, 28 Martii 1612.
Clarisste D. Y. eddict^s"*
Fbanciscus Lucas.
Catalogum nundinarum non negliget mittere primo quoque
tempore ad Rraura nostrum.
Adresse :
Clariss0 ornatissimoq. viro Dno Baltazari Moreto, typographo,
Antverpiæ.
Archives du musée Plantin : Beg . LXXXVII, fol. 451.
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95,
Lettre de François Lucas à Balthasar More tus.
Clarisse Dne Morete.
Accepi prima et ultima folia tertii tomi Commentariorum in
Evangelia, gavisus ob opus, Deo favente, absolutum. Et vobis
qnidem gratias ago ob sumtos labores, industriam et diligentiam.
Deum autem oro, nt serviat hoc opus ad Ecclesiœ Catholicœ
œdificationem, mihi salutem animæ conciliet, vobis etiam emolu-
mentum aliquod temporarium. Quot exemplaria et quibus mitti
desiderem, scripsi a duobus hebdomadis, nimirum Brugas ad
Dfium Sproncholf VIII, Lovanium ad Patres III, Duacum ad
Bellerum totidem, Romam II, Trajectum ad Patres 1, Tornacum
adRmum Epra I, Audomaropolim ad me XXII (quorum unum teneo).
Sunt simul XL, quæ jam a vobis missa esse et in itinere versari
credo, aut certe brevi mittenda. Unum adhuc plaeebit addere
et mittere Collegio SoctU Jesu Antverpiensi, cum literis hic indu-
sis. Rationibus meis adscribetis quot videbitur æquum, una cum
exemplari priorum tomorum ex charta impressoria, ad me cum
aliis mittendum, prout nuper scripsi.
Titulum et prœfationem in novum tomum Annal ium Baronii
libenter vidi, legi et probavi ac una mecum Rmus Epus noster ac
RdBi Pr Schondonchus qui vos mecum officiose salutant. Et Rmu,
quidem laudat animositatem vestram, tanta cum sedulitate, indu-
stria et à/cpifieia ornantium atque augentium rem librariam
exemplo majorum: decrevitque evocare recusos Baronii tomos I,
VIII et IX ac Missale noviter emendatum, cum aliis libris, quos
ex catalogo nundinarum, quem exspectat, selecturus est; nam
meam sarcinam persuasus est in itinere esse. Vale Clariss® Dfie
Morete diu incolumis, cum honorandis Dominis matre et fratre
tuis, sitque vobis proximum Pascha felix et salutare. Audomaro-
poli, XI Aprilis XVIe XII.
Clariss” D. V. eddict^s”
Fkanciscus Lucas.
Adresse:
A Monsieur, Mons. Moretus, imprimeur de leurs Altèzes, en
Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin ; lleg. LXXX V II, fol. 455.
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11 Avril
1612.
308
26 Juillet
1612.
8 Février
1613.
96.
Lettre de François Lacas à Balthasar Moretus.
Clariss® Dne Morete.
Distuli responsum ad postremas vestras literas donec advecta
esset sarcina Antonii Crabbe t qua advecta, satisfacio rationibus
a D. fratre misais.
Gratias autem ago maximas, quod XXXV exemplaria tertii
tomi, non minus quam præcedentium, placuerit mihi donare, et
conabor etiam referre gratias, ubi potuero. Sed ut ego, vel multa
exemplaria emam, non perinde ferunt facultates meæ, vel aliis
emenda commendem, non sum idoneus commendator, ego. Cæte-
rum spero facile distractum iri universa postquam intelligo
viris doctis placere. Certe Dus Abbas S. Vedasti mihi scripsit se
emturum Gommentarii mei in Evangelia non tantum duo aut
tria (quod aliquando dixerat) sed decem aut duodecim exemplaria,
Heligiosis suis (quos habet non parvo numéro sacris studiis
addictos) distribuenda. Intelligo quod Horatius Cardon sponte
offerat suis ducenta exemplaria: verum ut il le vobis non est
æquiparandus, ita nec ego illis quibus ipse servit. Quidquid sit,
spes animo meo sedet optima, quod nullum detrimentum ex
impressione lucubrationum mearum passuri sitis, et si visum
vobis esset brevi excudere Concordantias Bibliorum ut sunt a
me correctæ, credidero consultum: fieri enim facile possit, ut
alius mihi laudem, vobis et laudem et lucrum præripiat. Vale
Clariss® Dne Morete cum Domina matre. Audomaropoli, 26 J ulii 1612.
Clariss** D. V. studiosisstt,
Fkanciscüs Lucas.
Adresse :
Monsieur, Monsieur Moretus, imprimeur de leurs Altèzes
Ser‘ue,> en la ville d’Anvers au compas d’or. Arnica manu.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXVII, fol. 459.
97.
* Lettre de François Lacas à Balthasar Moretns.
Honorande Dfie Morete.
Accepi literas tuas, et una copiam decreti principum de restau-
rationibus ecelesiarum, quam petieram. Nam, ut audieram
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hujusmodi decrefci copiam non authenticam esse penes Dominum
Abbatem Bertinianum, proposui confratribus meis, an vellent sibi
per me procurari copiam authenticam. Sed ilii quidem, auditis
iis quæ continerentur, responderunt se non desiderare, eo quod
non esset ipsis utile decretum, nt qui hactenus initis amicis
conventionibus, multo minus solverint quam proventus decimarum
duorum annorum, adeoque curandum, quoad ejus fieri possit,
ne hujusmodi decretum veniat ad manus eorum, quibuscum ipsis
est adhuc aliquid controversiæ. Ego vero ductus curiositate, quia
frequens est de reparandis per ecclesiasticos ecclesiis mentio, et
persuasus rem esse parvam, stipendium Notarii, petii pro meipso
hujusmodi copiam, sed ignarus quod Dfii canonici Antverpienses
tam care venderent copias chartarum suarum, præter morem
aliorum. Quod si D. Y. mihi prius significasset quam numerasset
pecuniam, ego potius insignem aliquem librum illius pretii mihi
jussissem mitti, quam copiam illius decreti. Sed valeat istud, et
serviat cautelæ loco.
In præfatione Concordantiarum placet vestra correctio, paucis
mutatis : Hac enim ralione sublatis vocibus minus necessariis, fit, ut
eœ voceê quæ quœruntur facilius inveniri , et concordantiarum liber
minus gravis commodms circumfem possit. Ubi inchoaveritis hoc
operis, spero honorabitis nos primo folio. R“U8 Dfis noster jatn
melius valet, Deo laus: precatur vobis per me salutem plurimam,
pollicitus nomen suum apud vos brevi expungere. Barradii tomum
quartum prima opportunitate exspectabo, tomum etiam tertium
Pererii In Johannem , si prodierit. lllmui Bellarminus jam certiorem
me fecit, acceptum a se esse tomum tertium nostrum ; hoc soluni
conquerens quod desint adhuc aliquot capita, cætera probans.
Honorande Domine Morete, vale diu incolumis cum tuis, immo
nostris. Audomaropoli, die octavo Februarii, an no M. DC. XIII.
D. Y. addictissimus
Franciscus Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Mons. Moretus, imprimeur de leur Altèzes Serm#8,
en Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXX VII, fol. 463.
98.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
Francisco Lucæ Brugensi, theologo et decano Audomaropolim.
Concordantiarum specimen Rmo antistiti Blasæo, R. P. Schon-
doncho et R. V. in primis placcre, summopere. gaudcmus, haud
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9 Octobre
1613.
310
14 Juin
1614.
ignari alios facile landaturos, quod triumviratus hic approbarit*
Diligenter, ut R. Y. raonet, in opéré semel cepto pergimus : etsi
lentius paullo festinamus, quo melins et correctius prodeat;
proverbii hic memores: Sat cito , si sat bene. Numéros versuum in
Sixtina Bibliorum editione plurimis locis immutatos, his diebus
observabam: itaque collataveteriLovaniensium recognitione cum
Romana in versuum numeris distinguendis, omnes in Concor-
dantiis ad Romanam restitui curavi. Nova tituli formula, quam
R. Y. præscribit, nequaquam displicet. At de præfatione, uterque
falsi sumus. — Ego inprimis, dum ex R. V. litteris aliquam sibi
præfationem dedicatoriam gratam fore conjecerim, ex his scilicet
verbis: Ubi inchoaveritis hoc operis, spero honorabitis nos primo
folio. Sed et R. Y. dum existimat. sua omissa præfatione, nostram
substituendam; imo vero subjungere cogitabamus, et opus a R.V.
emendatum, velut typis nostris expolitum, remittere.
Commentarium in Evangelia recudere nobis haud licebit,
priusquam prioris editionis exempla, quæ circiter quadringenta
nobis restant, sint divendita: et certe miramur ipsi tôt nobis
præstantissimi operis exemplaria superesse. At hæc æyi hujus
infelicitas est, ut quæ optima sunt, discernere nesciat, aut recuset
amplecti. Gratulamur intérim R. V. operam utiliter et féliciter
nactam, si non huic, futuræ aliquando ætati magis expetendam.
Vale eximie et Rde admodum Dne tuo et publico Ecclesiæ bono.
Rmo antistiti Dno Blasæo et R. P. Schondoncho obsequia nostra
et cultum in occasione deferri rogo. Antverpiæ, in officina Plan-
tiniana, IX Octobr. M. DC. XIII.
Archives du musée Plantin: Beg. A0 1607-1615, fol. 222.
99.
Lettre de S. Cobellutius, secrétaire du Pape Paul V, à
Balthasar Moretus.
S. Cobellutius S. D. Balthasari Moreto.
Tandem decretum est a Sacra Congregatione, quæ præposita
est Indici librorum, posse te Sacra Biblia imprimere, cum argu-
ments sive summariis, sed cum iis tamen, cum quibus édita fuit
ita in Urbe ex officina Christophori Plantini anno MDLIX, ita ut
nihil immutetur, detrahatur, adjiciatur. Non visum est litteras
hujusmodi licentiæ expedire, cum tuæ conscientiæ satis sit nosse
te ita decretum fuisse. Quamobrem cave has nostras typis man-
des, sed apud te habeas in decreti Sacræ Congregationis testi-
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311
monium. Si qua alia in re meam tibi operam aut studium usui
esse posse intelliges, fac ut sciam ; me enim de te benemerendi
cupidum cognosces. Yale, Romæ, 14 Junii 1614.
Au bas:
Balth. Moreto Antverp.
Adresse :
Balthasari Moreto, typographo clarissimo, Antverpiam.
Archives du musée Plantin: Beg. LXXX, fol. 241.
100.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lacas.
D. Francisco Lucas theologo et decano Audomaropolitano.
Tardius quam speraram, Concordantias auspicati sumus. Sed 4 Septembre
plura intervenere quæ impedirent, jamdiu earum editionem medi- 1614.
tatum. In primis duplex Gallorum editio, altéra in 4°, altéra m
majori folio, cum quibus statim concurrere, non una nobis ratio
dissuasit. Diutius etiam dubitavi, quam potissimum formam
eligerem : tandem media quædam placuit, quæ ad Parisiensis
illius molem haud accederet, et tamen typos juveni gratos, nec
seni molestos, præferret.
Specimen R. Y. his jungo ; quod ipsi et patronis et amicis istic
nostris, probatum iri confidimus. Titulum et præfationes sub
finem editionis differimus, et in titulo R. Y. nomen præscribimus,
his verbis : Opéra et studio Francisci Lucœ Brugensis Theologi et
Decani A'xdomaropolitani recensitœ atque emendatœ. Deinde, bona
R. Y. venia, nostram ipsi operam publica præfatione inscribemus.
De pecuniis, quas, in litteris ad fratrem, per R. P. Schondonchum
rectorem se nobis transmittere significat,gratias agimus, monituri,
ut mandat, de acceptis. Præter Concordantias quarum specimen
mitto, sub prælis item sunt (nam de rebus nostris typographicis
libenter R. Y. intelligere haud nescio): Annalium Bomanorum
Stephani Yinandi Pighii tomus secundus et tertius postremi,
R™1 nostri Malderi in Secundam Secundœ Comment ariorum tomi
duo, quorum prior est De virtutibus theologicis , alter Dejusticia et
religions , P. Heriberti Libellas pro Gard. Baronio adversu# Casau-
bonum , Breviarium in 4° minore duobus tomis, Diurnale in 12° et
24°, Officium B. Mariæ in 12° et Concilium Tridentinum. Senecam
philosophum, ex postrema Lipsii recognitione, typis nostris absol-
vimus et superioribus nundinis divulgavimus. At restât etiam-
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num duplex Senecæ imago, quam ex archetypis antiquus Rubenius
nobis depinxit, incidenda, quæ novam banc editionem deinceps
illustret. Yale eximie eb Rde admodum Dne, et a matre, fratre
ejusque conjuge, quos salvere jusseras, atque imprimis a me
salve ; qui obsequia nostra et cultum R. Y. deferimus et Rmo D.
Blasæo et R. P. Schondoncho deferri eadem rogamus. Antverpiæ,
in ofîicina Plant"*, Prid. Non. Septemb. M. DO. XI Y.
Archives du musée Plantin : Reg. A° 1607-1615, fol. 214.
101.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Clarissime Dne Morete.
11 Septembre Distuli responsum ad postremas literas a vobis accep-
1 * tas, donec intelligerem, an pecuniæ quas vobis debeo essent
numeratæ : id quod factum esse Rdus Pater Scbondonchus heri
mibi per apocham vestram ostendit; gavisus fui, quod ad hoc
usque tempus contracta débita solverim. Novas rationes ineundi
argumentum præbebunt, Breviarum Romanum in minori 4° duobus
tomis et Diurnale in 12°, quæ sub prælo vos cum aliih operibus
habere libens intellexi.
Specimen Concordantiarum quod misistis, multum placuit,
mibi doctisque amicis, nominatim RmüDn°nostro et RdoP. Schon-
doncho. Tantum streuue pergite. Quod autem scribitis mentem
vestram esse, ut titulo nomen meum præfigatur, vos ipsi autem
præfationem scribatis, placet mihi quidem quidquid vobis commo-
dum visum f uerib : sed non satis intelligimus, quomodo a vobis
cum gratia scribi poterib de ratione emendationis, si ille adhuc
superstes fuerit, cui per titulum emendatio attribuitur. At
speramus mittendum a vobis specimen conceptæ præfationis,
priusquam excudatur. Porro titulus barum Concordantiarum
videtur mibi exactius consideranti, obscurior esse, nec ita clare
præ se ferre id quod in opéré novum est: quare hujusmodi
titulum frontispicio dem: Concordantiœ Bibliorum Saworum Vul-
gatœ editionis , ad recognitionem jussu Sixti V Pont. Max. Bibliis
illis nuperrime adhibitam , recensitœ atque emendatœ , opéra et studio f
etc. Atque hic titulus erit quasi explicatio ejus tituli qui præpositus
est primo folio. Consideret rem prudentia vestra.
Commentaria in Evangelia jam pene absolvi ut qui verser in
penultimo capite Evangelii secundum Johannem. His circa Nata-
lem Dm absolutis, cogito in ordinem redigere quæ sparsa sunt
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313
in posterioribus tomis, deinde universum opus recognoscere et
panlo locupletiorem indicem colligere, denique mittere vobis
omnia circa Pascha, favente Deo, si vobis placuerit papyrum et
cætera vestra in illud tempus præparare. Quod superest clarissime
Domine Morete, oro ut Dûs Deus diu vos servet Reip. Christianæ
incolumes. Audomaropoli, XI0 YIIbri# XVIe XI Y.
Clariss. D. Y. merito addictiss*"
FaANciscus Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Monsr Moretus, grand imprimeur de leurs Altèzes
Sermes, en Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin: Eeg. LXXXYII, fol. 177.
102.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Clarissime Dfie Morete.
Quod in Concordantiarum impressions strenue pergatis hoc 22 Octobre
etiam operæ addito, ut numerum versuum correxeritis, bene 1614.
habet: quod autem attinet ad præfationem dedicatoriam, quæ
meo noraini possit iuscribi, ut non fuit illud mens mea, quod
bene animadvertit D. Y. (accepto enim specimine primi folii,
censui me primo folio honoratum), ita non probatur Rmo Dno
Blasæo, tamquam quod parum gratiæ sit habiturum; certe videri
possit honor a me emendicatus.
Negotio recudendorum Commentariorum meorum in Evangelia
serio discusso inter nos, videtur Rmo Dno Blasæo et Rdo P. Schon-
doncho, causam facile præcipuam ejus quod exemplaria tardius
distrahuntur, esse, quod opus hactenus sit imperfectum. Quocirca
consultum judicant, ut D. Y. prima opportunitate prælo subjiciat
quartum tomum jam paratum, quo opus totum absolvetur : ita
enim fore autumant, ut qui hactenus sibi non compararunt
priores très tomos, omnes quatuor expetant, et qui nuper de
tribus prioribus tomis se prospexerunt, hune quartum non
negligant. Certe quotidie a me petitur iste quartus tomus, et
urgeor ad perficiendum, immo et autographum meum rogarunt
quidam sibi concedi commodato. Quod si editio istius quarti
tomi differatur donec liceat totum opus recudere, multi con-
querentur, non de eo solum quod operis perfectione fraudent ur,
opéré frustra manente imperfecto, verum etiam de eo quod
duplex pretium, nec illud exiguum, solvere cogantur pro tribus
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314
10 Novembre
1614.
prioribus tomis, si velint opéré perfecto frui : id quod dumm sane
foret, nec satis ex honore nostro. Quare ita mecum statui, ut si
D. Y. placeat, hune quartum tomum, constantem circiter XL
quaternionibus manuscriptis, circa Pascha proximum prælo subji-
cere, eo contentus sim pro vita mea, quam sentio non posse esse
longam, non solum ex provecta 64 annorum ætate, verum ex
variis etiam infirmitatibus. Interea vero ego, universum opus
digestum in ordinem, et diligenter recognitum (quod cepi), indici-
busque auctum, distinctum per quatuor Evangelia, relinquam
vobis excudendum a morte mea, pro vestra et Reip. commoditate.
Quod si vereamini, ne quarto jam tomo excuso, alius aliquis
typographus, in Gallia aut Germania, totum opus in ordinem
redactum excudat : non videtur hoc esse metuendum, eo quod
desit aliis ea typorum varietas qua opus* est, et noverint omnes
ipsi vestram editionem ipsorum editioni semper præferendam,
etiamsi minus aliquid contineret, denique timebunt semper auc-
toris recognitionem, cujus obtinendæ non suppetet eis spes.
Facillima igitur ratio, et divendendi quæ vobis restant exemplaria,
et emtoribus ac lectoribus satisfaciendi, erit, si quartum tomum
quam ocissime imprimatis, judicio gravissimorum illorum virorum
qui et hac de re ad vos scribere, si opus sit, sunt parati. Rem
itaque gratam multis feceritis, et mihi imprimis, si huic consilio
obsequi placeat vobis fratribus, amicis meis, una cum Domina
mea, matre vestra : quibus ego me, et rem istam, etiam atque
etiam commendo et opto vitam longam, sanam, sanctam.
Audomaropoli, 22 Octobris 1614.
Clarissae D. Y. studiosiss"*.
Fkanciscus Lucas.
Adresse :
À Monsieur, Monsr Moretus, grand imprimeur de leurs Àltèzes
Serm8S, en Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin: Reg. LXXXYII, fol. 469.
103.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucœ, theologo et decano Audomaropolim.
Præfationem ad Concordantias libenter omittemus, R“l Dfii
Blasæi judicio acquiescentes, et R. Y. voto; quod aliud fuisse,
imprudenter nuper interpretati sumus. De quarto item Commen-
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315
tariornm in Evangelia tomo seorsim cudendo consilium ego et
frater probamus. Nam D. matrem haud adjungo, quæ a paucis
mensibus negotiis se abdicavit, et rem omnem typographicam et
librariam mihi et fratri certo pretio transscripsit : eu jus pretii
partem liberis suis æqualiter dividendam concessit, partem sibi
reservavit, pro qua annuum ei reditum persolvimus. Idque suœ
olim matris exemplo faciendum sibi duxit, ne qua post mortem
suam de hæreditate partienda difficultas oriri possit.
Itaque commodo suo R. Y. quartum tomum transmittet, et nos
primum eum auspicandi opportunitatem haud negligemus; si
non magno nostro, saltem publico bono : cui inservire, avito et
patemo exemplis didicimus. Yale eximie et Rde admodum DBe et a
fratre meo plurimum salve, qui uua mecum R.Y., R“° D"° Blasæo
et R. P. Schondoncbo obsequia sua et cultum defert.
Antverpiæ, in officina Plantiniana, X Novemb. M. DC. XIV.
Archives du musée Plantin : Reg. A° 1607-1615, fol. 225^
104.
Lettre de François Lucas à Balthasar Horetus.
Clarissime Domine Morete.
Nosti, opinor, quod proximo mense Maio, Roraam convenire
debeant procuratores singularum provinciarum Societatis Jesu.
Hanc rem Rda“ P. Schondonchus valde opportunam judicat, ad
propagandam notitiam Commentarii mei in Evangelia, modo
DominationiV. placeret, mox imprimere L plus minus exemplaria
eorum quæ his juncta mitto, quæ sunt quarti tomi titulus,
approbatio, epistola dedicatoria, præfatio ad lectorem et index
quatuor Evangeliorum ac tomorum, tamquam specimina totius
operis. Possent enim, inquit, Romam mitti, et illic distribui sin-
gulis procuratoribus unum ut miuimum, quod secum référant
ad suas provincias. Mitti autem possent, partim per procuratores
hujus Belgii, quorum unus hic est ad manum, Pater inquam
Crombecius, rector hujus collegii Audomarensis, partim per
veredarios, ad Rdo,n Patrem Coffinum agentem Romæ in semi-
nario Anglorum. Hoc si consultum Dominationi vestræ videretur,
oporteret mox subjicere prælo dictum speciraen, ita ut exemplaria
per tabellarios missa possint hic adesse circa medium Februarii.
Nam sub finem Februarii parat dictus P. Crombecius abitum.
Pollicitus est P. Schondonchus se juncturum suas ad vos literas
*27 Janvier
1615.
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istis meis. Dominus Deus diu vos servefc. Audomaropoli, 27
Januarii 1615.
Clariss” D. Y. addictiss.
Franciscus Lucas.
Intelligo capones a vobis acceptas fuisse, ex literis vestris,
tain ad cognatum meum Brugas quam hue ad me datis. Si
jucunde vobis sapuerunt, gaudeo : mihi vicissim sapit benevolentia
vestra.
Adresse :
Clariss. viro D*° Balthasari Moreto, architypographo regio,
Antverpiæ.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXVII, fol. 483.
105.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucæ decano Audomaropolim.
19 Février Ut tuas accepi (serius paullo redditæ fuere) quaternioni cudendo
1615. me accinxi, cujus quinquaginta modo mitto exemplaria. Spero,
fiet tempestive, ni tabellarii nos fides fallat, atque ante B. P.
Crombecii discessum. De caponibus gratia B. Y. iterum atque
iterum esto : sed imprirais de insigni erga nos benevolentia, pro
qua mutuam cum debito cultu perpetuo reponernus.
Vale eximie et Bde Dne, et a singulis nostris peramanter salve,
nostri in sacris precibus memor.
Antverpiæ, in officina Plantiniana, XIX Febr. M. DC. XY.
Archives du musée Plantin : Beg. A* 1607-1615, fol. 239.
106.
Lettre de François Lacas à Balthasar Horetns.
Clarissime Domine Morete.
22 Avril Gaudeo a vobis accepta, quæcumque per D. Johann em Wautier
1615. miseram, et speciminis quidem exemplaria Bomam per vos ad
P. Coffinuin mittenda; tomum autem quartum Commentarii
mei prælo subjiciendum statim a Pascha. Concordantiarum et
compositionem et correctionem facile credo esse laboriosam :
recteque faciunt correctores vestri, quod Biblia ipsa sæpe con-
sulant (Sixtina præsertim et ea quæ in quarto sunt édita, omnium
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correctissima); credo enim multos inveteratos errores in eis latere.
Quod translation em Notarum et Traetatus de Chaldaïca para-
phasi, e secundo tomo in quartum minus probetis; cedo jndicio
vestro : quamquam aliquid opéra dignum invenisse me arbitrabar.
Sufficiet igitur mntare illud Tomvs posterior in Tomus secundus .
Accepi exemplaria Breviarii et Diurnalis, unum per D. Johannem,
alterum per Petrum Guebens; cætera quæ petieram exspectabo
tempore opportuno. Yale vir clarissime, una cum Domina matre,
diu incolumis. Audomaropoli, 22 Aprilis 1615.
ClarissRe D. T. studiosissUB
Franciscus Lucas.
Adresse :
Clarissimo viro Dno Balthasari Moreto, architypographo, Ant-
verpiæ.
Archives du musée Plantin: Beg. LXXXVII, fol. 487.
107.
Lettre de François Lacas à Balthasar Moretns.
Clarissime Domine Morete.
Quæcumque ad me missa fuere, nominatim per Antonium 5 Août 1615.
Crabbe, certo omnia accepi : accepi et primum ternionem tomi
quarti Comraentariorum meorum in Evangelia, quem ab uno
mense et eo amplius misisti : quod autem plures terniones, prout
polliceris, hactenus non subsequantur, credo, opus De vitis Patrum
nondum absolutum, in causa esse: nisi forte Dominus Johannes,
frater tuus, in itinere sit, quo nos invisat (id quod dudum pro-
misit) et pluribus simil allatis nos reficere cogitet. Certe jamdiu
eum exspectamus, et vergit æstas in finera : non tamen minus
gratus erit, etiamsi nullos secum adferat terniones, quos longa-
nimiter exspectamus adfuturos pro vestra opportunitate. Rdu>
Pater Schondonchus longo hactenus morbo subjacuit : et quam-
quam nondum sanus, init tamen iter ad vestras partes. Tanto
capitur desiderio alloquendi Rdos Patres Provinciales antequam
Romam proficiscantur, et frueudi inter veteres illic amicos, aëre
regionis vestræ. Nos metuimus ut ad nos redeat. Deus servet
eum nobis et Reip. Christianæ incolumem ubicumque tandem : et
te, optime Morete, cum familia, omnis generis donis, et animæ
inquam et corporis, augeat. Audomaropoli, 5 Augusti XYIC XV.
Clarissae D. T. studiosiss’"
Franciscus Lucas.
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318
Adresse :
A Monsieur, Monsr Moretus, grand imprimeur de leurs Altèzes
Ser“*B, en Anvers, au compas d*or. Francq.
Archives du musée Plantin: Reg. LXXXVII, fol. 473.
108.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucæ decano Audomaropol.
17 Septembre Constans nimis hoc silentium meum ad binas R. V. litteras.
1615. Sed, ne quid dissimulem, studio quodam istud volui; ne prius
temiones hos, etsi plures, mitterem, quam, Vitis Patrurn absolutis,
denuo ad intermissa aliquantisper Commentaria vestra rediissem.
Et id consilii haud improbavit R. P. Schondonchus ; quem, spera-
mus, et Antverpiensis aura, et medicorum hic cura, plenius
reficient. Commentarii vestri specimina Romam misimus mense
Maio ad Gasparem Vivarium bibliopolam, R. P. Coffino reddenda :
et jam reddita confidimus. Ternionibus his bina Indicis Planti-
niani recens a me concinnati exempla jungo; quorum alterum,
cum debito obsequio meo et cultu R“° antistiti D. Blasæo offerre
rogo ne grave tur. Vale eximie et Rde Dfie, et nos R. V. amantis-
simos amare perge et precibus apud Deum juvare.
Antverpiæ, in officina Plantiniana, XVII Sept. 1615.
Archives du musée Plantin : Reg. A0 1607-1615, fol. 264.
109.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Clarissime Domine Morete,
6 Octobre Accepi a vobis, moram diligentia com pensant ibus, octo simul
1615. terniones Commentarii mei (quorum ultimus J) ex quibus video
vos festinare, et tempus esse ut admoneara si quidoccurrat de fine
aut initio. Quod ad finem, illi jungetur index ille in specimine
editus, cui titulus : Index et ordo quatuor Evangeliorum his quatuor
tomis expositorum, cujus non dubito exemplum a vobis esse reser-
vatum. Deinde subnectetur folium quod mitto manuscriptura,
unum aut alterum, cui titulus: Quœdam in primû tomis addenda
et mutanda, ex recognitione Auctoris. Quod ad initium attinet, eo
quod videremus differri a vobis hanc Commentarii impressionem.
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319
persnasi fuimus non ante Decembrem prodiburnm : itaque mntari
posse in opisbola dedicatoria, sine ullo incommodo, nomen Gene-
ralis vita functi, cum nomine Generalis noviter electi ; quod ante
mensem Decembrem hic notnm fore non dubitatur. Certe Rd"s
Pater Crombecius, cnm cœteris Romam profectus, curam in se
accepit, quam primum certiorem me faciendi nominis et qualita-
tum electi.
Quamobrem si exspectari illud tempus potest; fcum demum
mitfcam epistolam dedicatoriam, paucis mutatis dictatam : videmus
enim illud plerisque e RdU Patribus gratum fore si noviter electo
opus inscribatnr. Vitce Patrum magnifiée prodierunt. Index libro-
rum typographiæ Plantinianœ gratissimus fuit Rmo Domino
Blasæo et mihi. Rdttm Patrum Schondonchum exspectamus, meliori
cum valetudine quam hinc discesserat. Vale clarissime Domine
Morete cum tuis, diu incolumis. Audomaropoli, die sexta Octobris
XVIe XV.
Clarissae D. Y. addictiss"1
Fbanciscus Lucas.
Sans adresse :
Archives du musée Plantin : Beg . LXXXYII, fol. 489.
110.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
Francisco Lucœ decano Audomarensi.
Eximie et Rde adraodum Dfie.
Dum R,,,a, noster, foras proficiscens, suum Dejustüia et religione
Commentarium intermitti aliquanfcisper desiderat, occasionem
haud neglexi tuum in sacrosancta Evangelia citius absolvendi. At
optassem gratissimas R. Y. Iittera3 cum additiunculis et erratis
prius aîlatas, quam ultimus ternio R inceptus esset: cujus unicum
folium cudendum superesfc, quod reliqua indicis parte approba-
tionibus et summa privilegii implere decreveram. At jam dispi-
ciendum si istarum loco, approbationum inquam et privilegii,
additiones ad priores tomos et errata in ultimo, substituenda sint,
atque ista, initio Commentarii, præfationibus subjungantur : etsi
vereor ne additiones et errata plura sint, quam ut in fine reliqui
folii cudendi commode reponantur. De dedicatoria, jam scripsi
libenter nos tempus exspectaturos, quo novo Patri Generali accom-
modari possit. Indicem nostrum gratissimum fuisse gaudeo : et
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17 Octobre
1615.
320
6 Décembre
1615.
28 Janvier
1616.
de Vitis Patrum , errore factum, quod nec R. Y. nec R"*1 Dn,l,
Blasæus acceperit, dum R. P. Heribertus a nobis, nos ab ipso
mittendas credimus. Proxima opportunitate, cum libris R. P.
Schondonehi, eas reponemus. Yale exiraie et Rde admodum Dne,
nostri in precibus memor.
Antverpiæ, in officina Plantiniana, XVIT Octobr. 1615.
Archives du musée Plautin: Reg. A0 1615-1620, fol. 4.
111.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucæ decano Audomaropolim.
1 R. P. Schondonchum ad vos redire sine litterulis meis haud
patior, addito postremo qunrti tomi folio, in quo priorum tomo-
rum recognitiones et hujus erratula excusa, cum censura et
privilegio; nam iis typis usus, ut binæ pagellæ commode omnia
hæc ceperint. Pretium hivjns tomi e meliori charta, triginta
septem erunt asses ; ex charta communi, triginta duo. At vero
pauca nobis e communi charta priorum tomorum supersunt exem-
pla, sed fere omnia e meliori, eu jus præstantia a nemine fere
æstimatur, dum commun is nostra tanti a plerisque fiat, ut præ-
stantissimæ aliorum præferendam censeant. ItaqueR.V. ex meliori
charta quot volet totius operis exemplaria suppeditabimus, pretio
fere eodem quo ex communi, nempe quatuordecim florenis
quattuor tomos incompacLos. De R,,,ü Pâtre Generali electo in
siugulas septimanas nuncium exspectamus. Ut quid rescivero,
faciam R. Y. quam citissime certiorem. Yale eximie et Rde Dfie.
Antverpiæ, in officina Plantiniana, v Decembris M. DO. XV. •
Archives du musée Plantin: Eeg. A0 1615-1620, fol. 19.
112.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
Francisco Lucæ decano Audomaropolim.
Eximie et Rde admodum Domine.
Superiori hebdomada præfationem ad R. Patrem Generalem
una cum R. Y. litteris, ad R. P. de Quaille misi, cujus præfationis
exemplar ad R. Y. præraitto, dum melior aura ipsius libri exem-
plaribus devehendis via s aperuerit. Porro Lovanium, Silvam-
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321
Ducis, Brugas, Duacum, ex K. Y. præscripto mittam. Rdo nostro
antistiti Maldero et R. P. Heriberto exempla tradere haud festino,
dum sua auctori nondum missa. Romam missuras sum (quod et
R. P. do Quaille indicavi) ut libri aliquot, simul ad bibliopolam
Romam mittendi, e prælis nostris exierint, Missal,e in f°, Brevia-
riùm in 8°, Remb, Dodonæi Stirpium Historiay P. Malapertii
Poëmatat R. P. Lessii De Summo Bono Libri quattuor , Illmi Card.
Bellarmini De œierna felicitate Sanctorum (quos manuscriptos ex
Urbe ad nos misit) Libri quinque. Atque isti omnes cum bouoDeo,
ante medium Martium finientur, quando et Romam sarcinas
transferendi coramoditas major erit.
At ver o multo citius tomi hujus quarti exemplaria per aurigas
deferri curabo, quam præfationis, quæ cum libris ad Gasparem
Vivarium per nautas missa sunt, ut ejusdem Vivarii desiderio
fieret satis. At nimis incerta maris itinera, et, nî venti faveant,
longissima : terræ breviora sunt, et certiora.
Imagines ad P. de Quaille distuli, ne pretiosa nimis per curso-
rem sit vectura ; mittendas cum Diurnali de eu j us forma, quam
R. Y. donari malit, responsum exspectabo. Yale exiipie et Rde
admodum Dne ; et obsequia nostra cultumque quem R. V. ego et
f rater deferimus, Rra# Dno Blasæo et R. P. Schondoncho pariter
offerri rogamus. Archidux Maxirailiamus typographiam nostram
visere dignatus est, et hanc ei inscriptionem concepi, et coram
excudi curavi. Si tanti est, utrique legendam R. V. exhibebit.
Antverpiæ, XXVIII Jan. 1616.
Archives du musée Plantin: Beg. A0 1615-1620, fol. 27.
113.
Lettre de François Lncas à Balthasar Moretns.
Monsieur Morentorf mon bon seigneur et amy.
Je vous ay escrit deux lectres ausquelles eucoires que n’ayez 1 Mars 1616.
respondu, j’espère touttefois que les avez receu. Par la première,
je vous ay avisé que les Specimina de mon Commentaire sont à la
parfin arrivé à Rome et distribué aux Provinciaux de l’Europe,
selon la lectre du Rd père Grombecque dont je vous ai envoyé
copie pour vostre instruction. Pardedans l’aultre estoit enclose
celle du secrétaire de Monseigneur, pour la doubte qu’on avoit de
la fidélité des messagiers : laquelle doubte du depuis a esté solue
par vostre rescript.
21
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322
L© X“* du mois passé j’ay reoeu la mande des livres que m'aviez
envoyé, dont le Rd Père Schondoncq et Crabbe ont eu leur part
et moy pour la mienne (en suite de vostre lectre bientost après
receue) 25 quarti tomi, G integri operis, 2 Vitæ D . Augustini ,
2 Epigrammatum Bauhusii, mais non 4 Sermonum, lesqueles pol-
driez envoyer une aultrefois, avecq encoire ung tertii tomi et ung
quarti, item avecq un ternion VV qui mancque in 2° torao inter
paginas 1052 et 1065, et un aultre Q qui mancque in quarto tomo
inter paginas 180 et primam indicis, vous remercians moy et mon
clercq desdicts Vita Augustini et Epigrammata.
J’ay receu nouvelles de Bruges, que les exemplaires y destinéz
sont venu en main seure, semblablement de Bos-le-ducq ; quant
aux aultres lieux j’attends encoire le certificat.
J’ay esté persuadé de Monseigneur le R“e et aucuns aultres, de
présenter un exemplaire totius operis , a Monseigneur de Vendesries
comte d’Estaires, chef des finances. Partant il vous plaira faire
relier ung in tribus voluminibus in corio, doré sur la tranche,
avec un fil d’or et cordons de soye, mcctant sur le dos F.L.,Tomus
I. II. III et IIII. Lequel estant relié plaira envoier à Brusselles
au Rd Père du Carne avec les lectres cy joinctes pour le présenter
audict Seigneur de ma part, ou bien si vostre commodité et
volonté estoit de le présenter plustot vous mesme (car c’est ung
homme duquel on poldroit recepvoir plaisir) faire le poldrez adver-
tissant préalablement Monsieur-de Watines au cas qu’il soit alors
a Brusselles auprès dudict Seigneur son oncle, pour le présenter
ensemble, par ce qu’estant icy il s’at offert de le faire.
Et en ce cas il vous plaira supprimer la dicte lectre par moy
escrite audict père du Carne, et néantmoins s’il entendait que son
collège de Brusselles n’a point tomum tertium et quartum Com-
mentarii mei, luy envoiez de ma part ung exemplaire de chacun,
avecq mes recommandations.
Tout ce que dessus estant accomply, je deviendray fort endebté
envers vous aultres, messieurs, mais je tascheray vous contenter
honnestement, avecq la grâce de Dieu, auquel je prie vous accrois-
tre ses grâces célestes, me recommandant affectueusement aux
vostres, et à celles de Madl,c vostre mère. De S* Orner, le premier
de Mars XVIe XVI.
Le tout affectionné à vostre service,
François Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Monsr Moretus.
Archives du musée Plantin: Eeg. LXXXVII, fol. 493.
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823
114.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lacas.
Francisco Lucæ decano Àudomarensi Audomaropolim.
Eximie et Rde admodum Dne.
Silentii culpam agnosco; at utinam non tam justa ejus caussa
superesset, obitus optimæ matris, en jus animas etsi Deus, ut
confidimus, benefecerit, piis tamen R. Y. precibus et sacrificiis
summopere commendo. Ipso Purificatæ Virginia Matris festo,
gravius se habere cœpit, atque ipsa in dies vires suas imminui
sensit: pauperibus proinde consanguineis et amicis prospicere, et
Religiosorum monasteriis eleemosynas partiri satagebat, et mox
Ecclesiæ sacramentis adversus instantem mortem (quam ultro, si
Deo visum, expetebat) muniri festinabat. Feria Cinerum, sub
horam quartam me excitari jussit, atque ego statim fratres,sorores,
et R. P. Heribertum advocavi: qui oculos morientis sub horam
octavam clausit. Porro usque ad extremum vitæ momentum
plane mentis suæ compos, de ipso etiam cereo accendendo cura-
bat, qui manibus morituræ imponeretur.
Post luctum et extrema officia quæ piæ matri præstita, curœ
fuit, quæ nundinis Francfurtensibus destinaramus, absolvere:
Missale in folio, Breviarium in 8°, Herbarum hùtoriam Dodonæi,
R. P. Lessii De Summo Bono et œtenia beatitudine, Illmi Bellarmini
De œtema fèliciiate Sanctorum libros. Et his quidem jam finitis
quarti vestri tomi exemplaria aliaque Romam per primos aurigas
mittendi occasionem haud prætermittam. 111”° D. Vendesio exem-
pter, ut bibliopegus absolverit, per R. P. du Carne offerri cura-
bimus. Quatuor Sermonum exempla,unum tertiiet quarti tomorum
cum foliis quæ R. Y. desunt, et Vitas Patrurn quas gratis ei
offerimus, prima mittemus opportunitate : aepostmodum omnium
quæ R. Y. debet rationem subducemus. Yale Rde admodum Dfie
et mea fratrisque Joannis obsequia cultumque benignus admitte,
quæ et Rmo £)"• Blasæo et R. P. Schondoncho deferri rogamus.
Antverpiæ, in officina Plantiniana, 19e Martii 1616.
Archives du musée Plantin: Jleg. A° 1615-1620, fol. 34.
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19 Mars
1616.
324
115.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Clarissime Domine Morete.
29 Mars Accepi literas D. V. significantes obitum optimæ matris, tristes
16L6. certe etiam mihi, utpote qui coluerim dominam semper ut filiam
Plantino et uxorem Moreto dignam, dominis et amicis meis sin-
gularissimis jam olim. Sed quia ea omnes lege nati sumus, non
ut hic semper vivamus, sed ut hac vita bene peracta, ad meliorem
transferamur, ubi frui liceat Summo Bono et fine ultimo nostro,
id cum præstiterit mater, quippe mortua plena ut annorum ita et
virtutum, pietatis erga Deum, liberalitatis in pauperes, et cætera,
non dubitamus quin sit ei jam optime, et Deo beata fruatur. Si
quid tamen moræ ex humana fragilitate pateretur, obtuli ego
quidem ipso die festo Annuneiatæ Yirginis, hoc est, postridie
acceptarum literarum, pro ejus salute sacrificium : id quod etiam
Rmwm Dominum Blasæum et Rdum Patrem Schondonchum, ad
quos statim easdem literas transraisi, fecisse, certo persuasus sum.
Libris illis quos D. Y. scribit se mihi missurum, prout petieram,
placebit etiam addere tomos primum et secundum Commentarii
inei in Evangelia et a me bene valere, una cum Domino Johanne
fratre, ac in promovenda re literaria yiriliter pergere, luctu
temperato.
Audomaropoli, die 29 Martii anno 1616.
Clarisste D. V, studiosiss"1, .
Franciscus Lucas.
Adresse :
A Monsieur, MonsT Moretus, grand imprimeur (le leurs Altèzes
Ser"*6*, en la ville d’Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXVII, fol. 497.
116.
Lettre du cardinal Bellarmin à François Lucas.
8 Octobre Admodum Revde Dne. Ad litteras D. Yestræ scriptas 22 Decem-
1616. bris annj guperioris, distuli hucusque responsum, quia expectabam
propediem exoptatissimum munus, quod videlicet, reliquum erat
ex Commentariis D. Yestræ in Evangelium S. Joannis. Quia vero
ante duos dies primum recepi a D. Balthassare Moreto, quod
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expectavi per menses fere decem.; ideo nunc primura respondeo :
et maximas ago gratias, quod tandem Commentarium vestrum
integrum habeo. Ego enim magni facio labores D. Yestræ : quia
explicatio vestra literæ inhæret, et non solum latinæ, sed etiam
græcæ : neque desunt ea, qua) ad bonos mores utilia sunt.
Delectatus sum etiam non parum dedicatoria epistola, quæ ad
Reverendissimum Generalem Præpositum Societatis Jesu directa
est : is enim vir optimus et doctissimus, et mihi in primis amicis-
simus est. Igitur pluribus de causis charitati yestræ obstrictum
me fateor.
Yaleat D. Yestra mei memor in sanctis precibus suis: et vicis-
sim ego precor a Deo vobis ingentem gloriæ coronam. Romæ
die 8 Octobris 1616.
Roberti Bellarmini S. R. E. Cardinalis e Societate Jesu
epistolœ familiares. Romæ MDCL., p. 308.
117.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Clarissime Domine Morete.
Quod ad literas vestras datas XE Augusti hujus anni 1616 non
responderim hactenus, fecit morbus qui me plusquam duobus
mensibus occupa vit, nec adhuc omnino reliquit : intérim si mori
contigisset, gaudebam acceptam a vobis pecuniæ summam, quam
debebam reliquam, nec me quidquam; amplius debere, prout
litteræ vestræ testantur. Inchoabimus igitur novum computum
ab opéré Rdi Patris Cornelii a Lapide In Pentateuchurn, quod
placebit mihi mittere primæ sarcinæ opportunitate. Correctorium
biblicum manuscriptum quod Rd0 Patri Scotto miseram, iterum
accepi in manus meas: quo, aliisqne manuscriptis et adversariis
quæ penes me adhuc habeo, statui uti ad augendum libellum
Gorrectionum Romanarum, non adjectis novis correctionibus, sed
indicatis iis lectionibus latinorum librorum, quæ cum a Romanis
Patribus inobservatæ, præteritæ aut neglectæ fuerint, videntur
tamen iis quas ipsi secuti sunt meliores, aut etc. Has intersero
ipsis Romanis correctionibus ita suaviter ut vix possit per-
cipi: nisi quod metuo ne in majorem numerum excrescant. Hic
haud dubium adversarios multos patiar (*) : sed utemur ita
prudenti amicorum consilio et rem ita clare explicabimus, spero,
(l) En marge , de V écriture de Moretus : Lorinus, Barrrdias etc*
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16 Novembre
X616.
326
ut se falli fateantur, qui putant hæc postrema Biblia Sixtina seu
Clementina, post correctionem jam semel adhibitam, tantæ esse
auctoritatis, ut nefas sit dicere illis aliquid addi, demi mutarive
posse, multoque magis reipsa mutare. Ita foret iste libellus con-
tinens, et correction es jam factas a Romanis, et quæ adhuc fie ri
possent (nostro quidem judicio), intervenante pontificia auctori-
tate. Aveo scire quousque perductœ sint Concordantiœ, jamdiu
sub prœlo laborantes.
Quod restât, Dominus Deus servet Dominationem Y. una cum
Domino Johanne fratre diu incolumes. Rmtt# Dominus noster
quandoque podagra capitur, sed Rdtti Pater Schondonchus conta-
bescit et paulatim extinguiter, ut audio (non enim valemus nos
mutuo invisere, nisi per internuucios) : res est deploranda, tanti
viri tam perversa affect io. Audomaropoli, die 16 Novembris
anno 1616.
Clariss“ D. Y. studios^s®*
Feanciscus Lucas.
Postquam has scripseram, accepi Roma literas ex quibus intel-
ligo de exemplaribus quarti tomi Commentarii nostri eo advectis
et distribu tis. Scribit IHm«» cardin alis Bellar minus, quod tandem
Commentarium nostrum integrum habeat. Ego enira, addit, magni-
facio labores D. V., quia explicatio vestra literæ inhæret et non
solum latinœ sed et grœcœ, neque desunt ea quæ ad bonos mores
utilia sunt, etc.
Adresse :
A Monsieur, Monsr Moretus, grand imprimeur de leurs Altèzes
Serme% en Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin: Reg. LXXXYII, fol. 503.
118.
Lettre de François Lucas à Jean Moretus II.
Monsieur Morentorf.
14 Décembre J’ay receu la vostre au mesme temps que je croy qu’aurez
1616. receu la mienne. Par la mande de Crabbe j’ay receu Vincentiue
Uegiu8 , du pris de 4 florins, bien mis sur mon compte et quant et
quant l’œuvre du Rme d’Anvers par vostre donation, dont je vous en
remercie infiniment. J’ay demandé par ma dernière Cornelium a
Lapide In Fentateuchum : il vous plaira envoyer au college des
Pères Jésuites à Courtrai les deux premières tomes de mon Com-
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327
mentaire In Evangelia par ce qu’ilz ont les deux dernières. Il
semble à mon cousin Père Lucas, que je les doy envoyer par tout
après luy, où il va demeurer. Les Concordances attenderons en
bonne dévotion. A tant, Monsieur Morentorf, je me recommande
en vostre bonne grâce, ensemble en celle de Monsieur vostre frère
Baltasar, priant Dieu vous conserver longues années* en santé et
saincteté.
De S* Orner, le XII1I* de Décembre 1616.
Le très affectionné à vostre service,
Fkançois Lucas.
Adresse :
A Monsieur, MonsT Moerentorf, grand imprimeur de leurs
Altèzes Serme#, en Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin: Beg. LXXXVII, fol. 601.
119.
Lettre de B&rthélemi Peeters à François Lucas.
Admodum venerabilis D. decane,
eruditissime Dfie liceneiate.
Ut literis tuœ R. quas 15 hujus mensis datas, 21 accepi, respon- **
deam ; ne sit grave paulo altius repetentem præterita, audire.
Sunt anni supra viginti, quum Sixtina priore correctione Biblio-
rum suppressa, quod præli vitiis laborare diceretur, nova sub
Clementis octavi (laudatiss. mem. Pontificis) auspiciis, prodiret.
Quo tempore nihilominus multi sibi Romæ describebant eas emen-
dationes quæ in ilia suppressa correctione fuerant, sive conferendi
studio, sive ea mente ut quara emendatissimam haberent Vulgatam
sacrorum Bibliorum editionem. Id quum intellexissem, rogavi
D. Joannem Wrichtum Anglum, hujus UnitU licentiatum in
theologia, virum doctum uobisque amicum, (tune temporis cano-
nicum in Deiparæ Cortracensis, nunc autem multos jam annos,
decanum) ut per aliquem suorum quos Romæ habebat clientum,
illas emendationes sibi describi curaret; quarum ego deinde
copiam nansciscerer. Missæ sunt illi accurate descriptœ : ex quibus
ego utilissimas quasque (ut tune j udicabam) annota vi ad marginem
meorum Bibliorum Clementinorum, Romæ anno 1603 impres-
sorum ; cæteris, quæ minoris momenti tune videbantur, præteritis.
Aliquot annis postea, venit mihi in mentem,ex margine meorum
Bibliorum eas excerpere, ac tibi talium rerum et avidissimo et
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Décembie
1616.
•328
scientissimo, mittere. Quod cum feoissem, tua mihi Râ in hune
modutn scripsit, quinto calendas Martias, 1607. “ Nondum gratias
egi R. D. T. de missis ad me nuper castigationibus Sixtinis : quod
nunc demum facio quam officiosissime, postquam examinavi, et
cum fontibus suis contuli bonam illarum partem. Atque omnino
ea8dem castigcdiones inf er chartas meas inveni ; casque longe améliores,
missas mihi a Moreto,vel alio nescio quo : sed quia deerat congruus
titulus, nesciebam quid sibi vellent, vel unde essent extractæ. Jam
examinatas, quod dixi, miror a posterioribus eorrectoribus fuisse
omissasplerasque omnes, præsertim quum nec latini libri manu-
scripti desint qui illis suffragentur.Verum ita faciendum hac vice,
tulit judicium deputatorum, quod nuper scribebat Card. Bellar-
minus : suo posthac tempore et illæ poterunt obtinere”^)- Hacte-
nus verba sunt tuæ erudifcissimæ pietatis.
Quocirca, quod nunc scribis mirari te esse multos Scripturæ
sacræ libros in quibus nullæ aut paucæ sint emendationes Six-
tinæ ; teque nescire unde id accidat : hortor ut tuas ipsius chartas
excutias atque discutias, ut illic alicubi reperias eas ipsas tuas, a
quocumque tandem olim tibi missas, de quibus ante annos decem
mihi quœ superius recitavi, tute scripsisti.
Quod si forte non reperias : nullum occurrit melius consilium
quam ut easdem vel Roma petas ab aliquo tibi amico; vel alter
nostrum petat a Dfio decano Cortracensi, jam pene decrepito..
Quod vero tibi aliquando relatum fuisse arbitraris, ilia Biblia
Sixtina suppressa exs tare in bibliotheca seminarii regii Duacensis,
erravit si quis tibi retulit; quum ego jam 25 aut amplius annos
seminarii provisor, et omnium rerum çonscius nihil unquum taie
audierim. Et tamen de illis versibus libri Proverbiorum, quos
annotasti, ex meis quas dixi annotationibus tibi respondere pos-
sum, fuerintne in Bibliis Sixtinis.
Proverb. 13. v. 13. Animœ dolosœ etc., video me in Clementinis
meis Bibliis totum linea nigra inducta, oblite-
randum signare: sed non appono hanc notam,
Rom., quam ubique addo ubi ex Sixtina correc-
tione quippiam annoto. Ea nota mihi significat
Romanam priorem correctionem.
c. 14. v. 15. Filio doloso etc.
v. 21. Qui crédit etc. De his duobus idem plane est
dicendum, idemque nos fecimus in nostro
Bibliorum Romanorum codice, quod de v. 13.
capitis 13.
c. 15. v. 5. In abundanti etc., non omittitur; ut necabest
græcis ; tametsi multis mss. latinis.
(') Voir document 01.
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c. 15. v. 27. Per mùericordiam etc., idem plane judicinm.
c. 16. y. 5. Initium viœ bonœ etc., de hoc quoque prorsus
idem judicium.
c. 17. v. 16. Qui aUam etc., delevimus in nostro codice
Romano, sed sine nota ilia: Rom, 1.
c. 18. v. 8. Pigrum dejidt timor etc., non omittitur : ut est
in.gr\
c. 22. v. 9. Vidoriam etc., idem judicium.
c. 25. v. 10. Gratia etc., idem judicium.
c. 27. v. 21. Cor inigui etc., deleyimus in nostro codice
ïtomano, sed sine nota ilia Rom. 1.
c. 29. v. 27. Verbum custodiens etc., hoc quoque delevimus,
sed sine ilia nota.
Habes ad omnes versus de quibus quærebas. Cur eos non
sustulit Sixtina correctio, quum absint concorditer rnultis latinis
libris, ut hebræis et chaldæis? Sustulit multas similes sententias
ex libris Regum. Credo illos priores Sixti authoritate. datos
correctores veritos fuisse offendiculum aliquod si versus illos
omnes ex Proverbiis sustulissent, hactenus in codicibus Biblio*
rum latinis excusis toleratos. Quæ ratio et Hentenium movit ne e
textu Lovaniensium Bibliorum ejiceret; ut testatur ipse in sua ad
lectores præfatione. Nullam aliam credo causam fuisse Sixtinis
correctoribus, volentibus evitare hominum morosorum et vetustis
manuscriptis inspiciendis minime assuetorum, querelas et obmur-
murationes.
Jam ad illud venio quod scribis te serio cogitare de conservan-
dis iis variis lectionibus quæ extant in Bibliis Lovaniensibus, et
in priore ilia correctione Sixtina; iis, dico, quas correctores Romani
posteriores præterierunt ; quamquam meliores sæpe videantur iis
quas ipse sequuti sunt: non possum non magnopere istum
animum collaudare, quo rem tam utilem Ecclesiæ mediteris, quæ
viam parabit ad plurium locorum in sacris Bibliis nostris emen-
dationem tandem aliquando publica ac suprema authoritate
faciendam. Et alioqui, nonne sunt indignæ varietates illæ quæ
pereant ? Faciès autem hoc eo modo, quem judicaveris commodis-
simum ; ac (ut promittis) in præfatione rationem tui instituti
lectori aperies. Negligendum omnino (ut quam civilissime dicam)
est eorum judicium, qui nihil superesse putant quod possit aut
licitum sit corrigi in Bibliis Clementinæ editionis. Nonne post
illorum editionem Romæ factam anno 1593, ipsi Romani sæpiusad
Moretum emendationes miserunt quæ esset textui inserendæ?
Nonne ipsa præfatio Romanorum correctorum longe aliud sonat?
Loquentes de ista editione Romana sub Clemente VIII facto,
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dicunt: quam sicut omnibus numeris absolutam, pro humana
imbecillitate, affirmare difficile est : ita etc. Et mox : Ir bac pervul-
gata lectione, sicut nonnulla consulto mutata; ita etiam, aliaquæ
mutanda videbantur, consulto immutata relicta sunt: tum quod
ita faciendum esse ad offensionem populorum vitandam sanctus
Hieronymus non semel admonuit ; tum quod etc., tumdenique etc.,
sed ipsam veterem ac vulgatam editionem latinam a mendis
veterum librariorum, necnon pravarum emendationum erroribus
repurgatam, suæ pristinæ integritati ac puritati, quoad ejus fieri
potuifc, restituere ; eaque restituta ut quam emendatissime impri-
meretur, juxta Concilii œcumenici decretutn, pro viribus operam
dare. Hæc ibi. Porro quod de offensione populorum vitanda ex
B. Hieronymo adferunt; non valde huic rei sistendum est. Offen-
sionis minôr est occasio, quando scribarum et imperitorum vel
teraerariorum'criticorum errata tolluntur, quamcum interpretum
errata S. Hieronymus castigabat, quæ jampridem in usum eccle-
siarum vénérant, quum scilicet minor illic est variatio, et quum
tali correctione jam prœlusum est per annotationes variarum
lectionum hactenus a diversis catholicis viris factas (quo in
numéro, inter primos merito habent omnes talium rerum pruden-
tes D. Franciscum Lucam) quibus annotationibus novitas, quæ
aliquid oiïendiculi gignere poterat, magna jam parte est detrita.
Liceat mihi hac occasion e te eruditissime D. rogare ut in edendis
Concordantiis Bibliorum, velis habere singularem rationem eorum
vocabulorum quæ in veteribus Concordantiis melius leguntur
quam in Bibliis Clementinis, imo quam in Lovaniensibus, non
raro. Exerapli gratia, in 3 B. Joannis, v. 4. illæ legunt, ma jus his
non habeo gaudium , quam etc. Tribus locis hæc lectio illic reperitur,
scil. vb0 major ; vbo habeo ; vbo gaudium, quæ sine dubio germana est, et
melioribus codicibus græcis respondet, legentibus y^apav, quum
minus probi aliquot habeant ')(apiv. An igitur non fuerit noxium,
banc in Concordantiis lectionem mutare, et reponere illam
Clementinorum et Yulgarium Bibliorum: majorem horum non
habeo gratiam ?
Sæpe alias veteres illæConcordantiæ habent lectionem Vulgatæ
nostræ editionis meliorem, quam plerique Bibliorum codices#
etiam Clementinorum ; ut et D. Estius, piæ mem.Commentariis ad
Apostolicas epistolas sæpe admonuit. Ut credibile sit, Romanos
correctores, si eas consuluissent, multa loca emendaturos fuisse, nec
reformidaturos novitatis invidiam, quam jam olim obtrivisset
Hugo cardinalis, collector Concordantiarum istarum quas veteres
dicimus. Yidentur certe talibus saltem in locis, scilicet ubi
meliorem lectionem habent, omnino retinendæ.
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Mihi temporum ordinem consideranti videtur, quum sub Jor-
dano Mgro ordinis Prœdicatorura secundo, Biblia sacra per
ejusdern ordinis in Francia Fratres essent emendata ex vetustis
libris (mentio hujus rei abs te facta est in catalogo, nbi viginti
ilia exempla a D. Hunnæo contributa, explicas), qua in emendatione
authoritatem et anxilium attulit non médiocre Hugo provincialis
prior in eadem Francia, hac occasione eumdem Hugonem cardinalem
suscepisse istam egregiam curam concinnandi Bibliorum Concor-
dantias ; non eo tantum fine ut constaret quoties et ubi unaquæque
dictio (saltem declinabilis) in sacris Bibliis reperiretur ; sed etiam
ut germanam lectionem Vulgatæ nostræ editionis, inlocis discre-
pantem lectionem habentibus, hoc velut indicio nobis monstraret
et assereret. Ita ut Concordantiæ veteres, probatissimi cuiusdam
exemplaris loco censeri merito debeant. Sed hæc bactenus; pluri-
bus fortassis quam conveniat, certe quam necesse sit apud te,
horum omnium (si quis est alius) in prirais gnarum. Claudam
igitnr epistolam; Deumque precabor ut vires atque animum tuœ
eruditissimæ pietati addat, ad perficienda hæc de quibus nunc
loquimur, et quæcumque meditaris alia Ecclesiæ ipsius utilia.
Duaco,partim S. Stephano protomartyre Christi,partim B. Joanne
Evangelista tantillum otii nobis facientibus : quorum precibus vos,
nostros et nostra humiliter commendamus.
Venerabili ac eruditissimæ pietati tuæ ofiBciose add.
BA.RTHOLOMÆ.US PeTRUS LlNTR.
Adresse :
Admodum venerabili et eruditione clarissimo viro D. Francisco
Lucæ, theologo canonico et decano cathedralis ecclesiæ S. Audo-
mari.
Archives de la ville de S* Orner: G. 270.
120.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lacas.
Francisco Lucæ theologo et decano Audomaropolim.
Eximie et Rde admodum Dne.
Distuli responsum, donec plenius et certius de Concordantiis
S. S. Bibliorum finiendis responderem. Quns demum video ad
nundinas has vernales cum bono Deo prodituras in lucem, correc-
torum no8trornm opéra haud paullo emendatiores quam R. V .
transmiserat. Nam cum sub impressionis initium çrebra nimis
1 Février
1617.
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16 Février
1617.
dubia vel in numeris versuum vel in ipsis vocibus occurrerent, ut
inter corrigendum sacer textus sæpissime consulendus esset,
operæ pretium fore videbatur, si extraordinaria mercede correc-
tores nostros indncerem, lit successivis horis singulas voces cum
sacro textu conferrent, quo emendatissima hæc tandem atque
omnium perfectissima Concordantiarum prodiret editio.
Atque hanc operampræstare cœperuntab ipsadictione CONTRA.
Quæ opéra haud exiguam fateor editioni moram injecta, sed majori
lectoris commod'o haud dubie compensandam. Nam dictu pene
incredibile, quot errorum millia sustulerint; quot voces, quas
nusquam sacer textus agnoscit, repererint; quot formulas incon-
cinnas in ordinem redegerint, ut in ipso Concordantiarum titulo
hujus laboris mentionem fieri ratio omnino suadeat, in liunc
modum commendandi : Accessit Correctorum Plant inianorum opéra,
qui singulis cum samo Textu collatis vocibus , innumeros qui in omnes
hactenus editiones irrepserant errores sustulerunt.
Præterea difficultatem aliquam fore deprehendi, si omnes voces
quas R. Y. eodem capite repetitas annotarat, inducerentur : nam
si quis forte sententiam aliquam sub nominibus istis sæpé repetitis
latentem quærat, quomodo inveniet nî ipsa S. S. Bibliorum
integra capita magno suo incommodo evolvat! Quare ab ipso
verbo BENEDICO formulam istam sœpe hoc capite omittendam
duxi, atque omnes ordine voces reponendas : et proinde in R. Y.
præfatione de nominibus istis sublatis monitio inducenda erit.
Quem R. Y. postularat P. Cornelii In Pentateuchvm Commeu-
tarium, certe accepisse confido, Petro Geubens bibliopola
reddente. Commentarii vestri in Evangelia priores tomos R. P.
rectori Cortracensi coram hic tradidimus. Rituale Romanura
Pauli Y Pont. Max. jussu editum, jam nunc typis nostris excudi-
mus ; cujus R. Y. et simul Rmo antistiti Blasæo et R. P. Schon-
doncho mittendi opportunitatem exspectamus; atque interea sin-
gulis vestrum obsequia nostra et cultum ego et frater deferimus,
et felicissimum hune annum, etsi serius, animo precamur.
Antverpiæ, in officina Plantiniana, Kal. Febr. M. DC. XYII.
Archives du musée Plantin: Reg. A° 1615-1620, fol. 86.
121.
Lettre de François Lucas à Balthasar Moretus.
Clarissime Domine Morete.
Accepi literas tuas datas fmiente mense Januario, ex quibus
quod intelligam, Concordantes proximis nundinis prodituras, gau-
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333
deo, eoqûemagis quod correctiores prodibunt quam aliæplerœque
hactenus, idque opéra correctorum vestrorum, quorum diligentia
jure merito ipso titulo venit commendanda, et lectoribus signifi-
canda. Nam mihi non fuit aliud curæ quam ut ad correctiones
Romanas emendarem. Sed salva pace vestra, videtur mihi plenius
clariusque ille titulus exprimi posse, sidicatur : Accessit correctorum
Plantinianorum opéra , singularum sententiarum , etiam earum quibus
nulla est a Romanis Patribus correctio adhibita, cum sawo textu
collatio : qua fit ut innumeri errores vocum et numerwum sublati
sint, qui in omnes hactenus editiones ùrepserant.
Dolendum est quod ad ipso initio operis non venerit in mentem
hæc cura : immo occurrit quidem semper menti meœ, sed, cum
mihi non vacaret ei rei intendere, nesciebam cui possem commit-
tere. Audio exstare Concordantias quas veteres vocant, Estius
Commentariis in Apostolum et Lintrensis literis ad me datis, et
magnifaciunfc, et tenent esse correctissimas, profectas ab ipso
Hugone cardinali, primo Concordantiarum auctore : sed nondum
contigit me videre eas, quod sciam.
Quod ad alterum literarum vestrarum punctum, quo signifi-
catis quod plerisque locis reponsueritis voces sæpins repetitas
quas ego obduxeram; non reprobo quidem vestrum judicium,
nam sæpe apud me consideravi, Concordantias non posse esse
nimis prolixas, etiamsi relinquerentur errores qui libros et animos
multorum occuparint, immo etiam monosyllaba ad longuin
expressa aliquando prodesse posse eis qui bene Concordantiis
norunt uti (expertus loquor), sed illud hic erit incommodi, quod
illæ sententiæ.quas putaveram obducendas, cum non sint collatæ
cum Romanis correctionibus, dissidebunt nonnuriquam ab aliis.
Yerbi gratia, sæpius occurrit ut Concordantiæ sub nomine Aaron
legant filii Aaron sacerdotù, cum correctio Romana sit sacerdotes ;
dissidebit locus qui sub nomine sacerdos est, ab altero. Ad evitan-
dum autem laborem revolvendi integri capitis, ratio occurrit ut
quæratur una ex vocibus cohærentibus, ut loco Aaron quæratur
sacerdos, quamquam fieri aliquando posset ut hæc ratio non suffi-
ceret: sed nobis propositum fuit, librum ejusque usum expeditum
reddere, resectis iis quæ raro prodesse possunt. Quis enim facile
quæret vocem Aaron iu Lcvitico ubi crnties, aut aliquo ejus capite
ubi vicies occurrit ? Quamquam, ut dixi, nihil noceat reliquisse; sed
velim ut placeat mihi mittere præfationem meam ita mutatam, ut
mutandam indicatis, antequam excudatis.
Quod ad novas correctiones Bibliorum, quas ego jam meditor
(ut vobis scripsi), addam hic épigraphe n earum, ex qua facile
judicare poteritis de toto libello.
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334
Libellas unus, continens Romance correclionis, in Latinis Bibliis
editionis Vulgatœ , jussu Sixti V. Pontif. Max . récognitif, Loca
insigniora .
Libellas aller, continens alias lectionum varietates, in eisdem Bibliis
Latinis , ex manuscriptis exemplaribus collectas, guibus perfectior rcddi
possit féliciter cœpta correctio , si accédai Summi Pontificis auctoritas ;
observatore et colledore Francisco Luca Brugensi, Ecclesiœ Cathe -
dralis Audomaropolitanœ Theologo et Decano .
Prior libellus erit qualis jamdin prodiit, paucis mutatis: poste-
rior jam pene obsolutus est ; restât præfatio, qua doceam Biblia
ilia postrema non tam exacte correcta fuisse, quin relictum sit
aliquid industriæ posterorum. Yidentur enim multi aliter sentire,
et nominatim Lorinus, qui multa scripsit a correctioneilla Biblio-
rum, et exacte ubique varias lectiones examinât, citatis plus centies
Notationibus in varias lectiones a me scriptis jam inde ab annis
quadraginta. Sed puto illos non discussisse hoc argumentum,
Biblia autem ilia nova Summi Pontificis auctoritate édita, simpli-
citer accepisse tanquam àvafidprrjTa, contra ipsius Pontificis
mentem. Si rescire posset D. Y. an adhuc vivat Lorinus Avenione
et an literas queas ad eum mittere, ego hac de re ad eum scribe-
rem. B.dl P. Cornelii opus In Pentateuchum certe accepi. Rdus
Dominus plurima vos salute impertit, et avide mecum exspectat
Rituale Romanum, quo Rda# Pater Schondonchus jam opus non
habet, ut qui totus sit in contemplandis rebus ritibusque Ecclesiœ
triumphantis, evocatus ex hac misera vita diebus superioribus,
magno sui desiderio apud amicos aliosque relicto. Memoriaejus in
benedictione ; nam quid aliud apprecabimur? Mihi post diutumum
morbum videntur vires paulatim adhuc restaurari ad tempus
breve. Dominus Deus det et servet vobis, tibi inquam ac fratri
tuo, sanitatem perfectam et diuturnam. R“u* Dominus noster velit
certior fieri, an acceperitis LXIIII flor. cum aliquot assibus quos
vobis misit diebus superioribus per tabellarium ordinarium.
Audomaropoli, 16 Februarii 1617.
Clariss** D. Y. studiosiss**,
Franciscus Lucas.
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, imprimeur de leurs Altèzes
ger1"»*, en Anvers au compas d*or. Francq.
Archives du musée Plantin: Reg . LXXXYII, fol. 509.
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335
122.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
D. Francisco Lucæ theologo et decano Audomaropolim.
Eximie et Rde admodum Dfie.
Mitto præfationis tuæ ad Concordantias exemplar (*) ; in qua,
quæ inducenda existimo, annotavi. Sed et titnlum Concordantia-
rum subjunxi, de quo R. V. judicium, simul cum præfationis
exemplo, quam licebit citissime exspecto. Et vero, si tabellarii
culpa diutius exspectandum responsum, ad hanc ipsam formara,
quam mitto, finem operi imponam. Quam autem R. Y. difficulta-
tem concepit circa voces quas obduxerat, easque a nobis repositas;
nulla aut exigua esse potest, nam a verbo B EN ED IC O reponere
primum cœpimus, et a præpositione CONTRA singulas voces
cüm sacro textu conferre.
Primum Concordantiarum auctorem quem hactenus ignoravi,
libens e R. Y. litteris cognosco, cardinalem Hugonem, atque
edoceri velim quibus argumentis auctorem eum fuisse constat.
Libellusille alter variarum lectionum, e quibus sacrorum Biblio-
rum [castigatio] perfici poterit, lucem profecto meretur, a Roma-
nis, uti credo, Patribus haud improbandus. P. Lorinus non jam
Avenione sed Romæ vivit. Si quid ad eum litterarum mihi R. Y.
commendarit, libens curavero.
R. P. Schondonchi mors magno nos dolore affecit, quæ ad
summa haud dubie gaudia ipsum evexit, et proinde æquiori nobis
animo ferenda, ne amicissimo Patri quietem invidere videamur.
Ritualis Romani mittendi occasio nondum fuit, et vereor ut
erit priusquam Concordantiæ finiantur, et plenior aliqua sarcina
componatur. Interea libellum hune adversus archiepiscopum
Spalatensem per cursorem promitto, si forte R. Y. et Rmo antistiti
tanti sit vidisse. Yale Rde admodum Dne et a fratre meo pariter
salve. Antverpiæ, XXY Febr. 1617.
Archives du musée Plantin: Beg. A 0 1615-1620, fol. 92.
0) La préface qui se trouve imprimée dans l’édition de la Concordance
de 1617, diffère quelque peu de celle dont Lucas avait envoyé le manu-
scrit à Moretus. Nous croyons devoir reproduire ici en annexe la préface
primitive, parce qu’elle contient plusieurs détails historiques.
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25 Février
1617.
336
Annexe :
Franciscus Lucas Brugensis, Ecclesiæ Cathedralis
Audomaropolitanæ theologus et decanus, studioso
S. Script uræ lectori, salutem.
Quis hujus libri, cui vulgo titulus est Concordantiœ Bibliorum ,
sit usus, non dicam, eo quod non ignotum tibi esse credam :
solummodo declarabo, quid in hac editione sit præstitum, quod
non in aliis bactenus. Sumto igitur in manus exemplari Concor-
dantiarum excuso Antverpiæ anno 1585, quo non aliud exstare
arbitramur aut copiosius aut exactius, contulimus et correximus
illud, ad libellum nostrum Correctorium, cui titulus est:
Romane b corredionis in Latinis Bïbliis editionis Vulgatœ , j tissu
Sixti V Pont. Max. recognitis, Loca insignion'a.
Eo descripta continentur quæ Summorum Pontificum Sixti Y
et Clementis VIII auctoritate nuper in Bibliis sunt emendata.
Concordantiæ, cum ad ilium et juxta ilium libellum correctæ
sunt, consequenter ad Biblia ipsa correctæ sunt: nam et Biblia
ipsa plerisque occasionibus consulta a nobis fuerunt. Hoc igitur
primum præstitum a nobis est, quod hæc Concordantiarum editio,
ad Sixtina Biblia sit correcta. Nam cum plerique alii sacri libri
ad ea Biblia recogniti jam essent, non oportuit Concordantias,
quæ nihil aliud quam ipsa Bibliorum verba referunt, omitti.
Alterum est, quod suffragantibus pluribus viris doctis, nomina-
tim RmU Dominis episcopis Audomaropolitano et Ruræmundano,
clarissimo Domino Universitatis Duacenæ cancellario Estio et
Rd0 Pâtre Societatis Jesu Schondoncho, multa præciderimus
vocabula; ea videlicet, quæ plus oneris quam utilitatis Concor-
dantiis adferre videbantur. Imprimis pronomina pleraque, con-
junctiones et præpositiones ; deinde nomina quædam, ut Dominus,
Deus; ad hæc etiam verba quædam, ut sum, dico ; quæ adeo
fréquenter occurrunt, ut nemo ex ipsis facile meminerit certi
alicujus Scripturæ loci. Hac enim ratione sublatis vocibus minus
necessariis, fit, ut et eæ voces quæ quæruntur facilius inveniri, et
Concordantiarum liber minus gravis, coramodius circumferri
possit.
Postremo collocavimus hic quasdam voces commodiori, adeoque
magis proprio loco, mutata plerumque orthographia in roelius,
aut certe juxta Bibliorum præscriptum.
Hoc igitur nostro, et aliorum quorumdam qui nos adjuverunt,
labore, utaris, fruaris, Lector, licet. Yale.
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337
133.
Lettre de Balthasar Moretas à François Lacas.
D. Francisco Lucœ theologo et decano Audomaropolim.
Eximie et Rde admodura Dfie.
Sabbato proxime elapso tuam præfationem et Concordantiarum 27 Février
titulum misi, ut utrumque tuo arbitrio correctum quam citissime 1617.
remitteres. Interea satius mihi visum, ut brevi ad Rmom D.
Blasæum præfatione, eu jus inConcordantiis rite concinnandisR.Y.
libenter usa est suffragio, operam nostram typographicam meo
et fratris nomine explicarem, dedicarem. Atque hanc merito
R. Y. judicio submitto, et ut cura præfatione sua et titulo citius
remittat, rogo ; nam intra unam atque alteram septimanas ipsi
Concordantiarum operi finem imponemus, et proinde prolegoraena
hæc pariter absoivere optamus. Yale eximie Düe. Subito. XXVII
Febr. 1617.
Archives du musée Plantin : Reg. A0 1615-1620, fol. 94.
124.
Lettre de François Lacas à Balthasar Moretas.
Clariss* Domine Morete.
Ut in præfatione mea ad Concordantias inducantur ilia verba 2 Mars 1617.
Denique aliaquœdam nomma prœsertim propna, etc., ut a vobis est
annotatum, per me licet : dubitaveram an etiam pronomina, præpo-
sitiones et cætera hujusmodi composita essent.
Utile judicaveram fore si libellus Romanarum Correctionum ad
calcem Concordantiarum adprimeretur (ut promtum esset consu-
lere, si quis de lectionis veritate ambigeret), sed quia illius
mentionem ex præfatione delevistis, video nos alterius esse sen-
tentiæ.
Postremo, placet ut ex titulo omittantur ea verba etiam iis in
quitus Romani Patres nihiî correxere .
De primo Concordantiarum auctore exactius inquiram. Libellus
adversus archiepiscopum Spalatensem (de quo misso maximas
gratias ago) videtur mihi docte et eloquenter scriptus : sed nondum
licuit per otium legere aut cum Rmo Dno Blasæo communicare.
Rituale exspectabimus opportune. Quod superest, vale clarissime
Domine, una cum fratre avvépyo), diu incolumis. Audomaropoli,
2 Martii 1617.
Clariss" D. Y. studios^s"
Fkanciscüs Lucas.
22
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338
Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, grand imprimeur de leurs
Altèzes Ser“e', en Anvers, au compas d’or. Francq.
Cito, cito, cito.
Archives du musée Plantin: Beg. LXXXVII, fol. 513.
125.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
Francisco Lucæ theologo et decano Audomaropolim.
Eximie et Rde admodum Dfie.
15 Avril Concordantias (Deo gratia esto) jam tandem absolvimus : quarum
1617. duodecim exemplaR.Y. transmittimus, atque una recentes aliquot
typographies nostræ fœtus, Rituale Romanum, Jacobi Bosii De
triumphanti et gloriosa cruce libros sex, Illml Card. Bellarmini De
gemüu columbœ , Thomas a Kempis De imitalione Christi cum Fin-
diciis Kempenribus P. Heriberti Rosweydi, P. Hermanni Hugonis
De prima scribendi origine , Laurentii Beyerlinck Examen Profec-
tionis M. Antonii de Dominis, Ericii denique Puteani Pietatie thau -
mata in Proteum Parthenium P. Bemardi Bauhusii.
Concordantiarum bina exempla compacta, cum libris item novis,
Rm# Blasæo offerenda, sarcinæ vestrœ adjunximus, quæ ut
receperit,reddere quæso ne gravetur, et literas quas his jungo. In
dedicatoria elogium adjeci de duplici episcopatu quorum alterum
Rmu. Dfius administravit, alterum modo administrât.
Verbum redeundi nobis hic placuit, quo aliorum invidiam decli-
nemus, qui sibi non minus quam Rmo Audomarensi hanc inscri-
ptionem deberi forsan cogitent. Sed ut magis me explicem,addidi
vocem istuc , scilicet, Audomaropolim ad te redeunt , locum velut
originis suas, ubi emendatio a R. Y. instituts, et ab ipso Rmo
comprobata.
Itaque ad eum redeunt, qui prius eas vidit et laudavit. Rituale
Romanum quod R. P. Schondoncho p. m. destinaramus, R. P.
rectori collegii Anglicani offerri rogamus. Biblia in 4° recudere
modo incepimus, et capitum Summaria adjecimus, olim ab avo
p. m. excusa, Romanorum Patrum, atque ipsius Sacres Rituum
Congregationis permissu. Nam exemplar editionis Plantinianæ
anni M. D. LIX in Urbem misimus, cum nullum illic exstare
Illmut Cobellutius rescripsisset, quo deinde a Sacra Rituum Con-
gregatione examinato, juxta illud,et non aliter, argumenta a nobis
imprimi posse mandavit.
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339
Yale eximie et Rde admodum Dne, nostri in sacris precibus
memor.
Anverpiae, in ofïicina Plantiniana, XY April. M. D. O. XYII.
Archives du musée Plantin : Reg. A0 1615-1620, fol. 99.
126.
Lettre de François Lne&s à Balthasar et à Jean Moretns II.
Clarissimi Domini Moreti.
Hesterna vespera allata domum meam fuit sporta, signata notis
quas prius indicaveratis, continens exemplaria Concordantiarura
duodecim incompacta, cum aliis libris sex, ex horto typographiæ
vestræ hoc primo vere quam amœnissime ortis, et sarcinas septem*
Mane hujus diei obtuli Rmo Domino Blasæo suam sarciuam, im-
munem a ve.ctura (quod necesse non fuerat stipulari), cum literis
vestris, quam ille lœtissimo vultu accepit, pollicitus prima oppor-
tunitate vobis gratias agere. Bibliopolæ etiam, Crabbe, Boscard,
et Geubens, suas singuli sarcinulas abstulerunt. Ego maximas
ago gratias pro iis quos tam liberaliter mihi donastis libris,
conaturus reddere vicem, ubi potuero: e quibus unum Concor-
dantiarum curabo mitti M. Guidoni Stassart, qui mihi in eo opéré
auxilio fuerat. Unicum illud exemplar Ritualis Romani quod Rd®
P. rectori collegii Anglorum inscribitis,dabo vicerectori, Rd0 Patri
Creswello (nullus enim adhuc præfectus collegio est rector) post-
quam Bruxella redierit. Dominus Descamps, secretarius Rml
Domini Blasœi, promittit obire libenter officium susceptoris vestro
nomine, in levanda e sacro fonte proie Pétri Guebens. De aliis
quibusdam rebus proxima opportunitate scripturus, jam finem
faciam, precatus Deum pro vestra incolumitate, clarissimi Domini
mei et summi amici. Audomaropoli, die 26 Aprilis 1617.
Clariss. D. Y. studiosissimus,
Feanciscus Lucas.
' Adresse :
A Monsieur, Monsieur Moretus, grand imprimeur de leurs
Altèzes Sermet, en la ville d’Anvers, au compas d’or. Francq.
Archives du musée Plantin : Reg . LXXXYII, fol. 617.
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26 Avril
1617.
840
127.
Lettre de Barthélemi Peeters à François Lucas.
Adtnodum venerabilis D. decane, eruditissime Dne.
28 Uai 16X7. Quas istinc dedisti 16 hujus mensis, eas ego 24 demum accepi,
unacum sarcinula chartacea continente libellos tuos: alterum
sæpius jam impressum, alterum vero recens collectum, impres-
sioni destinatum, quem a me legi cupiebas, probari, ac remitti.
Omnibus quæ seponi ullo modo poterant, sepositis, in lectionem
incubui; idque feci libentissime, magnopere nimirum gavisus
quod viderem tam multas egregias sacrorum Bibliorum latinorum
lectiones, hac via per te ab oblivione et neglectu vindicandas;
indignas prorsus quæ pereant, nec sine magno penitioris theolo-
giœ detrimento velufci sepeliendas.
Inter legendum, paucula annotavi in charta separata, quam his
adjungo ('). Tna eruditio eorum ration em habere velit, quantam
mereri videbuntur, et quanti tua interesse putabis. Nam ego nihil
meum illio specto, Deo gratia.
Approbationem similiter separatim scripsi, ac transmitto.
Quod de nomine meo in dedicatoria exprimendo, ad meum
arbitrium remittis, velimne permit ter e : facis tu quidem quod
virum eruditissimum et humanissimum decet, sed rogo, ut sinas
me hic judicio et .desiderio meo frui, de quo tuæ pietati scripsi
ante annos plus minus tredecim. Qua de causa, nolim ægre feras
quod in libello posteriore ad libri Esther cap. 15. v. 4. delevi ea
quæ de me nominatim erant.
Cæterum, antequam judicium meum proferam super eo, vide-
licet utro ex duobus quos proponis modo videatur prima hujus
libelli posterions impressio facienda : arbitror excutiendum esse
quidnam illud sit quod de professoribus S. Th. certi ordinis qui
isthic sunt, scribis in tua epistola. Probarunt (inquis) libellum :
nec putarunt obnoxium esse posse alicujus calumniæ; una
monuerunt ne anxius sim de mittendo libello Romam. Ego an
hœc verba satis assequar, nescio. Estne illorum mens ut libellus
Romam mittatur, illic prius probandus quam imprimatur; ac
jubent D. tuam esse securam de approbatione illic obtinendaP An
potius est mens illorum, non esse necessariura ut Romam mittatur,
approbandus scilicet illic, priusquam prœlo subjiciaturP Id quod
révéra non est necessarium ; nihilomagis de libello isto tuo quam
(l) Voir Yann»xe qui suit cette lettre.
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de infinitis aliis. Ac fcametsi eorum mens et consilium foret, non
imprimi, nisi Romana approbatione prævia ; ego tamen existimo
id nullo modo faciendum, ut libellus illuc mittatur: propter
causas quas babeo certe cognitas ex aliis viris ejusdem ordinis,
idque jam pridem. Te vero majorem in modum rogo, ut (si for-
tassis is tibi animus sit, quod non credo) eum in Urbem non
mittas, nisi rationes meas vel coram audieris, vel saltem literis
certa via datis, intellexeris. Summa est, nullos te illic majores
adversarios habiturum, quam vel hos ipsos vel eorum gregales ;
quantumvis speciosa promissa istic dentur tuæ pietati. Nec dubito
quin libellus Romæ foret probandus, nisi isti illic possent omnia.
Quibus ita se habentibus, et alioqui; non video cur ad calcem
sacrorum Bibliorum, quæ jam in 4° recudantur, non possitapponi
nterque libellus tuus; et ille scilicet jam sœpius impressus,sed nunc
denuo auctus, qui veluti januam aperiat posteriori nunc primum
in luccm prodeunti; et is ipse posterior. Quorsum enim hic pos-
terior separatim primum edatur, ut lectorum judicia audiantur P
Quam pauci sunb ex tanta multitudine libros manibus terentium,
qui hac de re scienter judicare possint ! Quod si etiam plures
essent, quam révéra sint : cur male eos babeat hune libellum una
cum sacris Bibliis (sed priori illi subnexum) prodire; potius quam
ipsos oifendere potuerit opus Notationum tuarum Biblicarum,
iisdem Bibliis sacris quondam subtextum, et avide per totum
orbem christianum arreptum P Subnecte istum ipsi corpori Bibli-
orum, in nomme Düi: sed præeunte illo altero, qui viam isti apud
lectores intelligentes aperiat.
Yale in Dfio, nostri subinde apud eum memor. Duaco, 1617
28 Maii.
Qui Eruditiss. tuæ pietatis studiosiss.
Baetholomæus Peteus.
Approbationem concepi iis verbis quæ putarem præsenti nego-
cio conducere: si quid cupiat tua R. in iis mutatum, audacter
significet et mihi remittat. Mutabo prout expedire indicaveris.
Annexe ;
In libeüo •priore.
Numeror. c. 20. v. 6., perpendat quæso an correotio sub Sixto
quinto facta, temere omiserit totam illam sententiam : Clamave -
funtque ad Dominum , etc., usque : murmuratio eorum . Credibile est
correctores illius temporis vidisse manuscripta quæ omitterent.
Consonantia latinorum librorum non videtur satis arguere quod
hæo sententia sit addita ab interprète nostro. Quid enim simile
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342
alibi feoit HieronymusP Potius videtur hæc consonantia esse es
libro missali, ubi, feria 6* post Dominicain 3am Quadragesimæ, ex
ipso capite recitatnr lectio epistolaris. Sed notum est qnod qui
olim lectiones epistolares in missalem librum congesserunt, non
ubique eas retinent ut in corpore Bibliorum erant, sed nonnulla
interdum mutasse, detraxisse, addidisse. Certe in hac eadem epi-
stolari lectione prout in Missali est, statim post initium attexitur
una clausula ex c. 17. Exodi; ilia: Baie nobis aguam ut bibamus.
Tum omittuntur versus 3. 4. et 5. dicti capifcis 20. Numerorum.
Attexitur demum versus 6., sed cum isto additamento; quod vel
solecismo testatur se alterius esse quam Hieronymi. Qnœ estenim
istaloquutio: ut saiiaii , cesset murmuratio eorum ?
Si textus sacer olim habuisset hanc sententiam, certe Glossa
ordinaria non prætermisisset expositionem aliquam tam pulcræ
precationi apponere.
Observavit tua pietas et alia loca in Missali, ac prœcipue in
epistolaribus lectionibus, non recte se habentia, aut certe non ex
Bibliis ita desumpta prout illic leguntur. Ut enim omittamus eas
quæ in communi Confessorum ex Eccli. diversis partibus carp-
tim desumptis, mutuoque cohnexis leguntur ; quale est illud
feriæ 2ae hebdomadœ majoris : In diebus illis , dixit Isaïas ,
Dominu8 Beux aperuit mihi aurem, etc., quæ sunt verba Salva-
toris apud Isaïam c. 50 P Aut initium Epistolæ feriæ 2ae Penteco-
stes? Sabbato autem Pentecostes, lectione epistolari secunda, ubi
vba : numerabis ergo àb ipso die sabbaii : qui conf ert hoc ita in
Missali positum cum textu Script uræ Le vit. 23., videbit esse
mendum vel audaciam correctoris vel collectons epistolarium
lectionum, qui non curavit quantum oportebat verba sacrorum
Bibliorum latinorum.
Optarim igitur illam annotationem libelli prioris, quæ scheda
inserta addita est ad c. 20. Numerorum, rejici in libellum poste-
riorem, loco suo ponendam.
Optarim etiam notationem quæ in libello priore est ad
1 Joannis Epist. 3. v. 4. nonnihil commutatam referri in poste-
riorem libellum, proprio loco. Certe enim Concordantiæ biblicæ
tribus diversis locis, videlicet vbo major , vbo habeo , vbo gaudium,
legunt : ma jus his non habeo gaudium . Isidorus Clarius testatur
sibi conspectos veteres codices qui ita legerent. Habent ita Biblia
Complutensia et Regia inde orta, (tute testaris in Notationibus) et
satis constat non esse probos codices græcos, paucos quidem illos,
qui hic legunt X^pw, quum plerique omnes xaP^v habeant :
quamquam sensus pene eodem redit, licet is, qui est lectionis
minus probæ, ait coactior.
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343
In libéllo posteriori,
Exodi 32. v. 28. Quid si ad finem notatiunculæ adjician-
tur hæc: Favent item Reibanua , Hugo a
8. Vidore tomo 2 Serm . 33., si bene expen -
das, Glossa interlinealis , S. Thomas 2 Sec .
g, 14. art 3. in c. et g . 97. arf. 4. arçr. 1.,
gui omnes nostra Vulgata sunt usi. Nam
àliogui et Tertull, tria milia refert, Scorp.
c. 3. Ambrosius guogue epist. 56„ Optatus
Milevit. Contra Farm,, lib, 3. post med,
5. v. 6. Ibi, guam non videre addita ab interprété;
quid si adjungas : et abesae a bonis ma-
nuss. * ob rationes in Notât ionibus ex-
positas * ( 1 ).
21. v. 11. Cum vidissent David. Videtur hoc super-
fluere, Quœso adde : nam bonis îibris abest,
ut etiam hébrœo et græco; et serrno est de
servis Achis gui Davidem tenebant et ei
adducebantj ut palet ex. v. 14. * Ut abest
a bonis Iibris, consonantibus hebræo,
græco, etc. *
2. v. 27. Addi posset: confer cum v . 14 hujus cap,
* Respicitur nempe ad id quod dictum
est supra v. 14. Surgant pueri , etc. *
14. y. 33. Adde : iisdem de causis guas diximus ad
v, 30.
16. y. 15. Addatur si placet : sed confer hune locum
cum capitis 15 v, 17. et observentur taies
locutiones similes.
3. v. 23. Si placet addatur: Et ita est in Miss,
Rom. feria 2 post Dominic. 4 Quadrag.
**Nam et in Miss.Rom. legitur præsens,
feria 2 post Dominic. 4 Quadrag.** (2).
3 Reg. 6. v. 8. Adde: Et recte , ut videtur; postguam
corredio Romana pro pariete guod muUi
codices habébant, reposait parte. * Ita ut
ad parte referatur, ‘non ad domus. *
tPsal. 138, v. 11. Adde: Et Rupertus, De Divin, off. lib. 6.
c. 24. f (8).
O Les mots placés ioi et plus loin entre deux astérisques, sont ajoutés
àp la main de Lucas.
(s) C’est ainsi que Lucas a changé la phrase précédente.
(8) Les trois annotations comprises entre deux croix sont biffées, proba-
blement par Lucas.
1 Reg.
IReg.
2 Reg.
2 Reg.
2 Reg.
3 Reg.
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344
fSap.
Sap.
f Eccli,
Isaïœ
Matth.
Lucœ
Act.
Rom.
Coloss.
14. v. 11. Adde: Et scholiastes Romarms ad 70 illic
ipso crédit esse vitium scribarum in textu
Vulgatæ. f
18. v. 22. Adde: Ex v. 25 subséquente omnino
apparet inierpretem hic non apposuisse
illud relativum se. * Sicut infra y. 25
6 oXedpevû) v, qui exterminabat. *
1. y. 16. Adde: Hujus annotationis bona pars est
ex scholiaste Romano ad 70 illic latine
impresso. f
49. v. 10. Adde : Portabit habet Missale Romanvm ,
sabbato post Dominicum 4 Qimdrag .
21. y. 31. Adde: Et ita récitai 8 . Thom . 2 Sec .
q. 189. art . 1. ad 1.
16. v. 21. Adde : Videntur hue translata ex cap . 15.
v. 16.
1. y. 20. Adde: Ejus legitur in Missali Romano ,
festo 8 . Mathiæ,
11. v. 5. Adde : 8 . Augustinus illud salvæ omittit
non semélf Ad Bonifadum lib, 2. c. 7 ; De
præd . Sanct. c. 16. et 18.
2. v. 4. Adde : Forte interpres scrvpsü suasibili-
tafce, quod œ'iginali consonat .
Archives de la ville de Saint-Omer : G. 270.
128.
Lettre de Barthélemi Peeters à François Lucas.
Venerabilis et ernditissime D. decane.
9 Juin 1617. Munusculiim hoc appellasPVolumen magnum Concordantiarum
Biblicarum, multo labore et sollicitudine tuæ R. redactarum ad cor-
rectionem Clementinam. Gratiam itaque habeo et propter donum
ipsum, et propter benevolentissimum ipsum affectum quo donas.
Anni sunt circiter 24, quum ego hic ex P. Joanne Servio amico
et familiari nostro, intelligebam, primam illam Romanam corre-
ctionem quœsub Sixto Yfel. rec. facta fuit (per Fratres S.Dominici),
fuisse deinde suppressam, agentibus religiosis ejus ordiuis cujus
erat ipse, tanquam quæ non esset digna prodire sub nomine
Summi Pontificis. Factum est deinde, ut qui eam correctionem
tametsi jam impressam, Pontifice persuaso, supprimi curaverant,
objecto vitio prœli, quo res diBsimularetur, ii sunt adhibiti ad
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345
novam correctionem faciendam. Quos proinde non esfc mirum ita
extollere Clementinam illam correctionem, quasi nihil uspiam
desideretur ; ac quasi judicium Ecclesiæ parvi pendat qui hoc
ausus fuerit hiscere. Yides, opinor, eos sub umbra magnorum
nominum Pontificis et Ecclesiæ, certare pro honore suo et suorum;
ne quicquam imperfectum ab iis videatur prodiisse. Et quid dicent
de tam multis emendationibus, quæ diverso tempore sunt ex
Urbe missæ ad Moretum, post primas illas Clementinæ correc-
tionis impressiones? Secundum has circumstantias istius negotii,
tua prudentia consilium suum dirigat ; ac diu incolumis agat
vigeatque ad communem Ecclesiæ utilitatem. Duaco 9 Junii 1617.
Eruditissimæ pietati tuæ toto pectore add.
Babtholomæus Petrus.
Adresse :
Yenerabili viro D. Francisco Lucæ, decano et theologo cathe-
dralis ecclesiæ S. Audomari, longe doctiss.
A Sainct Orner. Francq.
Archives de la ville de Saint-Omer : G. 270.
129.
Lettre de François Lucas à Barthélemi Peeters.
Clarissime et colendissime M. N.
Gaudeo quod acceperis volumen Concordantiarum biblicarum, ^u*n
et gratum fuerit.
Examinavi loca a vobis annotata in libello meo et judicium
fere vestrum sequutus sum, approbante Rm# Dfio, nisi quod ilium
locum Joh. Epist. 3. v. 4. reliquerim intactura, ob eam præsertim
rationem quod definite non itapridem scripsissem non mutes
gratiam cum gaudium. De loco Num. 20 v. 6. multum dubius fui;
rejeci tamen tandem in posteriorem libellum ex vestra eententia,
nam collector epistolarium lectionum non videtur solitus taies
periodos addere de suo : ut omittam quod etiam vêtus Epanor-
thotes meus sententiam illam in Numéris legerit. Hoc itaque
modo se habentem posteriorem libellum et a Rmo Dfio nostro
vestraque eruditione probatum, statui brevi mittere ad Moretum,
adjiciendum (si ipsi placet) calci Bibliorum sub prælo sudantium,
una cum priori libello, nisi malit etiam seorsum excudere, quod
potius foret. De illo Romam prius mittendo, ego plus sollicitus
f ueram quam professoreB Societatis ; nam et unus eortim aperte
mihi suaserat ne mitterem*
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Non mittemus itaque niai impressum, et audiemus Romanorum
judicium post rei divulgationem. Gratiis itaque Rae D. Y. actis
de labore quem in bis reoensendis adhibuit, oro Dûum Deum ut
te diu nobis et Ecclesiæ suœ servet incolumem. Audomaropoli,
13 Junii 1617.
Archives de la ville de Saint-Omer : G. 270.
130.
Lettre de François Lncas à Balthasar Moretus.
Clarissime Domine Morete.
15 Juin 1617. Mitto vobis, quem perfeci, libellum daplicem variarum lectio-
num in S. Bibliis, unurn earum ad quas Biblia jam correcta sunt,
alterum ad quas corrigi adhuc possint; unum quem aliquoties im-
pressum jam auxi et recognovi ; alterum quem recenter concin-
navi : utrumque ut addatur ad calcem Bibliorum quæ jam recuditis
in 4°, si plaoet, nisi malitis seorsum imprimere. Diu animi dubius
fui, an permittendum mihi esset, ut posterior libellus ad calcem
Bibliorum adderetur, priusquam Romæ visus et probatus esset,
aut saltem de impresso seorsum, doctorum judicia audita essent.
Yerum hœsitationem illam animo meo exemerunt Rmu‘ Dominus
Blasœus et Rdtti M. N. Lintrensis, approbatores, aliique docti,
quibus videtur, non tantum non esse necessarium ilium Romam
mittere,sed nec oonsultum,immo tuto jamnuno addi posse Bibliis,
modo prior non omittatur.
Et certe ita ego judico, posteriorem libellum solum, numquam
esse typis evulgandum, sive in fine Bibliorum sive seorsum,
nisi prior adjungatur, adeoque præcedat : ut autem calci Biblio-
rum uterque etiam nunc adjungatur, persuaderi mihi permitto.
In hanc sententiam scripsit ad me dictus M. N. Lintrensis, literis
ad me datis, Duaco mensis Maii superiorifr die 28. " Omnibus quæ
seponi, ait, ullo modo poterant, sepositls, in ledionem incubui ; idque
feci libentissime, magnopere nimirum g avisas, , quod viderem tam
muUas egregias sacrorum Bibliorum latinorum lediones , hac via
per te ab oblivione et negledu vindicandas : indignas prorsus quæ
pereant , nec sine magno penitioris theologiæ detrimento, velut sepe -
lienda8 et paulo post : " Te vero majorem in modum rogo, ut (si
fortassis is tibi animus sit , quod non credo) eum in TJrbem non mittas,
nisi ratione8 meas vel coram audieris,vel saltem literis certavia datis ,
intellexeris et iterum : “ Non video cur ad calcem sacrorum Biblio-
rum, quæ jam in 4° recuduntur , non possit apponi uterque libeUus
tuus , et ille scilicetjam eæpius impressus, sed nunc denuo audus> qui
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347
véluti januam aperiat position nunc primum in lucem prodeunti
et is ipse posterior. Quorsum enim hic posterior separatim primum
edatur , ut ledorum judicia audiantur ? Quam pauci sunt ex tanta
muUUudine libros manibus terentium, qui hac de re scienter judicare
possint ! Quod si etiam plures essent quam révéra sint : cur male eos
habeat , hune libellum una cum sacris Bibliis (sed priori illi subnexum)
prodire ; potius quam ipsos offendei-e potuerit opus Notationum tua •
rum Biblicammt iisdem Bibliis sacris quondam subtextum, et avide
per totum orbem christianum arreptum ? Subnecte igitur ipsi corpori
Bibliorum in nomine Domini : sed præeunte iüo aUero , qui viam isti
apud lectores intelligentes aperiat. Hactenus ille, cui, post has a me
acceptas, misi exemplar Concordantiarum vesfcrarum, non tantum
ut atnico veteri, veram etiam quod promissum fuisset ab initio
clarissimo M. N. Estio, piæ mem., cujus iste personam refert.
Alterum quoque exemplar misi Brugas, tradendum M. Guidoni
Stassart, pastori Ostendano, qui sub dicto M. N. Estio, secupdum
instructionem meam correctioni intenderat.
Quod ad impressionem igitur libellorum istorum attinet, facietis
quod vobis videbitur, consultis etiam si placuerit, doctissimis
viris quos vobis prœsentes habetis, nominatim Rdl' Patribus Heri-
berto et Scotto amicis meis. Mentem autem vestrara, ubi definita
fuerit, significare mihi non gravabimini. Yale clarissime Domine
Morete, una cum solertissimo viro D. Johanne fratre. Rmtt, Dominus
Blasæus suam hic quoque vobis salutem addit.
Audomaropoli, 15 Junii 1617.
Clarissae D. Y. studio8is8,1^
Fkanciscus Lucas.
Si vobis restarent exemplaria aliquot prions libelli in 4°, missis
duobus ad nos,possemus Biblia nostra eviscerata replere.
Sans adresse.
Archives du musée Plantin : Beg. LXXXY1I, fol. 521.
131.
Lettre de B<h&s&r Moretus à François Lucas.
Francisco Lucæ decano Audomaropolim.
Eximie et Rde admodum Dfie.
Ignosce tardius hoc responsum, carissimi fratris morbo nimium Septembre
occupato : morbo inquam satis gravi, qui eum jam très septimanas 1617.
lecto affixit. At spero, summus ille medicorum omnium princeps,
Deus, qui jam a triduo animam ejus pavit, corpori ejus mox
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Octobre
1617.
mederi dignabitur : quam ipsi gratiam piis R. Y. precibus pariter
impetrari summopere desidero. Quod vero litteræ ejus sapuerint
acerbi, haud scio ; neque enim mihi inspectœ. Ignoscat R. Y.
si quid minus caute ipsi exciderit, morbum forte jam præsentienti.
Yenditionem Commentarii sui in Evangelia quod commendarit,
gratias ago ; itemque quod suam in nos benevolentiam etiam a
morte sua testari velit. At longiorem omnino vitam R. Y. ani-
mitus opto, suo, publico, ac nostro etiam privafcim bono. Porro ex
litteris fratris nihil R. V. suspicari velim, quidpiam nos male
habere : de Notationibus vero ignoscere, quod earum exempla
deesse alias scriptum. Duo earum exempla cum Bellarmini Com -
pendio et Breviario in 16° duobus tomis, prima occasione mittam.
R. P. Schotto Epanorthoten manuscriptum cum epistola reddidi.
Binos correctionum Biblicarum libellos novæ Bibliorum in 4"
editioni subjungemus, etsi prioris in hac forma nobis circiter
ducenta exempla restent. In titulo autem hujus, omittendæ mihi
videntur quas addidit R. Y. voces, et denuo aucta : quo idem libellus
in 12* excusus haud minoris quam antehac æstimetur.
Bibliorum hæc editio antiquis capitum Summariis, jam a sacra
Rituum Congregatione approbatis, illustrabitur. In istis tamen
aliquis majorem operam et curam requirat, quam in Gallica
Bibliorum éditions observo, ut per versus ipsa Summaria distin-
guante. Sed et in Latina, Psalmorum Summaria desiderantur,
quœ in Gallica haud desunt. Operæ itaque pretium R.Y. facturam
existimo, si Latinis Summariis recensendis operam impenderet, a
R. Y. studio minime alienam. Yale eximie et Rdc in Christo
Domine et R. D. Blasæo obsequia nostra in occasione deferre ne
graveris.
Antverpiæ, in officina Plantiniana, XYI Sept. 1617.
Archives du musée Plantin : Beg. A° 1615-1620, fol. 144.
132.
t
Lettre de Barthélemi Peeters à François Lucas.
Admodura venerabilis D. decane.
Hoc temporis articulo accipio tuas istinc datas 23 hujus, ex
manibus Adriani van Belle, qui filium Joannem hue adduxit
auditurum philosophiam in collegio Aquicinctino. Hune Joannem
allocutus sum, variisque percontationibus diutiuscule tenui ; quo
perspicerem quid in adolescente lateret. Gaudeo talem tibi esse
clientem: videtur enim mihi, nihil médiocre ab illo exspectandum,
divina gratia duce. Eum monui ut subinde me visât ; ut recens
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349
per intervalla calcar addere queamus ; certe intelligere quantum
proficiat. Ubi curriculum philosophicum absolverit, spero eum
dignum futurum cui benefacere bona conscientia queamus si tan-
tisper Deus vitam nobis proroget : nisi (quod conjecto) ad aliud
vitæ genus aniraum tune applicet.
Satis miror hactenus ex Notationibus Y. R. apud Moretos cen-
tum facile exemplaria restare : nec ad bibliopolas esse missa jam-
pridem, etiam non petentes, ut via permutationis alios pro illis
libros accipiant. Ad bibliopolas dico, sive Lovanienses, sive nostros,
sive Parisienses, sive Lugdunenses, sive ad Francfordienses nun-
dinas, quæ bir.æ singulis annis habentur. Idemque dictum volo
de Coramentario in 4 Evangelia, digno lectu ; quem in Gallia
quoque avide legi intelligimus. Ego Commentarium hune studiosis
nos tris commendandi occasiones non tam expectavi, quam fabri-
cavi subinde : sed non ignorât tua pietas plerosque theologiæ
studiosos esse tenues ; eos quoque qui re sunt paulo lautiores,
magno tamen hic ali in Universitate. Denique nescio quod cacoëthes
multorum animos occupât, ut citius sinant Bibi persuaderi em-
ptionem libellorum et librorum parum utilium, quam bene fructuo-
sorum. Quod potero libenter in hanc rem conferam, non solum
amici causa, sed ipsorum qui lecturi sunt vel inprimis. Moreti
sunt monendi, ut mittant, non expectata postulatione bibliopola-
rum. Cui enim in mentem queat venire, penes ipsos restare adhuc
complura exempta illarum Notationum ; ut sic petat nonnulla
sibi mitti P Yale in Dfio, apud ipsum nostri subinde memor. Duaco,
festo S. S. apostolorum Simonis et Judæ, 1617.
Qui Eruditis. pietatis et R. tuæ minister et amicus in Dfio.
Bartholomæus Petrus
Adresse :
Admodum venerabiliD. Francisco Lucœ, eruditissimo theologo
ac vigilantissimo decano Eccl. Cathedr. S. Audomari.
Archives de la ville de Saint-Omer : G. 270.
133,
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
Francisco Lucœ decano, Audomaropolim.
Eximie et Rde admodum Dfie.
Dum ad Rmum antistitem libros mittimus, oportune adjungimus
quos R. Y. libros postulavit: Notationes in Biblia in 4°; Brevia-
rium in 16° 2 voll.; Bellarmini cardinal is opuscula.
Décembre
1617.
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350
Âdjicimu8 vefceris et novi J ubilæi collationem in gratiam Hlml
archiepiscopi excusam, si tanti forte sit ut légat. Frater Joannes
a gravi suo morbo jam liberatus, Deo gratia esto, qui porro eum
firmet, et tanti mali reliquias tollat pallorem et imbecillitatem. De
Summariis Bibliorum excndendis haud pauci nos urgebant; et
cum Moguntinum typographum ea impressisse animadverterem,
Bomam scripsi ad S. Cobellutium tum Sml Pontifici a seoretis,
nunc insuper S. B. E. cardinalom, ut bona S. Âpostolicæ Sedis
vecia et ipsi possemus juxta avi Plantini exemplar : quod quidem
in Urbem per cursorem misi, cum nulla illic exempla reperiri
indicasset.
Rescripsib is in bæc verba: Tandem decretum est a Sacra
Congregatione quœ præposita est Indici librorum, posse te Sacra
Biblia imprimere, cum argumentis, sive Summariis, sed cum iis
tamen, cum quibus édita fuore ista in Urbe ex officina Christo-
phori Plantini anno M. DLIX, ita ut nihil immutetur, detrabatur,
adjiciatur. Non visum est litteras hujusmodi licentiœ expedire,
cum tuæ conscientise satis sit nosse te ita decretum fuisse. Quam-
obrem cave has nostras typis mandes, sed apud te habeas in
decreti Sacræ Congregationis testimonium. Hactenus Cobellutius.
Itaque in his Summariis cudendis libéré jam pergimus: in quibus
unum atque alterum locum B”** noster Malderus nobis suggessit.
De iis recensendis et per versus distinguendis, nescio quis eecta-
rius cogitationem nuper ingessit, qui hæc a suis ita distincta
jactabat. Et ego in editione Gallica avi Plantini pariter sic distincta
deprehendebam. At fiet terapestive in aliam aliquando editionem,
cum publico (ita existimo) Ecclesiœ Catbolicæ bono, ne in his
talibus majorem suam curam et industriam nobis objiciant
hœretici. De vestra in Ecclesiasticum paraphrasi libefcs intelligo,
et Deum precor, uti huic aliisque laboribus perficiendis diu inco-
lumem B. Y. servet. Smi Pontificis de SœM Virginia conceptione
decretum ex Urbe accepi, et tanti mihi fuit ut typis nostris
recusum pluribus impertirem.
Archives du musée Plantin: Beg. A° 1615-1620, fol. 155.
134.
Lettre de François Lucas à Balthasar Ktoretus.
Clarissime Domine Morete.
8 JnDvier Postremæ literæ quas ad vos dedi, missæ fuerunt per Bruxellam,
1618. et credo ad manus venisse, sed serius, postquam sarcina Bml
Pomini esset missa; idcirco libros quos per eas petebam, videlicet
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Serrarium In libros Regum ac Paralipomenon et Remonstrantias
ac Contraremonstrantias Ministrorum Hollandiæ , non fuisse impo-
sitos, ut eos quos antea petiveram, nempe 3 Notationes in Biblia,
1 Breviarium in 16 et Epitome Bellarmini, qui adscribentur
rationibus meis, actis gratiis pro duplici J ubilæo. Ad literas quas
nuper misi Duacura ad clarissimum M. N. Lintrensem, accepi
responsum, quale vides in chartahis juncta (*). Cum istis quas
jam scribo Brugas, dono accipietis a me, si placet, par caponum
Brugensium, qui ut ad vos mittantur, curam dedi D. Jacobo
Christiaens cognato meo. Fortasse D. Johannes frater tuus,
possit ex gustatu pristinum colorem roburque recuperare : id
enim mihi in primis votis est, ut novo hoc anno et pluribus
consequentibus, belle prospereque agatis, Deo adspirante. Audo-
maropoli, die 8 Januarii, anno 1618.
Clarissae D. Y. studiosiss"8
Franciscus Lucas.
Primæ sarcinæ quam hue mittetis, placebit imponere non
solum Serrarium supradictum et Remonstr antias, si habetis, verum
etiam opus completum Commentarii mei in Evangelia, auctis
rationibus meis.
Emu# Du# noster graviter laborat ex tibia, Deus ejus misereatur.
Adresse :
A Monsieur, Monsr Moretus, grand imprimeur de leurs Altèzes
SermC8, en la ville d’Anvers, au compas d’or. Francq.
Sur un petit bout de papier joint à cette lettre on lit :
Dese capoenen syn gheteekenfc anden hais met myn manswae-
pen ghelyck den brievf is.
Archives du musée Plant in: Reg. LXXXVII, fol. 531.
135.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lncas.
D. Francisco Lucæ decano Audomaropolim.
Eximie et Bda admodum Dne.
Quas R. Y. via Bruxellensi ad nos dédit, serius paullo accepi- 28 Janvier
mus ; sed nec libri vénales restabant, quos iis postulabat. Par
insignium caponum ego et frater accepimus : gratias agimus,
(!) Voir document 132.
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primo quoque tempore Missale, in quo missœ propriæ de Sanotis
ad longum positæ sunt, R. V. missuri, quod illorum loco melio-
rem in partem recipere dignetur. Responsum eximii M. Y. Lin-
trensis libenter legimus, et verum istud ejus oraculum agnovimus,
quod multi citius sibi sinant persuaderi eraptionem libellorum et
librornm parum utilium, quatn bene fructuosorum. Balthasar
Bellerus typographus DuaceDsis nobis hic adest. Notationum et
Commentarii exempla offeremus si volet et quot volet.
In Bibliis et Correct ionibu s sedulo pergimus, mense Martio
cum bono Deo finituri.;De Rrol Dni ex tibia doloribus graviter doleo:
obsequia mea et fratris in occasione ei deferri rogo.Frater gravi suo
morbo in quartanam incidit ; quæ vereor ut eum deserat, nisi cura
mitiori et vernali aura. At Deus Opt. Max. citius eum salvet et
firmet et te eximie et Rde Dne incolumem diu servet, tuo, Ecclesiæ,
et amicorum bono.
Antverpiæ, in officina Plant iniana, XXVIII Jan. M.DC.XYIII.
Archives du musée Plantin: Beg. A° 1615-1620, fol. 174.
136.
Lettre de Barthélemi Peeters à François Lncas.
Admodum venerabilis D. decane, Eruditis's. D. Licent.
7 Mai 1618. Nudiustertius gratum munus abs tua R. accepi, libellos duos
recens impressos : alterum jamprimum ; alterura sæpius antehac :
utrumque studiosis sacræ Theol. utilissimum, nec studiosis tan-
tum junioribus, sedprovectis etiam et veteranis. Magnopere vero
gaudeo, tibique ac mihi gratulor quod videam illas, quas interci-
dere vel obliterari nolebamus, aliarum lectionum observationes,
ita suaviter ab inter itu vindicatas. Per occupation es nondum
licuit accuratius contemplari : percurri dumtaxat, et volantibus
oculis veluti delibavi : vis us sum tamen percipere, non eas tantum
varietates quas tua R. quondam aMoreto acceperat ; sed et alias
nonnullas, quin et quasdam non improbabiles conjecturas diversæ
lectionis, libello tuo complexum te esse ; ne quid vel deesset lecto-
rum utilitati, vel subtraheretur auxilii his qui in ulteriorem Yul-
gatæ editionis emendationem aliquando sunt incubituri, Apostolicæ
Sedis au8piciis et mandato. Gratiam de tuo munere tibi habeo :
curavi M. N. Colvenerio et P. Bonfrerio tradi quæ ipsis miseras ;
M. N. Silvio ipse tradidi hodie, una cum tuis ad eum literis. Yale
in Dno ac eo duce pergito semper aliquid in publicum usum moliri.
Duaco, 7 Maii, 1618.
Eruditiss. tuæ R. et pietati toto pectore add.
Bàrtholomæus Petrus
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353
Adresse :
Admodum venerabili viro D. Francisco Lucæ, eruditissimo theo-
logo et decano ecclesiæ cathedralis S. Audomari.
Archives de la ville de S1 Orner: G. 270.
137.
Lettre de Balthasar Moretus à François Lucas.
Francisco Lucæ theologo et decano Audomaropolim.
Eximie et Rde admodum Dne.
Libros per Petrum Geubens accepisse libens intelligo, et in iis 9 Juin 1618.
Missale quod addixeram. Ignoscet R. V. oblivionis hanc culpam,
quia per plures modo occupationes litterarum mearum exempla
rarius servo. Rationes quas perscribit agnosco : at bona R. Y.
venia, decem sunt floreni et quattuor fasses quos reliquos debet ;
nam 19, qui R. Y. debebantnr, subductis ex 29, restant 10. Corre-
ctionum exempla seorsim a Bibliis pauca excudimus, et quæ fere
ad R. Y. omnia tramsmissa. 111™° Card. Bellarmino unum cum
ipsis Bibliis mittere decrevi, et pilura ad ipsum bibliopolam
Romanum. Atvero seorsim ipsas Correctiones ad Rdos ipsos Patres
Societatis, R. Y. nomine haud omittam. Eximium D. Boudot
ecclesiæ vestræ designatum episcopum gratulor, qui pari quo
Rmu» defunctus studio pietatem et eruditionem promoveat. Yale
eximie et Rde admodum Dne mei in sacris precibus memor : quem
nescio quis corporis et animi languor a morte fratris cepit, a quo
Deus Opt. Max. me liberet, R. Y. publico Ecclesiæ bono et mihi
servet. Antverpiæ,inofficinaPlantiniana, IX Junii M.D. C. XYIII.
Archives du musée Plantin: Eeg. A° 1615-1620, fol. 182.
138.
Testament de François Lucas, doyen du chapitre de Saint-Omer.
In nomine Domini. Amen.
Ego Franciscus Lucas, presbyter indignus, memor incertitu- 19 Février
dinis vitæ, hoc condidi testamentura, declaroque hanc extremam 1619.
voluntatem esse meam.
Imprimis spiritu in manus Patris et Filii et Spiritus Sancti,
Dei mei, per mérita mortis Domini Nostri Jesu Christi Filii
Dei et suffragia Sanctorum, Mariæ Yirginis Matris, Audomari,
23
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Franoisoi, Catharinæ, Ângeli custodis, omniumque beatomm
cœlitum commendato, corpus meum terræ sanctœ mandari cupio
in navi ecclesiæ hujus S. Audomari, ante sacellum S. Dionisii,
prope corpus sororis raeæ piæ mémorisé, (si quidem ita placuerit
Rmo Dfio nostro et venerabilibus DD. confratribus), ubi epitaphioli
loco, in novo marmore surrogando inlocum veteris ejusquefracti,
majusculis literis insculpantur hæc aut similia verba: Fkanciscus
Lucas, Brugensisf hujus ecclesiæ decanus , qui hic jacet , fidelium
precibm se commendat .
Obiit anno a sexcentesimo millesimo mensis die
Ipso die obitus mei, aut certe sequente, cupio fieri triginta sacra
et solvi sacerdoti decem solidos Arthesiæ pro siugulis. Ad hæc
pauperibus distribui quinquaginta libras Arthesiæ, his proximis-
qiie diebus. A die obitus mei usque ad diem anniversarium, toto
anno siugulis diebus, mox finitis matutinis, missam pro refrigerio
animæ meæ et parent um ac benefactorum, quorum fundationibus
et obligationibus minus satisfeci, celebrari cupio in dicto sacellc
S. Dionisii, in quo celebrare consuevi, per duos pios sacerdotes
alternatim, (quorum unus erit Dnus canonicus Gualterus, si quidem
ei placuerit), quibus solventur in singulas missas decem solidi
Arthesiæ. Clerico vero qui servierit missæ sex denarii Arthesiæ
solventur singulis vicibus. Dum fiet missa, ponetur super sepul-
chra pannus ad hoc comparatus. Utentur autem sacerdotes, quan-
tum fieri poterit, ornamentis altaris quibus ego uti consuevi,
acceptis ex vestiario communi, cui vestiario lego omnia mea
ornamenta altari servientia cujuscumque materiæ sint, serica,
linea etc., exceptis Missali, quod dabitur fabricæ, utensilibus
argenteis et armario quæ vende ntur.* Sic tamen ut crux argentea
relinquatur fabricæ ad usum majoris altaris prout habet sub-
scriptio * (*). Quatuor cerei, singuli mediæ libræ, missa durante
ardebunt, duo ad altare, duo ad sepulchrum et suppeditabuntur a
vestiario communi, mediante summa quinquaginta librarum Arthe-
siæ, quam ei lego. Præfectus quoque vestiarii habebit sex libras
Arthesiæ pro cura ornamentorum et altaris. Cui quidem vestiario
lego etiam sex exemplaria Romani Missalis in 4® impressa a
Moretis, honeste et decenter compacta. De pretio convenietur
cum dictis Moretis.
Sepulturæ et exequiarum, uno eodemque die celebrandarum, si
fieri potest, et auniversarii sollemnis [curam] relinquo arbitrio et
discretioniexecutorum hujus mei testamenti, tam quoad distribu-
tiones venerabilibus DD. confratribus meis cæterisque habituatis
ecclesiæ dandas, quam quoad reliqua, sic tamen ut nulla arma seu
(*) La clause mise entre deux astérisques est biffée.
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insignia mea ad ecclesiam ferri velim. Exequiarum die volo DD.
meis confratribus triginta libras in pitantiam offerri ; conventui
autem S. Bertini, magistratui eivitatis et raagistratui ballivatus
(comprehensis consiliariis) singulis viginti libras in similem
pitantiam ofEerri.
Altéras exequias cupio Brugis in patria mea celebrari primo
quoque tempore apüd sanctimonialesBethaniæ,quæferentexpensas
harnm exequiarum quod ad ea quæ sunt ecclesiæ et pitantiæ con-
ventualis, acceptis legati loco quinquaginta libris Àrthesiæ. Sol-
ventur præterea pauperibus triginta libræ Àrthesiæ (et fratribus
atque amicis meis proximis qui adfuerint viginti libræ Arthesiæ
in pitantiam).
Franciscanis, Dominicanis, Capucinis, Sororibus pœnitentibus,
pauperibus Clarissis inhac civitate do singulis sex libras Arthesiæ.
Seminario clericorum Brugensi et sebolæ Bogardicæ pauperum
puerorum Brugensi lego singulis centum libras Arthesiæ. Mona-
sterio sanctimonialium Athensi lego quinquaginta libras Arthesiæ
una cum tabella Kmi Dni Six in piam memoriara. Pauperibus
viginti quatuor in Esqua, singulis viginti solidos Arthesiæ, post
auditum sacrum de defunctis, pro eujus celebratione solventur
pastori similiter viginti solidi Arthesiæ. Sodalitati B. Mariæ
Yirginis, sodalitati S. Joannis Evangelistæ, scholæ dominicali in
hac civitate, communitati vicariorum hujus ecclesiæ et monasterio
S. Coletæ Brugis, do singulis duodecim libras Arthesiæ, rcum
onere tamen .unius sacri quoad sorores Coletanas.
Pastori meo, qui mihi extrema sacramenta administraverit, lego
duplieem ducatum Hispanicum.
Ecclesiis pagorum quorum decimarum sum particeps et nomina
sequuntur numéro quadraginta, videlicet ; Merques, Kemilly,
Grecque, Esque, Blendesque, Alveringhem, Lampernesse, Oost-
kerke, Vielcappelle, Bambeke, Rexpoede, Westcapple, Oostcapple,
Boullezelle, Zegherscapple, Loberghe, Brouokerke, Bissinghem,
Ste-Croix, Nard, Zudausque, Boidinghem, Tilques, Bilques, Ser-
ques, Pihem, St.-Omer-Cappelle, Adinkerke, Pervise, Fleternes,
Nortkerke, Clety, Sobruyck, Difques, Blaringhem, Wismes, Niel-
les, Materinghem, Blequin, Wineselle, lego singulis unum Missale
in folio ex impressions Moretana cum figuris æneis in corio solide
compactum in asseribus cura claustris, more solito, deauratum
etiam super plica, instructum registro decem funiculorum exsaie-
ta diversi coloris: de pretio convenietur cum Moretis sicut
supra.
Collegio Societatis Jesu Brugensi do lego vasculum illud ex
argento deaurato, quod magistratus Brugensis mihi aliquando
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356
dono dédit, ea conditione, ut singulis diebus Dominicis et festis
eo utantur ad præbendam ablutionem populo Brugensi, qui
sacris mysteriis communieaverib. Audomarensi vero collegio lego
bibliothecammeam, in quo si libri sint quibua opus non habeant,
eos donabunt aliis, aut faeient de eis pro sua discretione. Eidem
collegio lego libras Arthesiæ centum. Rogo intérim venerandos
illos Patres ut œqui boni consulant tenuia munuscula, data pro
tenui statu facultatum mearum.
Reverendo Patri Guillelmo de Graet ejusdem Societatis pre-
sbytero et consobrino meo cupio tradi ilia exempla librorum meo-
rum impressorum, quœ mihi servavi, legi et correxi. Prœterea
quidquid habeo chartarum et papyhrorum scriptarum manu, quæ
ad studia litteraria spectant et libris meis adjacent, quales sunt
litteræ ab illustribus viris acceptas et lucubratiunculæ quædam
propriæ, eo fine, ut ex consilio amicorum de eis faciat quod con-
sultum judicabit.
Dfio Balthazari Moreto oiïerri volo, postquam cœperit recudere
Commentarium meum in Evangelia, Notationes in varias lectiones
Bibliorum, cæteraque opuscula mea facientia ad S. Scripturæ
lucem, a me recognita, centum floreuos in subsidium (1).
Porro Rmo Dfio nostro et episcopo Boudot electo, quem expecta-
mus, memoriæ loco ofîero arundinem Hispanicam quam a majori-
bus accepi, si forte solatium aliquod futuræ senectuti offerre
posset (2).
Dfio canonico Waltero qui mihi multis annis fideliter inservivit,
si tempore obitus mei adhuc cohabitet, do lecticam, lectum, quæ-
quæ eo pertinentia omnia, quibus uti consuevit. Denique pro
omni récognitions do lego ei ducentas libras Arthesiæ semel,
ultra stipendium anni currentis integrum ; quod stipendium anni
currentis volo etiam ancillæ integrum dari, una cum lineis vesti-
bus meis interioribus. Lego etiam Livino Sur stipendium anni
currrentis integrum et reliquas quascumque vestes meas interiores.
Item quinquaginta florenos ipsi numerandos cum pervenerit ad
statum honoris. Denique lego Jacobo Gillon alios quinquaginta
O Primitivement Lucas avait écrit : Dictis fratribns DD. Balthazari
et Johanni Moretis singulis eorum craterem argenteam quinquaginta
florenorum offerri volo, postquam cœperint.... **
(2) Cette clause était d’abord rédigée comme suit : “ Porro Rmo Dno
nostro et episcopo Blasæo nescio quid possum relinquere persona ipsius
et mei erga eum animi affectu : oro ut librorum meorum snb ipsius no-
mme inscriptiones memoriæ loco servare dignetnr, una cum arundine
Hispanica, quam a meis majoribus accepi, argento præfixa, si forte sola-
tium aliquod adferre quoat futnræ ipsius seneotnti. "
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357
florenos quibus (*) juvetur in studiis litterariis, et Marfcino Le Mer
quinquaginta florenos ut discat artem mechanicam.
Dfio Paulo canonico ac Mgro Guillelmo fratribus meis relinquo
bona patrimonialia mea æqualiter dividenda, ex quibus dono
partem meam in villa Lisseweghensi RE. Patribus Societatis
Jesu Brugis, ut ea fruantur post mortem utriusque fratrum meo-
rum. Præterea nominato quidem Paulo lego ducentas libras Ar-
thesiæ semel et superpelliceum judicio executorum meorum
optimum. Mgro Guillelmo do chlamidem meam optimam ex panno,
et remitto pecuniam omnem quam ipsi aliquando mutuo dedi,
prœter aliam omnem dono datam, prout etiam eum ali volo ex me
more consueto usque ad finem dimidii anni ab obitu meo, quo
finito, numerabuntur ei ab executoribus hujus mei testamenti
quinquaginta floreni, quibus vivat dimidio anno tune incipiente,
et sic continuabitur solutio per très annos, ifca ut in initio singu-
lornm annorum numerentur ei quinquaginta floreni, donec acce-
perit trecentos florenos. Quod si vivat ultra très annos et dimi-
dium a morte mea, rogo exeeutores et amicos meos, ut curent
vendi patrimonium ejus aut partem. Quod si moriatur ante
prædictos annos très et dimidium, quod supererit ex trecentis
florenis dabitur seminario clericorum Brugensi.
Annæ filiæ Jacobi Christiaens et Elizabethæ Lucas do quinqua-
ginta libras Arthesiæ. Franciscæ Sproncholf filiæ Pétri, quam
salutaribus undis ipse tinxi lego quinquaginta libras Arthesiæ.
Postremo quod superesse poterit bonorum meorum, lego col-
legio S. Audomari, prope collegium Patrum Societatis Jesu in
hac civitate sito, ad juvandum pauperes studiosos illius collegii
pro judicio dictorum administratorum, si non ad bursas fundan-
das, saltem ad suggerenda ea quibus opus est pauperibus bursa-
riis præter victum, * commendando ante omnia dictum Gillon * (*).
Porro hujus testamenti mei exeeutores cum plena et omnimoda
potestate exequendi, interpretandi, definiendi, reducendi legata si
majora sint facultatibus meis, et absolute determinandi dubium
et omnem controversiam, designo et declaro venerabiles Dfios
mihique conj unctissimos amicos (si quidem esse non graventur)
Mg™'1* Jacobum du Prez, cantorem, Mgrum Wallerandum Kerchove,
canonicos hujus ecclesiæ, confratres meos, D. Jacobum Christi-
aens, scabinum et Mgrum Petrum Sproncholf, pensionarium
O An lieu de : “ jnvetnr in studiis litterariis, ” Lucas avait écrit
auparavant : “ alatur in collegio S. Audomari, donec inveniat gratiam
in oculis R™1 Dni et administratorum, ut alatur expensis collegii, ob
felieem indolem conjunctam cum exacta utriusque linguæ cognitioue. ”
(8) Biffé par Lucas.
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358
civitatis Brugensis, cognatos meos, ita tamen ut possint primi duo
soli quidlibet agere quod Brugis agendum non ait. His singulis
mnemosyni loco craterem argentcam lego vigintiquinque librarum
Arthesiæ, ultra stipendia laborum.
In fidem et robur hujus mei testamenti et extremæ voluntatis et
omnium ac aingulorum prœmissorum, addidi hic signum manuale
meum et impressi sigillum litterarium.
Ce jourdhuy dixneufiesme de Febvrier seize cent dix neuf,
venerable et discrète personne Mre Franchoys Lucas cy-devant
nommé comparant derechief pardevant les diets Nottaires soubz-
signez, le quel en suite de la faculté par lui retenue de pooir
augmenter ou diminuer son testament et dernière volonté par
codicille ou aultrement, a recognut avoir révoqué et changié les
poinctz et articles cy-devant et augmenté les donz et legatz
cy-après, à scavoir: qu’il révoqué le don de la croix d’ebene avecq
le crucifix et piedt d’argent, qu’il en avoit faict à l’église cathédrale
de S*-Omer pour servir au grand autel, et en ce lieu donne à la
fabricque de la dicte eglise cent florins une fois, pour estre employé
en l’achapt des graduels et aultres livres servant en cœur.
Sy révoqué la donation des deux vachelles de L Fl. pieche, qu’il
avoit faict aux Sieurs Jean et Balthazar Moretus, et en ce lieu
donne au dict Balthazar la somme de 100 Fl. en subvention de la
nouvelle impression de ses œuvres et après qu’il aura encommenché
icelle selon qu’il est recogneu par le dict testament. Quant au
roseau ou baston d’Espaigne qu’il avoit donné à Monseigneur
Blasæus défunct pour s’en soulagier en sa vieillesse, il le donne à
Monseigneur Boudot eleu evesque de S'-Omer avecq les mesmes
affections et excuses conteneues en son dict testament.
Davantage donne à Martin Le Merre son petit serviteur
50 florins pour apprendre un mestier, à Corneille van de Yoorde
son cousin, un livre intitulé Les vies des SS. Pères mises en lumière
par Père Heribert Bosweide, et à Jossine Le Prestre sa servante
un double ducat (1).
(l) Malheureusement le testament ne porte pas la signature de
François Lucas, ni le codicille, celle des notaires. Néanmoins, la reddi-
tion des comptes faite par le chanoine de Kerohove ne laisse aucun
doute sur l’authenticité de ces documents.
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359
EPITRES dédicatoirbs et préfaces des ouvrages publiés
PAR FRANÇOIS LUCAS (l).
139.
Biblia Sacra. Quid in bac editione à Theologis Lonaniensibns
præstitum sit, panlo pôst indicatnr.
Antverpiœ, Ex officina Ohristophori Piantinû M. D. LXXIIII.
A.
Facultatis theologicœ in univerritate Lovaniensi decanus , lectori a.
Cum sacra Scriptura Dei opt. max. benignitate fidelibus data sit,
tanquam certissimum Catholicæ fidei et religionis fandamentum;
ideoque indignum sit et ejus majestate et Christianorum pietate,
esse eam ullis aut vitiis aut mendis contaminatam: visum fait
Facultati nostræ Theologicæ, omni conatu et studio in hoc
incumbendum, ut vêtus et vulgata Bibliorum Latina editio
(quam SS.Synodus Tridentina, in publicis lectionibus, disputatio-
nibus, prædicationibus, et expositionibus, authenticam habendam
declaravit) accuratissime castigaretur : idq. hac via et ratione, ut
ad diversa exemplaria manuscripta, quam diligentissime confer-
retur, et quœ in illis diversimode legi deprehenderentur, ad
divinarum literarum fontes, veterumque Patrum commentarios
examinarentur, et examinata commodis signis margini adjiceren-
tur:Istis ut adjutus præsidiis, quæ lectio germana,quæ adulteriua
sit, prudens Lector facili negotio dijudicare posait. Navavit
quidem, ante annos aliquot, in conferendis ad manuscripta et
castigandis Bibliis, sane laudandam operam, nostræ Facultatis
Doctor Johannes Hentenius : verum is, cum multas et non con-
temnendas vulgatæ editionis lectiones non reperit, tum eas quas
reperit, ad sacræ Scripturæ fontes minime revocavit, ita factum
est, ut loca plurima merito corrigenda ejus diligentiam fugerint.
(*) Les œuvres de François Lucas sont assez rares, et peu de lecteurs
ont à leur disposition les épîtres dédicatoires et les préfaoes auxquelles
nous renvoyons. Celles-ci contiennent des détails bio-bibliographiques
importants ; aussi nous a-t-il paru utile de les reproduire à la suite
de la correspondance du célèbre exégète et critique. Sous les numéros
d'ordre, que nous rattachons à ceux des documents précédents, nous
donnons le titre de l'ouvrage auquel la dédicace ou la préface se
rapportent.
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360
Quamobrem elegit Facilitas nostra Professores quosdam suos, et
eruditione et sedulitate præstantes, qui, quæ a sacrarum literarura
studiosis in superioribus editionibus desiderari possent, fideli
diligentia perfici curarent: perfeotaque Regio Architypographo
Christophoro Plantino excudenda committerent. Quæ autem
præstita sint, illis, quæ subsequuntur, prolegomenis, indicatur.
Lovanii septimo Idus Maii anni M. D. LXX1II.
B.
Quid in hac Bibliorum editione 8\t prœstitum.
In primis, vulgatæ editionis Latinæ, lectiones variæ, in manu-
criptis exemplaribus deprehensæ, cum exemplarium in quibus
inventæ sunt numéro, margini adscriptæ sunt. Et istud quidem,
partim ante annos aliquot Domini Joh. Hentenii, partim nunc de-
lectorum Theologorum industria factum est. Cum enim plurimæ
etiam earum lectionum quæ vere nostri Interpretis videri possint,
D. Hentenii diligentiam præteriorint,additæ sunt nunc nonpaucæ,
poteruntque simili labore adjici plures. Id ergo in primis hac
editione præstitum est.
Deinde, universæ lectiones variæ, tam illæ quas Hentenius
invenit, quam eæ quæ nunc repertæ sunt, primum ad eum vulgatæ
editionis Textum, qui in Regiis Bibliis, jussu Catholici Regis, ex
Complutensi exemplari, in officina Plantiniana, nuperrime excusus
est, colatæ sunt. Neque immerito: nam etiamsi non omni in loco
elimatus, neq. ab omni corruptela sit vindicatus ille textus :
tamen,locis plurimis, emendatioribus scriptis consentiens, genui-
uam exibet Scripturæ lectionem: quibusdam etiam, codicibus
universis, qui et ab aliis, et a nobis consulti sunt, contradicens,
sinceram habet interpretis translationem: quippe qui, Cardinali
Xemenio teste, ex delectissimis manuscriptis expressus sit. Quan-
quam in Psalmorum libro id ei sit peculiare, quod inter Græci
textus lineas collocatus, ei plane fuerit accommodât us. Primum
igitur ad hune variæ lectiones collatæ sunt.
Tum ad veterum Tractatorum textus et commentaria examinatæ
sunt; et quorundam quidem librorum, ad plurium, quorum signa
in margine perspiciantur, cæterorum vero, ad unius, cum adfuit
copia. Itaque variæ lectiones Geneseos, Exodi, Numerorum,
Deuteronomii, Ecclesiastici, et posterions partis Jeremiæ, exami-
natæ sunt ad Rabanura; Le vit ici ad Radulphum; Librorum
Regum, Paralipomenon, Job, Psalmorum, Ecclesiastæ, Isaiæ,
prioris partis Jeremiæ, Ezechielis, Danielis, duodeoim Propheta*
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V
361
rum rainorum, Evangelii secundum Matthæum, Epistolarum
D. Pauli, ad Galatas, Ephesios, Titum, et Philemonera, ad Hiero-
nymnm, aut ea commentaria, quæ Hieronymo adscribi, et inter
ejus opéra legi soient ; Primi Regum, Esdræ, Nehemiæ, Tobiæ,
Proverbiorum, Evangelii secundum Marcum, Actorum, Epistolæ
Pauli ad Hœbræos, et septem Catholicarum, ad Bedam ; Job, et
Cantici Canticorum, ad Gregorium; Psalmorum et Evangelii
secundum Jobannem, ad Augustinum; Psalmorum et Evangelii
secundum Matthæum, ad Hilarium ; Psalmorum quarto et Evan-
gelii secundum Lucam, ad Ambrosium ; Epistolarum D. Pauli, ad
Rom. Corinth. Philipp. Colossens. Thessalon. et Timoth. ad ea
commentaria quæ Ambrosii titulum ferunt, Apocalypseos, ad
Primasium.
Præterea expensæ sunt eædem lectiones, veteris quidem instru-
ment^ ad Hebraicum, Græcum, et Chaldaicum; novi vero, ad
Græcum et Syriacum editionis Regiæ Textus. Quia vero talis
propemodum exemplarium Græcorum, qualis Latinorum, diver-
sitas est, etiam aliarum editionum exemplaria Græca a nobis
consulta sunt. Ad hæc igitur universa jam recensita, variæ
lectiones collatæ sunt.
Cum autem hæc, aut omnia, aut eorum aliqua, lectioni quæ
marginem occupabat, suffi ragabantur, id vel brevissimis signifi-
catum est notis, vel paucissimis verbis. Si vero ei concorditer, vel
repugnabant, vel suam auctoritatem non accommodabant, neq.
aliunde ejus veritas deprehendi poterat, eam aut exigui aut nullius
esse momenti, certis indicatum est signis. Quod si eorum .aliqua,
ei volebant lectioni, quæ erat in Textu, etiam id sæpenumero
annotatum est. Quandoque vero, non quam lectionem commen-
darent, sed quid legerent, positum est : nonnunquam, quod, pro
qua magis facerent lectione, discerni non satis posset; nonnun-
quam, quod,ab ipsis quid legeretur,indicare utilius videretur.
Adhæc, cum deprehensum est, discrepare Latinam translatio-
nem a fonte ex quo fluxit, non raro annotatum est; non quod
Yersio vulgata ad eum modum putetur corrigenda, sed, quan-
doque, quod talia sint, ut videri verisimiliter possit ea ab
Interprète translata in aliis Latinis scriptis reperiri posse ; quan-
doque, quod ejusmodi sint, ut eorum cognitio non parum conférât.
Præterea cum animadversum est, Latinam vocem, casu, tem-
pore, aut simili modo ambiguam esse, vox Hebraica aut Græca,
ex qua ilia olim translata fuit, si ad eum modum ambigua non
erat, ad marginem est notata, utillius ambiguitas tollatur.
Quia vero prædicta, tôt semper verbis absolvi non potuere, quot
marginis angustia capiebat, seorsum annotata sunt quorum oapax
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362
margo non erat, ea præsertim, quœ ad dijudicandas varias lectio-
nes aut necessaria aut utilia videbantur. Quæ quia eodem volumine
Bibliis jungi commode non potuerunt, tum quod exilibus nimium
litteris utendum fuisset, tum quod plus justo volumem excrevis-
set, brevi, favento Deo, seorsum, commodioribus excusa typis,
Plantini sedulitas in lucem dabifc.
Atque hæc prœcipua sunt, eorum quæ huic Bibliorum editioni
accesserunt.
c.
Quid in hac Bibliorum editione sit observandum .
In primis minime ignorandum est, ilium hac editione prodire
Bibliorum Textum, qui a Domino Hentenio castigatus, et Lovanii
anno 1547 est excusus : eumque neutiquam mutatum verbis (nam
distinctio subinde certis de causis mutata est) ita ut nec germanæ
lectiones in Textum relatæ sint, nec spuriæ Textu pulsæ.
Deinde observandum est, eas lectiones, pæne omnes, quas in
margine Hentenius collocarat, qualescumque essent, a nobis
relictas et examinatas. Nam etsi earum multæ tolli merebantur :
tamen, ad aliorum codicum emendationem, eas relinqui, et rejec-
tionis signo notari, utile videbatur. Quam ob causam quandoque
lectiones nothæ, quæ multos atque etiam eos qui in pretio haben-
tur codices occupant, a nobis sunt additæ, at plerisque earum
quas adjecimus, verifcatis probabilitas fuit.
Præterea animadvertendum est, eas lectiones quæ Latinorum
sunt codicum, eodem cum Textu charactere expressas : eas vero,
quæ ex Hebræis, Græcis, aut similibus libris haustæ, in Latinis
reperiri non potuerunt, minoribus typis excusas, ne quis arbitre-
tur vulgatam translationem aut lectionem ad eum modum censeri
emendandam.
Insuper sciendum est, non semper nobis fuisse curæ, augere
manuscriptorum numerum; quanquam id multis in locis jam
factum sit: neque enim ex eo censenda est lectio germana, quod
eam plura habeant munuscripta; nam, etiam horum major
numerus meliorem sæpenumero vincit. Fréquenter nullum raanu-
scriptorum adjecimus numerum: quandoque, quod lectiones essent
satis obviæ, tam in impressis quam scriptis libris, quales sunt
omnes illæ quas D. Hentenius e Textu in marginem, nullo
manuscriptorum addito numéro, depulerat: quandoque, quod
certus numerus nobis esset ignotus, quippe quæ ex fide dignis-
simorum Auctorum Annotationibus aut Commentariis aocepo-
rimus.
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Âdhæc notandum est, Commentatores veteres non semper ad
enm legisse modum quo habent adjuncti ant inserti eorum
Commentariis textus. Hoc cum sæpissime ex Textus cum com-
mentariis collatione pateat; alias qnoque, quando aut nullus
comment arm s Textui respondefc, aut is qui verba Textus non
exprimât, vel ad eum lecta modum ostendat, conjicere licet*
Quamobrem mirari non debefc Lector, si nonnunquam eas lectiones
videat non probatas, quibus signnm Textus commentario Yeteris
adjuncti vel additum est, vel addi potuit.
His adjiciendum est, cum in margine notatur, quid pro Textu,
hoc est, ea lectione quæ in Textu est, faciat, et si plerumque non
exprimantur, semper subaudiri Manuscripta ; quandoquidem nihil
in Textu legatur, quod in Manuscriptis non reperiatur.
Posthæc declaranda est signorum, quæ in hujus editionis cum
textu tum margine occurrunt passim, significatio. Eorum autem
quædam in solo texu ; alia in solo margine ; nonnulla et in textu
conspiciuntur et in margine.
In solo textu occurrunt ista ||* quorum istud ||, duæ hujusmodi ||*
lineæ,eo ubi collocatæ sunt, referendum significant locum, qui ex
alia scripturæ parte citatur in margine.
Deniq. semicirculus hujusmodi’, lectionis variæ terminum de- 9
monstrat.
Et in Textu et in marigine reperiuntur hæc : * — Asteriscus
sive stellula*,id cui in margine præponitur,in notatorum exempla- *
rium textu addi significat, eo loco ubi altéra stellula collocata est.
Obelus sive veru — , in textu illis dictionibus præfigitur, quæ —
non inveniuntur in codicibus eodem veru in margine signatis.
“ Duæ hujusmodi propendentes virgulæ, id cui in margine præ- “
.ponuntur, habcri indicant in signatorum librorum textu, ejusloco,
quod eisdem in hujus editionis textu notatum est.
v Hujuscemodi tria punctula, illis dictionibus in marigine præ-
figuntur, quæ annotatæ sunt ad earum ambiguitatem tollendam,
quæ eisdem punctis in textu notatæ sunt.
Est autem monendum, concurrere quandoque lectiones plures,
quæ eodem signo incipiant et semicirculis diversis claudantur,
vel e contra, diversis inchoentur signis et eodem terminentur semi-
circulo; tumque signorum et semicirculorum situm diligenter
observandum, et ordinis lectionum in margine, si generis ejusdem
signis notatæ fuerunt, rationem habendam.
Signa, quæ in solo conspiciantur margine plura sunt.
MS. exemplaria Latina editionis vulgatæ Manuscripta, quorum MS.
ea est lectio cui adduntur, désignât : atque horum numerus fere
adjungitur.
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864
B.
Rab. &
similia.
Raban. &
similia.
H.
G.
G.
0.
S.
MS q.
0.
R. leotionem illam oui adjicitur, ei oonsonare yulgatæ editionis
Textui qui in Bibliis Regiis est, indioat.
Rab. sic Rabanum legere, vel saltem textum commentariis ejus
adjunctum significat.
Sic Aug. ita Augustinum legere, aut saltem textum enarratio-
nibusejus insertum, demonstrat. Simile est de aliis hujusmodi,
quœ ut paucis explicentur, Rad. Radulphum, Hier. Hieronymum,
B. Bedam, Greg. Gregorium, Hil. Hilarium, Amb. Ambrosium,
Pr. Primasium dénotât. Quod si cujus ex his Patribus nomen
paulo expressius positum fuerit, Raban. Radul. Hieron. Beda,
Gregor. August. Hilar. Ambros. vel Primas., insinuatur, ex ipsis
Patris commentariis colligi, sic ab eo lectum fuisse, quamvis, qui
ipsis adjunctus est Script uræ textus, aliter habeat.
H. lectionem cui apponitur, Hebræo textui, vel conformem esse,
vel propius accedere, commonstrat.
G. idipsum de Græco textu Regiorum Bibliorum ostendit. Addi-
tur (Regiorum Bibliorum) nam si G q (quod est Græca quædam)
positum fuerit, indicatur, non Græco Regiorum Bibliorum textui,
sed aliis quibusdam exemplaribus Græcis illam consentire lectio-
nem.
0. Paraphrasim Chaldaicam, quæ in Regio extat opéré, pro ilia
facere lectione, signât.
S. Syriacum ejusdem operis textum, illi velle lectioni, notât.
MS q. Manuscripta quædam sic legere significat. Non significat
autem pauca esse, quæ hoc modo habeant manuscripta ; sed hanc
eorum, sive multa sint sive pauca, lectionem, minus esse probabi-
lem, atq. alteri vel aliis postponendam ; ejusmodi tamen, quæ
non sit plane rejicienda.
0. quod apud Arithraeticos nota est nihili, docet eas quibus ad-
jicitur Latinornm codicum lectiones (non enim nisi Latinorum
exemplarium hujusmodi sunt lectiones, quamvis ms non addatur)
exigui esse aut nullius momenti, ac fere taies quæmeritorejician-
tur et omittantur. Id autem silentio prætereundum non est, duo
hæc postrema signa, nonnunquam esse confusa : nonnullas lectio-
nes (ms q.) notatas, quæ (o) signari ; nonnullas (o) signatas, quæ
(ms q.) notari poterant; neque enim inter ejusdem pæne signifi-
cationis notas (utraque enim lectiones minus verisimiles osten-
duntur) distinctio usque adeo exacta servari potuit. Yerum, non
sine diligentissima inquisitione, hæc collocata sunt signa : multoq.
plus operæ, circa lectiones has, in codicibus et commentariis con-
sulendis, quam circa alias quascumque, positum est. Attamen, si
ab aliis quippiam aut animadversum fuerit, aut repertum, quod
lectiones hujusmodi commendet, indicare, et in commune conferre.
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365
dignentur : sintque melioribus subjecta sententiîs, quæ a nobis
sunt judicata.
Q. n. hoc est, Quœre notationes, illas videlicet de quibus ante Q. n.
diximus : in eis enim reperies, quæ, cum ad dignoscendam S. Scrip-
turæ germanam lectionem faciant, in margine collocari minime
potuernnt. Sunt autem Notationes, juxta librorum S. Scripturæ,
capitumque et versunm ordinem, ut par erat, dispositæ. Itaq.
quærendus est ipsius capitis ille versus, cujus lectioni Q. n. adjec-
tum erat.
140.
Notationes in saora Biblia, qnibns variantia discrepantibns exem-
plaribus loca, snmmo studio discutiuntur ; Auctore Francisco
Luca, Brugensi, S. Theologiæ licentiato.
Antverpiæ, Ex officina Christophori Plantini, architypographi
regii. M. D. LXXX.
A.
Illusirissimo S . B. E. cardinali Gulielmo Sirlefo.
Jam demum prodeunt, Amplissime Præsul, secunda Bibliorum
Editione, quæ a quinquennio primæ Editioni jugendæ fuerant,
promissæ Notationes. Merito notandum me existiment aliqui non
statim ab initio servati promissi, quod Bibliorum illorum, nostra
tune opéra expolitorum, margines, absque Notationibus his, ad
quas etiam Lectorem remittunt, intelligi nequeant. Ceterum,
facile me culpa exsoluturus est, qui causas intellexerit. Etenim,
cum primum rem animo concepissem, trium mensium arbitrabar
opus esse, trimestri a me in ea quæ tractanda acceperam loca
scribi posse. At, cum rem cœpi, et investigandis, penetrandis,
explicandisque locorum varietatibus, me dedi; tantam inveni,
etiam ubi minime expectaveram, rei difficultatem, quantam nemo,
nisi qui ipse experientia didicerit, facile autumet, ita ut triennium
operi diligentissime tributum, nedum trimestre, haudquaquam
suffecerit, si exacti aliquid, cujusmodi sit oportet id quod hoc
exulceratissimo quidem sed argutissimo seculo prodire audeat,
ederetur. Yerum, an exact um id sit quod a nobis editur, aliis
judicandum relinquiraus : nos certe laboribus nullis pepercimus,
ita ut, si non res, at conatus, laude dignus esse posse videatur.
Accesserunt porro ad operis difficultatem, alia non raro litteraria
negotia, quæ, nunc a majoribus demandata, nunc ex officio incum-
bentia, cum prætermitti non possent, operis hujus editionem
tardarunt. Denique, bellorum ortæ tempestates, cum nos Lovanio
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860
ejecissent, atqae in patria nihilo jam magis tranquilla exsuies
esse compulissent, diu manus a tabulis prohibuerunt, servientium
piorum consolationi, sacris concionibus, sacra excipienda exomolo-
gesi, alii8que sacris ministeriis, atque exspectantium intérim, si
forte, pacatis divina dignatione rebus, Lovanium, ubi librorum
copia suppetebat, licerçt reverti. Verum, cum longa nos exspecta-
tione falli, et suavi spe frustrari misere eerneremus, id quod
reliquum erat aggressi, a medio prions Epistolæ B. Pétri dein-
ceps, quo modo potuimus ad finem perduximus, atque ad editionem
universa paravimus.
Sed erunt; sat scio; qui hæc nostra ridebunt, atque ut frivola
adspemabuntur, ii nempe, qui, aut Scripturam ipsam sacram, aut
illius præcipue vulgatam Latine Editionem, ob styli humilitatem,
atque incomtas ac nativas phrases parvipendunt, nec curœ ipsis
sunt, quæ occurrunt subinde, codicum varietatulæ. At eorum ego
nihil movebor sententiis, qui, et Scripturam ipsam sacram, et
vulgatam illius Latinorum Yersionem, antiquissimam illam, et
SS.Tridentinæ Synodi declaratione, præ cæteris universis authen-
ticam, eo prosequor honore, ut longe faciam pluris, unum hic,
etiam minimum, suæ integritati locum restituisse, quam Ciceronis,
Sallustii, Yirgilii, Horatii, aut cujuscumque alterius hujus
ordinis, quinquaginta. Et si qui laudi sibi ducunt horum editiones
amendis vindicasse: longe ego majori dignum laude censeo, qui
hîc id operæ collocarit.
Non ita vero id operæ hîc desidero, quasi Scriptura sacra
erroribus obnoxia sit, quæ a prima veritate profecta veritatis
régula est, sed, quod, in codices sive apographa ipsa, Græca
maxime et Latina, per frequentem Exemplarium in Exemplaria
transfusionem, nunc librariorum, nunc lectorum, oscitantia, incu-
ria, inscitia, temeritate,labeculæ, errata, depravationesque subinde
irrepserint, quæ, aliorum codicum sive apographorum collatione,
mutari, corrigi, auferri debeant. Id cum in ipso Scripturæ fonte
acciderit (perspicuum est in Novo Testamento Græco: nam de
veteri Hebræo nihil dicere volumus) longe magis in translatione
accidisse potuit. Quare, quod nobis objectant alii, cum vêtus
Editio Latina, a Tridentino Concilio probata, atque authentica
pronunciata sit, nulla amplius esse opus castigatione, ridiculum
prorsus est. Neque enim Concilium, Editionis hujus Exemplaria
erratorum expertia esse judicavit, neque etiam certum aliquod
Editionis Exemplar sequendum omnibus proposuit : sed Editionem
ipsam, cæteris quæcumque exstant Latinis editionibus, prætulit,
et authenticam defini vit. Hanc qui voluerit ex Hebræo aut Græco
mutare, aut suo pro judicio corrigere, correctamque pro ipsa
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veteri Editioûe emaculata proponere, is Synodi sententiæ procul-
dubio adversetur. Non enim veterem servat, sed suam obtrudit
editionem. Cæterum, qui ex variis ipsius veteris Ediliouis Exem-
plaribus, illi emendandæ et primævæ lectioni gennanæque Inter-
pretis scripturæ restituendæ, operam navet; tantum abest ut
menti Synodi adversetur, ut ipsa ad hoc Synodo hortante, ex
mente Synodi faciat. Statuit enim, ut hæc ipsa vêtus et Vulgata
Editio, quam emendatissime imprimatur ; emendate autem
imprimi haud posse videtur, nisi, collatis variis illius Exemplari-
bus, menda deprehensa eliminentur, sincera lectio admittatur.
Qua in re, ut Synodi desiderio satisfaceret Theologica Facultas,
et D. Hentenio olim, et post nobis, hoc operis demandavit, quan-
quam a nobis, textus, ut ab Hentenio est editus, verbis neutiquam
mutatus sit. Non enim, ex Hebræo, Græco, Chaldæo, aut Syro,
vulgatam emendare studuimus Versionem : sed, cum variare
reperta essent vulgatæ Versionis Exemplaria, adhibita sunt
Hebræa et Græca, plerumque etiam Chaldæa et Syra, ut dignosci
posset quæ Exemplaria lectionem servarent germanam. Nam, qui
solam adfert Latinorum Exemplarium variationem, nihil nisi
scrupurn injicit lectoris animo: hæret enim animi dubius quid
amplectatur, donec, aut ex fontibus, aut ex antiquis aliarum
Linguarum editionibus, aut ex Tractatorum commentariis, aut
ex locorum circumstantiis, aut ex ipsa Exemplarium spectata
integritate, aut denique ex his simul omnibus, quod inter
Exemplaria ipsa discernât, adferatur. Hoc conati sumus, cum in
marginibus Bibliorum, tum maxime his in Notationibus.
Usqueadeo vero a nobis abfuit animus, vel minimum recedendi
ab ipsa veteris Interpretis scriptura, ut is scopus noster fuerit,
ipsam quærere Interpretis scripturam, non tantum in rebus
majoris ponderis, verum etiam in minutis, et’, quod amplius est,
etiam ubi ipsa Interpretis scriptura minus forte commoda videri
poterat; itaut mliil perinde verear, quatn, ut nimiæ me anxietatis
multi notent. At quare hæc ? non aliam ob causant, quam, ut pura
puta haberi possit, quam Synodo visum est præscribere, vêtus
Editio: quæ si quid subinde minus commode fortasse vertat, non
aliunde ipsa emendetur, sed ex doctorum virorum id scriptis
discatur. Quare et, cum in dubium, de germana Interpretis scrip-
tura, quovis pacto veniremus, non ipsi sententiam diximus, sed,
iis quæ pro singulis facerent partibus in medium allatis, ferendam
sententiam aliis reliquimus. Quin et alias, cum, re satis perspicua,
nostram ausi sumus sententiam explicare, in omîtes æque partes,
ita ut ferebat unaquæque, disseruimus, ut si que ni plus forte
alterius partis movere possint rationes, eam præ nostra liber
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amplectatur opinione. Cupimus enim melioribus subjecta Benten-
tiis, quæ a nobis judicata sunt; nec tantum, verum etiam quæ-
cunque ant dicta aut scripta.
Quamobrem, olim decrevimus, alicui Præsulum Ecclesiæ, has
nostras lucubrationes inscribere : non quod iis dignas censeremus,
scd, quod eornm proprie sit, certum ejusmodi de rebus judicium
ferre. Porro, ab ipso initio, non alius occurrit, cui meliori videren-
tur ratione offerri posse, quam Y. D. Amplitudo, Cardinalis
Illustrissime, quem, pietatis junctæ eruditioni nota, celebrem
nobis, carum, observatumque reddiderat. Ut enim auctoritate
polies, ita et eruditione præ>tas, et, quod hue facit, Linguarum
cognitione excellis, quodque proxime urget, earura peritus et
studiosus es rerum, cujusmodi hîc tractare conati sumus. Id
loquuntur doctissimæ vestræ in Græcum Psalterium observatio-
nes, Regio Bibliorum operi juuctæ, et, quas præ manibus R. Y.
liabet, quarum non exiguam ipsi vidimus et legimus partem,
exactissimæ in librum Ecclesiastici Notationes, quibus alia consi-
milia plura D. Y. indusfcriam meditari intelleximus. Quare, quid-
quid hoc est, quod de lectionum S. Scripturæ varietate scripsimus ;
parum utique, si r^spiciantur, quæ, et nobis ipsis, et aliis, adhuc
relicta sunt ; amplissimæ D.T. exhibemus ac dedicamus, ut, sub tui
nominis auspiciis editum, et a te benigne in tutelam acceptum, si
quid boni, tui nominis accomodatione ad versus æmulos defen-
datur; si quid lectu dignum, tuæ eruditionis celebritate commen-
detur. Universa enim quæ dicta a nobis sunt, tuæ, et Sanctissimi
Patris nostri Romani Pontificis, atque Ecclesiæ Catholicæ cen-
suræ, perpetuo submissa volumus.
Tn his porro elaborandis, adfuit præcipue nobis, Reverendus iu
Christo Pater, S. Theologiæ Licentiatus, P. Joannes Wilbelmi
Harlemius, Collegii Societatis Jesu Lovanii colendissimus Rector,
ac per Belgium Viceprovincialis dignissimus, vir summa erudi-
tione, qui, divino quo præcellebat ingenio Linguarum, Latinæ,
Græcæ, Hebraicæ, Chaldaicæ, Syriacæ atque Arabicæ, difficultates
superaverat, et Theologicorum mysteriorum intima penetraverat,
ea adhæc vitæ puritate, ea morum suavitate ornatus, ea animi ad
juvandos quoscumque prom])titudine, ea denique in Deum per-
petuo pergenti pietate præditus, ut homini bono, voluptatis sum-
mæ loco esset, ejus frui alloquio, sacrisque simul ac doctis ser-
monibus refici. Testari possum, qui, eo, præceptore, institutore,
pâtre, quin etiam ; quæ ejus erat humanitas ; farniliari, septennio
et eo amplius usus sura : nec quidquam ita deploro, ut, quod
ignorabam, ultimum id esse vale, quod, Scotis hæreticis Lovanium
ingressis, turbataque universa ac suos dimittente Academia,
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trisfcis dicebam. Flagrantis cœlesti amoris igné animæ corpusculum,
lœmicus, Deo opérante, ignis solvii, ut, cum a corporis miseriis, tum
amundi, qui eadignusnon erat, nunc ceiie, ei unquam alias, totus
in maligno positus, malts libéra , ad cœlestem dilecii thalamum ad -
missa, tota àTrepiaTrâcrcos in mellifluis ejus amplexibus versaretur,
ita ut non mors ipsius, sed noslra nobis deflenda sit derelidio . Non
grave fcibi arbitror esse, Serenissime Cardinalis, bonorum virorum
audire laudes, quinimo volupe, hujus præsertiro, cujus fama non
incognita; scio; D. Y. fuit: qui hujus, quod A. Y. exhibemus,
operis scribendi, fere auctor nobis fuit, et consilio persæpe juvit,
ac librorum, quibuscumque opus habuimus, copiait), ex instructis-
sima Societatis Jesu Lovaniensi Bibliotheca, subministravit, quin
et legit hæc pleraque omnia, suum eis calculum additurus, si vita
cornes fuissefc ; ut et delecti a Facultate Theologica Doctores, ii
qui Bibliorum editioni subscripserunt, nisi jam a nobis mutuo
sejuncti, vix, an in vita supers tes sit, alfcer de altero intelligere
possemus.
Adfuit porro etiam singulariter, ad hæc conficienda, sua nobis
ope, qui ea ipsa excudit, Eegis Architypographus, Christophorus
Plantinus : tulit enim sumptus non médiocres, quibus, et me
scribentem minusque solida cum valetudine fere colluctantem
fovit, et aîiis, qui, aut aliunde manuscriptos codices advexerunt,
aut ea quæ in adversaria jeceramus, accurate descripserunt, aut
alio quocumque modo auxilio fuerunt, liberaliter satisfecit, emptis
etiam a se nonnullis atque e propria officina missis libris. Quare,
si quid his, aut fructus, aut ornatus, Ecclesiæ Catholicæ allatum
esse potuit, vel meriti quid boni ipso conatu apud Deum compa-
ratum; ad cujus sane gloriam animus respexit; suas sibi hi
vindicant partes, Harlemius et Plantinus, ipsi inter se conjunc-
tissimi, et mihi pro beneficiis in me collatis suo ambo merito
colendi.
Te itaque, pietate atque eruditione ornatissime Cardinalis,
obnixe oro, ut hæc, quæ Illustrissimæ D. T. dicamus, qualiacum-
que scripta, æqui boni consulas, atque in tuara benigne tutelam
accipias : ut intelligenti, id quod primm ediderira, tibi cæterisque
Ecclesiæ Præsulibus gratum esse, ad plura tentenda animus
addatur. Meipsum porro benevolentiæ humanitatis tuæ etiam
atque etiam commendo : et tuorum a te numéro adscribi opto.
Dominus Deus Ecclesiæ suæ diu to incolumem servet. Brugis
Flandrorum, die B. Laurentii martyrio celebri, IY. Idus Augusti,
anni cio. Io. lxxix.
Amplissimæ D. Y. observantissimus
Fkanciscus Lucas.
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B.
Audorh ad candidum ledorem prœfatio.
Cumeommissum mihi esset,eas quæ in Lovanien sium Bibliorum
marginibus adnotatæ erant lectionum varietates, ad fontes et
veternm commentarios revocare, et, si quidem concinerent, margi-
nalibus id notis signare, ut quoquo modo gerraana ab adulterina
discerni posset lectio : animadyerti sæpenumero, fieri haud posse,
ut notis id in margine indicaretur ; quod fontes, vel ambigui vel
obscuri essent, aut ad dignoscendam germanam lectionem quædam
facerent, quæ, cum verbis exprimenda essent, tôt exprimi non
posseut, quot marginis angustia posset capere. Quamobrem,
consilium subiit, ad calcem Bibliorum, breyibus ejusmodi anno-
tari posse. Quod cum ad B. P. Harlemium, qui hoc in negotio
præerat, retulissem, probassetque ille; adscripsi, in Bibliorum
margine, ad ea loca, in quæ visum erat aliquid annotare, signum
Q. n. quod esset, Quære notationes. Cum vero, eo quod in Biblio-
rum margine laborandum erat confecto, Bibliisque ipsis ad
Typographiam missis, me ad scribendas in ea loca notationes
dedissem; animum temperare haud potui, quin exacte id conarer
facere quod incumbebat; nec paucis, quemadmodum statueram,
absolvere potui, ut ad calcem Bibliorum adjici possent, nec cito,
uti speraveram, ut una cum Bibliis prodirent. Quare, nunc,
seorsum, secunda cum Bibliorum editione, prodeunt, necessariæ
quidem ad intelligenda marginalia annotata Bibliorum illorum
nostra opéra adauctorum: quippe ad quas ilia remittant, sed quæ
a marginalibus illis annotatis ipsæ non pendeant, quibuscumque
Bibliorum editionibus atque exemplaribus adhibitis servientes.
In his porro, textum, initio singularum notationum, ita fere
proposuimus, ut in Lovaniensibus est Bibliis ; quem deinde, cum
aliis Latinis exemplaribus, impressis et scriptis, contulimus. Ha-
buimus impressa exemplaria semper octo aut novem; scripta,
XXXII, aut XXXIII, ut minimum, sæpe plura ; ea quæ statim
descripturi sumus ; propria dico, præter ea, quæ ante nos, Pari-
sienses, Hentenius, aliique, annotaverant. Sæpe enim in uno
invenias, quod non in multis aliis : et fréquenter, de genuina
Interpretis scriptura, plus ex Latinis codicibus quam aliunde
intelligere licet, dum, inter varia exemplaria, quem legendi modum
vulgaria sequantur, in quem conspirent emendatiora conspicitur.
Dehinc, consuluimus commentaria, enarrationes, scholia, trans-
lationes, primæ, mediæ, postremæ ætatis, auctorum, Græcorum,
et Latinorum, quoscumque habere potuimus : ut si quid usquam
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esset, quod ad nostrum faceret institutum, quoad ejus a nobis
fierüposset, in medium adferremus. Posthæc adhibuimus, in Yeteri
quidem Testamento, Hebraicum, Græcum, et Chaldaicum, textus;
in Novo, Græcum et Syriacum : et, ne forte horum exemplaria sibi
mutuo quandoqne non constarent, lecta sunt Græci textus anti-
grapha complura, cæterorum saltem duo. Postremo, si quid, yel
ex locorum circumstantiis, vel ex locis similibus, vel aliunde, de
lectionis varietate intelligi posset, id omne perscrutari conati
sumus ; et, si non ipsi judicium ferre, certe aliis dare, unde aut
ferre possent, aut suo quamque momento lectionis yarietatem
æstimare; His autem, sensum sæpenumero addidimus, aliquando
singularum varietatum, maxime vero ejus quæ vero simillima
erat, ut ne forte, ob minus perspicuum sensum ; id quod fere
accidit ; reprobaretur. Horum porro occasione, sæpe etiam antece-
dentia et subsequentia proxime tractavimus loca: et, si quæ
Græcorum, Cbaldaicorum, aut Syricorum apographorum, accur-
reret variatio, etiam ea edisserta est : quin et difficultates, quæ»
vel ex his, vel ex Hebraico, oriuntur, pro virili nostro enodatæ
sûnt : nec prætermissum esse arbitror, id quod multi desiderant,
quo modo Hebraice Latinus et Græci Interprètes legerint, dum
eorum translationes, ab Hebraica scriptura, ut nunc punctis voca-
libus adfecta exstat, discrepare videntur.
Cæterum, non deterreant Lectorem, Linguarum forte imperi-
tum, quæ fréquenter his admiscentur, Hebraici, Chaldaici, Græci,
Syrici, textuum, verba : id enim fieri ita debuit, ut fides diotis
haberetur, fereque ita interjecta sunt, ut, salvo atque integro loci
sensu, transiliri, ab eo qui non intelligat, possint. Porro varietates,
quæ, in manuscriptis exemplaribus,ejus varietatis quæ discutienda
erat occasione, quippe loco vicinæ, repertæ sunt, cum tractandæ
non viderentur, ad marginem sunt notatæ, iis signis quæ in
Bibliis frequentata et declarata sunt. Sunt vero notationes, juxta
librorum S. Scripturæ, capitum, versuumque, ordinem, sese
mutuo sequentes : ita ut nullo indice opus sit, nisi eorum locorum,
quæ, occasione, aliunde explicanda aliquando se obtulerunt; quem
et ad calcem libri invenies. Quod reliquum est, Lectorem obsecro,
ut, hæc mediocritatis nostræ scripta, eo accipiat et légat animo,
quo scripta et data sunt, candido, et ver i bâtis non contentionis
studioso, qui insectari alios abhorreat, et, sicubi erret ipse, lubens
monstratum errorem corrigat, si quid ignoret, discere gaudeat,
nec suam velit usquam opinionem moliori sententiæ præjudicium
ferre.
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C
Catalogue eorum qxdbus mi eumue S. Scripturæ librorum .
Compl. Coraplutensia, et ex Oomplutensibus express», Begia Biblia,
R. Hebraica, Græea, Latina, Chaldaica, et, quod Regiis proprium est,
Syrica.
Yen. Hebraica et Chaldaica Biblia magna, Venetiie excusa.
Neb. Psalterium Augustini Nebiensis , quinque Linguis, Hebraica,
Græcn, Latin», Chaldaica atque Arabica.
Angl. Psalteria Hebraica manuscripta duo, unum Collegii Lovanien-
Port. sis Societatis Jesu, al ter uni D. Clementis Angli , et tertium Portu -
gallicum , ex fide reverendissimi D. Lindani citatum.
Syricum Novi Testamenti manuscriptum, Coloniense, ex Orien-
tispartibus allatum.
Syrica Novi Testamenti Editio, sumtibus Ferdinandi Irapeiato*
ris, et Johannis Widmanstadii opéra, Viennæ Austriacæ édita.
Aid. . Grœca Biblia Aldi Manutii, anno 1517. impressa.
Argent. Grœca Yeteris Testamenti Biblia, Argentorati édita, collata cum
Yat. duobus Grœcis Vaticanæ Bibliothecœ antigraphis, quorum variœ
lectiones ad marginem adnotatæ sunt, jussu reverendissimi
Cardinalis Granvellani.
Bas. Grœca Vet. Testamenti Biblia Bmileœ excusa anno 1550, cum
Latina interpretatione.
Torn. Psalterium Grœcum, Latinis litteris, Tornad , olim in Cœnobio
S. Martini scriptum.
Psalterium Grœcum Parisiis impressum, ex S. Yictoris codice
emendatum. Alterum Parisiis a Chevallonio excusum; Tertium,
Antverpiœ a Stelsio.
Novum Testamentum Grœcum Basileœ excusum, cum Yaticano
codice, in Evangeliis collatum, quondam D. Werneri Atrebatensis
Collegii Lovanii Prœsidis.
Novum Testamentum Grœcum Basileœ impressum, anno 1563.
cum lectionum varietate ; et alia aliquot alibi excusa, quœ quia
Lovanio longe absumus, commemorare haud possumus; ut nec
cœteros libros exacte, ita ut facile deceret, describere.
Novum Testamentum Grœcum Parisiis editum,adXVI. Grœca
exemplaria a Parisiensibus collatum, signata Grœcis numeris,
a>fi>y> a> fi» y* S, e$ ç, 7) , d, h ta, t/3, uy, tS, te, tç : quorum pri-
etc. mum,Complutense est Exemplar : secundum, ex Italia transmissum
fuit : octavum, cum ceteris, ex Biblotheca Regis Franoorum
sumtum.
Di. 0. 1. Yetusta Latina manuscripta, quibus ad castigandum Parisien ©»
G®. 0. 1. sunt usi :
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Cœnobii S. Dionysii oblongum et latum , p. a. ar.
S. Germant oblongum, latum, parvum, aureum et argenteum, Do. Pau.
Bonatianicum, Paulinum , Suessoniense, Su.Con.Cor.
Constantiense , Gorsendoncense, Aureum, Au.Y. S.
S. Vidori8 exemplaria, et Sorbonicum Correctorium.
Latina Biblia quæ ad castigationem D. Johannes Hentenius
adhibuit, descripta ab eo in præfatione Bibliorum a se editorum.
Manuscripta Latina Biblia, duobus magnis voluminibus com- Brug.
prehensa,Gathedralis Ecclesiæ D. Donatiani Brugensis, antiquitate
simul et integritate paucis aut nullis secunda, quæ a clarissimo
viro D. Jacobo Pamelio, Bibliothecæ D. Donatiani præfecto,
Lovanium transmissa fnerunt.
Alterum Bibliorum, duobus tomis contentum, mannscriptum Lob.
Exemplar, sirailiter vetustate et integritate venerandnm, a B. D.
Ermino Fransoys, Cœnobii Lobiensis S. Pétri Abbate, commodato
missum, scriptum; ut ad calcem libri dilligens scriptor notavit;
a F. Goderanno, Anno incarnationis Dominicæ 1084. indictione
7a, concurrente 1°, Epactall*, Rege Henrico æque Henrici Cæsaris
filio jam trienni obsidione urbem Romam graviter premente, con-
cluso in ea Gregorio Papa, qui et Hildebrandus, Anno 9°. præsu-
latus Henrici Ecclesiæ Leodicensis, 8°. autem Gerardi Camera-
censis, 6°. quoque Arnulfi Abbatis ejusdetn Lobiensis Cœnobii
S. Pétri. Habet hoc Exemplar, triplex tribus columnis distinctum;
ut et alii quidam veteres codices ; Psalterium, Gallicum, Roma-
num, et Hebraicum. Gallicum, nostra est vulgata Editio, ab
Hieronymo castigata, et obeliscis atque asteriscis notata. Roma-
num, ea est qua Romani ante Hieronymi castigationem videntur
usi. Hebraicum, Hieronymi est ex Hebræo versio.
Tertium his similo manuscriptum, quatuor aut quinque tomis, Leod.
ex Leodiensi S. Jacobi Abbatia allatum: cui hoc unum deest,
quod, plerisque locis, posteriori alicujus præpostera cura, antiqua
ac germana erasa, vulgaris lectio substituta sit.
Yiginti manuscripta Bibliorum Exemplaria contribuit, quem
suum nuper Lovanii diem obiisse intelleximus, M. N. Angustinus
Hunnæus, piæ memoriæ ; viginti contribuit signata Alphabeti
litteris : suutque ut juxta præstantiæ ordinem ea numeremus,
O, Q, T, E, N, P, L, H, G, A, M, V, I, K, B, G, D, F, B, S. A,B,C,D,
Cæterum T et N, fragmenta sunt dumtaxat; T, Acta Apostolorum, etc.
Epistolas D. Pauli, et Catholicas veteri scriptura continens;
N, Job, Proverbia, et eos qui deinde sequuntur libros usque ad N.
Ezechiolem : litteris miræ m ignitudinis ; ernendatum, ante trecen-
tos an nos, ex Caroli rnagni Bibliis undequaque collectis, jiissu, ut
præfatio habet, F. Jordani Magistri ordinis Prædicatorum, et
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o, Q.
K
O.
n.
p.
L.
T.
K.
V.
Epanor-
thotes.
So. ru.
So. an.
Harl.
So. Ion.
So. al.
So. an.
So. la.
PI. m.
PI. an.
PI. la.
PL pa.
PI. Ion.
Atr.
Àtr. s.
Bess.
F. Hugonis Prioris Provincialis in Francia, a Prædicatoribus
S. Dominici Fratribus, quorum et emendationura rationes, sub
libri finem leguntur, ad quas textus aurea marginis nota remittit.
O, Q , E, lectissima sunt antigrapha; sed in Psalmis, 0, cum
Hieronymi ex Hebræo translationem habeat, multum ab aliis
ejusdem translationis antigraphis discrepat. H, in libris Regum
præstat; P, in Psalmis, et, in quibus excellit etiam L, Sapientis
libris. Jet K sæpe adnotant lectionem veriorem. V quod signamus,
et ipsum Q littera, a M. N. Hunnæo insignitum est. Habuimus ab
Hunnæo et Breviarium pervetustum, quod quandoque citamus;
deniqne præter alia, id quod maximi facimus, manuscriptum
Bibliorum Correctorium, ab incerto Auctore; quem Epanorthoten
aut Corredorem fere vocamus; magna diligentiaac fide contextum,
secuto, uti oportet, antiquos nostræ Editionis codices, eosque,
cum Hebræis, Græcis, et veterum Patrura commentariis, sedulo
collatos; qui liber Genes. 8. v. 7, latius a nobis descriptus est.
Hos Porro manuscriptos codices, jam a morte D. Hunnæi, opinor
Collegii Societatis Jesu esse : reliquerat enim iilos Collegio, cui
olim commodato miserat, nisi ante mortem repeteret.
Collegium Societatis Jesu, duo sua subrainistravit manuscripta
Bibliorum apographa, minori forma, quorum unum Societatis
ruh'um , alterum appellavimus aurenm sive Harlememe , eo quod
auro ornatum Harlemio a Plantino donatum fuerit. Plura submi-
nistravit Collegium Societatis fragmenta Bibliorum, eaque spec-
tatæ nntiquitatis, quæ idcirco a confractione P. Harlemius
redemerat ; unum continens octateuchum, unum libros Regum
et eos qui subsequuntur usque ad Ezræ, id quod Societatis longum
diximus : duo, Societatis album et aureum , codices sunt Evangelio-
rum : quartum, Societatis latum , Pauli nas habet Epistolas, easque
glossematibus illustratas.
Christophorus Plantinus quinque miserat manuscripta Biblia,
quæ suo ære a confractione servarat, vocata a nobis Flantini
médius codex, angostus, lotus , parvus et long us: quæ, quo ordine a
nobis numerantur, eo censenda sunt.
Atrebatensis Collegii Præsidens, præclarissimus M. N. M.
Cornélius Reineri Goudanus, duo commodaverat manuscripta
Biblia, quorum unum Atrebatense, alterum Atrebatense sericatum
diximus: quibus Exemplaribus, ut et eo quod proxime sequitur,
etiam Hentenius usus fuit.
Ex majori Theologorum Collegio habuimus Exemplar quondam
Bessarionis Cardin alis, quod ille a Juliano, Cardinali S. Angeli,
Florentini Concilii Præside ; ut épigraphe habet ; dono accepernt,
id quod in libris Regum maxime, veram lectionem sæpe notât in
mnrgine,
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Collegium Bu8Ïidianum seu Trilingue, etiara unum dederat
scriptum, uti coronide addita adnotatum est ; anno 1432, annis
octo ante typographicæ artis i n vent ion em.
Ex Àbbatia Malmundariensi accepiraus miræ yetustatis libellos,
qui plerique, magis eam qua veteres Patres, quam qua nos uti-
mur, Editionem referunt; unum Psalmorum, unum Sapientiæ et
Ecclesiastici, unum Machabæorum, unum Epistolarum Catholi-
carum et Apocalypseos, duos Epistolarum D. Pauli, quorum alte-
rum majorera , alterum minorera , a litterarum magnitudine, voca-
vimus. Minor nostræ Editionis studiosus est ; major, veterem
sectatur, eam quœ ante Hieronymi castigationem.
D. Pamelius commodavit nobis, quod Tomaco allatum fuit,
vetustissimum atque lectissimum Cœnobii S. Martini Psalterium,
anno Domini 1105. scriptum : id quod, quatuor columnis, quatuor
Psalterii editiones exhibe t Gallicam, Roraanam, Hebraicam,
Grœcara. Græca ipsa est Grœca translatio, Latinis litteris scripta.
Usi sumus et Psalterio ex Cameraco allato, Ooticis litteris
scripto ; in cujus lectione, Reverendissimus D. Lindanus, repue-
rascendum sibi fuisse, scripsit; id quod Romani Psalterii Exemplar
esse deprehendimus.
A. D. Lævino Torrentino habuimus Glossam ordinariam, in
Prophetas minores, manuscriptam.
A. D. Nicolao Michaëlis, Reverendo monasterii S. Andreæ juxta
Brugas Abbate, unum tomum manuscriptorum Bibliorum, quæ
ea habet Abbatia, insignium : quo uno manuscripto’, perficientes
Brugis id quod a Lovaniensi fuga restabat, usi sumus. Legiraus
atque adduximus aliquando et alia quædam manuscripta Exem-
plaria: quibus quia continue usi non sumus, suis ea locis nomi-
nasse sufficiat.
Typis excusa Latina Biblia, quibus perpetuo usi sumus, hæc
sunt : Excusa Moguntiæ anno 1472, quam primam esse accepiraus
Bibliorum a Typographis editionem (quamquam aliam ilia prio-
rem quidam se vidisse dicant) ; Colonise anno 1479, Nurenburgi
anno 1478, Venetiie anno 1497 ; Lugduni , cum lectionum varietate
anno 1522 ; Coloniæ apud Quentelium anno 1529, Parisiis castigata
anno 1557 ; et, Benedicti scholis aucta, anno 1573.
Enarratorum atque Auctorum quibus usi sumus, longnm esset
catalogum texere; ex iis quibus aliquando nominantur locis, pote-
runt intelligi. Cæterum post Epistolam ad Romanos, non omnes
legimus quos adhuc statueramus, præter spem Lovanio exsuies.
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Bush
Sive
Tril.
Mal.
ma.
Mal.
mi.
Torn.
Got.
Tor.
And.
Mog.
Colo.
Nure.
Yen.
Lugd.
Quent.
376
141.
In obitam D. Joannis Six, episcopi Audomaropolitani, oratio
fnnebris Francisci Lacs, S.T.L. canonici Audomaropolitani.
Antverpiæ, Ex officina Christophori Plantini, architypographi
regii, 1587.
Prædaiti88imo amplissimoque Domino D. Jacobo Pamelio électo
Episcopo Andomaropolitano.
Orationem funebrem, in obitura communia Episcopi nostri
nuper vita defuncti, D. Joannis Six (eu jus memoria in benedicti-
one) a me ut primum occupationes tulerunt, scriptam, qnara
dignam censueras quæ in tanti viri memoriam ederetur, subse-
quuta mox tui in defuncti locum nominatione, oirmino judicavi,
sub tui nominis auspiciis edendam, et Amplitudini dedicandam
tuæ. Primum, ut plurimum gratuler tibi, hune tibi decretum
honorem ; quamquam nobis ipsis magis gratulari de te Episcopo
debeamus. Deinde ut novi atque ardui hujus muneris functionem
aggredienti ob oculos ponam exemplar prædecessoris, quod imitere
ant etiam superes: tametsi nihil dubitem quin sponte de illo
exemplum sumturus sis qui te dum viveret, amore complexus est,
honoribus auxit, denique tuo inter primos consilio, tuaque opéra
usu8 est ad Episcopatus gubernationem. Adhæc, ut benevolentiam
qua me hactenus proseqni dignatus es, continuam mihi conciliem.
Postremo, ut oratiunculam hanc, sub tuarum integumentnm
alarum receptam, si quid forte timere debeat, protegas, et tua
serves auctoritate intemeratara. Det Dominus Deus prosperos
tuæ Amplitudinis rebus successus, ac diu te nobis custodiat.
Audoraaropoli, pridie Kalend. VIIbrii 010* 10. L XXXVII.
Amplitudinis tuæ observantiss.
Fbanciscus Lucas.
142.
Bom&næ correctionis in latinis Bibliis editionis vulgatæ, jussu
Sixti V. Pont. Max. recognitis, loca insigniora ; observata a
Francisco Laça Brugensi, ecclesi» cathedralis Audomaropoli-
tanœ tbeologo et decano.
Antverpiæ, Ex officina Plantiniana, apud Joannem Moretum.
M. DC. III.
R"'° in Ghriëto Patri Jacobo Blasæo , episcopo Audomaropolitano,
Domino suo cum primis colendof Francùcus Lucas.
Ut inde ab ineunto ætate, sacræ Scripturæ lectione pluiimum
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377
sum delectatus, Rme Prœsul idemque Amplissime Domine : ita
magnam mihi attulit voluptatem, quod vidi superioribus annis,
in lucem prodeuntia, Latina veteris vulgatæque versionis Biblia,
auctoritate summorum Pontificura, nominatim Sixti Quinti, et, qui
hodie felicissime sedet, Clementis Octavi, a Nofcariorum mendis
vitiisque diligentissimeexpurgata. Yerumquantam hæc res volup-
tatem, tantam e diverso tristitiam animo meo attulit metus, ne,
dum variis posthac locis hæc Biblia typis cudi recudique contin-
geret, foret, ut brevi in sublata jam vitia recideretur. Quamvis
enim, ad hoc periculum evitandum, prudentissime caverit summus
Pontifex,no quivisTypographus ea posset excudere : ea tamen est,
plerorumque qui Typographiis præsunt, vel inscitia, ut non
agnoscant, vel incuria, ut negligant, quod verum est, et inolitis
vitiis postponant. Taie quid videmus in Romanis Missalibus et
Breviariis accidisse, iis præsertim quæ extra hoc Belginm im-
pressa sunt : simile quibusdam locis fieri cœptum est in bis ipsis
Bibliis. Dum igitur dispicio, quodnam efficacissimum remedium
huio malo queat adhiberi, ne amplius ea loca corrumpantur, quæ
jam dexterrime correcta sunt : visum est mihi, sufïragante Moreto
exactissimæ diligentiæ Typographo (quemadraodum Plantini
heredem decet) expediens fore, ut adhibito autographo Romano,
quod ille ad me misit, colligerem præcipua atque insigniora, quæ
in hac Bibliorum editione, a Romanis Patribus restituta sunt,
loca : et indicata ea quæ rejecta est lectione, ita clare distinguerem
unam ab altéra, ut deinceps nerao non clare intelligere posset,
quæ proba sit lectio, quæ reproba; quæ textu expulsa, quæ in
textum, summi Pontificis, Ecclesiæ totius capitis, auctoritate
recepta. Nam quamvis, nec hoc quidem modo effici poterit,ne Typo-
graphi amplius errent : id tamen fiet, ut non errent si velint ; si
velint inquam Correctorium hoc a nobis collectum consulere :
quod si nolint, nec vereantur négligentes relabi in vetera vitia ;
ut minimum poterunt ex hoc libello negligentiæ argui, et quæ
admiserint menda dignosci atque auferri. Sic enim concinnatum
a nobis est hoc Correctorium, indicato ad singula loca nodo ipso
difficultatis, adeoqoe puncto in quo varietas consistit, ut etiamsi
contingent typographicum vitium in hoc ipsum irrepere, facile
esset ex circumstantiis deprehendere. Quocirca fiet hac ratione,
ut non pereat Romanorum Patrum labor, qui in Biblia veteris ac
vulgatæ editionis Latinæ ab ipsis emendata, in suo nitore perma-
nere ac perseverare queant, et sarta tecta perpetuo consorvari.
Quamobrem, uti spero hanc operam meam ipsis gratam fore : ita
gratiorem etiam fore confido, si Rroa# Paternitatis Tuæ, quam illi
nobis summo cum præconio Episcopum non ita pridem magno
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378
nostro bono præfecerunt, subjectis calculis approbetur. Quod ut
impetrare me posse sperera, facit eruditissima simul et sacrarum
Litterarum studiosissiraa Rroae Ptl* Tuæ humanitas : quam ut
Dominus Deus mihi et Ecclesiæ Audomaropolitanæ multis annis
servet incolumem, continuis precibas obtinere côntendo. Audo-
maropoli, anno secundo a sexcentesimo et millesimo, III. Nouas
Aprilis.
Omnia, catholicœ Ecclesiæ , ejusque in terra conspicui
capitis, Romani Pontificis, judicio, submissa eunto .
Fbanciscus Lucas.
143.
In sacrosancta quatuor Jesu Christi Evangelia Francisci Lucæ,
Brugensis, ecclesiæ cathedralis Audomaropolitanæ theologi et
decani, commentarius. Alia ejusdem auctoris ad S. Scripturæ
lucem opuscula.
Antverpiæ, Ex officina Plantiniana, apud Joannem Moretum.
M. DC. YI.
A.
Albei'to et Isabeüæ Claræ Eugmiæ Infanti Hispaniarum, Archidu -
dbm Auètriæ Belgii Ethnarchis.
Cum elucidationem tractationemque Sacrorum Evangeliorum,
quam a multis annis parturivi, Celsissimi Heroes iidemque
Principes optimi, eo perduxissem, ut, doctorum Amicorum judi-
cio, in eam formam excrevisset, qua lucem adspicere optarent :
jamque mihi quærendus esset, cujus nomini pro more ilia inscri-
beretur: ante omnes Vestra Celsitudo occurrit, cogitanti, si quid
honoris cuipiam in hac Belgica Rep. patria mea, conciliare aut
adferre queam, eum me vobis in primis debere, novis Princi-
pibus nostris, communi nobiscum aëre saleque viventibus. Quam-
vis enim Philippus ille maximus, pater rester, Rex tam
regnis quam religione Catholicus, et sapientissime nos
gubernarit, et potentissime defenderit: qui tamen corpore nobis
absens fuit, coactus est id magis per Yicarios quam per seipsum
facere.Yos autem generosissima illius propago, qui etiam corpore
nobis præsentes inter nos vivitis, et vestris oculis auribusque
percipientes quibus rebus nobis opus sit, opportunissime provide-
tis, denique pericula vobis nobiscum communia, adhibitis solioi*
tudine, curn, labore, assiduitate, viribus ac nervis omnibus,
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379 ’
adeoque objectis discrimini etiara propriis corporibus (id patuifc)
fortissime propulsatis, vel hoc nomiue magis, et amandi nobis,
et honorandi, et colendi estis. Præerafc quidem Philippus nobis
Regio nomine, ab Hispaniarum et Indiarum Regnis accepto : sed,
si consuetudo permitteret, Regium nomen negari yobis haud
deberet, qui ex Cæsaribus et Regibus orti, Regia potestate Belgis
dominamini. Immo, si sequi mihi liceat sacra Evangelia, quorum
explicationem profiteor, cur non dicam vos Reges Belgarum,
postquam non semel hîc legam, Herodem, Galilææ ex Augusti
Cæsaris institutione Tetrarcham, Regem vocari, non aliam ob
causam (quod docent Interprètes) quam quia ex Rege natus,
Galilææ Regia potestate, etsi non Regio nomine, regnabat ? Certe
ego judico, in plubicis precibus ubi pro Rege consuevit orari,
Regis nomen mutandum Belgis esse cum Principum : quamquam,
quia consuetudo nondum permittit ut vos Reges inscribam,
Ethnarchas vocem,quod nomen Augustus Cæsar, Archelao Hero-
dis magni Judææ Regis filio, tamquam Regis nomini proximum,
data spe Regii nominis, olim concesserat, Josepho historiographo
teste. Cum igitur omnem quem alicui adferre possim bonorem,
Yestræ Celsitudini a me deberi persuasus sim (nam et superiori-
bus annis, munificentia vestra, me dignitate Decani in Ecclesia
hac cathedrali S. Audomari ornavit) statui, has lucubrationes
meas, sub clarissimi nominis vestri auspiciis edere ; sic tamen ut
non ignorem, imo vero confidam et sperem, plus mihi honoris a
Yestræ Celsitudinis nomine, quam Yestræ Celsitudini a me
accessurum; præsertim si hæ meæ lucrubationes, Yestræ Celsi-
tudinis et doctissimorum virorum qui vobis a eonsilio sunt
(quorum copia floret hoc Belgium vestrum, si quæ alia regio)
calculis probatæ, publice omnibus legendæ commendentur. Quod
si vestris etiam aliquando manibus, ad sacrorum Evangeliorum
intelligentiam, volvantur: ut partem temporis publicis negotiis
succidere consuevistis, quam sacræ lectioni divinæque meditationi
detis (habentes, more ducum illorum strenuorum Machabæorum,
pro solatio sanctos libros, qui sunt in manibus vestris) honorem
assecutus mihi videbor longe maximum. Hoc igitur munusculum,
Celsissimi Principes, Clari atque Eugenii, si qui alii inter Heroas,
argumentum observantiæ simul et gratitudinis meæ, benigne
suscipere ne gravemini, etiam atque etiam rogo. Ita fiet, ut
magis magisque adstringar, orare Deum Opt. Max. ut Celsitudinem
Yestram, hærede auctam, diu nobis atque uni verso Belgio servet
domi bellique incolumem, et, auxiliante ex Hispaniis altero
Philippo, gnesio Philippi filio, fratre vestro (quod certe facib et
promtissime et validissime, magno nostro bono) hæreticos
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380
rebellantes, ad se Vestramqne Celsitudinera pie flexos incurvet.
Audomaropoli, celebri ditionis vestræ civitate, in nobili bellicoso-
rura Arthesiorum regione, anno Domini sexto a sexcenfcesimo et
millesimo, Idibus Januarii.
B.
Franciscus Lucas leciori benevolo, de opeiis hujus sui ratione .
Cum absolvissera aliquando, jam a vigintiquinque eoque amplius
annis, in varias SS. Bibîiorum lectiones, tum marginales Notas,
tum prolixiores tam ad calcem Bibîiorum quam seorsum éditas
Notationes; Christophorus Plantinus, cîaræ memoriæ, qui me
familiariter utebatur, rogavit, ut me deinde addicerem scribendis
Scholiis in novum Testamentum, iis quæ nomine Yatabli exstanfc
consimilibus in vêtus Testamentum, quorum ab interspersis
erroribus, opéra Theologorum Lovaniensium repurgatorum,
editionem meditabatur, pollicitus libros quibus judicarem me
opus habere, si qui ad manum forte non essent. Ego qui diu
sacrarum literarum studio totum me consecraveram, et, affectus
nonnihil tædio examinandarum variarum lectionum, de quibus
judicium sæpeex codicibus magis pendet quam ex re, anhelaveram
ad rimandas ipsas sacræ Scripturæ sententias, mox conditionem
amplexus sum, tum ut satisfacerem petitioni amici, qui plurimum
posset ad bujusmodi mea studia ornanda, tum ut de Rep. Christia-
na bene mererer, quod videbar hac ratione consecuturus. Itaque
aggressus sum statim negotium, ne quid mihi temporis periret ;
exordio, ab eo quod primum obtinet locum, Evangelio Matthæi
sumto : sed brevi impeditus tumultibus quibns concussum fuit
Belgium hoc nostrum, supersedere coactus fui, et aliéna agere
negotia, ejus inquam sub eu jus me receperam invitatus alas,
Episcopi Audomaropolitani: sacra quidem ilia pleraque et ædifi-
candæ Ecclesiæ non minimum utilia, sed quorum tanta fuerit
raultitudo, quantam literarium studium non admiserit. Cæterum
quamprimum licuit, resumsi tabulas in manus, et in eo quod diu
cœperam opéré perrexi, tandemque perduxi ad hune quem vides,
Lector optime, statum, quo Evangelia Matthæi et Marci intégré,
Lucæ autem et Johannis magna ex parte explicui. Hortatus
quidem fuerat Plantinus ut Scholiis Novum Testamentum univer-
sum illustrarum : sed, ut fatear quod res est, quando applicare
animum cœpi negotio, continere me intra Scholiorum fines haud
potui, quin unum continuum tractatura darem, persuasus perire
mihi operam, si carptim dumtaxat, breviter et defunctorie scribe-
rem, qua intégré, exacteque possem. Yerumenimvero hac præci-
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381
pua in parte a Scholiastæ proprietate non recessi, quod non mihi
curæ f uerit omnia in medium adfere, quæ vel legissem vel animo
concepissem, sed unum solum, et ilium historieum, siv,e malis
literalem, id est, primum sensum, quem sacer Auctor primum
præcipueque intellexisse visus est, exacte et paucis, quoad ejus
fieri potuit, expositum. Curavimus enim, ubi varietas erat, ilium
unum seligere sensum, qui esset vero simillimus, illumque ita
solide statuere, ut cæteros sive referre sive refutare non esset
opus. Nam quod ad mysticos sive spirituales sensus attinet, alle-
goriam inquam, tropologiam, et anagogiam, cum illi nitantur
historia sensuque primo ut fundamento, unde etiam facile elici
queant, nos illos, aut præterivimus, ant uno solum verbo attigi-
mus. Disputationes denique longas,sivede explicandis dogmatibus
ecclesiasticis, sive de refellendis hæresibus, evitavimus, nee
nisi coacti aliquando brevibus perstrinximus hujusmodi. Quara -
quam vero resecare bæc pleraque omnia studuerimus, multoque
magis superfluum quid dicere caverimus: dum tamen nihil
propositæ Scripturæ præterire voluiraus inexplicatum, nec omit-
tere quidquam eorum quæ ad unum primarium sensum, sive
stabiliendum, sive elucidandum facerenb, crevit opus upinione
majus, et Scholiorum loco evasit justa tractatio; hoc lucro, quod
spero, ut pauca melius exactiusque explicaverimus: sed illud
aliorum esto judicium. Interea vero prodierunt ex Typographia
Plantiniana, Scholia sive Notationes doctissimi Emannelis Sa, in
novum Testament um non solum, verumetiam in vêtus.
144.
Notarum ad varias lectiones in quatuor Evangeliis occurrentes
libellas dupiez : quorum uno græcæ, altero latins varietates
ezplicantur : auctore Francisco Luca, Brugensi, ecclesi»
cathedralis Audomaropolitanæ theologo et decano (O.
A.
Illmo etRmo in Ghristo Patri ac Domino, Roberto Bellarmino, 8.R.E.
Cardinnli , archiepiscopo Gapuano, Francisais Lucas .
Cum, superioribns annis, Illmt ac Rme Gardinalis , tractandis
sacris Ecangeliis incumberem, et veterem vnlgatamque versionem
Latinam, una cum Græco fonte ob oculos propositam, explican-
dara mihi sumerem : putavi mearum partium esse, ut et varias
omnes lectiones, sive Græce, sive Latine occurrentes, annotarem,
(*) ln sacrosancta quatuor Jesu Christi Evangelia .... Tomus secundus ,
p. 1019.
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332
discuterem, examinarem : denique eam quœ genuina esset, sive
fontis Græci, sive versionis Latinœ, quoad ejus a me fieri posset,
indicarem, et a spuriis distinguerem. Et quamquam breviter id
et compendiose, notisque potius quam multis verbis, conarer præ-
stare : tamen ne Commentarius, quem ita fabricabar, ut unum
ubique simplicissimum ac verisimillimum loci sensum ponere ac
prosequi contentus esset, lectionum varietate oneraretur ; statui,
libellis duobus ad calcem Commentarii additis, seorsum id agere,
præsertim cum Suæ Sanditaiis mentem esse intelligerem, ut
lectiones variæ ad marginem ipsius sacri Textus minime anno-
tarentur, duobus inquam libellis, uno de Græcis, altero de Latinis
varietatibus agente. Yidimus sæpe libros, præsertim sacros,
studio nec parvo, nec infelici,aNotariorum vitiis emendatos, dum
fréquenter excuduntur, brevi in eadem vitia relapsos, inscitia
plerorumque, veritatem præ inolitis vitiis mox rejicientium. Id
ergo ne similiter contingeret sacris Textibus, quos in Commen-
tario mihi proposueram explicandos, Græco Begiorum, et Latino
Sixtinorum Bibliorum (quibus non facile exstant alii ejusdem
generis integriores) ne, inquam, boc idem eis accideret, hoc est,
dum fréquenter recuduntur, in antiqua jamque semel sublata
vitia relaberentur, et, si quidem accideret (quod profecto fieri
cœptum observavimus) facile esset restituere : visum est mihi
consultum, brevibus indicare rationes emendationum quæ insunt
Textibus istis ; aut si non rationes, certe distinctiones genuinæ
lectionis a spuria, quando res clara est : postremo sicubi dubi-
tandi causa remanet, an illorum lectio sit genuina germanaque,
sive fontis sive versionis vulgatæ scriptura, nihil quidem in illis
mutare, sed annotare dumtaxat quid inveniam, relinquere autem
Suæ Sanctl “, et eorum quibus ilia hoc commiserit auctoritati, ut
loca, si quando videbitur, mutent : nec enim cujusvis esse debet
mutare pro arbitrio. In his igitur duobus libellis, uno Græcas,
altero Latinas Evangelicorum librorum yarietates explicante, hæc
mihi servatur methodus, ut primum proponam, in Græcis quidem,
eam lectionem quæ est Begiorum ; in Latinis autem, eam quæ est
Sixtinorum Bibliorum : deinde adferam eam quæ ab ilia variât,
nec adferam tantum, verumetiam quo distingua tur describam,
quando differentia exigua est (ut sæpe est) ne vel in hoc ipsum
correctorium irrepat error (quale exemplum in quibusdam manu*
scriptis correctoriis vidimus): postremo, si quidem nihil verisimi-
litudinis habeat, uno eam verbo reprobem ; si quid vero habeat,
id paucis exponam. Quamquam vero hujusmodi quid non ita
pridem præstare conatus sim, edito libello de Bomanis correctio-
pibus, adhibitis in Latinis illis, Sixti Quinti jussu recognitis
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383
Bibliis : hic tamen aliquid amplius, et illud idem plenius, præsfcare
conor, in quatuor Evangeliù, non Latinis solum, verumetiam
Grœcis. In hoc porro negotio, etsi oculorum animi mei caliginem
fateri merito debeam : eo tamen majorem mihi fidem spero adhi-
bendam, quo diutius, a juventute inquam (quod tu Dlm* Domine
nosti) in eo versatus sura, et accuratius olim ac prolixius simile
argumentum tractavi, Notationibus in varias Bibliorum lectiones
editis. Quidquid autem illud est, quod hic a me præstitum est, ut
vehementer cupivi probatum esse judicio Rmae Ptl8 Tuæ : ita
volui Illmae D. T. nomini esse dedicatum, très potissimum ob
causas; Unam, ut exstaret mnemosynon animi mei erga te grati,
quod me olim humanitas tua, cum Lovanii Theologiæ professorem
ageret, admittere dignata fuerit ad familiaritatem, et Romain
quoque reversa non minimis benevolentiæ argumentis prosequi.
Alteram, quod celebritas doctrinæ tuæ, toto orbe terrarum ful-
gentis, quafit, ut Catholicæ quidem Ecclesiæ lumen, hæreticorum
autem hujus temporis malleus habearis et sis, tutum me reddere
poterit, ne vel hæretici scriptis meis abuti, vel Catholici non visa
damnare audeant (qua de re conquerendi materiam mihi præbet
Chronologia Genebrardi anno 1585 édita) nemo enim te solidius
potest judicare, quam non hæc ad Græcæ Latinæve editionis, sed
ad librariorum, qui eas editiones negligentius descripserunt,
errores auferendos et exterminandos colligantur : ut præteream,
quod major varietatum pars, in verbis potius consistât quam in
rebus, magisque ad exactam quam ad necessariam faciat corri-
gendi rationem. Postrema causa est, ut si prudentia tua judicet,
hoc scripto a me adferri, quod ad Græcum Latinumve Evange-
liorum Textum, exactius etiam quam hactenus a Librariorum
vitiis vindicandum, facere possit, ipsa, si dignum censeat, ad
Suam Sanditatem , a cujus est consiliis, référât ; ut illius auctori-
tate, quod minus emendatum hactenus esse possit, perfectiori
integritati ac nitori restituatur. Dignaberis igitur, Illmt ac Rma
Domine , hoc munusculum æqui boni consulere, et grati memoris-
que animi monimentum hilari vultu accipere: interea ego non
omittam, quin Dominum Deum sacrificiis precibusque solicitera,
ut te diu nobis et Ecclesiæ Catholicæ servet incolumem. Audo-
maropoli Arthesiorum, pridie Nonas Septembris, anno quinto a
sexcentesimo et millesimo.
B.
Audor leciori candido, de exemplaribus quibus usus est in describen -
dis Ms Ledionum varietatibus.
Quamvis in concinnandis his Variarum Ledionum libellis, non
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fuerit nobis ad manum, multitudo ilia exemplarium, tum manu-
scriptorum tum typis excusorum, quorum fuit nobis usus Lovanii
ante annos triginta, cum Notationes in varias Bibliorum lediones,
alias seorsum, alias ad margines ipsorum Bibliorum, scriberemus :
ilia ipsa tamen Biblia, cum notis ac notationibus suis, illorum
exemplarium Joco nobis servierunt. Porro tria ex illis, quæ erant
prœstantissima inter omnia manuscripta, et vêtus tate et integri-
tate, videlicet, Biblia Ecclesiæ Cathedralis D. Donatiani Brugen-
sis, Biblia monasterii S. Pétri Lobiensis, denique Biblia Abbatiæ
S. Jacobi Leodiensis, hac ratione nobis præsto fuerunt, quod
habuerimus ilia Biblia typis excusa, quæ, antequam Lovanio dis-
cederemus, Chrislophoms Plantinus , præ eo quo semper ardebat,
munifico rei literariæ promovendæ desiderio, suis expensis jusse-
rat cum illis manuscriptis conferri, et addita ad marginem illorum,
sicubi variarent, lectione, augeri. Ad hæc Correctorium illud ma-
nuscriptum, a Doctore Augustino Hunnæo relictum Collegio
Societatis Jesu Lovaniensi, quod sæpe in Notationibus illis nostris
citamus, cujusque incertum auctorem vocamus Epanorthotem
sive Correctorem (quod editionis Bibliorum Latinæ, ex antiquis
libris, correctionem profitoatur) Lovanio evocavimus. Præterea,
Ecclesia hæc Cathedralis S. Audomari, cui adscripti sumus, esua
Bibliotheca suppeditavit nobis, in primis insigne exemplar Lati-
norum Bibliorum manuscriptorum, et antiquitate et integritate
venerandura, distinctum in quinque tomos, regio membranæ folio,
signatum litera E. ; deinde duos alios codices manuscriptos, qui
Evangelia quatuor singuli continent, quorum unus signatus est
litera F., alter, præstantior ille, in loco Capitulari, quem vocamus,
perpetuo præsto jacet, ad excipiendum juramentum eorum qui ad
beneficiorum Ecclesiæ possessionem admittuntur. Insuper Reve-
rendus in Christo Pater, Dominus Abbas Monasterii ordinis Cis-
terciensis, quod vulgo Clarum mapscum vocatur, situmque est in
suburbiis palustribus civitatis Audomarensis, inter agros errati-
cos, vagos inquam natantesque in aquis, commodato nobis dédit,
vêtus et insigne manuscriptorum Bibliorum exemplar, et ipsum
Regio membranæ folio, in duos tomos distinctum. Postremo, pro
Græcis varietatibus, præter alia typis excusa exemplaria, illo usi
sumus, quod Parisienses anno 1550 ediderunt, collatum ad sede-
cim Græca antigrapha, signata Græcis literis numerisque a. /3. y.
S. €• ç. Ç. tj, 6 . 1 . ta . i/3. iy. là. 1€, tç. quorum primum, est
illud Compluti olim impressum, ex quo fluxerunt Regia nostra,
reliqua fuere manuscripta, præsertim ex Regis Francorum
Bibliotheca accepta.
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385
145.
Tractatas de Chaldaica S. Scripturæ paraphrasi: Quo, et oatenditnr
quis Paraphraseos illias usas, et plarima S. Scripturæ loca
enodantur : Anctore Francisco Laça Bragensi, Ecclesi» Cathe-
dralis Andomaropolitanæ Theologo et Decano (*).
A.
Illustri Domino Rmo in Christ o Patri Jacoho Blaeæo episcopo
Audomaropolitano , Franciscus Lucas.
Cum excuderetur meus in Evangelia Commentarîns, suggessit
doctissimus Schondonchus, comraunis noster familiaris. et civis,
ut accuderetur, quem aliquando legerat, Tractatus olim a me
scriptus de usu Chaldaicæ Paraphraseos. Id cum aliis quoque et
ipsi Typographo probaretur, cogitavi de illo Rmae P. V. dedicando :
non enim in lucem edendum putavi, nisi patrono alicui commen-
darem, quia adversarium habuit ad versus quem scriptus est.
Adversario autem, viro celeberrimæ auctoritatis, non potui alium
æquius opponere, quam te, Autistes Rme, auctoritatis non inferio-
ris ; qui cum optime no ris, quantum lucis adferat sacræ Scripturæ,
cognitio linguarum primigeniarum quibus ilia scripta fuit, alia-
rumque in quas deinde jam olim transfusa, tanti facis (quod
scio) Regia Biblia, et adjectam illis esse Chaldaicam Paraphrasin,
quantum ille rem improbabat: sic ut auctoritate tua facile repri-
mendus sit, si quis ad illius viri jam vita functi exemplum,
avius suo sensu abduci vellet. Denique volui hoc opusculum ita
exstare, ut esset argumentum qualecuraque (interea dum dabitur
occasio majoris) observantiæ et gratitudinis erga RraamP. Y. meæ:
quam ut Dominus Deus in multos annos, nobis et Ecclesiæ
Audomaropolitanæ servet incolumem, obnixe oro. Brevis in epi-
stola sum, quia in libro minime longus. Audomaropoli, Kal.
Decemb. anno quinto a sexcentesimo et millesimo.
B.
Auclor candido lecton.
Dumallatæ essent Yiri cujusdam Celebris (cujus nomen honoris
causa tacere visum est) litteræ, quibus Regia Biblia nuper édita
suggillabat, ac præsertim quod Chaldaica Paraphrasis reliquis
O In sacrosancta quatuor Jesu Christi Evangelia... Tomus 8ecundus}
p. 1093;
25
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S. Scripturæ textibus adjecta esset reprehendebat, Doctores
Theologi, qui Censores Regis auctoritate operi prœfuerant, illis
respondendi provinciam mihi, quod ea in re aliquid prœstare posse
putarenfc, commisere, suscepi, non contentionis amans, sed pro
ea, quam tantis viris debui, observantia. Quæ autem eam in rem
scripsi, ex illorum sententia, visum fuit publicæ luci, si quando
opportunitas feret, permittere ; non quod controversias fovere sit
animus, absit : sed ob causas, quas uno tibi verbo Lector, exponam,
duas. Una est, ut sciât Paraphaseos Chaldaicæ lector, quomodo
versari in ea debeat, et quo eam loco habere. Altéra, quod
arbitror complurahic a me S. Scripturæ tractata loca, editionibus
inter se mutuo et cum Hebraico fonte collatis, quæ S. Scripturæ
studiosis adjumentum adferre possint. Yale. Lovanii, Kal.Àugusti.
CIO. 10. LXXYII.
146.
Sermones de diyersis fidei mysteriis Francisci Luc» Brngensis,
Ecclesiæ Cathed. Audomaropolitanœ Theologi et Decani.
Antverpiæ, Ex officina Plantiniana, apud
Joannem Moretum. M. DC. X.
Illustribus viris , magnificis dominis, Prœtori , Consulibus, et Senatui
Brugarum , Francisons Lucas civis,
Cum jam olim in votis mihi f uerit, exstare publicum meæ, erga
dulcissimam, quæ me genuit et eduxit, Patriam, gratitudinis
testimonium : visus tandem mihi fui nactus opportunitatem, si hos
Sermones , quorum plures in ipsa patria scripseram et habueram,
sub auspiciis illustris ac maguificæ Amplitudinis Vestrœ in lucem
ederem. Sic enim mundo testatum fore credidi, quantum me
Brugarum civitati debere agnoscam, neque iraraemorem me bene-
ficiorum aut ingratum vivere (tametsi divina vocatus sorte extra
eam degam) quando id quod a me exhibere potuit honoris, iis qui
eam referunt, et non minus féliciter quam sapienter regunt,
exhibuerim. Nam et utilitatis aliquid civibus meis accedere posse
persuasus fui, si animum ad legendos aliquando hos Sermones
applicarent; inter alia, ut adversus eas quæ jam fere impune
grassantur hæreses munirentur, et in antiqua fide ac religione
Catholica (a eu jus constanti cultu semper commendati fuere)
confirmarentur. Gratulor enim, Amplissimi Domini , vobis et
patriæ, gratulor inquam ex animo, quod ab ærumnis, misenis,
et continua quasi obsidione, quas annos jam amplius viginti
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magnanimes tolerastis, liberati nunc estis, per eas quæ inter
Sereni88imos Principes et vicinos nostros pactœ sunt inducias.
Sed quia pax ista temporaria, admittit dissensionem in rebus quæ
pertinent ad fidem ac religionem Christianam : curandum est
unice, ne civium nostrorum Brugensium sensus, vel tantillum
corrumpantur, et excidant a simplicitate, quæ est in Christo Jesu,
ut Apostoli verbis utar. Id cum semper vobis fuerit curæ, qua ad
vos pertinuit: non dubito quin jam multo solicitiores eritis, cum
Reverendissimo Episcopo et Sacerdotibus vestris colaborantes, in
adhibendis omnis generis cautiouibus, ne hæreseos venena, eo
periculosiora, quo speciosius venditantur nornine veritatis, per
Remp.vestram spargantur. Sit quies a bello, sit cessatio ab armis
sit societas et communicatio commerciorum : sed hujusmodi, qua?
ut a ceteris vitiis quæ iu sæculo régnant, ita et ab hæresi cum-
primis, sedulo unusquisque se servet imraaculatum. Hoc ita fore
cum confidam, rogo vos, Amplissimi Domini , ut hoc quidquid est
publici testimonii meæ erga vos et patriam observantiæ, æqui
boni consulatis, pollicitus ad Deum Opt. Max. sine intermissione
preces ac vota, pro communi vestra incolumitate ac salute. Audo-
maropoli, anno decimo a sexcentesimo et millesimo, sexto Idus
Martias.
147.
In sacrosancta quatuor Jesu Christi Evangelia Francise! Luc»
Brugensis, ecclesiœ cathedralis Audomaropolitan» theologi
et decani, commentariorum tomus tertius.
Antverpiæ, Ex officina Plantiniana, apud Yiduam
et Filios Joannis Moreti. M. DO. XII.
A.
Bm* in Christo Patri, illustri domino Jacobo Blasœo Brugensi ,
episcopo Audomaropolitano , Franciscus Lucas Brugensis, decanus
Audomaropolitanu8 .
Cum Commeniarium in quatuor Foangélh superioribus annis
edidissern, integrum quidem in Matthæum et Marcum ; in Lucam
veroet Johannem, qua parte cum prioribus eadem narrant: nunc
quæ Lucæ sunt propria absolvi, ita ut très jam Evangelistæ
intégré siut expositi. Restant modo ea tantum quæ Johanni sunt
propria : quæ, si Beus ætatem hanc meam ingravescentem protra-
hat, eodem duce absolvam. Ceterum dum Moreti, variis bonis
libris exoudendis distenti (ut sunt a Claris majoribus ad literariam
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Remp. illustrandam nati)ad biennium editionem horum different:
ea quæ interea scripsi in Johannem, huic in Lucam volumini,
amicorum hortatu, passus sum adjungi, ut Lectoris desiderium
plenius explerem. Hortatu iuquam ao consilio maxime tuo,
Antistes Bmt , oui placuit calcaria semper addere hæc meditanti ;
et non solum ea legere ac probare formata simul omnia, verum-
etiam per folia ab incude calentia. Quæ res facit, ut ea nomini tuo
inscribenda judicem, nihil dubius, quin te sentient protectorem
(si opus ait) quem tam benignum senseruut fautorem. Ea est
enimet eruditio cum eloquentia conjuncta, et prudentia virtus-
que tua, ac nominis claritas, ut non facile quis reprobaturus sit,
quæ tantæ auctoritatis viro probari intellexerit. Denique volo hac
inscriptione, fidem meamliberare, et promissum solvere, ut exstet
argumentum observantiæ et gratitudinis erga Rma“ Pten* Yam
mew, majus iis quæ hactenus. Cujus tutelæ vehementer commen-
data desidero, cum studiis literariis, negotia ecclesiastica, quaj
mihi ex officio incumbunt. Beus Optimus Maximus diu servet
R“*" Pu“ V*“ Ecclesiæ suæ et nobis incolumem. Audomaropoli,
anno duodecimo, a sexcentesimo et millesimo, Kalendis Martii.
B.
Lectori audor.
En do tibi, Lector , quæ desunt Commentario meo in Evangelium
secundum Lucam nuperedito, eanimirum quæ sunt propria Lucæ ;
et adjicio quoque tibi, corrollarii loco, aliquot Capita ex Evangelio
secundum Johannem. Quæres, cur non inseruerim hæc posteriora
prioribus, ita ut unum integrum in Lucam Commentarium pos-
sent absolvere P fieri id poterit suo tempore, si expetatur : sed ne
graventur superfluis, qui non ita pricfem priora emerunt, visum
potius fuit hæc jam seorsum edenda esse. Ceterum sic ilia Moreti
(qua sunt indus tria accuratissima, filii parent um æmuli) prioribus
accommodarunt, ut eadem omnino forma impresserint, qua priora,
eadem chartæ magnitudine, eisdem characteribus et notis, ita ut
prioribus hic tanquam tertius tomus jungi possit. Porro modus
utendi, hujusmodi erit, ut simul ac Lector, priora scripta legens,
inciderit in asteriscos ; si consequentium explicationem desideret,
noverit sibi recurrendum ad posteriora ; et e con verso, ad priora,
ubi in posterioribus offenderit asteriscos. His ergo laboribus
nostris utere, Lector, si utiles tibi judices; et Dei misericordiam
peccatori tuis precibus concilia. Vale.
Omnia, Ecclesiæ Catholicæ , ejusque in terra conspicui capitis,
Romani Tontificis judicio, submissa sunto.
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148.
In sacrosancta quatuor Jesu Christi Evangelia Francisci Luc»
Brugensis, ecclesie cathedralis Audomaropolitan» theologi
et decani, commentariorum tomus quartns et ultimus, continens
complementum Evangelii secundum Johannem.
Antverpiæ, Ex officina Plantiniaria, apnd Yiduam et
Filios Johannis Moreti. M. DO. XYI.
A.
Em# in Christo Patri, Mutio Vitelleschio Societatis Jesu prœposito
generali , Frandscus Lucas.
Cum in lucem jam edendus esset quartus, isque ultimus
Commentarii in Quatuor Evangelia, quem multis annis parfcuriveram,
tomus, commodum accidit electio vestri in Præpositum Gene-
ralem Societatis Jesu. Yidens enim hic universos ejus Societatis
domesticos lætari, sibique gratulari de novo Pâtre Prœposito,
eoque genere, doctrina, et virtutibus ornatissimo viro, ac variis
hactenus functionibus publicis summa cum laude obitis celeber-
rirao, Professoris Sacræ Theologiæ Romæ, Rectoris aliquot illic
Collegiorum, Provincial is provinciæ Romanæ, Assistentis denique
per multos annos pro Italia Rmo Patri Generali jam vita def uncto :
non potui non una cum eis, quibus olim amicitia jungor, lætari,
et declarandæ lætitiæ meæ hanc occasion em arripere, ut hoc
operis mei in Evangelia complementum, clarissimo nomini vestro
inscriberem. Nam quamquam meliorum et præclariorum operum
inscriptionem, a propriis filiis, Rma PtM V. debeat exspectare:
ego tamen extraneus, si non primus, at inter primos, obtulerim
quod ad manum erat, quo gratularer, et tibi de hoc novo honore,
et Societati Jesu de te novo Præposito. Hac certe ratione satisfit
votis meis, cui statu tum diu fuerat, mundo t estât um aliquando
facere gratum animi affectum, quo Societatem hanc vestram
amplector, partira quod considerem, eam studiose aDeo superiore
sæculo excitatam, et per totum orbem terrarum sparsam, ut in
vetere quidem orbe eam tanquam mur um opponeret nascentibus
hæresibus, in novo autem orbe ea uteretur ad prædicandum
Evangelium suum, ubi nondum fuerat auditum: partim ob
singularia bénéficia, quæ privatim ab ilia accepi. Jam inde ab
annis rétro amplius quadraginta, cum Lovanii Theologiæ operam
darem, sancta in occasione, inivi notitiam oum Rdo admodum
Pâtre Johanne Harlemio, Rectore Collegü ej us looi, viro ut vit»
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integritate, ita doctrinæ præstantia clarissimo, et æterna mémo-
ria dignorcui tantum debeo, quantum numquam referre me posse
agnosco, diu usus eo confessario ad vitæ instructionem, præcep-
tore in Hebraicis affinibusque litteris (ut erat in veteribus illis
linguis, Hebraica, Chaldaica, Syriaca, versatissimus, cujus laus
est in Regiis Bibliis Plantini opéra excusis) denique in sacræ
Scripturæ studio directore, tam familiariter (quæ ejus erat
liumanitas) quam filius pâtre. Per ilium ceteris illius Collegii
Patribus, nominatim Illmo Cardinali Bellarmino , (qui jam tum
excellentissimus Theologus, sacras illic litteras profitebatur)
aliisque Claris viris innotui. Ille fecit ut Rmus Episcopus Lindanus
adeo familiarem me haberet, ut de nacris studiis frequentissime et
coram et per litteras mecum conferret. Ille mihi auctor fuit, ut
anno ætatis XXI Y. scriberem Notationes in varias lectiones
Bibliorum, quæ etiamnum exstant tam seorsum quam Bibliis
junctæ, a multis variisque hactenus Auctoribus citatæ; quin-
etiam ut Tractatum de Chaldaica S. Scripturæ Paraphrasi, quam
Leowardiensis Episcopus junctam Bibliis Regiis non ferebat,
compouerem ; quam Doctores Theologi Lovanienses, anno M. D.
LXXVII. a se probatam, in lucem edi vellent. Ille postremo adeo
acceptum et charum me reddidit Christophoro Plantino, id
temporis Architypographo Regio, ut Lovanii Plantini nepos
haberer, et amicitia quasi hereditate transfusa, etiamnum in
clarissimis viris, Balthasare et Joanne Moretis, genuinis ex filia
nepotibus, perseveret. Hæc Rdo illi Patri Harlemio, et consequen-
ter Societati universæ, accepta fero. Illo autem, dum sacræ func-
tioni charitatisque exercitio incumberet, gloriose mortuo (contraxit
enim pestem, ab eo cujus excipiebat confessionem) reliqui Patres,
ubicumque vixi, perrexerunt favere mihi, et ego vicissim illos
colere: et eo res tandem venit, ut cum tenerer desiderio amplec-
tendi institutum Societatis, illis commendantibus, Rmtt“ antecessor
vester, fe. re., facultatem dederit, me in sanctissimum hune
Ordinem cooptandi. Id quod Rdul P. Provincial]* s se facturum,
etiam stato tempore, addixerat quidem : mutavit tamen postea
consilium, jussitque ut apud R“um Episcopum Audomaropolitanum
(qui me Brugis ad se evocaverat) manerem, eique consilioet opéra
adesse pergerem; sive Episcopo ipso id procurante, sive Pâtre
Provinciali aliquid in me a tam perfecto vitæ cursu alienum,
quod facile fieri potuit, observante. Perrexi igitur huic S. Audo-
mari Ecclesiæ servire, idque hactenus, permanens semper sanc-
tissimæ Societati peraddictus, et quamquam non domicilio, pleno
tamen animi affectu vester. Quare cum inter hæc tacite senectus
obrepserit, et vicina mors curam mihi ingérât reddendi rationem
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gestorum Deo: velim, ad cetera bénéficia a Societate accepta,
illad mihi accedere, ut adjutus precibus et parbiceps sanctorum
opernm ac meritorum Societatis, facilius a morte perveniam ad
Deura, finem ultimum et summum bonum meum. Cujus beneficii
ac spiritalis thesauri dispensatio, cum sib penes K“a“ Pteœ Y.
utpobe, illustris piebatis, erudibionis, et sapienbiœ merito, toti
Societati Jesu Præpositum, obnixe rogo, ut me vobi compotem
faciab: et hoc libberarium monumentum, animi grati signum»
mqui bgni faciat. Tnterea opto, ut Deus O. M. Pt,m Y. Rmam multos
annos, ipsi Societati eb universæ Ecclesiœ Dei, servet. Audoma-
ropoli, XII. Kalondas Januarii, anno Domini CIO. IQC. 2fY.
B.
Aucior benevolo lectori.
Tandem tibi, Lecbor, quartum et ulbimum Commentarii mei in
quabuor Evangelia tomum, Deo favente, offero. Primus oontinet
Evangelium secundum Mabthæum, intégré et continue expositum.
Secundus, Evangelium secundum Marcum, eb ipsum intégré ac
continua sérié enarratum. Habet præterea secundus tomus
Evangelia Lucæ et Johannis, iis locis tractata, quæ sunt Lucæ et
Johannicum Matthæo eb Marco communia. Tertius tomus supplet
eâ quæ deerant Evangelio Lucæ: et explicat capita aliquot Evan-
gelii secundum Johannem. Quartus iste perficit reliqua quæ
restabant ex Johanne edisserenda. Habes itaque in his quatuor
tomis perfectam et absolutam quatuor Evangeliorum tractatio-
nem. Quamvis autem quæ Lucæ sunt et Johannis, non continua
sérié se mutuo sequantur (prius enim explicuimus et edidimus
Matbhæum et Marcum cum iis quæ Lucas et Johannes eadem
habent, posterius vero ea quæ Lucas et Johannes habent propria)
tamen absque omni difficultate inveniet quidquid voluerit, qui
consideret, quæ in secundo et tertio tomo sunt ex Luca, et qi*æ
in secundo, tertio, et quarto sunt ex J ohanne, singula sub titulo
proprii Evangelii, et eo ordine quo in proprio Evangelio exstant,
esse collocata, nihilque aliud requiri, quam si quid Lncæ desit
in secundo tomo (quod notant asterisci) quærendum esse in tertio
tomo, suo ordine positum, et e contra; et illud Johannis, quod
abest a secundo tomo, petendum esse ex tertio aut quarto tomo,
et e converso, suo similiter loco et ordine collocatum. Ne quam
tamen hic difficultatem in inveniendo quis imaginetur: additus
est ad calcem hujus quarti tomi Index et ordo quatuor Evange-
liorum omnimo planup. Yale memor mei peocatoris in tuis ad
Deum oratiouibuB'
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149.
Concordanti» Bibliorum sacrorum vulgat» editionis ad recogni-
tionem jussu Sixti V. Pont. Max. Bibliis adhibitam reoensit»
atqne emendat», opéra et studio Francisci Luc» Brugensis,
theologi et deoani Audomaropolitani.
Accessit corredorum Plantinianorum industriel, qui svngulis cum
sacro textu collatis s&ntentiis innumeros vooum et numerorum
errores sustulere, qui in omnes hadenus Concordantiarum editiones
irrepserant.
Àntverpiæ, Ex officine Plantiniana, apud Balthasarem
et Joannem Moretos. M. DO. XVII.
A.
Rever™9 in Christo Patri ac Domino , D. Jacobo Blasæo , ecclesiæ
Audomaropolitance episcopo dignissimo , Balthasar et Joannes Moreti
fratres typographi Plantiniani felidtatem sempitemam .
Tandem istuc ad Te redeunt, Reverendissime Autistes, Sacrorum
Bibliorum Concordantiœ , ab Eximio Ecclesiæ fcuæ Theologo et
Decano recensitæ, et singularis judicii tui suff ragio comprobatæ.
Redeunt, fateraur, tardius; at facile, ut speramus, longiorem
moram major editionis accuratio compensabit. Nam cum admodum
Reverendus D . Frandscus Lucas , (cui ob insignem linguarum
peritiam, atque incomparabilem in Sacrosanctis Evangeliis, et
universis S. Scripturæ Libris illustrandis et emendandis soler-
tiam, non una laureola debetur) omnem operam, Concordantiis
ad Sixtinam Bibliorum correctionem restituendis, tuo auspicio
féliciter impendisset : nulla nobis supererat molestia, ni plures
aliunde nævi huic jam olim Operi adhærerent, primi forsan
Auctoris quadam culpa, imo non culpa, cum in immenso laby-
rintho subinde eum aberasse nemo jure succenseat: sed et libra-
riorum et typographorum incuria; quibus in difficillimo opéré
faciliorem lapsum pariter condonari decet. Quare dum sub ipsum
impressionis initium, Typographiæ nostræ Correc tores crebras et
in vooibus et in numeris maculas observarent, quas non niai
inspectis Bibliorum fontibus eluerent : eos porro hortari, et pretio
incitare eoepimus, ut singulas cum sacro Textu sententias con-
ferrent; eamque operam, etsi laboriosam, omnibus tamen S.
Scripturæ studiosis utilissimam, alacriter præstarent. Qua itaque
diligentia, et nostro desiderio, et public» simul utilitati «afcis-
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fecerint, suo Lectorem commodo experiri, quam explicare ipsi
malumus. Te vero, Prœsul dignissime , haud magnopere rogandum
existimamus, hanc ut prolem, tua prius cura et judicio excultam,
et Plantiniana modo veste indutam, benigne ad Te redeuntem
exipias: solemne enim humanitatis tuæ officium minime hio
defuturum scimus ; unum oramus, ut paterni quondam, et jam
nostri erga Rmara P. T. cultus testimonium, hoo qualicumque in
munere, libens recognoscas. Neque hic latissimum Laudationis
tuæ campum ingredimur ; a quo tua in primis Modestia longius
nos arcet, dum Deo et Conseientia testibus, quam hominum
quorumvis elogio, probari desideras. At ignosce; quo profundius
Christian» humilitatis jecisti fundamentum, eo sublimius Virtu-
tum tuarum ædificium exsurgit : et clariores passim radios Lux tua
diffundit, qui commissum tibi Gregenunlluminant, et ad gloriam
cœlesti Patri tecum assiduo decantandam invitant. Illustre hoc
Pietatis tuæ lumen, cum intra Seraphicœ Religionis septa Deo et
Tibi securius vivere elegisses, haud diu Te latere permisit, sed
præ aliis idoneum ostendit, qui in sacra dignitate constitutus, non
uni Ecclesiæ præluceres. Cum igitur Namurcensem præclaris et
Vit» et Doctrinæ monitis illustrasses, ad 8 . Audomari Sedem
mox translatus es; ubi in Te, suum olim Episcopum, et nunc
tutelarem in cælo Divum, læta amplectitur Civitas et colit. Plura,
Autistes Reverendissime, haud adjicimus, ne modestissimo ingenio
tuo minus parère videamur ; Deum Opt. Max. modo precati, Te
Ecclesiæ suæ diutissime in terris incolumem, et perpetuo deinde
in cælis felicem, servet. Antverpiæ, in officina Plantiniana, X.
Kalendas Aprilis, M. DC. XVII.
B.
Franciscus Lucas Brugensis, ecclesiæ cathedralis Audomaropolitanæ
theologus et decanu8f studioso 8. Scripturæ lectori , de iis quœ ipse
in hac Concordantiarum editione præstitit.
Inprimis sumto in manus exemplari Concordantiarum quam
copiosissimo et recentissimo, quale invenire potuimus, contulimus
et correximus illud ad libellum nostrum Correctorium, cui titulus
est, Romance Correctionis , in Latinis Bibliis editionis Vulgatæ
jussu Sixti V. Pont. Max , recognitis, loca insigniora. Eo enim
libello cum pleraque orania loca contineantur, quæ Summorum
Pontificum Sixti V. et Clementis VIII. auctoritate nuper in Bibliis
sunt emendata, Concordantiæ cum ad ilium et juxta ilium libel-
lum correct» sunt,consequenter ad Bibliaipsa correct» sunt; nam
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et Biblia ipsa plerisque occasionibus consulta anobis fuerunt. Hoc
igitur primum præstitum a nobis est, quod hæc Concordantiarum
editio ad Sixtina Biblia sit correcta. Nam cum plerique alii sacri
libri ad ea Biblia recogniti jam essent, non oportuit Concordantias,
quæ nihil aliud quam ipsa Bibliorum verba referunt, oraitti.
Alterum est, quod suffragantibus compluribus viris doctrina
celebribus, nominatim Rœ0 Domino nostro Episcopo Audomaropo -
litano, multa præciderimus vocabula; ea yidelicet, quæ plus
oneris quam utilitatis Concordantiis adf erre videbantur ; inprimis
Pronomina pleraque, Conjunctiones, et Præpositiones ; denique
Nomina quædam,ut Bominus , Beus; adhæc etiam Yerba quædam»
ut sum, dico ; quæ adeo fréquenter occurrunt, ut nemo ex ipsis
facile meminerit certi alicujus Scripturæ loci. Hac enim ratione,
sublatis vocibus minus necessariis, fit ut et eæ voces quæ quærun-
tur facilius inveniri, et Concordantiarum liber minus gravis,
commodius circumferri posait.
Postremo collocavimus hic quasdam voces, commodiori adeoque
magis proprio loco, mutata plerumque orthographia in melius»
aut certe juxta Bibliorum præscriptum. Hoc igitur nostro, et
aliorum quorumdam qui nos adjuverunt, labore, utaris, fruaris,
Lector, licet. Yale. Audomaropoli, Anno Domini M. DC. XVII.
Kalendis Martii.
150.
Libellas alter continens alias lectionum varie tates, in eisdem
Bibliis latinis, ex vetastis manuscriptis exemplaribns collec-
tas : qnibus posait perfectior reddi, féliciter cœpta correctio,
si accedat SammiPontificis aactoritas ; observatore et collectore
eodem Francisco Laça Brugensi, ecclesiæ cathedralis Audo-
maropolitan» theologo et decano.
Antverpiæ, Ex officina Plantiniana, apud Balthasarem
et Joannem Moretos. M. DO. XYIII.
K*0 in Chri8to Patri , Jacobo Blasœo, episcopo Audomaropolitano ,
Bomino suo cum primis colendo , Franciscus Lucas.
Sunt anni circiter quindecim, quod R***® Pu V. inscripserim et
probanduin obtulerim libellum, in quem congesseram loca insigni-
ora, a Romanis Patribus, Summorum Pontificurn Sixti V. et
Clementis VIII. auctoritate delegatis, correcta in Bibliis Latinis
Editionis Vulgatæ. Qui libellus ut avide fuit a plerisque expetitus,
ita variis locis excusus hactenus,apud viros doctos et S. Scripturæ
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studiôsos, virtute atque auspioio vestro tenet locum suum. Jam
offero alterum libellum, in quem, doctorum Theologorum hortatu,
oongessi alia loca notatu digna, ex veteribus Editionis Yulgatæ
manuscriptis libris collecta, quæ hactenus non correcta, merito
fortassis pleraque corrigi possent, Summo Pontifice similiter
committente. Quamvis enira priores illi Patres felicissime labo-
rarint, et plura Yulgatæ Editionis loca dexterrime restituerait,
ita ut omnino fatendum sit, Editionem eorum cæteris omnibus,
quæ ad hune usque diem prodierunt, emendatiorem purioremque
esse, quod non temere habet præfatio, et ex priore illo nostro
libello manifestum evadit : tamen, quod etiam præfatio admittit,
difficile sit affirmare, numeris omnibus esse absolutam. Ea est
enim humana imbecillitas, ut non semel observet omnia, prætereat
facile hæc illla, nec ita rem conficiat, quin posterorum diligentiæ
ac curæ aliquid relinquat. Nihil in hac vita exstat omni ex parte
perfectum. Etiam in Vaticana eaque prima horum Bibliorum
Editione, impressores non pauca errata admiserunt, quæ passim
in priore libello notavimus. Scio quod Patres illi Correctores,
nonnulla quæ emendare potuissent, consulto qualia erant relique-
rint, ad ofEensionem populorum vitandam, veteri D. Hieronymi
exemplo, in libris Regum præsertim et Proverbiorura, e quibus
multa fuerant auferenda, juxta fidem conspirantium manuscrip-
torum Editionis Yulgatæ : sed tamen et ilia annotasse, et ne
memoria eorum pereat, hoc libello indicasse expedit. Ut omittam
quod de illis, celebris quidam S. Theologiæ Prof essor aliquando ad
me scripsit in hæc verba : Et vero quod de vitanda eprum qui secus
assueti sint oÿensione , allatum est, idque exemplo B. Hieronymi:
non quidem plane negligendum est , indies tamen minus minusque
retinet virium : quoniam per Notationes variarum lectionum hactenus
a Gatholicis et eruditis viris éditas, jam prœlusum est castigationi , ita
ut novitate jam antea magnam partem detrita , vix quidquam offen -
sionis pariat , quæ deinde subsequitur Bibliorum légitima auctoritate
facta emendatio , sed reverentiam poilus et animi gratitudinem. Nam
et, ut idem alias me monuit, Hieronymus versabatur, in corrigendis
erratis Interpretum, quorum versiones in usura plurium Ecclesia-
rum receptæ jam fuerant: hic laboratur, non in corrigendo Inter-
prète, sed in versione Interpretis emendanda ex ejusdem yersionis
exemplaribus, hoc est, in Notariorum erratis auferendis ; qua re
minus facile quis potest offendi. Sive autem consulto sive for-
tuito, sint omissa hujusmodi loca, quæ in melius forte mutari
potuerant : utile tamen est, quod dicebam, ea annotasse et scripto
tradidisse, ne memoria notitiaque doctorum hominum, qui sacræ
Scripturæ evolvendæ diligentius incumbunt, elabantur. Sed
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accusent me forte roulti temeritatis et arrogantiæ, quod post
præclaros illos viros, a Sede Apostolica delegatos, ausim mutare
aliquid in Bibîiis, et judicinm meum illorum judicio præferre.
Respondeo, qnod mea mens non sit mutare aliquid aut præferre :
sed, quod eas varias Lectiones, quas in latinis Vulgatæ editionis
codicibus et tractatoribus inveni, et verisimilitudinem habere
videntur, in medium proferam, judicio Suæ Sanctitati iisque quos
ilia iterum committere possit relicto, an sint præferendæ aliisque
surrogandæ. Non facile quidem ineuntur et resumuntur hujus-
modi exafcnina (scio) sed si instituantur aliquando, serviet libellus
iste noster ad sublevandos deputatorum labores ; sin minus, ad
lucetn multorum S. Scripturæ locorum. In quam sententiam
répondit mihi illustrissimus Cardinalis Bellarminus, litteris datis
Romæ die primo Novembris 1606., postquam acceperat libellum
Notaruin ad varias lectiones Græcas et Latinas in quatuor
Evangeliis occurrentes, quem ipsi dedicaram : Si videro textum
ipsum certo in melius alicubi posse mutari , significabo id Summo
Pontifici et Gardinalibus deputatis. Sed tu ipse plane vides , non facile
hujusmodi mutationes in sacro textu esse faciendas : guamvis utilissi -
mum sit , ut viri docti, tum de variis ledionibust tum de judicio
peritorum hominum, tui similium, admoneantur. Qui et al.is litteris
Capuæ datis die 6 Decembris 1603., postquam accepisset libellum
ilium Oorrectionum Romanarum, seripsit ad me quod liuc apprime
facit : De libello ad me misso gratins ago : sed scias velim, Biblia
vulgata non esse a nobis accuratissime castigata , multa enim de
industria justis de cansis pertransivimus, guæ correctione indigere
videbantur. Varice lectiones , guæ in Bibliis Lovaniensibns habentur
et in quas tu librum utilissimum scripsisti, mihi videbantur omnino
addendæ: quippe guæ instar biblû-thecœ mihi esse videntur: sed non
placuit aliis , ut in prima editione opponerentur. Hæ ille, quibus
significat, et se unutn fuisse e numéro Correctorum (qua re multum
utilitatis dignitatisque operi accessit) et posse aliquando fieri ut
accuratior castigatio adhibeatur.Similia seripsit Johannes Baptista
Bandinus Præfectus Typographiæ Vaticanæ, litteris jussu Illmi
Card. Baronii ad Moretum Romæ datis, pridie Kal. Augusti anno
1604. In Bibliornm editione , inquit, laudo diligeniiam vestrorum
Theologorum, gui accurate multa adnotarunt. Ea D . Card. Bar onius
mihi fradùlit, ut inspicerem , et de iis responderem, ut feci semel et
iterum . Fateor in Bibliis nonnulla. adhne snperesse, quæ in meliu •
mutari possent : quœdam etiam ncscio qnojmdo sic inipressa reperiuns
turt ut exempli gratia 1 Beg. cap. 2. v. 17. Retrahebant homines a
8acrificio:cum libri omnes et impressi et manuscripti liabeant, Detra -
hebant homines sacriûciof et caetera plura in hanc rem. Priori itaque
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libello meo, recensui loca præcipua jam correcfca: posteriori hoc,
loca præcipua quæ adhuc corrigi possent, meo aliorumque judicio.
Hune non minus quam priorem Romanis Patribus aliisque viris
doctis gratum fore confido, si ut prior vestræ approbationis calcu-
lum mereatur, Rme et Amplissime Domine : quetn nt Deus O. M.
nobis et Ecclesiæ pergat servare diu incolumem,precibus inpetrare
obnixe contendo.
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TABLE DES DOCUMENTS.
Correspondance.
Lettre de Jean-Baptiste Bandinus, préfet de la typographie
vaticane, à Jean Moretus I, n° 51.
Lettres du cardinal Baronius : à François Lucas, n° 42 ; à Jean
Moretus I, n08 18, 35, 38, 43.
Lettres du cardinal Bellarmin à François Lucas, n°‘ 44, 116.
Lettre de S. Cobellutius, secrétaire du Pape Paul Y, à Balthasar
Moretus, n° 99.
Lettres de Georges Colvenerius, professeur à l’Université de
Douai, à Jean Moretus T, n°* 16, 20, 29, 39.
Lettre de Jacques Docado, majordome de l’archevêque de Lima,
à François Lucas, n° 71.
Lettre de Guillaume Estius, professeur à l’Université de Douai,
à François Lucas, n° 45.
Lettres de François Lucas: à Balthasar Moretus, n0B 19, 24, 41. 47,
58, 54, 63, 65, 67, 69, 75, 76, 78, 79, 81,83, 85, 87, 88, 89. 90,91,
92, 93, 94, 95, 96, 97,101, 102, 104, 106, 107, 109, 113, 115, 117,
121, 124, 130, 134; à Balthasar et à Jean Moretus II, n° 126 ;
à Jean Moretus I, n°8 12, 14, 22, 23, 25, 37, 40, 50, 58, 65, 68;
70, 72 ; à Jean Moretus II, n° 118 ; à Guillaume Estius, n° 46 ;
à Barthélemi Peeters, nos 49, 56, 61, 73, 129.
Lettres de Balthasar Moretus à François Lucas, n°‘ 17, 27,34, 36,
57, 59, 62, 64, 77, 80, 84,86, 98, 100, 103,105,108,110, 111, 112,
114, 120, 122, 123, 125, 131, 133, 135, 137.
Lettres de Jean Moretns I : à Jean-Baptiste Bandinus, n° 52 ; au
cardinal Baronius, n° 32; à Georges Colvenerius, n° 31; à
François Lucas, n®8 10, 11, 15, 21, 26, 33.
Lettres de Barthélemi Peeters, professeur à l’Université de Douai,
à François Lucas, n08 48, 55, 60, 66, 74, 119, 127, 128, 132, 136.
Lettres de Christophe Plantin : au Pape Grégoire XIII, n° 1 ; à
François Lucas, n08 6, 7, 8, 9.
Epîtres dédïcatoires et préfaces des ouvrages publiés
par François Lucas.
Biblia Sacra : préfaces, n° 139, A, B, C.
Notationes in Sacra Biblia: dédicace au cardinal Guillaume Sirlet,
n° 140, A; préfaces, B, C.
In Obitum D. Joannis Six... oratio funebris : dédicace à Jacques
Pamelius, évêque nomiué de Saint-Omer, n° 141,
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400
Romance comedionis . , . loca imigniora : dédicace à Jacques Blasæus,
évêque de Saint-Omer, n° 142.
In sacrosanda quatuor Jesu Christi Evangelia...commentarius (TT. 1
^ et 2) : dédicace aux archiducs Albert et Isabelle, n° 143, A ;
préface, B.
Notarum ad varias lediones in quatuor Evangeliis occurentes libellus
duplex : dédicace au cardinal Bellarmin, n° 144, A ; préface, B.
Tradatus de Chaldaica S . Scripturæ paraphrasi : dédicace à Jacques
Blasæus, n° 145, A ; préface, B.
Sermones de diversis fidei mysteriis : dédicace au Magistrat de
Bruges, n* 146.
In sacrosanda... Evangelia... commentariorum T. 3: dédicace à
Jacques Blasæus, n° 147, A; préface, B.
In sacrosanda... Evangelia... commentariorum T. 4: dédicace à
M. Vitelleschio, général des Jésuites, n° 148, A; préface B.
Concordantiæ Bibliorum : dédicace (des Moretus) à Jacques Blasæus,
n° 149, A; préface (de François Lucas), B.
Libellus alter continens alias ledionum varietates : dédicace à Jacques
Blasæus, n° 150.
Documents de nature diverse.
Collation d’une prébende du chapitre de Saint- Sauveur de
Bruges, à François Lucas, n° 2.
François Lucas chargé de la leçon d’Ecriture Sainte en la cathé-
drale de Saint-Omer, n° 3.
Collation de la prébende théologale du chapitre audomarois à
François Lucas, n° 4.
François Lucas résigne la prébende Sumrnæ Missæ de Saint-
Sauveur à Bruges, en faveur de son frère Paul Lucas, n° 5.
L’évêque Jean de Vernois confère à François Lucas la dignité
de grand pénitencier, n° 13.
François Lucas élu doyen du chapitre de la cathédrale de Saint-
Omer, n° 28.
Passages de la Vulgate, éditée à Borne en 1593, que François
Lucas et Georges Colvenerius supposent être entachés d’er-
reurs typographiques et que le cardinal Baronius renvoie à
Jean Moretus I, munis de ses observations, n° 30.
Jugement de François Lucas touchant l’ouvrage de Jean-Baptiste
ïïouwaert : De quatuor extremis , n° 82.
Testament de François Lucas, doyen du chapitre de Saint-Omer,
n° 138.
À.-C. De Schreyel.
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TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES
DANS LE TOME II DE LA CINQUIÈME SÉRIE,
TRENTE-NEUVIÈME DE LA COLLECTION.
Les députés de la Flandre à Madrid. 1
E. Feys.
Contes populaires , Superstitions, Coutumes religieuses (suite
du volume précédent). 53
A.- J. Witteryck.
Verzamelinge van Westvlaamsche Volhspreuhen. 55
A.-J. Witteryck.
Pourquoi V église de Sainte- Walburge à Fumes ne fut pas
démolie pendant la révolution. 155
E. Feys.
Table des matières. 167
Le Beryder de V “ Ambacht ” d ’ Uytherhe au Franc de Bru-
ges et la Procession de Saint-Pierre à Blanhenberghe. 169
J. OOLENS.
Documents pour servir à la biographie de Fi'ançois Lucas. 191
A. O. De Schrevel.
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